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dimanche 28 novembre 2010

Inondations au Bhoutan

Les changements climatiques qui sont à l'origine de la fonte des glaces polaires, menacent de faire disparaître les petites îles, et provoquent des sécheresses dévastatrices. Un autre effet des changements climatiques -- que l'on appelle parfois le 'tsunami venu du ciel' -- menace la petite nation himalayenne du Bhoutan.

lundi 31 mai 2010

L’Azerbaïdjan détourne ses rivières pour lutter contre les inondations

En Azerbaïdjan, le ministre de l’écologie et des ressources naturelles vient de lancer un vaste plan d’action pour faire face aux inondations qui frappent son pays. Huseyngulu Bagirov veut réduire l’eau entrant dans le lac Mingechevir dont le niveau qui augmente sensiblement est en train d’engloutir les rivages.
Ces derniers jours, en effet, de grandes inondations ont eu lieu dans 40 districts de l'Azerbaïdjan en raison de hausse de la rivière Kur. À la suite de la catastrophe, environ 20.000 maisons ont été inondées, plus de 300 ont été détruites et 50.000 hectares de terres cultivées ont été laissés sous l'eau.
Bagirov déclare ainsi aux journalistes : « Les rivières qui viennent des montagnes fournissent la rivière Kur ce qui augmente le niveau du lac Mingechevir. Si un réservoir est construit sur la rivière Ganikh autour du lac Adjinohur, alors il sera possible de maintenir la situation sous contrôle. Il est nécessaire de surveiller les barrages et les renforcer. Des opérations sont en cours pour restaurer les barrages endommagés et pour résoudre les problèmes sociaux de la population», ». Il expose également les recherches qui sont en cours visant à diviser et détourner les cours des rivières Araz et Kur.
Les conditions météorologiques et la neige encore présente en grande quantité dans les montagnes risquent encore d’aggraver la situation.

Source : Trend

dimanche 23 mai 2010

Inondations en Pologne: la Vistule en crue à Varsovie …

Le bilan des récentes inondations en Pologne s'est alourdi à neuf morts, et trois disparus cependant que la crue de la Vistule a atteint Varsovie et que des milliers de personnes ont été évacuées dans le sud du pays, ont annoncé les secouristes et les autorités locales.
"Nous déplorons neuf morts, alors que trois personnes sont portées disparues. La dernière victime est un homme de 70 ans, noyé dans sa maison à Tarnobrzeg" (sud-est), a déclaré vendredi à l'AFP le porte-parole des pompiers, Pawel Fratczak.
Le Premier ministre Donald Tusk a présenté vendredi au Parlement un rapport sur les inondations qu'il a qualifiées de "drame sans précédent depuis 160 ans". "Nous parlons de dégâts de l'ordre de 10 milliards de zlotys" (2,43 milliards d'euros au cours actuel), a précisé M. Tusk.
"La situation dans le bassin de la Vistule est plus grave que lors des grandes inondations de 1997", a-t-il affirmé.
Des milliers de personnes ont dû être évacuées des localités du sud du pays, où beaucoup de maisons et de routes étaient toujours sous l'eau vendredi.
Le niveau du fleuve à Varsovie, une agglomération de 2 millions d'habitants, a atteint dans la matinée 7,40 m et pourrait encore monter dans la journée de quelque 40 cm, selon les prévisions météorologiques, un niveau record depuis 60 ans.
Source AFP

