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mercredi 12 mai 2010

L’Espagne aide aussi Haïti a retrouver l’accès à l’eau

Après la catastrophe d’Haïti, le pays se reconstruit petit à petit. Dernièrement, c’est l’Espagne qui vient de décider de donner un bon coup de pouce. En effet, ce sont plus de 10 millions de dollars qui sont débloqués par le Fond de la Coopération espagnole pour l’eau et l’assainissement en Amérique latine et dans les Caraïbes. Cette aide financière s’inscrit dans un vaste projet mis en œuvre par la banque interaméricaine de développement. La première phase a permis de mettre en place toute la préparation technique pour permettre l’installation d’infrastructures d’approvisionnement d’eau dans la région de l’Artibonite. Dans cette région, près de la moitié des habitants n’a pas accès à l’eau et seulement 15% de la population a accès à une installation sanitaire…
Concrètement, le projet envisage la construction de 12 à 15 structures d’approvisionnement en eau, de latrines et d’évacuation des eaux usées. Outre ces travaux, sera mise en place une autorité locale de régulation de l’eau et de l’assainissement afin de veiller, à long terme à la pérennité de ces installations ainsi qu’une cellule de veille et de sensibilisation sanitaire.

jeudi 22 avril 2010

Lorient va aider Cayar à traiter ses eaux usées

Le rapprochement entre la ville de Lorient et Cayar, le plus gros port de pêche artisanale du Sénégal, porte sur un projet de traitement des eaux usées au moyen d'un système de lagunage, une approche biologique, intéressante en terme de coût comme d'impact sur l'environnement.
Lancé en 2006, le projet de création d'un système d'épuration des eaux usées est entré dans sa phase opérationnelle. Les premiers coups de pioche ont été donnés début février pour des travaux qui devraient durer quatre mois.
Les services techniques lorientais ont assuré la conception initiale du projet en lien avec différents organismes sénégalais (dont l'ONG Enda). La mise en place et le suivi de l'opération, ensuite, ont été confiés une entreprise de BTP locale.
Après quatre ans d'efforts conjoints, les travaux ont pu commencer. Lancés dans une partie de la ville déjà raccordée au réseau d'eau potable, ils profiteront à près de 6 000 personnes.
La coopération ne s'arrête pas là, puisque maintenant il s'agit de démontrer à la population l'intérêt de ces aménagements, et surtout de la sensibiliser aux enjeux sanitaires, par des réunions publiques et des distributions de prospectus. La santé reste l'objectif premier. En Afrique, selon les derniers chiffres de l'OMS, les maladies liées à un assainissement défectueux, à une mauvaise hygiène ou à de l'eau contaminée, tuent encore 115 personnes par heure.

mardi 2 mars 2010

LA BAD finance un projet de réhabilitation des infrastructures et des services d’eau et d’assainissement à Chitungwiza au Zimbabwe

En réponse à une requête de la municipalité de Chitungwiza, la Banque africaine de développement (BAD), agissant en sa qualité d’administrateur de Fonds de la Facilité africaine de l’eau (FAE), a approuvé un don de la FAE pour financer un projet de réhabilitation des infrastructures et services d’approvisionnement en eau et assainissement de la ville de Chitungwiza, la deuxième grande municipalité de Zimbabwe, et une des villes les plus touchées par l’épidémie du Cholera, pour relever les nombreux défis auxquels cette municipalité est confrontée dans le secteur de l’eau, à cause de la détérioration des installations. L’accord de don a été signé le lundi 22 février 2010 à Chitangwiza avec la participation de tous les acteurs afin de permettre la mise en œuvre effective et rapide du projet.
Le projet proposé vise à stabiliser la détérioration des systèmes d’approvisionnement en eau et assainissement de la municipalité ; et renforcer la capacité institutionnelle pour une opération et une gestion durables des services. Le projet permettra des réparations nécessaires et une expansion limitée de la capacité afin d’assurer une distribution équitable et améliorée de l’eau, équipant ainsi la municipalité d’un meilleur système d’évacuation de déchets. Ces actions amélioreront la fiabilité de service et permettront de réduire le risque du cholera.

mercredi 24 février 2010

Pénurie d’eau : la Côte d’Ivoire évitera t-elle le pire ?

