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jeudi 10 juin 2010

Tenerife devant la cour européenne de justice pour la pollution de son eau

L'Union européenne veut forcer Tenerife à faire quelque chose contre la pollution de l'eau dans l’Île. Elle va ainsi officiellement demander au gouvernement de l’île de se mettre au plus vite en conformité avec les directives et les objectifs européens, sous peine d’avoir de lourdes sanctions.
Bruxelles met en garde contre la gestion des eaux usées, particulièrement dans le Val Guerra, La Orotava et Guimar.
La Commission européenne a entamé une action contre l'Espagne devant la Cour de l'Union européenne concernant le traitement des eaux usées sur 38 côtes espagnoles, dont quatre zones côtières situées dans les provinces de Santa Cruz de Tenerife: Valle Guerra, Valle de Güímar et Valle de La Orotava et Los Llanos Tenerife de La Palma.
Les eaux usées non traitées sont une menace pour la santé publique. En effet, il a été détecté dans l’eau des éléments nocifs tels l'azote et le phosphore qui favorisent la croissance excessive des algues dans les eaux intérieures et l’environnement marin. Depuis plusieurs années, l'Espagne a déjà reçu plusieurs lettres d'avertissement la rappelant à l’ordre et lui demandant instamment de respecter la règlementation de l'Union Européenne.
L'affaire va maintenant être portée devant la Cour Européenne de Justice.

Source : Comprendes

mercredi 12 mai 2010

L’Espagne aide aussi Haïti a retrouver l’accès à l’eau

Après la catastrophe d’Haïti, le pays se reconstruit petit à petit. Dernièrement, c’est l’Espagne qui vient de décider de donner un bon coup de pouce. En effet, ce sont plus de 10 millions de dollars qui sont débloqués par le Fond de la Coopération espagnole pour l’eau et l’assainissement en Amérique latine et dans les Caraïbes. Cette aide financière s’inscrit dans un vaste projet mis en œuvre par la banque interaméricaine de développement. La première phase a permis de mettre en place toute la préparation technique pour permettre l’installation d’infrastructures d’approvisionnement d’eau dans la région de l’Artibonite. Dans cette région, près de la moitié des habitants n’a pas accès à l’eau et seulement 15% de la population a accès à une installation sanitaire…
Concrètement, le projet envisage la construction de 12 à 15 structures d’approvisionnement en eau, de latrines et d’évacuation des eaux usées. Outre ces travaux, sera mise en place une autorité locale de régulation de l’eau et de l’assainissement afin de veiller, à long terme à la pérennité de ces installations ainsi qu’une cellule de veille et de sensibilisation sanitaire.

jeudi 1 avril 2010

Conférence sur les impacts de l'exploitation intensive des aquifères

L'Institut Géologique et Minier d'Espagne (IGME) propose un cycle de conférences sur les impacts économiques et environnementaux de l'exploitation intensive des aquifères. La première de ces conférences, intitulée "Gestion des eaux souterraines dans les zones semi-arides, études du Moyen- orient et du sud-est espagnol" a ouvert le débat au sein de la Fondation Gómez Pardo de Madrid où se sont réunis des experts internationaux d'Israël, du Royaume- Uni et d'Espagne dans le cadre d'une convention de collaboration entre le IGME et la Fondation Institut Euroméditerranéen de l'Eau (F-IEA).

L'objectif de cet accord est de renforcer les liens de la coopération scientifique internationale entre les chercheurs de ces trois pays, et d'améliorer les connaissances en matière de ressources hydriques soumises à de fortes pressions. Les zones arides et semi-arides occupent plus d'un tiers de la superficie de la planète et l'eau demeure une ressource stratégique qui conditionne le développement socio-économique des populations.

Dans la plupart des pays, les décisions relatives aux problèmes liés à l'eau et aux eaux souterraines, sont basées sur des registres historiques limités. De plus, il existe peu de rapports scientifiques et les données restent incomplètes ; ce qui rend cette gestion d'autant plus précaire. Il est par conséquent important de développer des stratégies capables d'anticiper les effets possibles face aux différentes utilisations de l'eau.

A titre d'exemple, l'un des experts britanniques a insisté sur la nécessité de développer des modèles intégrés de gestion qui puisse tenir compte de différents aspects qui sont impliqués : hydrologiques, socio-économiques, environnementaux, législatifs, culturels et politiques. Ils se rapprocheraient des "Modèles bayésiens" tel que celui publié récemment dans la revue scientifique "Water Resources Management Journal" par des chercheurs de l'Institut Géologique et Minier d'Espagne (IGME), l’Université de Grenade et l'Université Polytechnique de Madrid (UPM). Il s'agit d'une nouvelle méthodologie pour une gestion efficace et durable des eaux souterraines dans les zones semi-arides qui permettra une valorisation des impacts socio-économiques et environnementaux dans les systèmes hydriques comportant ces caractéristiques.