jeudi 8 avril 2010

Des pluies diluviennes font au moins cinquante morts au Brésil

Les pluies diluviennes exceptionnelles qui se sont abattues sur Rio sans discontinuer de lundi à mardi, ont fait au moins cinquante morts et provoqué le chaos dans cet Etat de seize millions d'habitants. Selon un bilan provisoire, la défense civile brésilienne faisait état de quatorze morts à Sao Gonçalo, neuf à Niteroi – deux villes situées de l'autre côté de la baie de Rio – et vingt-six dans la capitale de l'Etat
Les pluies ont commencé lundi soir vers 17 heures, en pleine heure de pointe, surprenant les habitants qui tentaient de regagner leur domicile. Plusieurs quartiers de Rio de Janeiro ont d’ailleurs été rapidement inondés. Les principales voies d'accès au centre de la ville et de nombreux tunnels ont été coupés en raison d'inondations ou d'importants éboulements de terrain. Le pont de 15 km sur la mer qui relie Rio à Niteroi était fermé en raison de vents forts. Les écoles sont pour la plupart fermées.
Selon les services météorologiques, dans le seul quartier de Sumaré, non loin du célèbre Corcovado où se dresse la statue du Christ, les précipitations ont été plus de deux fois plus élevées en 24 heures que pendant tout un mois d'avril. Face à cette "anomalie climatique", le service "Climatempo" a lancé une alerte "sur des risques de nouveaux éboulements de terrain".
La majorité des victimes sont mortes dans des quartiers de la zone nord populaire, dont trois dans celui du Maracana, où se trouve le temple du football brésilien. Dans ce quartier traversé par la rivière Maracana, des habitants ont même trouvé des poissons dans leurs maisons. Plusieurs vols entre Rio et Sao Paulo ont été annulés, l'aéroport intérieur de Santos Dumont ayant dû fermer à plusieurs reprises en raison de l'intensité des pluies.

dimanche 14 mars 2010

Saur se mobilise aux côtés des sinistrés Xynthia

Le groupe Saur, très présent dans les régions sinistrées par la tempête Xynthia a mobilisé ses équipes pour remettre ses services en état de marche et soutenir la population. Le groupe gère par exemple la distribution en eau de 250 000 habitants et l’assainissement pour 180 000 habitants en Vendée.

Sur ce département, à l’exception d’une interruption de quelques heures de l’usine du Graon, la distribution d’eau a pu être maintenue car anticipée : maintien sous pression des réseaux, remplissage des réservoirs, fermeture des vannes et pose de plaques pleines (bouchons plats permettant de fermer le réseau) lorsque des casses étaient identifiées.
72 heures après le passage de Xynthia sur ce département, l’eau était potable au robinet et la remise en ordre de l’assainissement avait débuté. Des analyses bactériologiques internes et DDASS ont très rapidement confirmé la potabilité de l’eau distribuée.
Sur le terrain, la décrue permet peu à peu aux agents Saur de mieux identifier les nombreuses casses pour réparer ou isoler les réseaux défectueux et éviter ainsi aux eaux saumâtres d’y pénétrer et de polluer le reste du réseau.

Rétablir les postes de relevage
Côté assainissement, aucune station d’épuration n’a été inondée mais le fonctionnement du réseau a été interrompu par la montée des eaux. Les équipes se sont donc attelées au désengorgement des postes de relevage des eaux usées toujours inondés, à leur raccordement au réseau électrique (voir photo).
Des opérations de pompage menées par la Sécurité Civile et Saur ont été lancées, avec la mise en fonction de deux pompes d’une capacité de 1500 m3/heure et de trois hydrocureurs. Le pompage a notamment permis aux pompiers de visiter les maisons à la recherche d’éventuels disparus, à certains habitants d’accéder chez eux pour récupérer leurs effets personnels et d’assainir les habitations en vidant les caves.

samedi 13 mars 2010

Au Maroc les pluies diluviennes sont meurtrières

Les précipitations qui continuent de tomber depuis plusieurs semaines sur le Maroc ont entrainé la mort d’au moins dix personnes rien que dans la journée du 09 mars. Ces précipitations ont également causé ces derniers jours des inondations et glissements de terrain et d’importants dégats matériels sont à déplorer : effondrement de maisons, destruction de ponts et coupure d'électricité. Des milliers d'hectares de cultures ont également été inondés, des routes coupées et de nombreuses familles déplacées et hébergées dans des centres d'accueil.
Mardi, plus de 400 maisons à Khénifra, ville montagneuse du Moyen-Atlas (centre), ont été inondées, selon la MAP. En février, les pluies avaient déjà provoqué la mort d'une dizaine de personnes emportées par des crues.
Sept personnes ont péri mardi par noyade dans la crue d'un oued traversant le hameau Aït Hammou Abdessalam dans la commune de Ksiba (250 km au sud-est de Rabat), a déclaré un responsable local, interrogé dans la nuit de mardi à mercredi.
"Six autres personnes ont été blessées dans l'effondrement de deux maisons construites en pisé au bord de cet oued", a ajouté la même source.
Ces fortes pluies accompagnées de vents violents ont également provoqué la mort de trois personnes, mardi, dans les villes de Taza (nord-est) et de Midelt (centre).

