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mardi 20 juillet 2010

Le fleuve le plus pollué du monde




La rapide urbanisation et l'industrialisation ont transformé le fleuve Citarum en véritable poubelle. C'est en Indonésie, à l'ouest de l'île de Java que se trouve ce fleuve le plus contaminé du monde.
Le fleuve joue toujours un rôle important dans la vie des habitants de la province de Java Ouest. Il fournit de l'eau aux hommes, à l'agriculture, à l'industrie.
Il est fortement pollué par l'activité humaine et pourrait être la rivière la plus polluée du monde. En effet, on dénombre plus de 500 usines, le long du cours d'eau qui y rejettent leurs déchets.
Quelque 5 millions de personnes vivent dans son bassin.

lundi 17 mai 2010

Ces Jeans qui empoisonnent la Chine

Depuis quelques temps, les habitants des rives de la rivière des Perles, en Chine, commencent à s’inquiéter de la situation du fleuve. « L'eau est devenu sombre et noire » nous confie M. Liu. En effet, au cours des dernières décennies, le développement de la Chine n'a pas été tendre pour la rivière des Perles. Le ruissellement provenant des terres agricoles et des usines est l'une des plus grandes menaces de la rivière. Elle est devenue un dépotoir pour débris flottants, notamment des pièces de tissu style denim.
C’est en effet de cette région que provient la plus grande quantité de jeans. On estime qu’elle produit 200 millions de paires de jeans par an pour plus de 60 différentes marques étrangères. En achetant un jean, le consommateur ne réalise pas le processus de pollution que sa fabrication engendre.
Les images satellites révèlent que la partie de la rivière des Perles qui jouxte les usines est complètement noire, couleur probablement due au processus de teinture du tissu… Monsieur Li Zhongquan, directeur d’une des usines déclare que la plupart de l'eau utilisée est recyclée. « Si nous n'avions pas prêté attention à l'environnement, le Parti communiste nous aurait arrêté depuis longtemps», estime-t-il. Par la suite, il avouera néanmoins que toute l’eau utilisée n’est pas recyclée et qu’elle s’écoule par des tuyaux directement dans la rivière de Perles.
Edward Chan, porte parole de Greenpeace en Chine confiait la difficulté de retracer la provenance de l’eau qui s’écoule de ces tuyaux. L'organisation enquête sur le contenu de 5 tubes et a constaté que les cinq contenaient des quantités excessives de métaux lourds, polluants organiques et chimiques.
Le Docteur Tony Lu, médecin chef de la clinique internationale de Guangzhou prévient que ce genre de toxines sont très dangereuses pour la santé, pouvant endommager le système endocrinien, provoquer des cancers ou des lésions cérébrales…
Le manque d’études poussées sur la situation sanitaire de la population de la région ne permet pas de conclure d’un lien de cause à effet entre la production des usines et la pollution de l’eau.
Et cette situation n’est qu’une parmi de nombreuses à travers tout le pays…