Cette recherche, dirigée par José Luis Garcia- Aróstegui (IGME) et José Benavente, chercheur de l'Université de Grenade, s'est basée sur l'étude de la région du haut plateau de Murcia. Il s'agit d'une zone isolée des grandes infrastructures hydrauliques du sud- est espagnol, où l'eau souterraine provient de quatre aquifères, qui constituent l'unique ressource en eau disponible pour tous les usages depuis les années 60, où les volumes exploités ont largement dépassé les stocks naturels des aquifères.

Ces travaux supposent une simulation de trois scénarios différents, fournissant différentes options afin d'évaluer les impacts socio-économiques et environnementaux dans les systèmes hydriques souterrains soumis à d'extrêmes pressions. La conclusion de l'étude montre que la récupération de l'aquifère se fait à long terme et qu'elle entraîne des impacts économiques importants.
Source : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/62365.htm

mercredi 10 mars 2010

En Espagne, le dessalement avance

Les travaux de l’usine de dessalement de Ténès, en Espagne avancent à grand pas. La direction vient en effet de lancer le raccordement de la station avec les réseaux de distribution d’eau des grandes agglomérations et des localités proches. La demande de visa permettant de mettre en place la conduite principale reliant la station à la ville de Chlef tout en desservant la dizaine de communes qu’elle traverserait, est en cours auprès de la commission nationale des marchés publics et devrait probablement être acceptée dans les prochaines semaines, selon un cadre de la direction de l’Hydraulique.
La direction de l’usine et les autorités locales se sont engagés à mettre en service la station avant l’été 2011. Cela permettra de fournir 200 000 m3 d’eau potable en provenance de la mer et de satisfaire ainsi les besoins des habitants de toute la région.
Source : http://www.elwatan.com/Station-de-dessalement-de-Tenes,152468

vendredi 26 février 2010

Espagne: un célèbre marais, à sec depuis 2005, retrouve les eaux

Le parc national marécageux "Tablas de Daimiel"* (sud de l'Espagne), à sec depuis 2005 en raison de l'irrigation agricole et d’une sécheresse persistante, est depuis quelques semaines à nouveau sous les eaux grâce aux pluies diluviennes qui se sont abattues sur la région au mois de janvier.
Ce parc protégé par l'Unesco, était pourtant considéré comme "mort" il y a encore quelques semaines, la faune et la flore typiques du marais ayant totalement déserté la zone.
Mais grâce à des trombes d'eau, tombées en quelques jours depuis le début de l'année, on peut espérer le retour des hérons, des grues et des poules d'eau pour le printemps prochain,
Les eaux recouvrent désormais plus de 1.200 hectares atteignant un niveau inconnu depuis 1997, contre seulement 67 hectares le 7 janvier.
Le gouvernement espagnol avait fait construire d'urgence ces derniers mois, une conduite pour amener de l'eau depuis le Tage afin de tenter de sauver le parc, mais l'ouvrage qui a commencé à fonctionner en début d'année, a eu peu d'effet face à la puissance des pluies.
"Le parc a vécu une situation critique et dramatique à cause d'un cycle de sécheresse épouvantable" a résumé Josep Puxeu, secrétaire d'Etat espagnol en charge de l'eau.
Des organisations écologistes avaient demandé en 2007 à l'Unesco que ce site figurant sur ses listes, soit déclassé afin de forcer le gouvernement espagnol à intervenir pour sauver le parc. L'Unesco avait alors donné trois ans pour une remise en état du marais.
L'Espagne, pays le plus sec d'Europe, est menacé par une "africanisation" de son climat et jusqu'à un tiers de son territoire risque "de manière sévère" une désertification, selon le ministère de l'Environnement.

* Déclaré Parc National depuis le 28 juin 1973. Situé á 606 mètres d’altitude, dans la grande plaine de la Mancha, dans la province de Ciudad Real, le parc Tablas de Daimiel est le dernier représentant d’un écosystème dénommé plans fluviaux, caractéristique de la Mancha jusqu’á la fin des années 60, qui se formèrent á cause des débordements des rivières, dans leurs cours moyens favorisés par des phénomènes de semi endoréisme et par le manque de pente du terrain.