jeudi 11 mars 2010

L’Ouganda entre boue et pluies diluviennes

Des inondations ayant suivi les glissements de terrain dans l'est de l'Ouganda ont fait 2.000 nouveaux sans-abri, a annoncé vendredi le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha) à Genève.
"Non seulement il y a eu des glissements de terrain, mais il y a aussi eu des inondations. Celles-ci ont fait 2.000 personnes sans abri dans le district de Butaleja", a déclaré la porte-parole de l'Ocha à Genève, Elisabeth Byrs.
Par ailleurs, alors que les glissements de terrain causés par des pluies torrentielles ont probablement fait 300 morts, selon la Croix-Rouge ougandaise, "plus de 10.000 personnes pourraient être évacuées" du district de Bududa, une région montagneuse à environ 275 kilomètres au nord-est de Kampala, a-t-elle précisé.
L'ONU, qui a dépêché du personnel pour assister le gouvernement ougandais dans son évaluation des besoins, a constaté que "les sauveteurs n'ont eu pour dégager les survivants que des pelles ou des bêches", a rapporté Mme Byrs.
"Ils ont dû aller à pied ou par secours aérien puisque les équipements lourds ne peuvent pas travailler pour dégager les survivants étant donné que le sol est trop instable", a-t-elle expliqué: "les machines et les bulldozers pourraient eux-mêmes entraîner des glissements de terrain".
L'une des priorités des services de secours est d'apporter de l'eau potable aux populations touchées, les eaux étant contaminées par les corps en décomposition, selon la porte-parole.
Une clinique mobile a été mise en service et la distribution d'eau potable et de nourriture a commencé, mais les fortes pluies les rendent difficiles, a-t-elle précisé.
Source : AFP

jeudi 4 mars 2010

Une commune française sur trois est concernée par le risque d'inondation

Le risque inondation, premier risque naturel en France, concerne une commune sur trois à des degrés divers, dont 300 grandes agglomérations, selon le ministère de l'Écologie et du Développement durable. En France, 16.134 communes, soit 5,1 millions de Français, étaient ainsi concernées en 2008 par le risque d'inondation dans un pays où les zones inondables s'étendent sur plus de 27.000 km2. Les dommages provoqués par les inondations sont de plus en plus importants en France depuis une cinquantaine d'années, en raison du fort développement urbain dans les zones inondables.

Il y a tout juste un an, une étude du Commissariat général au Développement durable (http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/spipwwwmedad/pdf/LePointSur_N6_cle03d2dd.pdf) soulignait ainsi qu'entre 1999 et 2006, près de 100.000 logements avaient été construits dans les zones inondables de 424 grandes communes, dont 8.000 dans les Alpes-Maritimes, le Var et le Val-de-Marne. On se souvient pourtant de l'émotion suscitée le 22 septembre 1992 par les inondations ravageant la ville de Vaison-la-Romaine (Vaucluse), où 46 personnes avaient péri. Depuis ce drame, toutes les constructions au bord de l'Ouvèze ont été interdites et 70 habitations trop exposées rasées. Par la suite, trois inondations majeures ont eu lieu en France, faisant plus de 60 victimes et entraînant 3,2 millions d'euros de dommages. En 1999, les crues intervenues dans le sud-est (Aude, Tarn, Pyrénées-Orientales, Hérault) ont fait 34 morts. En 2002, le Gard est le plus touché par de nouvelles inondations liées à de violents orages (24 morts). La rupture d'une digue est en cause et plusieurs maires se plaindront d'avoir été alertés trop tard des intempéries. En 2003, des pluies diluviennes s'abattent sur 19 départements du sud-est - où des digues ont craqué en trois endroits inondant la petite Camargue gardoise et le nord d'Arles - et du centre-est et font 7 morts.

