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samedi 27 mars 2010

L’eau au cœur de l’industrie

Le secteur industriel est un grand consommateur d'eau mais malheureusement dans encore bien des cas un grand pollueur. Cependant la volonté de réduire l’impact environnemental de leurs activités pousse de plus en plus d’industriels à mettre en œuvre des solutions adaptées. Ces solutions qui vont des techniques « simples » telles que l’assainissement (c'est-à-dire le traitement de leurs eaux usées) avec des traitements adaptés aux substances, notamment chimiques, présentes dans les eaux après utilisations, au recyclage des eaux usées. Le recyclage de ces eaux permettant notamment de considérablement réduire la consommation d’eau pour production.

Parallèlement, la qualité de l’eau utilisée dans les processus de fabrication et de production est également une préoccupation majeure de nombreux industriels qui interviennent sur des secteurs pointus tels que l’industrie pharmaceutique ou informatique, … En effet, dans l'industrie pharmaceutique, l'eau est primordiale car elle est non seulement une matière première qui entre dans de nombreuses préparations et fabrications de produits, mais elle est également un agent de nettoyage. Pour répondre à leurs besoins, ces industriels utilisent des eaux purifiées et parfois même de l’eau dite ultra pure. Bien entendu, le niveau de purification est fonction de la production car chaque industrie à des besoins spécifiques.
Pour répondre à ces besoins, différentes entreprises, spécialistes du traitement de l’eau proposent leurs technologies aux industries : Veolia Water Solutions & Technologies, Dow Water and Process Solutions, Degremont, Siemens Water Technologies…

Notons que cette dernière qui a récemment racheté deux acteurs du secteur, Labo-Eco en Belgique et de SG Water en Allemagne, a d’ailleurs récemment annoncé son souhait de renforcer son action auprès des industries Française et de conquérir 20% du marché français d’ici à 2013.

lundi 14 décembre 2009

Le traitement des eaux usées défaillant dans 64 agglomérations

"Les eaux urbaines résiduaires non traitées peuvent présenter un danger pour la santé des citoyens européens et pour l'environnement. Nous devons garantir le même niveau de traitement des eaux urbaines résiduaires dans toute l'Union européenne, a rappelé Stavros Dimas, commissaire européen chargé de l'environnement. Il est inacceptable que les Etats membres ne se conforment pas à la législation. Je leur demande instamment de prendre des mesures pour remédier à cette situation."
Bruxelles a assigné la France en justice, vendredi 20 novembre, devant la Cour européenne de justice au sujet de défaillances dans le traitement des eaux usées dans 64 agglomérations, dont Bordeaux, Lyon, Avignon et Arles.
La Commission souligne qu'elle est préoccupée "depuis plusieurs années" par les lacunes de la France en la matière. Une première lettre d'avertissement avait été envoyée à Paris en juillet 2004 et une seconde en décembre 2008. Aux termes de la législation européenne, la France aurait dû mettre en place, avant le 31 décembre 2000, des systèmes de collecte et de traitement des eaux usées dans les zones urbaines de plus de 15 000 habitants (qui ne les rejettent pas dans des zones sensibles).
Les eaux résiduaires non traitées peuvent être contaminées par des bactéries et des virus dangereux, rappelle la Commission. Elles contiennent également des nutriments tels que l'azote et le phosphore, susceptibles de nuire aux réserves d'eau douce et au milieu marin, en favorisant la prolifération d'algues qui étouffent les autres formes de vie.

source AFP

jeudi 13 août 2009

L'eau au Mali


Au Mali, les conditions d’hygiène sont précaires et l’approvisionnement en eau potable reste préoccupante. Selon la quatrième Enquête démographique et de Santé (EDS IV), 70 % de la population utilise l’eau des puits et 4 % les eaux de surface comme source d’approvisionnement en eau. Selon la même source, 66,1 % de la population n’utilise aucun moyen de traitement de l’eau à domicile (javellisation, ébullition, filtration à travers un filtre...)
Ces différents facteurs couplés au déficit d’hygiène individuelle font que les maladies diarrhéiques restent une préoccupation majeure au Mali. En effet, les maladies diarrhéiques, toutes causes confondues, constituent la 3e cause de consultation après le paludisme et les infections respiratoires aiguës. Elles touchent particulièrement les enfants de zéro à cinq ans qui payent un lourd tribut en termes de morbidité et de mortalité.
D’après les données du système National d’information sanitaire (SIS), en 2008, il a été enregistré 185 027 cas de diarrhées avec 153 décès ; la tranche d’âge inférieure à 5 ans est la plus touchée. Ces cas enregistrés sont loin de refléter la réalité du fait de la faible couverture sanitaire et la sous fréquentation des services de santé au niveau communautaire.
Les maladies diarrhéiques font partie des pathologies sur lesquelles se focalise la prise en charge intégrée des maladies de l’enfant (PCIME). Le Mali est régulièrement touché par des épisodes de choléra, en 2008 il a été enregistré 904 cas de choléra dont 345 pour la tranche d’âge inférieure à 15 ans avec 67 décès, soit un taux de létalité de 7,66 %.
Les pathologies citées sont dues à la consommation de l’eau insalubre et aux mauvaises pratiques de l’hygiène, notamment la non observation du lavage des mains au savon aux moments décisifs ; elles ont des conséquences désastreuses sur l’état de santé des populations, surtout des groupes socio-économiques défavorisés.
Selon l’OMS, la désinfection de l’eau à domicile et sa conservation contribueraient à réduire de 39 % l’incidence des maladies diarrhéiques.
Compte tenu de la frange de la population s’approvisionnant au niveau des sources non traitées ou non protégées d’une part, et des comportements et pratiques à risque tout au long de la chaîne de l’eau (collecte, transport, stockage) d’autre part, la désinfection de l’eau à domicile et sa conservation constituent des moyens efficaces pour obtenir une eau potable et prévenir ainsi les diarrhées.
Dans le cadre de l’obtention d’une eau de qualité afin de réduire l’incidence des maladies liées à l’eau, et particulièrement les maladies diarrhéiques, plusieurs actions ont été mises en œuvre par différents acteurs. Il s’agit entre autres de la surveillance et le contrôle de la qualité de l’eau par la Direction Nationale de la Santé à travers ses services déconcentrés et avec l’appui des partenaires comme l’OMS, l’UNICEF ; l’organisation d’une journée d’information et de sensibilisation en 2008 avec l’appui financier de l’USAID ; la diffusion de messages audiovisuels sur le traitement de l’eau de boisson par le ministère de la Santé et l’ONG PSI ; la mise en œuvre de la DNS et ses partenaires (UNICEF, Water Aïd, ONG locales...) de l’approche d’auto approvisionnement en eau (Self Supply) ; l’initiative de promotion par PSI du produit de désinfection de l’au «AQUATAB», etc. Reste qu'une véritable amélioration passera nécéssairement par une politique d'investissement à grande échelle dans les infrastructures.
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