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lundi 25 octobre 2010

La Fondation Chirac : la France a la tâche de donner un sens politique et de concrétiser le droit à l’eau

La Fondation Chirac, sur son blog, considère que la France a un rôle de premier ordre visant à faire accomplir la mission de l’application du droit à l’eau dans le monde, « une grande avancée politique et symbolique » initiée par les Nations Unies le 28 juillet dernier en intégrant le droit à l’eau dans les droits fondamentaux de la personne

En effet, ce sera selon la Fondation « la tâche principale du prochain Forum mondial de l’eau qui se tiendra à Marseille en mars 2012. »

Elle considère que « c’est une occasion exceptionnelle de passer aux actes que la France peut promouvoir. Ce devrait être l’occasion de débloquer le goulot d’étranglement financier et de brancher, au sens propre du terme, ce sujet sur celui des financements innovants. La France est motrice dans le groupe de travail qui pilote la progression de cet enjeu fondamental. En tant qu’hôte du forum de Marseille, elle a l’occasion de faire coup double : donner un sens au processus politique de ce sommet, et par là même à toute la rencontre, et un objet concret à une discussion jusqu’ici abstraite. »


dimanche 23 novembre 2008

Bilan du colloque « l’eau pour la paix, la paix pour l’eau »

Lors du colloque international « l’eau pour la paix, la paix pour l’eau » qui s’est tenu le 13 novembre à Paris, organisé par la Fondation Chirac pour le développement durable et le dialogue des cultures, l'Unesco et l'Agence française de développement, Jacques Chirac a proposé la mise en place d'une taxe applicable au transport maritime, pour financer l'accès à l'eau et à l'assainissement. L'ancien président a souhaité aussi que l'Union pour la Méditerranée (UPM) se penche sur la question de la gestion des eaux du Jourdain et prenne à ce sujet une « grande initiative. » Deux thèmes en particulier ont été abordés dont les recommandations seront transmises au 5ème forum sur l’eau qui doit se tenir à Istanbul au printemps prochain : les eaux transfrontalières, d’une part et l’accès à l’eau dans les États fragiles, d’autre part.
Ce colloque, en se basant sur le constat que « près de 96% des réserves d’eau douce de la planète se trouvent dans des aquifères souterrains majoritairement transfrontaliers », visait à promouvoir la mise en œuvre des mécanismes juridiques internationaux pour prévenir les nombreux conflits qui peuvent naître de l’exploitation de ces réserves d’eau.
Dans son discours, Jacques Chirac a appelé la communauté internationale à prendre sérieusement en main la question de l’accès à l’eau et à l’assainissement : « 900 millions d’habitants de notre planète, 900 millions ! N’ont toujours pas accès à l’eau potable. Pourrons-nous plus longtemps tolérer ce scandale ? Pourrons-nous longtemps encore tolérer que chaque jour, dix mille enfants meurent d’avoir bu une eau insalubre ? » Jacques Chirac a expliqué qu'« il est urgent de fixer et de faire adopter des règles de partage et d’arbitrage de la gestion de l’eau. » Selon lui, ce n’est pas la ressource qui manque mais une bonne gestion de distribution de l’eau au niveau mondial, régional et local. « On sait aujourd’hui que des civilisations sont mortes d’avoir été privées d’eau, que cette privation ait été le fruit de circonstances climatiques particulières, d’une mauvaise gestion de la ressource, ou de la mise à sac délibérée des techniques ancestrales. » « Il faut avoir une vision stratégique du partage des ressources. Une vision stratégique qui consacre l’eau comme un bien commun, à l’abri de tout accaparement. » Il propose en parallèle de poursuivre l’effort de l’aide publique en maintenant l’objectif de 0,7 % du PIB consacré à l’aide au développement. « L’effondrement des crédits d’aide, dans la quasi-totalité des pays du Nord, est une honte, une faute morale et une erreur stratégique. »
Michel Camdessus – membre du conseil d'administration de la Fondation Chirac et ancien directeur général du Fonds monétaire international - a estimé pour sa part que la crise financière associée à la crise alimentaire, à la crise énergétique et à la crise climatique provoque « une situation très dangereuse et très nouvelle. » Il a formulé le souhait qu'une « situation aussi grave » puisse rendre « plus active » la coopération internationale.
Heureux écho politique de ces préoccupations, Noah Kinarti - responsable israélien - a affirmé que l’État d’Israël reconnaît le droit aux palestiniens d’utiliser les ressources en eau. « Les deux parties ont toujours veillé à garder la question de l’eau hors du cercle des affrontements. » Il a souligné qu’« à plusieurs reprises, nous sommes allés ensemble sur le terrain pour résoudre les conflits ponctuels qui se présentaient. Grâce à cette bonne foi, les questions de l’eau sont les seules qui ont pu être réglées et qui continuent de l’être, même sous les bombes. Nous continuerons à œuvrer ensemble. »
Globalement, les intervenants ont tous confirmé qu’il existe un « changement d’attitude » vis-à-vis de l’eau et même si des conflits existent, « finalement le bon sens prévaut » toujours. « Il faut être audacieux, mais nous pouvons réussir si nous le voulons », a ainsi conclu l’ancien président français.

jeudi 6 novembre 2008

L'eau, pétrole du 21ème siècle

Dans un article consacré à la question de l’eau, le site argentin d'informations en ligne Urgente24.com affirme que l’eau va devenir le « nouveau pétrole du 21ème siècle, tout comme semblent le penser plusieurs économistes, hommes d’affaires, scientifiques et stratèges politiques » qui estiment que ce « nouveau pétrole » pourrait être à l’origine d’une nouvelle guerre.
D’après Witold Henisz - professeur de gestion à l’Université de Wharton aux Etats-Unis -, « le prix de l’eau va augmenter fortement et les rivalités entre pays pour l’accès à l’eau vont s’accentuer. » Cet article affirme également qu’« 1,5 million de personnes pourraient être sauvées chaque année si elles avaient accès à une eau potable et saine. » De plus, le fait qu’en 2050 « nous serons 9 milliards d’habitants sur la Terre » amplifierait l’idée selon laquelle l’« eau est une substance chère qui sera à l’origine de nombreux conflits. » Les faits n'ont pas tardé à lui donner raison puisque le 14 octobre dernier, le président pakistanais, Asif Zardari, a prévenu que « toute action de son voisin indien qui viserait à bloquer l’approvisionnement en eau du fleuve Chenab vers le Pakistan détériorerait les relations bilatérales » entre les deux pays.
Consciente de ces enjeux, la Fondation Jacques Chirac organise à Paris le jeudi 13 novembre une conférence sur l’eau, en partenariat avec l’UNESCO et l’AFD : « L’Eau pour la Paix - la Paix pour l’Eau ». Par ses travaux, la conférence contribuera à la préparation du Cinquième Forum Mondial de l’Eau. Trois objectifs ont été définis. Il s’agira :
1. d’encourager l’application et l’adoption des instruments juridiques internationaux et régionaux favorisant la coopération
2. de participer, par des recommandations, au processus politique du Forum d’Istanbul
3. d’alerter le public sur les tensions, politiques ou armées, liées à l’eau, et sur l’accès à l’eau dans les Etats fragiles ou situation de conflit
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