Régulièrement, des campings de vacanciers sont aussi ravagés par des pluies torrentielles, heureusement sans aller jusqu'au drame du camping du Grand-Bornand (Haute-Savoie) où une coulée de boue avait fait 23 morts en 1987. La justice reprochera dix ans plus tard au préfet et au maire de ne pas avoir exigé sur ce site de mesures de prévention contre les inondations. En août 2009, quelque 6.375 communes française étaient dotées d'un plan de prévention des risques naturels d'inondations (PPRN). Depuis 2002, 48 conventions entre l'État et des collectivités territoriales ont en outre été signées dans le cadre de programmes d'actions de prévention des risques liés aux inondations (PAPI).
Source : AFP

vendredi 26 février 2010

L’île de Wright en voie de disparition ?

Après l’hiver brutal que nous venons de vivre, on ne peut nier que le changement climatique est une réalité. Pendant les prochaines décennies, nous allons devoir faire face aux conséquences de ce changement climatique.
Bien que les débats soient toujours brûlants quant à savoir si le changement climatique vient de l'homme ou est le résultat de variations naturelles du climat de la Terre, il existe un large consensus parmi les scientifiques pour dire que le niveau des mers devrait s’élever considérablement. On parle même d'un mètre dans le Solent (bras de mer séparant l’île de Wright de l’Angleterre) d’ici une centaine d’années.
L’Agence de l'Environnement de l’île de Wright a récemment averti que si les défenses côtières actuelles ne sont pas maintenues, plus de 480 habitations et entreprises dans les zones basses ont un risque sur 200 d’être inondées dans l’année. Et avec le niveau des mers qui augmente, ce nombre pourrait passer à 730 foyers et entreprises au cours des 100 prochaines années. L'agence a récemment fait des propositions au Conseil de l’île concernant la lutte contre la menace d'inondation et d'érosion côtière.
Si l’on en croit les projections de l'Agence de l'Environnement, toute l'étendue du littoral entre Yarmouth et Ryde est menacée par des inondations.

Ces cartes sont un exemple de ce que deviendront les villes de Ryde et Yarmouth si aucune mesure n’est prise pour consolider les défenses contre les inondations.

John O ' Flynn, gestionnaire du Solent, estime que le budget, uniquement pour assurer le maintien de défenses contre les inondations de l'île se situe entre £ 80.000 et £ 120.000 par an. En effet, de nombreux moyens de protection ont d’ores et déjà été mis en place : des pont-de-marée, des pompes, un mur de mer sans compter les travaux entrepris pour réparer les dégâts dus à l'érosion.
Cependant, il est très difficile d’évaluer le coût de nouvelles infrastructures qui protègeraient l'île si le niveau de la mer venait à augmenter au cours du prochain siècle. Comme il le déclare : «Tout dépend de la rapidité avec laquelle la mer montera et de la résistance des défenses installées».
A savoir maintenant si les décisions politiques qui seront prises au cours des prochaines années accepteront de prendre en charge des coûts si important.
Il semble que les communautés, le gouvernement central, et les développeurs vont tous à avoir à assumer les coûts des travaux de prévention des inondations s’ils ne veulent pas voir l’île se dissoudre lentement, comme une pastille d’aspirine…
Source : County press

