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jeudi 29 juillet 2010

Le point sur la distribution de l'eau en France

En France, la distribution d’eau (hors bouteilles) est gérée par les services publics. Il existe 16300 services d’eau et 18000 services d’assainissement dans le pays. Cela engendre des différences de prix selon les lieux.
Le maire et le conseil municipal sont responsables de la gestion des services d’eau de la commune. Ils doivent nécessairement donner leur accord pour toute décision concernant les prix.
Dans un certain nombre de cas, notamment lorsque des difficultés techniques particulières l'imposent, ce service public est délégué à un prestataire privé ; celui-ci assure alors contractuellement le traitement de l’eau, le contrôle de la qualité, ainsi que la gestion des eaux usées, et utilise à la fois des compétences techniques liées aux différentes étapes de la production d’eau et des méthodes de gestion administrative. Il demeure toujours sous la responsabilité du maire.
Les Comités de Bassins et les Agences de l’Eau sont chargés de mettre en œuvre une politique régionale en lien avec les décisions nationales. Les agences touchent une redevance de la part des consommateurs qui leur permet de financer des actions de lutte contre la pollution ou d’aménagement des ressources.
Il existe en France une vingtaine d’organisations de consommateurs qui défendent les intérêts de ceux-ci avec l’aide des Centres Techniques Régionaux de Consommation. Les consommateurs bénéficient également d’une représentation au sein du Comité National de l’Eau.
L’Etat fixe les relations entre ces acteurs, établit une politique nationale de gestion des eaux, et fait le lien avec l’Union Européenne. Il favorise la transparence en accordant des responsabilités aux acteurs locaux,
La principale réponse au problème de rareté de la ressource passe pas l’investissement dans le renouvellement des infrastructures, d’où la nécessité d’avoir des infrastructures entretenues et de qualité ainsi que des efforts des locaux. La France compte 850 000 kilomètres de canalisations d’eau, soit plus de deux fois la distance de la Terre à la Lune ! Un réseau immense, donc, qui s’est considérablement développé. Plus qu’un réseau, c’est un patrimoine qu’il faut entretenir pour garantir la continuité du service public de l’eau ; un patrimoine estimé à plus de 200 milliards d’euros.

Sources:
http://www.aquamania.net/reportage-etude02.htm#4
http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/doseau/decouv/potable/menuRessour.html.
http://www.mce-info.org
http://www.fp2e.org/fic_bdd/pdf_fr_fichier/12780715710_eau_potable_en_France.pdf

