mardi 7 décembre 2010
Nouveau procédé pour une usine de dessalement en Tunisie
vendredi 26 novembre 2010
De l'eau dessalée pour sauver Jakarta
lundi 27 septembre 2010
Le Maroc, figure de proue du dessalement en Méditerranée
Depuis de nombreuses années, le Maroc utilise la technologie du dessalement pour satisfaire les besoins en eau potable de la population, notamment des régions les plus arides comme Boujdour, Lâayoune, Tan tan…
La possibilité d’allier le solaire et le dessalement devrait permettre d’accroitre de façon significative la production d’eau potable.
Lors de ces journées scientifiques, où étaient présents plus de 150 participants de nationalités diverses, plusieurs études en cours ont été présentées et discutées. Le responsable de la direction technique à l’Onep, Saïd Berrada, a ainsi pu exposé le projet de l’usine de dessalement fonctionnant, à terme, à l’énergie solaire. Comme il l’indique, « La région de Tan Tan a été choisie comme projet pilote pour le Maroc». Il s’agit de la construction d’une usine pouvant produire jusqu’à 9 000 m3 d’eau potable par jour qui serait fonctionnelle début 2012. Le tout se ferait en deux phase : la première où l’usine fonctionnerait à l’énergie électrique, puis, dans un deuxième temps, l’énergie solaire viendrait petit à petit se greffer.
Source : l’Economiste
vendredi 17 septembre 2010
Quelques techniques de dessalement 2 - la méthode de Sparrow et Zoschi
jeudi 16 septembre 2010
Quelques techniques de dessalement 1- l'énergie solaire
vendredi 6 août 2010
L'Australie, eldorado du dessalement d'eau de mer
En quelques années, la problématique de l'accès à l'eau s'est en effet imposée au sommet de l'agenda des responsables politiques australiens. Alarmé par plusieurs années de sécheresse consécutives, généralement attribuées au réchauffement climatique, devant composer avec une croissance rapide de sa population, le pays a engagé une série d'initiatives destinées à sécuriser l'accès de ses citoyens à la rare ressource.
L'Australie s'active sur différents fronts. Depuis plusieurs années, les gouvernements locaux encouragent, contraignent parfois, leurs administrés à une utilisation plus raisonnée de la ressource. Les Australiens utilisent en effet en moyenne 260 litres par jour et par personne, soit 100 litres de plus qu'un Français. Le pays s'est ainsi fixé un objectif de réduction de 15 % des volumes d'eau utilisés d'ici à 2030. A cet horizon, le pays compte également recycler 30 % de cette eau, essentiellement pour des usages industriels et agricoles. Mais l'évolution la plus spectaculaire concerne aujourd'hui le dessalement d'eau de mer. Hormis le Moyen-Orient, aucune région du monde n'a engagé de projets aussi importants en la matière.
Pionnière, Perth a été la première ville à se doter de capacités de dessalement à grande échelle, avec une production de 140 millions de litres par jour, soit un sixième des besoins de l'agglomération. Puisée à 150 mètres de l'usine, en proche banlieue de la ville, l'eau subit un premier filtrage ainsi qu'un pré-traitement chimique. Elle est ensuite envoyée à haute pression - 60 bars - à travers un ensemble de membranes où se produit une réaction d'osmose inverse. La moitié des volumes y est débarrassée de son sel - et de ses minéraux, qu'il faudra rajouter lors de la dernière étape du traitement. L'autre moitié, qui contient une concentration en sel deux fois plus élevée que l'eau de mer, est rejetée entre 300 et 500 mètres du bord.
À partir de 50 mètres des zones de rejets de ces saumures, le différentiel de salinité avec l'eau normale est de moins de 2 %, assure Keith Cadee, de Water Corporation, l'entreprise d'eau locale. Quelques dizaines de mètres plus loin, il devient inexistant, poursuit-il, rappelant la tutelle sourcilleuse de l'agence de protection de l'environnement australienne sur ce sujet. Perth a par ailleurs instauré une règle largement suivie par les autres villes. Les importants besoins en énergie des usines de dessalement sont compensés par la construction d'infrastructures d'énergies renouvelables produisant l'équivalent de leur consommation. Aujourd'hui, Perth a pris goût à l'eau dessalée. Une deuxième usine, confiée à des groupes espagnols, est déjà en cours de construction.