Source : CNN

mardi 11 mai 2010

Argentine-Uruguay : verdict de la Cour Internationale de Justice

Depuis de nombreuses années, les militants écologiste argentins dénoncent la pollution du fleuve Uruguay qui sert de frontière entre le pays du même nom et l’Argentine. L’affaire a débuté depuis la construction, en 2007 près de la ville portuaire de Fray Bentos, de l’usine Orion fabricant de la pâte à papier et soupçonnée de polluer le fleuve par son activité. L’affaire est portée devant la Cour Internationale de justice, Buenos Aires estimant que l’usine « décharge chaque jour d’énormes polluants dans l’eau et dans l’air » et « provoque des dommages irréversibles pour l’écosystème du fleuve ». Le 20 avril dernier, la Cour a rendu son verdict… déboutant la demande des argentins.
En effet, les juges ont estimé qu’aucune preuve suffisamment claire n’avait été apportée concernant une augmentation nette de la pollution liée à l’avènement de l’usine. En conséquence, Orion pourra continuer à fonctionner.
Cependant, si son démantèlement n’est pas demandé, l’Uruguay a néanmoins été condamné pour la forme. En effet, depuis 1975, un accord a été passé entre les deux pays qui stipule que les états doivent informer de toutes constructions et activités sur le fleuve commun pour une coopération en matière de prévention afin que chacun puisse estimer de « l’effet probable que l’ouvrage aura sur la navigation, sur le régime du fleuve ou sur la qualité des eaux ». Or, l’Uruguay n’a fourni aucun renseignement et n’a pas suivi les procédures convenues.
Dans l’arrêté, les juges reviennent sur une des bases du droit environnemental en reprécisant qu’ «un Etat est tenu de mettre en œuvre tous les moyens à sa disposition pour éviter que les activités qui se déroulent sur son territoire, ou sur tout espace relevant de sa juridiction, ne causent un préjudice sensible à l’environnement d’un autre Etat ».
Prochainement, la Cour Internationale de Justice devra traiter des cas semblables, notamment entre la Colombie et l’Equateur.
Source : RFI

dimanche 28 février 2010

Pollution du fleuve Pô : une nouvelle forme de criminalité écologique ?

