
mercredi 28 octobre 2009
L’eau, source de conflits frontaliers - article de Jean-Louis Lemarchand

lundi 26 octobre 2009
Chantal Jouanno pose la première pierre du forum mondial de l’eau de Marseille en 2012
mercredi 8 juillet 2009
Le Cemagref en pointe pour réduire la consommation hydrique agricole

A Montpellier, des chercheurs consacrent leurs travaux à la réduction de la consommation d'eau dans l'agriculture, qui absorbe dans le monde 70% de l'eau douce consommée annuellement, avec l'objectif de "valoriser chaque goutte" de cette ressource vitale.
Les travaux de ces chercheurs du Cemagref (institut de recherche pour l'ingénierie d'agriculture et de l'environnement) suivent deux axes principaux: expérimenter un nouveau mode d'irrigation basé sur "un goutte à goutte enterré" et promouvoir, notamment au Maghreb, une reconversion de l'irrigation classique, par rigole, vers le goutte à goutte de surface.
Le récent Forum mondial de l'eau, à Istanbul, a mis en évidence que le temps de l'eau facile était révolu sur cette planète soumise à la double pression de la croissance démographique - la population devrait passer de 6,5 milliards d'humains aujourd'hui à 9 milliards en 2050 - et du réchauffement climatique.
Réduire la consommation d'eau dans l'agriculture tout en augmentant la production alimentaire, "c'est le grand challenge", analyse Sami Bouarfa, chercheur au Cemagref.
Dans l'arboriculture et le maraîchage, le "goutte à goutte de surface", avec des tuyaux à même le sol, a déjà fait ses preuves. En limitant l'évaporation, cette technique "permet de réaliser une économie de 50% d'eau par rapport à l'irrigation par rigoles, et de 15% par rapport à l'irrigation par aspersion (jets), couramment pratiquée en France", souligne Sami Bouarfa.
Mais elle est incompatible avec le passage d'engins de labours ou de récolte sur les terres semées de céréales, qui représentent en France environ 50% des cultures sur les terres arables.
Il est donc indispensable d'enterrer les tuyaux, ce qu'expérimente depuis deux ans le Cemagref à Montpellier, où des parcelles de blé, d'orge et de maïs sont cultivées avec les trois techniques d'irrigation: aspersion, goutte à goutte de surface et enterré. Objectif: analyser et comparer la croissance de la plante, les quantités d'eau utilisées, les rendements de la céréale, et enfin modéliser sur ordinateur les données recueillies.
Avec le goutte à goutte enterré, 10% d'eau pourraient encore être économisés par rapport au goutte à goutte de surface, assure Pierre Ruelle, agronome au Cemagref.
"Ce n'est pas négligeable mais cela risque de ne pas suffire", souligne Sami Bouarfa.
Car dans le monde, l'irrigation gravitaire - par rigoles - est de loin la technique la plus utilisée. Mais elle est souvent à l'origine d'un grand gaspillage.
Participer à la conversion des agriculteurs au goutte à goutte est donc une autre mission que mènent, notamment au Maroc, avec les autorités et les chercheurs marocains, les équipes du Cemagref et du CIRAD.
Dans ce pays, un million d'hectares sont irrigués en gravitaire et l'enjeu est d'en convertir plus de la moitié au goutte à goutte classique, d'ici 2020.
Un défi dans la mesure où les agriculteurs sont habitués à submerger leurs cultures, note Sami Bouarfa. Par ailleurs, pour les petits exploitants, le passage au goutte à goutte représente un risque économique, même si le Maroc accorde jusqu'à 60% de subventions pour l'équipement.
Mais ce sont eux qu'il faut convaincre, car ce sont les plus nombreux et ils occupent les plus grandes surfaces. C'est là un vrai enjeu, dit Sami Bouarfa.
vendredi 19 juin 2009
Marseille choisie pour accueillir le Forum Mondial de l'eau 2012
jeudi 4 juin 2009
Le prochain forum mondial de l’eau à Marseille ?
La secrétaire d'Etat chargée de l'Écologie Chantal Jouanno, accompagnée d'une délégation, a présenté le 18 mai à Genève la candidature de la France et de la ville de Marseille à l'organisation du 6ème forum mondial de l'eau en 2012.
Accompagnée d'un représentant du Ministère des Affaires étrangères et européennes ainsi que des élus de la cité phocéenne et dirigeants de la société des Eaux de Marseille, Chantal Jouanno a rencontré hier la commission d'évaluation du Conseil mondial de l'eau qui décidera quelle ville succédera à Istanbul, organisatrice du 5e Forum mondial de l'eau en mars dernier.