Mais la ville a depuis été imitée par toutes les autres métropoles australiennes. La production d'eau dessalée devrait plus que sextupler entre 2008 et 2017 pour atteindre 4,2 millions de mètres cube, selon le cabinet de conseil Global Water Intelligence. « On peut imaginer qu'à terme, un verre d'eau bu sur trois en Australie proviendra d'eau dessalée ou réutilisée », estime Rémi Lantier, le patron de Degrémont, la filiale d'ingénierie de Suez Environnement. Depuis le début de l'année, Veolia produit 250.000 mètres cubes par jour à Sydney, une capacité permettant de subvenir aux besoins de 15 % de la population de la ville. Brisbane devrait bientôt lancer un appel d'offres. A Adelaide, l'espagnol Acciona est en train de doubler la capacité de son usine, pour la faire passer à 300.000 mètres cubes quotidiens.
Melbourne, où le taux de remplissage des réservoirs de la ville a sa place réservée en première page des journaux, a vu plus grand encore que ses homologues. C'est une usine de 450.000 mètres cubes par jour qui se construit. Sur le site, à Wonthaggi, la future unité de dessalement n'est encore qu'un squelette métallique. Le tunnelier, qui repose au fond d'une profonde excavation, s'apprête à percer la cavité qui ira aspirer l'eau via un tuyau de 4 mètres de diamètre, à la vitesse de 0,54 mètres par seconde. Le long de la route, posés sur le sol, les tronçons du double pipeline de 84 km qui reliera l'usine à Melbourne n'attendent que d'être ensevelis. Si les délais sont tenus, l'usine pourra dès décembre 2011 couvrir un tiers des besoins de la ville, pour un investissement global de 3,5 milliards de dollars australiens (2,42 milliards d'euros). L'énergie consommée - 146 Megawatt par jour - sera elle aussi compensée avec la construction d'une ferme éolienne.
Source : La Tribune
samedi 26 juin 2010
Chine : De l’eau dessalée au robinet
samedi 12 juin 2010
8 millions d’euros pour aider la Tunisie dans le dessalement
lundi 7 juin 2010
Londres inaugure sa première usine de dessalement
vendredi 19 mars 2010
Les enjeux de l'eau par Gérard Payen
Bonjour et bienvenue sur le "tchat". Aujourd'hui nous avons le plaisir d'accueillir Gérard Payen, Conseiller pour l'eau du Secrétaire général de l'ONU et président d'Aquafed, qui répondra à toutes vos questions.
Bonjour, je suis très content de pouvoir discuter des nombreux enjeux liés à la gestion de l'eau avec les internautes de La Tribune.
Eric : Toutes les ressources rares ont un prix de marché (pétrole, ...). L'air a également un prix, via la tonne de CO2, fixé sur un marché. Chacun réfléchit désormais à donner un prix à la biodiversité. Faut-il alors, demain, donner un prix à l'eau, fixé sur un marché international, comme n'importe quel matière première, pour éviter les gaspillages ?
L'eau est disponible en quantité à peu près fixe chaque année en un endroit donné. L'agriculture, l'industrie, les populations en sont les principaux utilisateurs. Ce qui est important, c'est de répartir la ressource de façon équitable entre ces différents usages. C'est typiquement le rôle des autorités politiques. Elles peuvent utiliser des incitations économiques dans certains secteurs mais la gestion d'ensemble relève du politique et ne peut pas être traitée par le marché.
Histoire : Est-il exact que depuis la création de la terre, la quantité d'eau n'a pas bougé (l'univers ne nous envoie pas et la terre n'en envoie pas vers l'espace). Dans ce cas, le problème est-il celui de la démographie - bientôt, il n'y aura plus assez d'eau pour tout le monde - ou de sa mauvais utilisation (manque de dépollution...) ?
Je crois effectivement que la quantité de molécules H2O sur la Terre est stable. Vous avez tout à fait raison de mentionner l'impact de la croissance démographique. Ceci étant, la Terre contient énormément d'eau dans les océans. Seule une petite partie est transformée en eau douce et seule une petite partie de cette eau douce est utilisée par l'homme. Il est donc possible de mobiliser davantage les quantités d'eau disponibles, par exemple en construisant des barrages qui permettent de stocker l'eau de la saison humide pour l'utiliser en saison sèche. Autre exemple, les eaux usées sont une ressource très importante à même d'être réutilisée de nombreuses fois. La croissance démographique génère une croissance des consommations mais les populations, les villes en général, n'utilisent que 10 à 15 % de l'eau douce utilisée par l'homme. L'essentiel, 70 %, est utilisé par l'agriculture en irrigation. Par conséquent, dans les endroits où l'eau devient rare, c'est l'agriculture qui est en première ligne.