mercredi 13 janvier 2010

Espagne: début d'irrigation pour le parc des Tablas de Daimiel

De l'eau a commencé à être déversée dans le parc national des Tablas de Daimiel (sud de l'Espagne), une ancienne zone humide, protégée par l'Unesco, dont le sous-sol était entré en combustion cet été à cause de l'assèchement.
Depuis vendredi, de l'eau du Tage est déversée dans le parc par une canalisation. Jusqu'à 20 hectomètres cubes pourraient être déversés.
La ministre espagnole de l'Environnement, Elena Espinosa, s'est rendue sur place samedi et a répété la volonté du gouvernement espagnol de "récupérer les Tablas de Daimiel, une des zones humides les plus importantes de notre pays (...) malgré les conditions climatiques difficiles de ces quatre dernières années".
Le sous-sol du parc de 2.000 hectares et ses environs ont commencé à brûler au cours de l'été.
Las Tablas étaient une zone humide de grande importance pour les oiseaux migrateurs. Ce parc fait partie d'une zone plus vaste, La Manche humide --25.000 hectares de lagunes et de cours d'eau alimentés par des nappes d'eau souterraines--, qui a été déclarée réserve de la biosphère de l'Unesco en 1980. L'Unesco a donné à l'Espagne un délai de trois ans pour améliorer la situation, faute de quoi le parc sera rayé de la liste.
La combustion s'explique par le fait que la tourbe du sous-sol est oxydée par l'air qui pénètre au travers des fissures de la terre provoquées par la sécheresse. Cette oxydation de la tourbe entraîne une combustion, provoquant un incendie souterrain.
Cette situation a été provoquée par les sécheresses subies par la région, mais aussi par l'irrigation massive des terres agricoles environnantes.

source : AFP

lundi 16 novembre 2009

La Catalogne prévoit de recycler les eaux usées

La Catalogne prévoit de se mettre en position de recycler 275 000 mètres cube d'eaux usées par jour en cas de stress hydrique d'ici 2020. Ce programmes est sans précédent en Espagne, et représente une inflexion dans une politique jusqu'ici assez polarisée sur les solutions de dessalement.
L'Agence de l'eau de Catalogne a donc missionné l'Institut catalan de recherche sur l'eau pour étudier les possibilités de traitement et recyclage des eaux usées par des procédés de micro-filtration, traitement uv, et chlorisation, afin de potabiliser l'eau du fleuve Llobregat.
L'institut catalan de recherche sur l'eau va étudier l'eau traitée selon plus de 150 paramètres, avant de rendre un rapport en fonction duquel le gouvernement catalan prendra ou non la décision d'autoriser le recyclage des eaux usées en cas d'urgence ou de sécheresse importante.

jeudi 6 août 2009

Ouverture en Espagne de la plus grande usine de dessalement d'Europe

Alors que la région de Barcelone était menacée depuis plus d’un an de restrictions d’eau, la plus grande usine de dessalement d’Europe vient d’ouvrir à El Prat del Llobregat. Elle produira chaque jour 200 millions de litres d'eau potable.
L’Espagne a mis en service lundi la plus importante usine de dessalement d'eau de mer en Europe. A partir d'un hectolitre d'eau de mer, l’installation parvient à extraire 45 litres d'eau potable. Située près de Barcelone, à El Prat del Llobregat, cette usine d'un coût de 230 millions d'euros produira chaque jour 200 millions de litres d'eau potable. Cela correspond à 24% de la consommation de la région de Barcelone, où vivent environ 4,5 millions de personnes.

Le chef du gouvernement régional catalan, José Montilla, a estimé que cette installation éloignait «la menace de restrictions» de l'approvisionnement en eau, qui pesait sur la région depuis un an et demi. A l’heure actuelle, deux autres usines de dessalement d'eau de mer sont en construction en Catalogne.

vendredi 25 juillet 2008

Cordoba : l'association Ecologistas en accion demande des mesures concernant l'eau

A Cordoba, l’association Ecologistas en accion appelle la mairie à prendre des mesures afin de réduire sa consommation d’eau pour l’arrosage des jardins publics telles que « changer les systèmes d’irrigation en privilégiant l’arrosage de nuit », « interdire l’utilisation d’eau potable pour l’arrosage public » et « se doter d’outils de récupération d’eau de pluie.» On connait bien le problème de l’eau en Espagne…

vendredi 27 juin 2008

L’Espagne et l’eau

Alors que débute l’exposition internationale de Saragosse, il faut souligner qu’il symbolique que l’exposition ait lieu en Espagne, ou la question de l’eau est critique, comme nous l’avons déjà évoqué dans ces colonnes.

Il semble que le pays réfléchit à une nouvelle loi dans le secteur de l’eau. En effet, la ministre de l'Environnement, de l'Agriculture et de la Pêche, Elena Espinosa a annoncé la préparation d'un Pacte d'Etat sur l'eau qui prévoit d'approuver les « transvasements » uniquement s'ils sont « respectueux de l'environnement. »

A ce propos, il y a quelques jours, La Société des Eaux de Marseille (SEM) a confirmé dans un communiqué, la « fin de l'approvisionnement en eau » par bateaux de Barcelone. Au total, six rotations par bateau ont été effectuées entre le 19 mai et le 8 juin, à titre « d'opération de solidarité » avec la région de Barcelone.

La question que l’on se pose : comment l’Espagne va-t-elle gérer le « stress hydrique » si elle limite les transvasements ? En même temps, on comprend bien que ce genre de méthode ne peut pas être une solution durable.

En bref, la question de la gestion de la ressource en eau en Espagne va être un thème essentiel à suivre dans les années à venir.
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