Cette candidature de la France s'inscrit dans la continuité des actions menées lors du 5e Forum mondial de l'eau, a indiqué le Ministère de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement Durable et de l'Aménagement du Territoire. Le Partenariat Français pour l’eau qui regroupe les acteurs français de l’eau intervenant à l’international (ministères, ONG, entreprises, collectivités territoriales, organismes de bassin et organisations scientifiques et techniques.) y avait notamment défendu la création d'un droit à l'accès à l'eau et à l'assainissement. Jean-Louis Borloo, Ministre de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement Durable et de l'Aménagement du Territoire et Chantal Jouanno avaient également mis l'accent sur le ''nécessaire'' renforcement de la gouvernance internationale et ''l'importance'' de trouver un accord sur les modalités de gestion des bassins transfrontaliers, a rappelé le Ministère.
La France est en concurrence avec l'Afrique du Sud qui a présenté la candidature de Durban. La Ville de Marseille est également candidate pour accueillir le Congrès mondial des aires marines protégées de 2013.
lundi 23 mars 2009
Déclaration finale du forum mondial de l’eau et premier bilan

dimanche 22 mars 2009
Vers la création d’un fonds d’investissement international ?
Ils appellent ainsi à la création d’une instance de régulation internationale : le Parlement Mondial de l'Eau (World Water Parliament) et d’un fonds d’investissement. Ce dernier serait alimenté par les budgets nationaux des pays développés à hauteur d’1 % du budget eau et destiné aux pays en voie de développement. En effet, bien que centrale à de nombreux secteurs, l'eau n'est qu'une question parmi d'autres pour ces pays. Résultat, le pourcentage du budget consacré par les gouvernements et l'aide publique à ce domaine ne représente que près de 5% du flux total de l'aide. La priorité doit être donnée à des investissements, publics comme privés, permettant la réalisation d’infrastructures durables, précisent les parlementaires.
Mais cette aide financière ne sera pas suffisante : les parlementaires considèrent en effet comme prioritaire d’établir des programmes de coopération dépassant la simple aide financière et incluant une aide technique des pays développés.
Ils conseillent par ailleurs d’encourager la décentralisation de la gestion de l’eau au niveau des autorités locales, d’affirmer le rôle des femmes dans la société civile afin qu’elles puissent s’impliquer dans la gestion des ressources en eau ou encore de mettre en place une législation reconnaissant le droit à l’eau et à l’assainissement.
En résumé, le forum pourrait se conclure par des avancées en direction d'une augmentation des investissements dans le secteur de l'eau, ce qui pourrait être un résultat non négligeable. On sera cependant encore loin de la résolution du problème mondial de l'eau.
La France a été active sur ce dernier point. Elle a pour cela installé pendant le Forum un bureau d’aide pour les pays qui n’ont pas de législation sur l’eau afin d’apporter l’expertise française en la matière.
vendredi 20 mars 2009
Le Forum mondial de l’eau s’attaque à la corruption
jeudi 19 mars 2009
Aidez-nous à suivre le forum mondial de l’eau !
Vous trouvez sur Infos-eau, du 16 au 22 mars, toutes les actus à chaud de la vie du forum ; vous pouvez nous envoyer vos contributions en commentant nos articles ou à mon adresse : julia.yster@gmail.com
mercredi 18 mars 2009
Propositions françaises pour le forum mondial de l’eau
Jean-Louis Borloo, Chantal Jouanno et le Partenariat français pour l’eau (PFE) ont présenté à la presse, le 9 mars, les propositions de la France pour le prochain Forum mondial de l’eau qui se tiend à Istanbul, en Turquie, du 16 au 22 mars 2009. Elles porteront tout particulièrement sur :
- l’assainissement dans les mégapoles ;
- l’accès à l’eau potable et à l’assainissement pour tous ;
- la gestion de l’eau par bassin : la réponse aux enjeux géopolitiques de l’eau ;
- les crises de l’eau : une priorité de l’agenda climatique.
Le Partenariat Français pour l’Eau - PFE a été créé le 22 mars 2007, à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau et suite au 4ème Forum Mondial de l’Eau de Mexico en 2006, pour contribuer à relever les défis mondiaux de l’eau et de l’assainissement pour tous au 21ème siècle. Le PFE est présent sur la scène internationale avec ses partenaires des autres pays pour proposer des solutions concrètes et inciter à leur prise en compte effective dans les politiques de l’eau.