La Cote d’Ivoire est confrontée à une situation de pénurie d’eau potable. La seule ville d`Abidjan qui représente 70% de la consommation d`eau potable, connaît des perturbations importantes dans l`alimentation en eau potable. Il en est de même pour certaines grandes villes de l`intérieur du pays. Le pire aurait pu se produire n’eût été l’appui de la Commission Européenne.
Plus de 8 millions de personnes (43 % de la population de Côte d’Ivoire) manquent d`installations sanitaires de base et plus de 4 millions de personnes boivent encore de l`eau provenant de sources non améliorées, particulièrement en milieu rural. Ainsi chaque jour de nombreux enfants meurent de maladies diarrhéiques et d’autres maladies transmises par l’eau, ou causées par un manque d’eau salubre, d`assainissement et d`hygiène. Le manque d`eau salubre et d`assainissement a de nombreuses autres graves répercussions sur la santé des populations. Les enfants et en particulier les filles, sont privés de leur droit à l`éducation parce qu`ils doivent passer du temps à aller chercher de l`eau ou ne vont pas à l`école du fait du manque d`installations sanitaires adéquates et séparées. Les femmes doivent passer une partie importante de leur journée à aller chercher de l`eau (85,9 % des femmes de Côte d’Ivoire sont chargées d’approvisionner leur famille en eau). Les agriculteurs et les salariés peu fortunés sont moins productifs du fait de leurs problèmes de santé, et les économies nationales en pâtissent.
Sans eau salubre et assainissement adéquat, le développement durable est impossible. C’est pour cette raison que l’approvisionnement en eau potable des populations sur l`étendue du territoire national ivoirien a constitué donc l’une des priorités de l’Union Européenne. Ainsi, les appuis de la Commission européenne dans les secteurs de l’eau ont eu pour objet d’apporter aux populations affectées par la crise, un meilleur accès aux services sociaux de base et à des conditions de salubrité satisfaisantes. L’appui à la société gestionnaire du réseau d’au potable (SODECI), à hauteur de 2947,5 millions de francs CFA, à la continuité de l’approvisionnement en eau potable des centres urbains, en zone Centre, Nord et Ouest, à la réhabilitation d’installations de production, de traitement, de distribution et les interventions en milieu rural ont été les soutiens de la Commission européenne dans le domaine de l’eau. En effet, depuis le déclenchement de la crise en Côte d’Ivoire, la pression exercée sur les finances publiques a considérablement fragilisé l’équilibre du secteur de l’eau, affectant notamment la trésorerie de l’opérateur gestionnaire. En fin 2002, les impayés de l’Etat envers la SODECI se sont accumulés et la facturation dans les zones ex-assiégées n’a repris que très timidement. L’appui apporté pour apurer une partie de ces arriérés de factures de consommation a ciblé la diminution des arriérés intérieurs de l’Etat, l’amélioration de la trésorerie de la SODECI pour le financement des coûts de production réels qu’elle a engagés, l’alimentation du Fonds de Développement de l’Eau (qui finance notamment les branchements sociaux), l’alimentation du Fonds national de l’Eau, les travaux de renforcement et de renouvellement des installations, ainsi que des travaux d’extension du réseau (développement de l’hydraulique périurbaine). S’agissant de l’appui à la continuité de l’approvisionnement des zones CNO, la Commission a participé au redéploiement des agents de l’administration.
Le renforcement de la production d’eau potable et l’extension de réseaux d’alimentation dans les principaux centres urbains, les réhabilitations d’urgence, la création de nouveaux points d’eau et de réseaux d’adduction d’eau potable, ont aussi été des actions de la Commission pour éviter à la Côte d’Ivoire une grave pénurie d’eau. En somme, les Ivoiriens et les autres habitants de la Côte d’Ivoire, qui ont encore de l’eau potable, le doivent à l’Union Européenne qui, par son partenariat avec le pays pour la sortie de crise, a apporté son appui au secteur de l’eau.