Germain : Ne va-t-on pas se trouver de plus en plus confrontés à des conflits d'usage de l'eau, y compris concernant l'énergie ?
Tout à fait. L'eau douce est en quantité renouvelée chaque année mais les usages agricoles, industriels et citadins augmentent partout dans le monde. De ce fait, les tensions sur la ressource en eau augmentent ; on parle de croissance des pénuries hydriques et cela occasionne des concurrences entre les différents utilisateurs. L'énergie est un très gros consommateur. Près de 60 % de l'eau douce pompée en France sert à la production d'énergie électrique. Mais cette eau est réutilisable en aval et en pratique largement réutilisée.
Almir : L'eau va-t-elle devenir un bien aussi précieux que le pétrole ?
L'eau est essentielle à la vie. Nous avons tous besoin d'eau chaque jour. Elle a donc une grande valeur pour chacun d'entre nous.
Par contre, il n'y a aucune similitude entre l'eau et le pétrole. Le pétrole existe en quantité limitée, épuisable. L'eau douce est renouvelée chaque année. Par ailleurs, l'eau douce est réutilisable après usage, ce qui se fait de plus en plus dans le monde. Le pétrole a une valeur économique élevée, ce qui permet de le transporter sur de longues distances et il y a un marché du pétrole. L'eau a une valeur économique faible. C'est d'ailleurs probablement le produit le moins cher à la tonne, ce qui fait qu'il est économiquement très coûteux de le transporter. L'eau est un produit local réutilisable qui ne se vend pas sur un marché.
Janice : Pourquoi ne parle-t-on pas plus de cette question dans les médias et les instances internationales ?
L'existence de ce tchat montre qu'on en parle un peu dans les medias, mais sans doute pas en traitant tous les enjeux de l'eau en fonction de leur importance respective. Par exemple, en France, on parle beaucoup des questions de ressource en eau, alors que la France est un pays qui n'en manque pas. A l'inverse, on parle très peu de la problématique de l'accès à l'eau potable qui concerne des milliards d'individus et qui est un sujet bien différent. Au niveau international, le progrès est notable. Il y a maintenant régulièrement des conférences interministérielles sur l'eau et même les chefs d'Etats commencent à discuter des problèmes liés à l'eau. Il y a 2 ans, tous les chefs d'Etats asiatiques se sont réunis au Japon puis pour la première fois l'ensemble des chefs d'Etats africains a travaillé sur la question de l'eau et adopté une déclaration politique au niveau de l'Union africaine. En avril prochain, de nombreux gouvernements se réunissent à Washington pour discuter des modalités de l'aide internationale en matière d'eau. Sur le fond, la nouveauté c'est que les Etats au niveau des Nations Unies ne se préoccupent plus uniquement de ressource en eau et d'accès à l'eau mais commencent à vouloir travailler ensemble sur la gestion des eaux usées. Ils ont fait une déclaration en ce sens à Istanbul en mars de l'année dernière.
Alo : Y a t-il déjà eu des guerres de l'eau ? Si oui lesquelles et où ?
L'histoire ne fournit pas d'exemple de guerres pour l'eau, même si les conflits liés à l'eau ont été nombreux. Pour l'avenir, ce qui me paraît important c'est comme on l'a vu tout à l'heure la croissance des tensions liées à l'augmentation des consommations de l'eau. Ces tensions créent des conflits locaux nombreux qui peuvent dans certains cas atteindre l'ensemble d'un bassin géographique, c'est-à-dire l'ensemble des utilisateurs de la même ressource en eau. Il y aura probablement dans l'avenir de nombreux conflits locaux. il est peu probable qu'ils dépassent les frontières.
Valdec : Quelle est la position de l'ONU sur cette question ?
Les Nations Unies travaillent avec leurs membres, les Etats, sur tous les enjeux liés à l'eau. En matière de gestion des ressources partagées entre plusieurs Etats, ce qu'on appelle aussi les eaux transfrontalières, une convention internationale a été discutée et adoptée depuis de nombreuses années. L'enjeu est sa ratification par un nombre suffisant d'états pour qu'elle entre en vigueur. La France souhaite la ratifier, le processus est en cours au niveau du Parlement.
Saxon : Comment réguler ce marché de l'eau ?
Comme dit précédemment, l'eau est un bien utilisé, réutilisé, qui sauf exception, ne se vend pas sur un marché. Il y a des marchés liés à l'eau. Par exemple, les eaux minérales ou encore celui des pompes hydrauliques ou des services de distribution d'eau potable. Mais l'eau elle-même, est un bien commun qui ne se vend pas sur un marché.