Dans la nuit de mardi, les vannes de plusieurs cuves d’une ancienne raffinerie de la Lombarda Petroli, à Villasanta , sont ouvertes provoquant le déversement de plusieurs milliers de m3 de pétrole dans le Lambro (en latin son nom signifie clair, c'est-à-dire «fleuve aux eaux limpides»), un des effluents du fleuve Pô*. En quelques heures les efforts consentis depuis plusieurs années pour rétablir la qualité des eaux de cet effluent ont été réduit à néant et la dérive de la nappe de pétrole sur plusieurs centaines de kilomètres laisse craindre le pire pour les cours d’eau italiens.
La raffinerie transformée en dépôt de carburant, classée SEVESO jusqu’en 2009 ne semble pas avoir bénéficiée de toutes les attentions nécessaires à sa neutralisation environnementale. Ce site quasiment à l'abandon, devait être réhabilité dans le cadre d'une opération immobilière, mais n'aurait normalement pas dû abriter de telles quantités de pétrole sans une surveillance adaptée. Est-il utile de rappeler que sont dénommés SEVESO les sites industriels représentant un certain niveau de risque. Si cet évènement n’était pas aussi affligeant et grave d’aucun pourraient certainement trouver « drôle » le fait qu’à nouveau ce soit la région de Lombardie qui est touchée par cette catastrophe environnementale. En effet, le qualificatif commun de SEVESO résulte des mesures réglementaires qui ont été prises pour la sécurisation des sites industriels à risque suite à la catastrophe qui avait touché la ville de SEVESO en Lombardie en juillet 1976 provoquant une catastrophe environnementale…Malheureusement la mémoire se perd et dès que l’événement se tasse on oublie…
Mais qui pourrait avoir la prétention de dire qu’il fallait le prévoir, qui de normalement constituer peut penser que l’on peut volontairement commettre un acte de cette nature ? Acte volontaire, cela semble indéniable d’après les éléments d’enquête déjà recueillis, cependant les auteurs ont ils mesurer l’ampleur de leur acte et si c’est le cas sommes nous face à une nouvelle forme de criminalité, le crime écologique ?
Cependant, l’Italie n’en est pas encore au stade du bilan et des conclusions. Aujourd’hui, elle concentre ses efforts sur les actions qui permettront de « limiter » l’ampleur de cette pollution. En effet, les prévisions montrent que si les mesures misent en œuvre ne sont pas suffisamment efficaces, la nappe de pétrole qui dérive actuellement sur le Pô, après avoir parcouru le cours du Lambro atteindra l’Adriatique d’ici 3 ou 4 jours causant sur son passage de terribles dégâts à la faune et la flore. D’après les associations environnementales ce sont déjà des centaines d’oiseaux (hérons, canards, cormorans) et des milliers de poissons (anguilles, mulets…) qui se sont trouvés piégés par cette pollution.
Selon Romano Pagnotta, directeur du Conseil national de la Recherche « il faudra des années avant que le Lambro puisse retrouver les conditions initiales d’un point de vue biologique ». De plus, comme le souligne R. Pagnotta « en plus des éléments qui flottent et peuvent être prélevés, il y a des parties qui se solidifient et qui vont aller se déposer au fond de l’eau et se sédimenter ».
Jeudi après-midi, alors que la nappe se trouvait à mi-chemin entre Crémone et Mantoue, à la hauteur de Parme, après avoir parcouru environ 200 km.De son côté, le chef de la protection civile italienne, Guido Bertolaso, assurait que dans les prochaines 24 heures la plus grande partie de la nappe devrait être récupérée et que les pompiers et les techniciens mobilisées seraient en mesure de récupérer tout le reste avant que la nappe n’arrive à la hauteur de Ferrare et donc au delta du Pô.
"Les interventions les plus lourdes sont prévues dans la zone de Piacenza, où l'on espère que la partie la plus concentrée et épaisse de la nappe pourra être arrêtée avant qu'elle n'atteigne notre territoire", grâce à l'installation de barrières rigides, a expliqué M. Ferrari. Des barrières du même type ont été installées au niveau de l'île de Serafini, près de Crémone.
De son côté, la Vénétie, située plus en aval, s'est préparée à l'arrivée de la marée noire en postant deux embarcations en travers du fleuve pour tenter de récupérer un maximum de pétrole.
"Nous devons faire le maximum pour prévenir et limiter les dommages à l'environnement, mais aussi les éventuelles retombées sur les activités économiques et touristiques dans le delta du Pô, sur la mer Adriatique, une zone unique pour sa beauté et ses délicats équilibres" écologiques, a déclaré le responsable pour la pêche en Vénétie, Isi Coppola.
Le quotidien des italiens est d’ores et déjà affecté par cette catastrophe puisque bien que les autorités aient assuré que l'eau restait potable dans la région, plusieurs provinces ont pris des décrets interdisant la pêche et la navigation sur les parties affectées du fleuve. Dans le même temps, la dérive de la nappe dans la province de Parme, laissant craindre un risque de contamination de l'eau dans la première région agricole d'Italie.
L'organisation agricole « Coldiretti » a toutefois assuré que la sécurité de la chaîne alimentaire n'était pas menacée par cette fuite d'hydrocarbures car la production agricole est faible à cette période de l'année. De plus, les fortes pluies sur la région de Parme dernièrement garantissent que l'eau du Pô ne sera pas nécessaire pour assurer l'irrigation des terres. L'organisation ajoute que les pluies prévues dans les prochains jours vont contribuer à diluer la pollution et disperser les résidus. Pourtant cette dilution pourrait être plus inquiétante que rassurante puisque l’augmentation du niveau des eaux du Pô peut également signifier que les hydrocarbures risquent de se propager à d'autres affluents et rivières, provoquant des dégâts plus étendus.
* Le Pô (en italien Po, en latin Padus) est le plus important fleuve italien tant par sa longueur, 652 km, que par son bassin hydrographique qui couvre 71 057 km², soit 1/4 du territoire national de l'Italie. Il traverse notamment les villes de Turin, Crémone et Plaisance. Il prend sa source à Pian del Re à 2 022 m d'altitude, dans les Alpes occidentales, et se jette dans l’Adriatique, en formant un vaste delta de 380 km² débutant à proximité de Ferrare, où le Pô se divise en trois branches: Le Pô principale (au nord de Ferrare), depuis Ferrare en Pô de Volano et Pô di Primaro, pour former le Delto du Pô. Le Pô principal se subdivise alors en cinq bras secondaires : le Pô de Maestra, le Pô de la Pila, le Pô des Tolle, le Pô de Gnocca et le Pô de Goro. Actuellement le Pô est navigable sur 389 km depuis le débouché du Tessin jusqu'à la mer.
Pour aller plus loin : lire l'article du 3 janvier 2010 : Faits et chiffres sur le bassin de la rivière Pô

