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mercredi 6 janvier 2010

Une femme de Mer à la tête de WWF France : Isabelle Autissier est élue Présidente

Navigatrice, journaliste, militante, Isabelle Autissier vient d’être élue à l’unanimité présidente du WWF France, en remplacement de Claude Dumont.
Ingénieur agronome spécialisée dans l’halieutique, Isabelle Autissier a travaillé 10 ans auprès de professionnels de la mer, après 15 ans de course au large, dont 4 tours du monde en solitaire. En parallèle de ses activités de médiation culturelle liées au monde de la mer, elle prend aujourd’hui la présidence du WWF-France, aux côtés de Serge Orru, directeur général de l’organisation de protection de la nature.
Ecrivain, femme de radio, créatrice de spectacles sur la mer et l’environnement, Isabelle Autissier est également administratrice des « Terres australes et antarctiques françaises », de la « Fondation de France » et ambassadrice de la « Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme ». Vice Présidente du Grenelle de la mer dans le groupe 1 « délicate rencontre de la terre et de la mer », officier de l’Ordre national du Mérite, et de la Légion d’honneur, elle est également Chevalier des Arts et des Lettres.

mardi 17 mars 2009

Vers une certification de la provenance de l’eau

Deuxième jour du forum mondial de l’eau, et une idée novatrice qui a été mise sur la table : celle de labeliser l’eau utilisée pour produire des biens de consommation alimentaires. Un nouveau logo pourrait faire son apparition sur la bière, le riz, les cereals, certifiant l'origine de l'eau utilisée pour leur fabrication.
Ce projets'inspire directement du mécanisme mis en place sur la filière du bois pour lutter contre l'exploitation illégale des forêts. Le Forest Stewardship Council (FSC), organisme qui établit des normes internationales de bonne gestion forestière, a ainsi certifié à ce jour plus de 100 millions d'hectares.
Les sociétés qui obtiennent la certification peuvent utiliser le logo FSC, qui peut devenir un argument commercial de poids, et peut-être demain, pour les acteurs de l’eau en bouteille, un début de réponse à la crise qu’ils traversent faute d’une crédibilité écologique.
"Le FSC est mécanisme qui permet de certifier le bois, le système Fair Trade permet aux consommateurs de choisir des produits qui aident les communautés locales, mais aucun programme de ce type n'existe pour l'eau", explique Jonathan Kaplan, de Nature Conservancy.
Cette ONG américaine fait partie, avec notamment WWF, des six organisations environnementales qui participent à cette initiative.
L'objectif affiché est d'élaborer, dans les mois qui viennent, un ensemble de critères applicables dans le monde entier qui seraient complétés par des critères locaux.

mercredi 20 août 2008

L’inventeur de l’eau virtuelle primé à Stockholm

Le Professeur Anthony John Allan recevra le Prix de l’eau demain à l’occasion de la Semaine mondiale de l'eau - qui a lieu en ce moment à Stockholm - pour son concept d’ « eau virtuelle » - une quantification de la ressource utilisée dans la conception de produits de consommation -. Le Professeur enseigne au du King’s College de Londres et de l’Institut des Etudes Orientales et Africaines.

Selon Courrier International, « l'expression "eau virtuelle" a été créée au milieu des années 80 par des économistes israéliens qui s'étaient aperçus que l'exportation de l'eau - rare - israélienne était totalement absurde du point de vue économique. Pourtant, c'était bien ce qui se passait, affirmaient-ils, chaque fois que leur pays semi-aride exportait des oranges ou des avocats, dont la culture demande beaucoup d'eau. L'idée fut développée par l'économiste Tony Allan, de l'Ecole d'études orientales et africaines de l'université de Londres. Elle est définie comme "l'eau contenue dans les marchandises" mais, selon les propres mots du chercheur, l'idée "n'avait pas attiré l'attention des spécialistes de la gestion de l'eau". »

L’idée est extrêmement simple. Il faut de l’eau pour des aliments tels que les céréales, les légumes, la viande et les produits laitiers. L'eau virtuelle est ce volume d'eau utilisé pour produire ces aliments. On la dit « virtuelle », car elle n’est plus présente en tant que telle dans le produit. Ceci explique pourquoi la production de nourriture utilise environ 70% de l’eau et que le régime alimentaire est un élément essentiel.

Mais le concept est encore plus intéressant, dans un monde globalisé, car il permet d’analyser l’empreinte en eau de toutes les marchandises.

Selon le Conseil mondial de l’eau, qui a établi un rapport téléchargeable ici, les grandes zones exportatrices d’eau virtuelle sont l’Amérique et l’Océanie.

Ce genre de calcul des matériaux inscrits ou rejetés dans une marchandise ou un service sont vraiment dans l’air du temps. On connaît par exemple l’empreinte CO2 de WWF, qui permet de calculer les émissions de CO2 de chaque individu. Les grands supermarchés (Casino, Leclerc, Les Mousquetaires) sont en train de lancer des étiquettes pour connaître le poids carbone des produits vendus en grande surface.

Bref, l’eau virtuelle est un concept dans l’air du temps, qui pourrait être particulièrement utile pour maîtriser la crise de l’eau actuelle et à venir.




mercredi 30 juillet 2008

Le WWF en lutte contre la pollution des ferries en Mer Baltique

Le WWF vient de déclarer que la plupart des compagnies de croisières et de ferry opérant en Mer Baltique ont refusé de répondre à son appel qui leur demandait d’arrêter de rejeter leurs eaux usées directement à la mer.

Nos camarades leur recommandent d’intégrer des réservoirs de stockage et précise que les pays d’Europe du Nord ayant des côtes sur cette mer ont récemment formé le Plan d’Action de la Mer Baltique pour lutter contre la pollution.

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