Concrètement, le projet envisage la construction de 12 à 15 structures d’approvisionnement en eau, de latrines et d’évacuation des eaux usées. Outre ces travaux, sera mise en place une autorité locale de régulation de l’eau et de l’assainissement afin de veiller, à long terme à la pérennité de ces installations ainsi qu’une cellule de veille et de sensibilisation sanitaire.
mercredi 12 mai 2010
L’Espagne aide aussi Haïti a retrouver l’accès à l’eau
Concrètement, le projet envisage la construction de 12 à 15 structures d’approvisionnement en eau, de latrines et d’évacuation des eaux usées. Outre ces travaux, sera mise en place une autorité locale de régulation de l’eau et de l’assainissement afin de veiller, à long terme à la pérennité de ces installations ainsi qu’une cellule de veille et de sensibilisation sanitaire.
jeudi 22 avril 2010
Lorient va aider Cayar à traiter ses eaux usées
Lancé en 2006, le projet de création d'un système d'épuration des eaux usées est entré dans sa phase opérationnelle. Les premiers coups de pioche ont été donnés début février pour des travaux qui devraient durer quatre mois.
Les services techniques lorientais ont assuré la conception initiale du projet en lien avec différents organismes sénégalais (dont l'ONG Enda). La mise en place et le suivi de l'opération, ensuite, ont été confiés une entreprise de BTP locale.
Après quatre ans d'efforts conjoints, les travaux ont pu commencer. Lancés dans une partie de la ville déjà raccordée au réseau d'eau potable, ils profiteront à près de 6 000 personnes.
La coopération ne s'arrête pas là, puisque maintenant il s'agit de démontrer à la population l'intérêt de ces aménagements, et surtout de la sensibiliser aux enjeux sanitaires, par des réunions publiques et des distributions de prospectus. La santé reste l'objectif premier. En Afrique, selon les derniers chiffres de l'OMS, les maladies liées à un assainissement défectueux, à une mauvaise hygiène ou à de l'eau contaminée, tuent encore 115 personnes par heure.
mardi 2 mars 2010
LA BAD finance un projet de réhabilitation des infrastructures et des services d’eau et d’assainissement à Chitungwiza au Zimbabwe
mercredi 24 février 2010
Pénurie d’eau : la Côte d’Ivoire évitera t-elle le pire ?
lundi 18 janvier 2010
Malgré la crise, la Banque Mondiale a augmenté son effort dans le secteur de l'eau
vendredi 10 avril 2009
Le cercle infernal de l’instabilité politique en Guinée-Bissau
80% de l’eau de Bissau, la capitale bissau-guinéenne, est contaminée par des bactéries nocives. Les habitants sont habitués aux épidémies de choléra et autres maladies diarrhéiques mortelles, et les bailleurs ne peuvent financer d’importants projets de construction d’infrastructures tant que la stabilité du pays ne peut être garantie.
La dernière épidémie de choléra, qui a couru de novembre 2008 à février 2009, a fait au moins 225 morts et touché quelque 14 000 personnes, la plupart dans la capitale. Si la gravité des dernières épidémies a incité certains bailleurs à investir davantage malgré l’incertitude politique qui subsiste, la plupart d’entre eux restent réticents. L’instabilité politique, marquée par les coups et contre-coups d’Etat et les assassinats politiques, contribuent à empêcher l’Etat de pouvoir assurer les services les plus essentiels, dans l’ensemble du pays.
" Le pays est touché par une instabilité continuelle ", a déclaré Silvia Luciani, directrice du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) en Guinée-Bissau. " Cela ne permet pas de mettre en place des systèmes d’infrastructures à grande échelle. Pour attirer les gros bailleurs, il faut pouvoir garantir une longue période de stabilité… On ne peut pas installer des canalisations d’eau en un mois ". Les maladies diarrhéiques comptent parmi les principales causes de mortalité et de morbidité infantiles en Guinée-Bissau, pays qui affiche le cinquième taux de mortalité infantile le plus élevé du monde, puisque près d’un enfant sur cinq y meurt avant l’âge de cinq ans. La plupart des familles de la capitale puisent leur eau dans des puits de surface qu’elles creusent elles-mêmes, souvent dangereusement près des latrines, et la croissance démographique observée dans la capitale ne fait qu’aggraver cette situation, a expliqué Mme Luciani à IRIN.
A cela s’ajoute l’impossibilité de rentabiliser les investissements : des systèmes de facturation de l’eau et de l’électricité ont été mis en place, mais ils ne fonctionnent pas correctement, selon Cesario Sa, directeur des Services d’eau et d’électricité (EAGB) de Bissau, car les ressources pour rentabiliser ces investissements manquent en amont : " Dans bien des cas, nous ne sommes pas en mesure de percevoir les recettes de l’approvisionnement en eau, faute de ressources financières ou de capacités ".
La Commission européenne vient d’approuver un projet d’un budget de 3,9 millions de dollars, visant à renforcer les capacités du ministère de l’Energie et des ressources naturelles dans le domaine de la gestion de l’eau, ainsi que l’octroi de la somme de 3,9 millions de dollars, pour continuer d’aider à la bonne gestion de l’eau en milieu rural. La Banque mondiale est sur le point de commencer à construire des réservoirs d’eau à Bissau, et d’installer 24 kilomètres de canalisations d’eau, pour un coût de près de six millions de dollars.
" Il y a une volonté d’améliorer l’eau et l’assainissement ", se félicite Mme Luciani de l’UNICEF. " Si la situation reste calme, d’autres interventions de ce type pourront être entreprises ". Pour Jose Antonio Borges, un habitant de Bissau, la population ne peut plus se permettre d’attendre. " La Guinée-Bissau est confrontée à une crise électrique depuis 1998. Mais cette année, c’est la crise hydrique qui est la plus grave car elle touche tout le monde dans le pays… On peut accepter la crise énergétique, mais sans eau, on ne peut pas vivre ".
jeudi 4 septembre 2008
L'assainissement doit devenir une priorité
En marge de la Semaine mondiale de l'eau qui s'est tenue à Stockholm fin août, le président du fond international pour l'assainissement a annoncé vouloir récolter plus de 65 millions d'euros par an afin de permettre l'amélioration de l'accès aux installations sanitaires et à l'hygiène dans les pays en voie de développement.
Jon Lane, le président du Conseil de concertation pour l'approvisionnement en eau et l'assainissement, le WSSCC confiait lundi à l'AFP que "l'assainissement doit devenir une priorité". Face au constat qu'il y a "cinq fois plus d'argent investi dans l'accès à l'eau potable que dans l'assainissement, alors que si on regarde les chiffres, cela devrait être l'inverse", le fonds créé par le WSSCC en mars dernier s'est fixé comme objectif la collecte de 100 millions de dollars par an, soient 67,8 millions d'euros.
Cette aide sera principalement consacrée à la création d'un réseau d'assainissement digne de ce nom dans certains pays en voie de développement et en priorité au Burkina Faso, au Sénégal, en Ouganda, au Pakistan, en Inde, au Népal et à Madagascar.
Toujours selon Jon Lane, un tel recul en matière d'assainissement dans certains de ces pays serait dû au fait qu'il s'agit là d'un sujet tabou dans beaucoup de cultures, ce qui expliquent les réticences rencontrées auprès de certains dirigeants. Il ajoute également ironiquement, "on ne gagne pas de vote en parlant d'excréments".