samedi 27 février 2010

L’eau du fleuve Uruguay donne des boutons à Montevideo…

La baignade a été interdite dans la station balnéaire argentine de Nandubaysal, située sur le fleuve Uruguay en face d'une uisne de cellulose controversée, à la suite d'un épisode d'éruptions cutanées chez 90 personnes, ont annoncé les autorités sanitaires. L'Uruguay a annoncé en début de semaine qu'il analysait les eaux autour de l’usine controversée tout en relevant que côté uruguayen, aucun cas d’éruption cutanée n'a été enregistré.
"Nous surveillons de façon permanente" le fleuve dans la zone où se trouve l'usine du papetier finlandais UMP (ex-Botnia), pomme de discorde entre l'Argentine et l'Uruguay depuis plus de quatre ans, a dit Alicia Torres, à la tête de la direction nationale de l'Environnement (Dinama).
Les analyses, qui ont lieu normalement tous les deux mois pour détecter d'éventuelles contaminations environnementales, ont été "avancées" à ce week-end, a-t-elle précisé.
Mme Torres a toutefois souligné que la crue du fleuve Uruguay provoquée par de fortes pluies entraîne avec elle "d'autres matériaux, comme des algues", qui pourraient être à l'origine des problèmes dermatologiques dénoncés.
Dimanche, les autorités sanitaires argentines ont interdit la baignade dans la station balnéaire de Nandubaysal, située sur le fleuve Uruguay en face de l'usine, après l'apparition de 90 cas d'éruptions cutanées.
Nandubaysal est fréquentée par de nombreux habitants de Gualeguaychu -une localité située à 230 km au nord de Buenos Aires-, en pointe des protestations contre l'usine, en raison des risques environnementaux supposés.
L'Argentine a porté plainte le 4 mai 2006 contre l'Uruguay auprès de la Cour internationale de justice (CIJ) à La Haye, reprochant à son petit voisin d'avoir autorisé "unilatéralement" la construction de cette usine.

vendredi 15 janvier 2010

Deux affluents du fleuve Jaune sérieusement pollués par une fuite de gazole

Deux affluents du fleuve Jaune, le deuxième plus long fleuve de Chine, ont été "sérieusement pollués" par une fuite de gazole, nouvel accident frappant les cours d'eau chinois extrêmement contaminés, a indiqué mardi le gouvernement.
Jusqu'à 150.000 litres de gazole ont été déversés dans les rivières Chishui et Wei mercredi dernier, à la suite de la rupture d'un oléoduc de la China National Petroleum Corp., premier producteur de pétrole du pays, selon les médias officiels.
"A cause de cet incident, la Chishui a été sérieusement polluée et la Wei assez sérieusement", a indiqué le gouvernement de la province du Shaanxi (nord) sur son site internet.
La pollution de la rivière Wei a été "maîtrisée", non sans avoir atteint lundi, comme la Chishui, le niveau 5, plus haut niveau l'échelle de pollution chinoise, selon la même source.
Des eaux au niveau 5 de pollution deviennent impropres à la consommation mais peuvent encore servir à l'irrigation, selon les critères officiels.
Les deux rivières se jettent dans le Huang He, le fleuve Jaune, long de plus de 5.460 kilomètres, qui traverse la grande plaine du nord de la Chine avant de se jeter dans la mer Jaune et alimente au passage en eau de consommation des millions de gens.
Plus de 200 millions de personnes n'ont pas accès à l'eau potable dans le pays.
Liées au développement économique rapide de la Chine, les pollutions sont fréquentes en Chine où 70% des cours d'eau et lacs sont contaminés, selon des organisations.
En novembre 2005, une explosion dans une usine de produits pétrochimiques dans le nord-ouest de la Chine avait entraîné le déversement de 100 tonnes de benzène, un produit toxique, dans la rivière Songhua, qui se jette dans l'Amour, marquant la frontière entre la Chine et la Russie.
Des millions de personnes avaient été privés d'eau pendant plusieurs jours.

