mercredi 20 août 2008

L’inventeur de l’eau virtuelle primé à Stockholm

Le Professeur Anthony John Allan recevra le Prix de l’eau demain à l’occasion de la Semaine mondiale de l'eau - qui a lieu en ce moment à Stockholm - pour son concept d’ « eau virtuelle » - une quantification de la ressource utilisée dans la conception de produits de consommation -. Le Professeur enseigne au du King’s College de Londres et de l’Institut des Etudes Orientales et Africaines.

Selon Courrier International, « l'expression "eau virtuelle" a été créée au milieu des années 80 par des économistes israéliens qui s'étaient aperçus que l'exportation de l'eau - rare - israélienne était totalement absurde du point de vue économique. Pourtant, c'était bien ce qui se passait, affirmaient-ils, chaque fois que leur pays semi-aride exportait des oranges ou des avocats, dont la culture demande beaucoup d'eau. L'idée fut développée par l'économiste Tony Allan, de l'Ecole d'études orientales et africaines de l'université de Londres. Elle est définie comme "l'eau contenue dans les marchandises" mais, selon les propres mots du chercheur, l'idée "n'avait pas attiré l'attention des spécialistes de la gestion de l'eau". »

L’idée est extrêmement simple. Il faut de l’eau pour des aliments tels que les céréales, les légumes, la viande et les produits laitiers. L'eau virtuelle est ce volume d'eau utilisé pour produire ces aliments. On la dit « virtuelle », car elle n’est plus présente en tant que telle dans le produit. Ceci explique pourquoi la production de nourriture utilise environ 70% de l’eau et que le régime alimentaire est un élément essentiel.

Mais le concept est encore plus intéressant, dans un monde globalisé, car il permet d’analyser l’empreinte en eau de toutes les marchandises.

Selon le Conseil mondial de l’eau, qui a établi un rapport téléchargeable ici, les grandes zones exportatrices d’eau virtuelle sont l’Amérique et l’Océanie.

Ce genre de calcul des matériaux inscrits ou rejetés dans une marchandise ou un service sont vraiment dans l’air du temps. On connaît par exemple l’empreinte CO2 de WWF, qui permet de calculer les émissions de CO2 de chaque individu. Les grands supermarchés (Casino, Leclerc, Les Mousquetaires) sont en train de lancer des étiquettes pour connaître le poids carbone des produits vendus en grande surface.

Bref, l’eau virtuelle est un concept dans l’air du temps, qui pourrait être particulièrement utile pour maîtriser la crise de l’eau actuelle et à venir.




Aucun commentaire:

Annuaire RSS Fluxenet