vendredi 13 août 2010

Le contrôle sanitaire de l’eau en France


Exemple : Contrôle de l’impact sur l’eau d’une centrale nucléaire

L’eau comporte un grand nombre de micro-organismes, bactérie et virus, qui peuvent être responsables de maladies. En particulier, le contact d’une eau avec des déjections humaines ou animales favorisent la propagation très rapide de ces organismes. C’est pourquoi les pays qui ne disposent pas d’installations sanitaires suffisantes sont fréquemment sujets à des épidémies ; les maladies hydriques sont responsables de nombreux décès dans le monde, en particulier chez les enfants en bas âge. Malgré les capacités de filtrage naturel des sols traversés par les eaux, celles-ci doivent donc être contrôlées et traitées de manière à diminuer les risques.
En France, les Agences Publiques de l’eau aident les élus et les producteurs à lutter contre la pollution des eaux. Elles perçoivent des redevances qu’elles redistribuent pour financer des travaux. Le contrôle de l’eau utilise des techniques d’analyse physico-chimiques qui permettent de déterminer la concentration de certaines substances polluantes. On a également recours à l’analyse des sédiments, des mousses aquatiques ou des microorganismes présents dans l’eau ; ces « indicateurs biologiques » permettent de comprendre l’influence de la pollution sur le milieu aquatique. On étudie ainsi les comportements et caractéristiques biochimiques des espèces, la taille des populations…La détection des pollutions peut également s’effectuer par l’intermédiaire de satellites.
La pollution est essentiellement d’origine agricole ; cependant, elle peut également provenir des décharges d’ordures, des transports, de l’industrie ou des systèmes d’assainissement individuels. Dans de nombreux pays, la loi impose la mise en place de périmètres de sécurité autour des zones de captage. Cependant, le ruissellement favorise la contamination des eaux malgré ce système de protection. Les experts préconisent donc, en plus de la réduction des sources de pollution, la création de parcs naturels hydrogéologiques où toute activité polluante serait défendue : cela permettrait de protéger les nappes d’eau et les sources.
En France, le contrôle sanitaire de l’eau est défini par le décret n°2001-1220 du 20 décembre 2001. C’est la Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales qui est responsable de ce contrôle. La qualité de l’eau est contrôlée à trois niveaux : sur l’eau brute, au sortir des installations de traitement et sur le réseau de distribution. Plus une agglomération est grande, plus les contrôles sont fréquents. Les résultats des analyses sont redus publics. Il existe sept catégories de normes : organoleptiques (couleur, saveur, odeur et transparence), physico-chimiques (concentrations en minéraux, pH, température, conductivité, présence de substances indésirables mais tolérée en dessous d’un certain seuil), substances toxiques (plomb, chrome…), pesticides, paramètres concernant les eaux adoucies destinées à la consommation humaine). Ces normes sont établies avec une marge de sécurité suffisante pour qu’un dépassement de petite envergure soit sans conséquences pour la santé. En revanche, les normes bactériologiques doivent être scrupuleusement respectées et font l’objet d’une surveillance permanente. Ce sont les maires qui ont la responsabilité de prendre les mesures correctives nécessaires.



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