Moïse : Pourquoi dépense-t-on autant pour rendre l'eau qui coule au robinet à la fois potable et d'un goût agréable alors qu'on en boit très peu ? Ne pourrait-on pas faire des économies en distinguant eau de boisson et de cuisine et eau destinées à des usages non alimentaire ?
Le service public de l'eau consiste à satisfaire les différents besoins par le moyen d'une organisation optimisée permettant de bénéficier d'effets d'échelle pour un coût collectif minimal. Les usages domestiques sont nombreux: boisson, lessive, hygiène, cuisine, arrosage, etc. Avoir un système de distribution pour chaque usage serait très coûteux. La réponse la plus courante dans les pays comme la France est d'avoir des réseaux qui distribuent de l'eau pour tous les besoins de la population et pour les activités économiques peu exigeantes et d'avoir des installations spécialisées pour les fabrications industrielles qui ont des besoins particuliers (eau ultra pure pour la fabrication de microprocesseurs). Avoir deux réseaux de distribution en ville serait très coûteux car dans le coût de l'eau les infrastructures ont une place plus importante que le coût de purification. A Paris, il y a deux réseaux. L'un distribue l'eau de la Seine après filtration pour des usages non domestiques. Son intérêt économique est en débat, les budgets nécessaires à son entretien sont difficiles à mobiliser.
Louis-Armand : Trouvez-vous logique de payer deux fois le recyclage de l'eau : station d'épuration et usine de traitement de l'eau potable. Ne pourrait-on pas imaginer des sites qui traitent les eaux usées et les réintègrent directement dans le circuit d'eau potable ?
Cela existe, ou presque. A Singapour, des usines dépolluent les eaux usées avec de nombreux étages de traitement de ces eaux. L'eau purifiée est envoyée d'une part à des utilisateurs industriels et d'autre part au réseau d'eau potable. C'est techniquement possible et c'est certainement quelque chose qui va se développer, même si la réutilisation des eaux usées, pour des raisons économiques, cible en priorité l'irrigation agricole, comme cela se fait dans une grande partie du Moyen Orient. Ceci étant, on ne paye pas une fois ou deux fois. Le coût du traitement de l'eau correspond à celui de la succession de plusieurs étages de traitement. Il en faut plusieurs pour enlever la pollution des eaux usées de façon à rejeter une eau acceptable par les écosystèmes. Il en faut d'autres pour passer de cette eau à une eau désinfectée propre à la consommation humaine. Les coûts de traitement s'ajoutent donc. Le progrès est dans l'innovation technologique qui permet de réduire les coûts unitaires.
Colbat : Pensez-vous que l'eau sera la prochaine source de tensions géopolitiques après l'énergie? Redoutez-vous de futures guerres de l'eau ? Est-il possible de mettre en place une juridiction internationale pour empêcher l'exploitation abusive des fleuves en amont qui pourrait nuire à des pays voisins situés en aval ? Autrement dit, peut-on envisager une juridiction proche de celle des détroits pour les fleuves ?
L'eau douce étant par nature une ressource locale partagée au niveau du bassin géographique, c'est d'abord entre les pays qui partagent une même ressource qu'il faut trouver des voies de coopération et de partage équitable. En France, nous avons une expérience très réussie de gestion des ressources en eau par bassin hydrographique. Au niveau international, c'est une voie de progrès manifeste. De plus en plus d'organisations interétatiques existent pour gérer les ressources communes. Je pourrais citer par exemple des organisations des pays riverains du Niger, du Sénégal, du Nil, du Mékong etc. Pour le Niger par exemple, le dialogue qu'a permis la création de l'organisation de coopération a été perçue comme bénéfique aussi bien aux pays amont qu'aux pays aval.
Sandrine : Doit-on plus compter sur la réutilisation des eaux usées ou le dessalement de l'eau e mer ? A-t-on espoir de faire baisser la consommation d'énergie de ces solutions (notamment la désalinisation) ?