mardi 9 février 2010

Vers l’élaboration d’une cartographie des zones inondables en Algérie

Une cartographie de toutes les zones inondables en Algérie est en voie d’élaboration pour définir les zones à risques, a affirmé à Alger le directeur de l’assainissement et de la protection de l’environnement auprès du ministère des Ressources en eau, M. Hacen Aït Amara.
«La réalisation de cette carte est une nécessité impérieuse et d’une grande importance non seulement pour le secteur des ressources en eau, mais également pour celui de l’habitat car elle permettra d’identifier les zones inondables», a-t-il expliqué sur les ondes de la radio nationale. Il a ajouté dans ce sens que l’Etat a réservé une enveloppe qui avoisine les 40 milliards de DA dans le cadre du programme quinquennal 2010/2014 pour protéger les villes algériennes des inondations. Des systèmes de protection ont ainsi été mis en place pour sécuriser certaines régions à risque, a fait savoir le même responsable, soulignant à titre d’exemple qu’une infrastructure chargée de mobiliser et de capter toutes les eaux venant du massif de Bouzareah pour les envoyer en mer, sera mise en service dans le prochain mois (février) : «Cette réalisation permettra de sécuriser la partie centre de Bab El Oued».
M. Amara a également avancé qu’un autre projet pour sécuriser la ville de Sidi Bel Abbès et stopper les eaux qui viennent de l’oued Mekerra est en voie d’achèvement. S’agissant du grand projet de lutte contre le phénomène de la remontée des eaux dans la cuvette de Ouargla et d’El Oued et qui a coûté 60 milliards de DA, le même responsable a souligné que sa réception totale est prévue pour le 1er trimestre 2010.Abordant le projet de transfert des eaux traitées de l’oued El Harrach (Alger), dont la capacité est estimée à 70 millions de m3, vers le barrage de Douéra pour leur réutilisation dans l’agriculture, sa mise en service est «imminente», selon lui. Par ailleurs, un «programme ambitieux» de réalisation d’installations d’épuration a été initié, a indiqué le directeur de l’assainissement, soulignant que 40 stations d’épuration des eaux usées seront réalisées dans le cadre du programme quinquennal 2010/2014 pour lesquelles un budget de 80 milliards de DA a été dégagé. Le montant global alloué à la réalisation des actions retenues dans la stratégie du secteur en matière de l’épuration des eaux usées au cours de ces dernières années s’élève à plus de 200 milliards de DA, a-t-il précisé. Le parc des stations d’épuration des eaux usées opérationnelles dépasse, actuellement, les 100 stations, a-t-il fait savoir, soutenant que l’Algérie dispose d’une capacité installée de plus de 550 millions de m3/an au moment où le volume des eaux usées rejetées à l’échelle nationale est estimé à près de 750 millions de m3. «Sur la capacité installée, nous produisons entre 40 et 50%, soit un volume qui avoisine les 300 millions de m3, destinés exclusivement à l’irrigation», a-t-il ajouté. Il a assuré que l’eau épurée dans ces stations ne pose aucun problème du point de vue qualité : «C’est une eau qui répond parfaitement aux normes établies par l’Organisation mondiale de la santé [OMS]», a-t-il souligné, ajoutant que chaque station dispose d’un laboratoire in situ pour analyser l’eau traitée.

Source : La Tribune

mercredi 9 septembre 2009

L'arme de l'eau aux mains de Pyongyang

Dimanche 8 septembre au matin, une crue massive s’est déclenchée en Corée du Sud, sur la rivière Imjin, faisant trois morts et trois blessés, selon l’état actuel des recherches. Les secours sont toujours à la recherche de baigneurs et de campeurs, disparus dans la montée des eaux. Pyongyang a présenté hier des excuses publiques, priant son voisin du sud de pardonner cet « incident », alors présenté comme une « mesure d’urgence », et a annoncé qu’à l’avenir, la moitié nord de la péninsule préviendrait, autant que faire se peut, de l’ouverture du barrage Hwanggang. En quelques minutes, la profondeur de l’eau avait doublé dimanche, passant de 2,60 à 4,20 mètres, et déversant quelques 40 millions de tonnes d’eau dans le lit de la rivière.
Selon la version officielle, ce barrage, construit sur une rivière commune aux deux Corée, est utilisé pour l’irrigation des champs et la fabrication d’électricité. A la lumière de cette mauvaise « plaisanterie » nord-coréenne, le barrage se dote aussi d’un caractère offensif, puisque les 400 millions de tonnes d’eau qu’il pourra contenir une fois sa construction achevée seront à elles seules capables d’assécher ou d’inonder la Corée du Sud, avec des conséquences humaines et économiques aisément imaginables. Une arme plutôt insolite, mais d’une efficacité remarquable. Pour la première fois, un ministre sud-coréen a réagi à ce sujet : « Je pense que le Nord l'a fait intentionnellement », a déclaré le ministre de l'Unification, Hyun In-taek, interrogé sur la question de savoir si le lâcher d'eau sur le barrage pouvait résulter d'un accident.
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