Source : Le Mandat

lundi 18 janvier 2010

Malgré la crise, la Banque Mondiale a augmenté son effort dans le secteur de l'eau

La Banque mondiale occupe une place unique dans le développement de projets liés à l’eau : elle constitue la plus importante source externe de financement dans les secteurs de l’approvisionnement en eau, l'assainissement, l'irrigation et le drainage des eaux usées, ainsi que dans la gestion des bassins fluviaux et des programmes transfrontaliers axés sur l’eau. Elle offre en outre des services de conseil et un soutien analytique aux pays en développement.
De l’exercice 2003 à l’exercice 2009, les financements annuels de la Banque sont passés de 1,8 à 4,9 milliards de dollars, l’approvisionnement en eau et les services d’assainissement constituant le principal domaine d’intervention (3,8 milliards de dollars). Cette augmentation spectaculaire fait suite à une période de déclin prononcé au début des années 2000, résultant de la réduction générale des engagements de la Banque et plus particulièrement d’une diminution des prêts liés à l’infrastructure. Le Plan d’action pour l’infrastructure de 2003, suivi par le Plan d’action pour une infrastructure durable (SIAP) et la récente Plateforme d’appui aux infrastructures existantes et nouvelles (INFRA) ont joué un rôle essentiel dans la relance des activités de la Banque dans le domaine de l’infrastructure en général et dans le secteur de l’eau en particulier.
Le soutien financier d’importants donateurs internationaux (tels que les gouvernements des Pays-Bas, du Danemark et du Royaume-Uni, ainsi que la Fondation Ville & Melinda Gates) a permis aux pays clients de bénéficier des activités de conseil et d’assistance technique de la Banque. La Banque mondiale est engagée dans toute une série de partenariats sur l’eau, dont les plus importants sont :
- Le Programme eau et assainissement (WSP). Ce partenariat inauguré il y a 30 ans, placé sous les auspices de la Banque mondiale est chargé d'améliorer l'accès durable des pauvres aux services d'eau et d'assainissement, grâce au renforcement des capacités, à la mise en œuvre et à l’expérimentation d’approches innovantes, aux campagnes de sensibilisation et au partage des connaissances. Au cours de l’exercice 2009, le Programme WSP a investi environ 39,6 millions de dollars répartis dans 25 pays.
- Le Programme de partenariat pour l'eau (WPP). Un programme multi-donateurs visant à renforcer les efforts de la Banque pour réduire la pauvreté grâce à : (a) l’amélioration de la qualité et de l’efficacité des services liés à l’eau et (b) le sponsoring et la mise en œuvre d’approches pragmatiques , s’appuyant sur des principes pour la gestion et le développement des ressources en eau. Le WPP est une consolidation et une évolution du Programme de partenariat pour l'eau Banque-Pays-Bas (BNWPP) dans le domaine des ressources en eau et du Partenariat pour l'eau Banque-Pays-Bas (BWNP) en matière d’alimentation en eau et de services sanitaires. En abordant le secteur de l’eau dans sa globalité et en renforçant l’action des donateurs participants, le WPP améliore la réorganisation et la restructuration de ce secteur. Environ 20 millions de dollars ont été mis à disposition pour la période 2009-2010.

Dans le cadre du Mémorandum d’accord signé en 2008, l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA) et la Banque mondiale étudient les possibilités de coopération, dans des domaines comme le changement climatique et l’agriculture, les systèmes d’alerte des inondations et les formations assurées aux pays clients.

vendredi 10 avril 2009

Le cercle infernal de l’instabilité politique en Guinée-Bissau

80% de l’eau de Bissau, la capitale bissau-guinéenne, est contaminée par des bactéries nocives. Les habitants sont habitués aux épidémies de choléra et autres maladies diarrhéiques mortelles, et les bailleurs ne peuvent financer d’importants projets de construction d’infrastructures tant que la stabilité du pays ne peut être garantie.

La dernière épidémie de choléra, qui a couru de novembre 2008 à février 2009, a fait au moins 225 morts et touché quelque 14 000 personnes, la plupart dans la capitale. Si la gravité des dernières épidémies a incité certains bailleurs à investir davantage malgré l’incertitude politique qui subsiste, la plupart d’entre eux restent réticents. L’instabilité politique, marquée par les coups et contre-coups d’Etat et les assassinats politiques, contribuent à empêcher l’Etat de pouvoir assurer les services les plus essentiels, dans l’ensemble du pays.