Réutilisation des eaux usées, dessalement d'eau de mer sont deux ressources en eau importantes. Leur coût respectif et leur intérêt dépendent des situations locales. De façon générale, la réutilisation des eaux usées est moins chère mais elle nécessite de pouvoir contrôler la qualité des eaux usées pour éviter des toxiques gênants. Le dessalement d'eau de mer est en forte croissance dans le monde mais bien sûr à proximité des côtes. Dessaler l'eau de mer a un coût qui baisse régulièrement grâce au progrès technologique mais ce coût serait plus que doublé s'il fallait pomper l'eau dessalée dans des territoires situés loin du niveau de la mer. Les deux cas montrent qu'il n'y a pas de fatalité avec les ressources en eau. Les tensions liées à la croissance des consommations peuvent être résolues dans le cadre de politiques de gestion de l'eau.
Ernesto : Comment le secteur privé pour aider à atteindre les Objectifs du Millénaire et le manque d'eau dans les pays sous-développés ?
Les entreprises privées agissent sur demande et suivant les instructions des autorités publiques. Elles participent au développement de l'accès à l'eau potable dans de nombreux pays en développement. Ces entreprises sont de toutes tailles, locales ou étrangères. Bien qu'elles n'alimentent en eau qu'environ 3 à 4 % de la population des pays en développement, elles y contribuent de façon significative aux objectifs du Millénaire. Ainsi, en moins de 10 ans ont-elles apporté l'eau potable à 25 millions de personnes, majoritairement pauvres, dans des villes où la population qui bénéficiait auparavant du service public était de 50 millions de personnes. Un tel développement de 50 % est spectaculaire. Développer l'accès à l'eau potable pour tous est un enjeu qui concerne environ 4 milliards de personnes. Personnellement, je crois que c'est possible et que cela vaut la peine d'associer tous ceux et celles qui peuvent y contribuer dans des projets ambitieux.
Merci Gérard Payen. Le mot de la fin ?
Merci pour ces questions. Il y a 4 enjeux principaux pour l'eau dans le monde : les tensions croissantes sur les ressources en eau, l'accès universel à l'eau potable et à l'assainissement, la gestion des eaux usées et les catastrophes liées à l'eau. Chacun perçoit cela avec des sensibilités différentes. Il est important que l'opinion publique et les politiques publiques prennent en considération ces 4 sujets de façon équilibrée.
Source : latribune.fr
vendredi 12 mars 2010
Chypre : le dessalement pourrait couvrir tous les besoins en eau d'ici 2011
Actuellement, les ressources en eau de Chypre sont estimées à 650 m3 par habitant et par an alors que l'Agence européenne de l'environnement évalue à 500 m3 par habitant et par an le seuil de pénurie d'eau.
La demande totale de l'eau en République de Chypre est d’environ 90 millions de m³ par an, ce qui correspond à environ 140 litres par personne et par jour.
«Une des priorités du gouvernement est de libérer l'approvisionnement en eau de sa dépendance de la pluviométrie», a déclaré Aegli Pantelaki, du ministère de l'Agriculture.
Fin 2011, cet objectif devrait été atteint avec la mise en action de quatre unités de dessalement d'ici là.
La production totale de toutes ces usines prévoit la production de 262.000 m³ d'eau douce par jour. Actuellement, les besoins des consommateurs de Chypre est d’environ 246.575 m³ par jour.
Selon Giorgos Petrocostas, du ministère de l'Agriculture, on estime que les quatre installations devraient répondre aux besoins en eau de l’île jusqu'en 2018.
mercredi 10 mars 2010
En Espagne, le dessalement avance
La direction de l’usine et les autorités locales se sont engagés à mettre en service la station avant l’été 2011. Cela permettra de fournir 200 000 m3 d’eau potable en provenance de la mer et de satisfaire ainsi les besoins des habitants de toute la région.
Source : http://www.elwatan.com/Station-de-dessalement-de-Tenes,152468
jeudi 28 janvier 2010
Le dessalement, nouvelle ressource pour les habitants de Melbourne
mercredi 27 janvier 2010
Des unités de dessalement mobiles au secours d’Haïti
mardi 19 janvier 2010
Une nouvelle technique de dessalement d'eau de mer à l'Océarium du Croisic
lundi 28 décembre 2009
Best of Infos-eau n°1 : Le dessalement de l'eau de mer

Le monde actuel fait face à une crise de l’eau majeure que les experts attribuent au réchauffement climatique qui entraîne un accroissement des phénomênes climatiques extrèmes : sécheresses ou inondations,n à l’augmentation de la consommation d’eau du à la croissance démographique et à l’accroissement des usages. Le paradoxe est que certaines populations souffrent de pénuries d’eau alors que 71% de la surface du globe en est recouvert. Ce constat a incité divers spécialistes, chercheurs et acteurs du secteur de l’eau à développer différentes techniques de dessalement de l’eau de mer pour satisfaire la demande exponentielle du précieux liquide. Il est vrai que l’on estime à 39% la part de la population mondiale vivant à moins de 100km d’un côte alors que 42 villes de plus d’un million d’habitants ne disposant pas de ressources suffisantes en eau douce se situent sur le littoral.