source AFP

vendredi 16 octobre 2009

L'assainissement du Gange, priorité environnementale de l'Inde


Un nouveau programme de nettoyage du Gange a été lancé lundi 4 octobre qui vise à réduire drastiquement la pollution du fleuve sacré dans les dix prochaines années. Reste à savoir si ces objectifs ambitieux seront tenus, alors que les missions se succèdent vainement depuis plus de vingt ans.
La mission « Clean Ganga » veut en découdre définitivement avec le problème de la pollution du Gange. Son principal objectif selon le quotidien The Hindu : d'ici 2020, les eaux usées des villes et des industries devront subir un traitement complet avant d'être déversées dans le Gange.
Les représentants des Etats les plus concernés, ainsi que la National Ganga River Basin Authority (NGRBA) se sont réunis lundi sous la présidence du Premier ministre indien, Manmohan Singh. Ils se sont mis d'accord sur le calendrier : d'abord, le ministre de l'Environnement Jairam Ramesh collaborera avec les Etats pour mettre en œuvre avant la fin janvier 2010 des actions ciblées contre la pollution industrielle. Puis, un plan global de gestion du bassin de la rivière devrait voir le jour en décembre 2010.
Cependant, les différentes autorités ne sont pas parvenues à s'entendre sur le partage du coût du projet, estimé à 150 milliards de roupies (plus de 2 milliards d'euros). Les chefs de gouvernement des Etats concernés, notamment du Bihar et de l'Uttarkhand, plaident en faveur d'une prise en charge totale du financement par l'Etat fédéral, alors que celui-ci voudrait n'en assumer que 70 %, rapporte The Indian Express.
Le gouvernement met tout en œuvre pour mobiliser des fonds. Il négocie actuellement un prêt d'un milliard de dollars avec la Banque mondiale dont le Président est attendu en Inde début décembre. L'organisme financier a déjà prêté 3 millions de dollars pour la préparation du projet.
La question financière est cruciale puisque depuis plus de 20 ans, les différents projets se succèdent et échouent face au manque d'argent des Etats. En avril 1985, un premier projet est lancé, Ganga Action Plan I (GAP 1) suivi par GAP 2 entre 1993 et 1996. Deux échecs, malgré la somme considérable de 30 milliards de roupies (plus de 400 millions d'euros) investie. « Tout l'enjeu est de savoir si le Gange est plus propre qu'il y a vingt ans. La réponse est un déprimant non », a du reconnaître le ministre de l'Environnement Jairam Ramesh en juillet dernier.
En 2008, l'association environnementale WWF a classé le Gange parmi les dix rivières les plus menacées au monde. Le rejet des eaux domestiques usées non traitées est responsable à 75% de la pollution croissante de la rivière sacrée, le reste étant causé par les industries. En effet, seulement 20% des eaux sales des villes bénéficient d'un traitement avant d'être rejetées dans le Gange. Les installations actuelles ne permettent de traiter que 1 000 millions de litres d'eaux usées par jour… Alors que les villes du Gange rejettent actuellement 3 000 millions de litres par jour.
La NGRBA attend beaucoup de « Clean Ganga », davantage centrée sur le traitement des eaux usées, alors que les programmes GAP se focalisaient plutôt sur la pollution industrielle. De plus la nouvelle mission adoptera une approche globale du bassin du Gange avec une prise en compte accrue des rives et des sources, et ne sera plus seulement centrée sur les villes.
Pour sensibiliser la société civile, le dauphin du Gange a été élu lundi l'animal aquatique national de l'Inde. Incongru symbole, pour sauver un fleuve dont dépend près de la moitié des Indiens.