Le PFE rassemble les acteurs français de l’eau intervenant à l’international : ministères, ONG, entreprises, collectivités territoriales, organismes de bassin et organisations scientifiques et techniques. Il a été créé par 33 membres fondateurs et compte actuellement une soixantaine de membres. C’est un forum d’échanges sur la gouvernance et la gestion des ressources en eau qui contribue à mettre l’eau à l’ordre du jour de l’agenda international et à maintenir l’attention des décideurs politiques sur les défis de l’eau, notamment les Objectifs du Millénaire pour le Développement.
Rappelons qu’en 2000, la communauté internationale s’est engagée à atteindre les huit Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) afin de réduire de moitié la pauvreté d’ici à 2015. Le 7e objectif intitulé "Assurer un environnement durable" vise à réduire de moitié la population sans accès à l’eau potable et à un assainissement de base.
A l’occasion de cette conférence de presse, le ministre de l’écologie à otamment annoncé que la France allait ratifier la convention de l’ONU sur les cours d’eau transfrotaliers. En effet, bien qu’adopté en 1997, cette conventio n’est toujours pas entré en vigueur.
"La France a décidé de ratifier la Convention", a déclaré M. Borloo.
"Nous allons mobiliser tous nos amis, européens en particulier mais pas seulement, pour arriver à une ratification de ce texte", a-t-il expliqué.
La "Convention sur le droit relatif aux utilisations des cours d'eau internationaux à des fins autres que la navigation" a été adoptée par l'assemblée générale des Nations unies en mai 1997. Pour entrer en vigueur, ce texte doit être ratifié par 35 Etats. Seuls 16 l'ont fait à ce jour.
Il prévoit en particulier que les Etats utilisent les cours d'eau internationaux de manière "équitable et raisonnable".
lundi 16 mars 2009
Ouverture du forum mondial de l’eau à Istanbul
samedi 14 mars 2009
Ouverture le 16 mars du 5ème forum mondial de l’eau

Le 5ème Forum mondial de l’eau, le plus grand évènement au monde du secteur de l’eau, se tiendra à Istanbul, en Turquie, du 16 au 22 mars 2009. Il mettra en avant la crise de l’eau sur la scène politique internationale. Organisé tous les trois ans, le Forum rassemble des parties prenantes de tous horizons dans le but de trouver des solutions durables aux défis mondiaux de l’eau. Cette année, avec plus de 3 000 organisations présentes et plus de 20 000 participants, le Forum rassemblera des chefs d’état internationaux, des représentants des Nations Unies, des ministres, des parlementaires, des représentants de collectivités locales et de gouvernements, ainsi que des professionnels de l’eau, des activistes et d’autres parties prenantes. Au cours du Forum de cette année, le Rapport mondial des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau sera publié et donnera un état des ressources en eau douce.
Selon le Programme des Nations Unies pour l’environnement, les deux-tiers de la planète se trouveront dans une situation de stress hydrique d’ici à 2025 si la consommation d’eau continue au même rythme. « L’objectif du 5ème Forum mondial de l’eau Istanbul 2009 est de définir des mesures pour améliorer la gestion mondiale des ressources en eau », explique le Professeur Dr. Oktay Tabasaran, le Secrétaire général du Forum. « Ce qui ne peut être possible que grâce à une prise de conscience plus grande sur l’importance des questions liées à l’eau. Cependant, la prise de conscience mondiale doit être accompagnée d’actions telles que des règlementations et des financements, actions qui sont encouragées par le Forum. »
Cette année, à travers son Initiative pour un Forum écologique, le Forum mondial de l’eau plantera un arbre pour chaque participant. En outre, le Pacte d’Istanbul pour l’eau a nommé des « Villes championnes » unies dans leur engagement dans la gestion des ressources en eau urbaine face aux changements mondiaux. Les Villes championnes comprennent Brisbane, en Australie ; Stuttgart, en Allemagne ; Vienne, en Autriche ; Paris et Strasbourg, en France ; Rotterdam, aux Pays-Bas ; Buenos Aires, en Argentine ; Lausanne, en Suisse et Istanbul, en Turquie.
Cette année, la Turquie est le lieu idéal pour le Forum en raison de sa situation au carrefour entre plusieurs continents, régions, cultures et civilisations : elle est en harmonie avec le thème du Forum, « Bridging Divides for Water » (établir des passerelles entre nos divergences).