De ce fait, le dessalement de l’eau de mer est devenu une technologie très importante dans le développement de l’accès à l’eau car il représente une véritable opportunité pour aider à la résolution de la crise. Avant de voir les évolutions actuelles et futures de ce marché ainsi que les critiques dont il est l’objet, il est nécessaire de comprendre en quoi consiste le dessalement d’un point de vue technique.
La distillation et le dessalement par osmose inverse, dont nous avons déjà parlé dans nos posts du 5 juin dernier et du 10 août, sont les deux procédés les plus courants, bien qu’il existe d’autres procédés tels que le système flash utilisé au Moyen Orient ou l’électrolyse.
Le phénomène d’osmose inverse est actuellement le plus utilisé puisqu’il représente à peu près 60% des installations. Il correspond au transfert d’un fluide (eau) à travers une membrane semi-perméable sous l’action d’une différence de concentration. Dans l’osmose classique, l’eau passe de la solution diluée vers la solution concentrée ; dans l’osmose inverse, qui se déclenche grâce à une augmentation de la pression appliquée à la solution au-delà d’un certain seuil, l’eau passe de la solution concentrée vers la solution diluée.
Par la suite, l’eau subit un prétraitement visant à éliminer toutes les particules de dimension supérieure à 10 micromètres ; il s’agit d’une pré-filtration puis d’une filtration sur sable. Cela permet d’enlever les particules en suspension les plus grosses. Un traitement biocide et une acidification permettent en outre d’empêcher le développement de microorganisme. Enfin, une filtration sur cartouche permet d’éliminer les particules qui ont échappé à la filtration sur sable.
L’eau de mer est alors injectée à l’aide d’une pompe à haute pression dans un module d’osmose inverse dans lequel se trouvent des membranes. Les molécules sont retenues d’un côté de la membrane, ce qui augmente la concentration de l’eau et nécessite une pression plus importante. La solution salée est balayée par un flux d’eau continu. Ainsi, on obtient une eau filtrée de manière extrêmement fine. Pour limiter la consommation d’énergie, il est possible d’aménager un circuit permettant de récupérer une partie de l’énergie liée à la pression.
La filtration permet de supprimer 99% des sels minéraux et organiques. Une eau de mer concentrée à 35.000 ppm peut ainsi ressortir selon l’effort de pression réalisé sur la membrane Ol, à moins de 200 ppm. Le seuil de potabilité des eaux distribuées en réseau est généralement admis à 500 ppm. L’eau peut ensuite être reminéralisée, ajustée en Ph ou subir des post-traitements UV, osmose, ou une légère chloration afin d’être déclarée comme potable.
Selon la WWF, il y aurait aujourd’hui une dizaine de milliers d’usines de dessalement en activité de par le monde dont la moitié serait concentrée pour le moment dans la région du Golfe et couvrirait environ 60% des besoins en eau douce des pays producteurs de pétrole. De plus, l’ensemble des usines de dessalement produirait plus de 50 millions de mètres cubes d’eau dessalée, dont 15 % issus de l’eau saumâtre, tous les jours dans le monde. D’une manière globale, il est possible d’observer deux types de réaction par rapport à cet état de fait. La première se caractérise par le succès et se traduit par la construction de nouvelles usines dans le monde alors que la deuxième est plus prudente et met en garde contre cette technique tout en appelant les dirigeants politiques à plus de réflexion.
Les promoteurs de cette technique avancent que le processus d’osmose inverse est développé depuis une quinzaine d’années et représente donc une technique fiable. Les usines de dessalement apparaissent d’ailleurs un peu partout dans le monde, que ce soit en Australie, à Bahreïn ou en en Arabie Saouditepour répondre aux besoins en eau auxquels sont confrontés ces pays. L'Espagne, également, dessale une grande quantité d’eau de mer et projette de construire jusqu'à quinze usines de dessalement (1,7 million de mètres cubes par jour). L’Inde a quant à elle, commandé une étude de faisabilité à General Electric afin de lancer un programme de dessalement. Aux Etats-Unis, la ville d’El Paso a inauguré en août 2007 la plus grande usine de dessalement à l’intérieur des terres qui existe au monde et plusieurs entreprises privées proposent une vingtaine d’usines de dessalement de l’eau de mer pour la seule côte californienne, selon Wenonah Hauter, présidente de l’association de consommateurs Food and Water Watch.