" Le pays est touché par une instabilité continuelle ", a déclaré Silvia Luciani, directrice du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) en Guinée-Bissau. " Cela ne permet pas de mettre en place des systèmes d’infrastructures à grande échelle. Pour attirer les gros bailleurs, il faut pouvoir garantir une longue période de stabilité… On ne peut pas installer des canalisations d’eau en un mois ". Les maladies diarrhéiques comptent parmi les principales causes de mortalité et de morbidité infantiles en Guinée-Bissau, pays qui affiche le cinquième taux de mortalité infantile le plus élevé du monde, puisque près d’un enfant sur cinq y meurt avant l’âge de cinq ans. La plupart des familles de la capitale puisent leur eau dans des puits de surface qu’elles creusent elles-mêmes, souvent dangereusement près des latrines, et la croissance démographique observée dans la capitale ne fait qu’aggraver cette situation, a expliqué Mme Luciani à IRIN.

A cela s’ajoute l’impossibilité de rentabiliser les investissements : des systèmes de facturation de l’eau et de l’électricité ont été mis en place, mais ils ne fonctionnent pas correctement, selon Cesario Sa, directeur des Services d’eau et d’électricité (EAGB) de Bissau, car les ressources pour rentabiliser ces investissements manquent en amont : " Dans bien des cas, nous ne sommes pas en mesure de percevoir les recettes de l’approvisionnement en eau, faute de ressources financières ou de capacités ".

La Commission européenne vient d’approuver un projet d’un budget de 3,9 millions de dollars, visant à renforcer les capacités du ministère de l’Energie et des ressources naturelles dans le domaine de la gestion de l’eau, ainsi que l’octroi de la somme de 3,9 millions de dollars, pour continuer d’aider à la bonne gestion de l’eau en milieu rural. La Banque mondiale est sur le point de commencer à construire des réservoirs d’eau à Bissau, et d’installer 24 kilomètres de canalisations d’eau, pour un coût de près de six millions de dollars.

" Il y a une volonté d’améliorer l’eau et l’assainissement ", se félicite Mme Luciani de l’UNICEF. " Si la situation reste calme, d’autres interventions de ce type pourront être entreprises ". Pour Jose Antonio Borges, un habitant de Bissau, la population ne peut plus se permettre d’attendre. " La Guinée-Bissau est confrontée à une crise électrique depuis 1998. Mais cette année, c’est la crise hydrique qui est la plus grave car elle touche tout le monde dans le pays… On peut accepter la crise énergétique, mais sans eau, on ne peut pas vivre ".


jeudi 4 septembre 2008

L'assainissement doit devenir une priorité


En marge de la Semaine mondiale de l'eau qui s'est tenue à Stockholm fin août, le président du fond international pour l'assainissement a annoncé vouloir récolter plus de 65 millions d'euros par an afin de permettre l'amélioration de l'accès aux installations sanitaires et à l'hygiène dans les pays en voie de développement.

Jon Lane, le président du Conseil de concertation pour l'approvisionnement en eau et l'assainissement, le WSSCC confiait lundi à l'AFP que "l'assainissement doit devenir une priorité". Face au constat qu'il y a "cinq fois plus d'argent investi dans l'accès à l'eau potable que dans l'assainissement, alors que si on regarde les chiffres, cela devrait être l'inverse", le fonds créé par le WSSCC en mars dernier s'est fixé comme objectif la collecte de 100 millions de dollars par an, soient 67,8 millions d'euros.

Cette aide sera principalement consacrée à la création d'un réseau d'assainissement digne de ce nom dans certains pays en voie de développement et en priorité au Burkina Faso, au Sénégal, en Ouganda, au Pakistan, en Inde, au Népal et à Madagascar.


Toujours selon Jon Lane, un tel recul en matière d'assainissement dans certains de ces pays serait dû au fait qu'il s'agit là d'un sujet tabou dans beaucoup de cultures, ce qui expliquent les réticences rencontrées auprès de certains dirigeants. Il ajoute également ironiquement, "on ne gagne pas de vote en parlant d'excréments".


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