jeudi 15 octobre 2009

La Grande Bretagne et l'Espagne accusées de pollution fluviale par la Commission Européenne

Commission européenne a assigné, jeudi 8 octobre, la Grande-Bretagne en justice et adressé un avertissement à l'Espagne pour des négligences dans le traitement des eaux usées, qui ont entraîné une pollution fluviale et maritime.
Londres et Madrid risquent de payer de fortes amendes s'ils ne se conforment pas aux recommandations européennes. La Commission a décidé de traduire le Royaume-Uni devant la Cour de justice des Communautés européennes (CJCE) au motif que les systèmes de collecte des eaux urbaines résiduaires et les installations de traitement de ces eaux de Londres et de Whitburn (nord-est de l'Angleterre) ne sont pas conformes à la législation communautaire. "Les systèmes de collecte des eaux résiduaires de Londres et de Whitburn donnent lieu à des rejets trop fréquents et en quantités excessives d'eaux résiduaires non traitées provenant des déversoirs d'orage", a déploré la Commission dans un communiqué.
Dans le cas de l'Espagne, la Commission a envoyé un "dernier avertissement" avant la saisie de la CJCE. Elle reproche à Madrid de ne pas avoir respecté un arrêt de la Cour relatif au traitement des eaux usées à Playa de la Motilla, dans la région de Valence (est de l'Espagne).
"Les eaux urbaines résiduaires non traitées sont une menace pour la santé des citoyens européens et nuisent à la qualité des cours d'eau, des lacs et des eaux côtières de l'Europe. Je conseille vivement à l'Espagne de faire diligence pour régler le problème, faute de quoi, la Commission envisagera de demander à la Cour de lui infliger des amendes", a dit Stavros Dimas, commissaire européen chargé de l'environnement.

Source : Le Monde

lundi 13 avril 2009

Le poisson-robot qui détecte la pollution des fleuves

Des scientifiques britanniques travaillent sur un modèle de poisson-robot capable de se déplacer de façon autonome pour détecter les sources de pollution en milieu aquatique, a indiqué jeudi la société qui pilote le projet.

Le poisson, long d'environ 1,5 mètre et qui ressemble à une carpe, sera équipé de détecteurs chimiques pouvant identifier des sources de pollutions, telles que des fuites de carburant provenant de navires ou des produits chimiques dilués dans l'eau, selon la société de conseil BMT Group Ltd.

Le poisson-robot, conçu par des chercheurs de l'Université d'Essex (est de l'Angleterre) n'est pas télécommandé mais dispose de ses propres capacités de navigation. Il doit retourner à son port d'attache toutes les huit heures, quand il a épuisé ses batteries.

Cinq poissons-robots de ce modèle doivent être mis à l'eau dans le port de Gijon, dans le nord de l'Espagne, dans le cadre d'un projet de recherche piloté par la Commission européenne.

Conçu par l'équipe du professeur Huosheng Hu de l'université d'Essex, le poisson-robot, d'un coût de 20.000 livres, peut se déplacer à une vitesse maximum d'un mètre par seconde.

"Nous concevons ces poissons de façon à ce qu'ils soient capables de détecter des changements dans l'environnement d'un port et de reconnaître des signes précoces de dispersion de la pollution, par exemple pour détecter une petite fuite dans un bateau", a relevé Huosheng Hu qui prévoit que ces robots seront opérationnels à la fin 2010.

"L'espoir est que cela puisse prévenir des rejets potentiellement dangereux dans la mer, avant que des fuites non détectées ne s'aggravent avec le temps", a souligné M. Hu.

"Si utiliser des bancs de poissons-robots pour détecter la pollution dans les ports semble sortir tout droit de la science-fiction, il y a des raisons très pratiques pour choisir cette forme", a souligné Rory Doyle, directeur de recherche scientifique chez BMT Group.

"Avec des poissons-robots, on copie un modèle créé par des millions d'années d'évolution qui est incroyablement efficace", a-t-il déclaré.


Source : AFP


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