Cependant, c’est en Israël que ce trouve la plus grande usine de dessalement par osmose inverse du monde, à Ashkelon précisément. Cette usine construite par Veolia Water alimente environ 1,4 millions de personnes en eau douce par la production de 320 000m3 d’eau par jour. L’Algérie a quant à elle, lancé un projet d’investissement de 500 millions de dollars pour une station de dessalement qui dépassera la capacité de production de l’usine d’Ashkelon.
Ces deux derniers exemples prouvent l’engouement et le dynamisme de la région méditerranéenne pour ce procédé étant donné qu’elle souffre de plus en plus de la sécheresse. Vu le coût d’investissement élevé de ce type d’installations (il varie, pour des capacités allant de 10 000 à 100 000m3/j, d'environ 2000 à 2700 euros par m3/j.), les pays riches qui rencontrent des problèmes d’approvisionnement en eau sont de plus en plus nombreux à y avoir recours, en particuliers les pays du Golfe qui profitent de la manne financière de l’exploitation pétrolière. Il est possible de citer comme exemple le Qatar et le projet de Ras Laffan C qui sera la plus grande installation de production d'électricité et de dessalement d'eau de mer du pays, avec une production quotidienne de 2.730 MW d'électricité et de 286.000 m3/jour d'eau dessalée. Elle devrait être mise en service en avril 2011, avec une première phase de production d'électricité et d'eau dès le mois de mai 2010.
De plus, GDF Suez a récemment remporté un contrat pour la construction et l'exploitation de la centrale électrique et de dessalement d'eau de mer Shuweihat 2, un important projet indépendant d'électricité et d'eau à Abu Dhabi, aux Émirats Arabes Unis. Shuweihat 2 est une installation "greenfield" au gaz naturel qui produira 1.500 MW d'électricité et 454.610 m3 d'eau par jour d’après les autorités. La Jordanie et la Chine ont été plus loin en signant un accord de coopération nucléaire ouvrant la voie à une prochaine coopération en matière d'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire, spécialement dans les domaines de la production d'électricité et du dessalement d'eau. Il est à préciser que la Chine a récemment annoncé que ces installations de dessalement traiteraient 1 million de m3 d'eau de mer par jour d'ici 2010 et jusqu'à 3 millions de m3/jour en 2020.
En Europe, la première grande usine anglaise de dessalement sera construite dans la commune de Newham, à l’est de Londres, et pourra produire chaque jour quelque 140 millions de litres d’eau potable, vers 2010.
La multiplication des usines de dessalement par osmose inverse témoigne de sa fiabilité en tant que pilier des solutions aux difficultés d’approvisionnement en eau des pays .
Malgré le succès actuel, un mouvement de méfiance à l’égard du dessalement s’est développé ces dernières années. Dans les articles relayant cette position, les arguments avancés s’appuient régulièrement sur une étude de la WWF publié en juin 2007 et intitulée « Dessalement : option ou distraction dans un monde assoiffé ? ».
L'ONG y rappelle notamment que les 1200 usines de dessalement du monde consomment beaucoup d'énergie et par conséquent émettent des gaz à effet de serre. Elle s’alarme donc d’un développement anarchique de cette technologie. Toujours selon elle, pour chaque litre d’eau dessalé, c’est un litre de saumure qui est rejetée à la mer. Même s’il est difficile de connaître l’impact réel de ces rejets, les premières études réalisées sur le sujet semblent montrer qu’il est faible (les fleuves rejettent aussi à la mer de nombreux minéraux). Jamie Pittock, directeur du programme eau douce du WWF note que la technique de l'osmose inverse utilisée pour le dessalement pourrait être une solution intéressante pour ces populations, selon lui. Elle a notamment été employée avec succès en Inde pour enlever certains contaminants dangereux présents dans l'eau potable. De son point de vue, « les usines de dessalement doivent être construites seulement lorsqu'elles se sont avérées être la solution la plus efficace et la moins préjudiciable pour compléter l'approvisionnement en eau, à la suite d'un processus d'évaluation approfondi et transparent de toutes les solutions de rechange et leurs impacts environnementaux, économiques et sociaux. » Il semble cependant que pour une fois les industriels et les écologistes se soient compris si l’on considère les nombreux projets de recherche qui sont en court chez les industriels du secteur afin de limiter la consommation énergétique, de trouver des débouchés aux résidus salins, mais également d’augmenter la quantité d’eau potable produite.
L’autre limite au développement du dessalement à longtemps été son coût. Cependant, le coût du m3 produit à considérablement diminué. L’usine d’Ashekelon produit un m3 à 0,5 centimes d’euros notamment..Reste que le coût du dessalement est étroitement lié au coût de l’énergie et que les pics qu’a connu le prix du baril ces derniers mois pourrait remettre en cause l’abaissement des coûts de production. Pour Michel Dutang, directeur de la recherche et du développement de Veolia Environnement, leader du marché (14,5 %), à l’avenir, « l’eau va devenir un problème crucial, qui butera sur le coût de l’énergie, indispensable au dessalement de l’eau de mer ou de l’eau saumâtre. »
Malgré ces limites, la plupart des analystes promettent au secteur une belle croissance pour la décennie à venir, dans la mesure où le besoin en eau potable excèdera nécessairement le coût énergétique de son traitement et que les besoins vitaux feront sans doute taire les considérations purement économiques. « Le marché du dessalement de l’eau de mer va exploser dans les années à venir », explique Jean-Louis Chaussade, directeur général de Suez Environnement, traduisant l’optimisme des acteurs du secteur basé sur la projection qui voit la production d’eau dessalée doubler d’ici 2016 pour atteindre plus de 109 millions de mètres cubes par jour.
Selon les prévisions de Media Analytics Limited (Global Water Intelligence), l’industrie du dessalement devrait atteindre 64,3 millions de litres par jour en 2010 et 97,5 millions en 2015 cela représenterait une augmentation de capacité de 140% depuis 2005. Cette expansion nécessiterait un investissement de 25 milliards de dollars d’ici 2010 et de 56,4 milliards de dollars avant la fin 2015. Suivant la tendance actuelle, plus de la moitié de ces investissements devraient être apportés par le secteur privé ce qui fait du secteur du dessalement la partie la plus internationale de l’industrie de l’eau, en plus d’être la plus axée sur la haute technologie. A titre d'exemple, la Chine prévoit de dépenser 200 milliards de dollars » dans cette technologie.
Toujours selon Media Analytics, la technique de l’osmose inverse représenterait 65% du marché en 2015 (contre 60% aujourd’hui) alors que la technique de distillation passerait d’une part de 24% à 37% grâce à la forte demande de ce type de produit dans le Golfe Persique. Cependant, le marché du dessalement en dehors du Golfe devrait croître plus rapidement que dans la région, notamment après 2015.
Le plus grand défi de l’industrie sera d’augmenter son efficacité énergétique plus rapidement que le coût de production d’électricité à base d’énergies fossiles, tout en développant les techniques minimisant l'impact des rejets.
Pour poursuivre la recherche... :
Dessalement à Alger (février 2008)
L'eau à Chypre (août 2008)
Dessalement à Alger (août 2008)
Un bon papier des voyageurs de l'eau sur le dessalement (août 2008)
Eau : le nouveau chouhou des cleantechs (mai 2008)
lundi 21 décembre 2009
L'eau en Algérie 1 – Des handicaps aux atouts

dimanche 15 novembre 2009
La capacité mondiale de dessalement atteint les 60 millions de mètres cube / jour
La demande, traditionnellement tirée par les pays du Moyen-Orient, mais aussi le pourtour méditerranéen, trouve un second souffle dans les mégapoles de Chine et d'Inde. 250 usines sont en construction actuellement, pour un potentiel de traitement journalier supérieur à 9 millions de mètres cubes.
lundi 9 novembre 2009
L'ÉNERGIE OSMOTIQUE : Eau douce + eau salée = électricité
lundi 21 septembre 2009
Standardisation de la démarche d'autorisation pour les installations de dessalement
Les experts de l’Afssa ont donc précisé ce que doit contenir un dossier, notamment l’état des ressources en eau disponibles et leur évolution, les mesures mises en œuvre pour contribuer aux économies d’eau, ainsi que l’étude de l’impact de l’implantation de l’unité de dessalement sur les ressources en eau douce. Le rapport présente également les protocoles prévus pour informer la population sur la qualité de l’eau résultant de l’installation d’une telle unité.
Pour en savoir plus sur le dessalement de l’eau de mer
Vidéo sur le dessalement
Le dessalement en Espagne
Le dessalement en Israël
Le dessalement, solution pour l'approvisionnement en eau des petites communautés
Le dessalement en Algérie