jeudi 3 juin 2010

Pour nombre d'Egyptiens, vue sur le Nil mais pas d'eau dans les robinets


Quand chaque matin Tahani Rabiha tourne le robinet, cette Egyptienne de 18 ans enceinte de six mois prie pour qu'il y ait de l'eau. Le plus souvent, rien ne coule.
"Ces derniers jours il n'y a pas eu d'eau du tout", déplore cette habitante de Kirdassa, un village à la périphérie du Caire, à 10 km à peine des rives du Nil.
"Je me lève généralement vers 5 heures du matin, parce qu'à partir de 7 heures il n'y a plus aucune chance d'avoir de l'eau", raconte-t-elle.
Son docteur lui a formellement déconseillé de faire des efforts, alors pas question d'aller au fleuve chercher de l'eau. De toutes façons elle ne serait pas potable.
"Alors je stocke l'eau comme je peux et la rationne", raconte-t-elle.
Pour d'innombrables Egyptiens comme Tahani, vivre dans la vallée d'un des plus importants fleuves du monde ne signifie pas que l'eau coule à flot à la maison, au contraire.
"Cela fait quatre jours que nous n'avons pas d'eau. On peut s'y faire, mais ce n'est pas une vie. Nous payons nos factures, mais où est l'eau?", se lamente elle aussi Mona, une de ses voisines.
Dans la région de Daqahliya, dans le Delta du Nil, "grenier" de l'Egypte depuis l'antiquité, des paysans ont manifesté récemment pour dénoncer le manque d'eau potable et l'impossibilité d'arroser leurs cultures.
La bataille engagée par plusieurs pays de l'amont du fleuve -Kenya, Tanzanie, Ethiopie, Rwanda, Ethiopie- pour revoir à leur avantage un traité de 1929 sur l'utilisation du Nil accordant la part du Lion à l'Egypte a ravivé les craintes des Egyptiens.
Mais cette crise diplomatique qui fait les gros titres de la presse égyptienne a peu de rapport avec les difficultés quotidiennes qui touchent déjà d'une grande partie de la population, soulignent des spécialistes.
Priorité donnée à l'irrigation, réchauffement climatique qui augmente l'évaporation, canalisations défectueuses, gaspillages ont depuis longtemps une lourde responsabilité.
La forte croissance démographique -la population de 80 millions de personnes augmente d'environ 1,5 million chaque année- aggrave le problème dans ce pays qui tire du Nil 90% de ses besoins en eau.
Pour Hosni Khordagui, du Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD) au Caire, le nombre d'Egyptiens vivant en dessous du "seuil de pauvreté en eau" risque d'augmenter de manière exponentielle.
"Le problème, c'est que 85% de l'eau tirée du Nil va à l'irrigation, et qu'il est difficile de changer cela parce que l'agriculture est une source de revenus importante", souligne-t-il.
Il y soixante ans, le Nil fournissait une moyenne de 2.600 mètres cubes d'eau par an et par habitant. En 2025, ce chiffre pourrait descendre à 500 m3, souligne-t-il.
Pour Habib Ayeh, géographe et chercheur à l'université américaine du Caire (AUC), le Nil est "largement suffisant" pour les besoins de la population égyptienne actuelle, et les difficultés n'ont rien à voir avec les revendications des pays africains de l'amont.
"Le problème principal réside dans la distribution de l'eau, dans son usage, et dans l'égalité de l'accès à une eau saine", déclare-t-il, en estimant qu'un Egyptien sur quatre n'a aujourd'hui pas accès à l'eau potable.
Plus on s'éloigne des rives du Nil et moins on a de chances d'avoir de l'eau propre à la consommation, parce que l'essentiel est utilisé, notamment pour l'agriculture, avant d'arriver au robinet final.
"On pourrait résumer le problème ainsi", estime-t-il: "le gens n'ont pas d'eau à boire en Egypte, et dans le même temps le pays exporte des fraises en décembre".
Source :AFP

dimanche 28 mars 2010

L’Afrique du Sud travail à renforcer l’accès à l’eau potable des communautés éloignées

Une des missions de la société Intaka Tech spécialisée en distribution d’eau et équipements pour le gaz est de fournir de l’eau potable grâce à ses usines de purification d’eau (Water Purification Plants : WWP).
Le directeur de Intaka Tech, Rodrigo Savoi, a récemment souligné que le gouvernement indien subit une grande pression en terme d’accès à l'eau et en particulier en faveur des communautés éloignées. Il a également rappelé son souhait de bonne coopération dans cette démarche : "Notre but est de travailler main dans la main avec le gouvernement et de fournir des services efficaces et appropriés afin de faire face aux besoins en eau du pays".
La société va fournir une vingtaine de WWP qui pourront produire chacune jusqu'à 50 000 L/h d'eau potable aux diverses parties du KwaZulu-Natal (KZN).
Les usines de purification de Intaka Tech sont adaptées pour fonctionner dans de petites municipalités et en communautés plus rurales, où les sources d'eau actuelles sont insuffisantes pour pouvoir installer de plus grosses structures. Ainsi, deux usines vont être installées en décembre, dans les zones rurales de Gogovuma et Macabazini, dans le KZN.
Intaka Tech travaille avec le gouvernement sur les projets en cours pour accélérer l’accès à l’eau et améliorer la santé des habitants de ces régions éloignées.

Source : Engineeringnews

vendredi 19 février 2010

Les Foggaras algériens, un système de distribution de l’eau, efficace et original.

Certaines régions du Sahara sont riches en eaux souterraines, ce qui a encouragé vers le 1er siècle, le percement d’un extraordinaire système de captage et d’adduction d’eau. Pour couvrir les besoins en eau et lutter contre l’aridité importante de la terre sans laisser prise à l’évaporation, parfois considérable dans le Sahara, un moyen d’irrigation adapté a été développé:
C'est le système des " foggaras " (ou "foguagir" au pluriel arabe maghrébin) qui "semble être originaire de la Perse et remonter à une antiquité reculée. On en trouve déjà la mention au V° siècle av.J.-C., dans Hérodote (Melpomène 120) […]. On possède également, grâce aux narrations de Polybe (X-23.25), des renseignements détaillés sur les foggaras de la Perse du III° et du II° siècle av. J.-C. "(J.M.Solignac).
Une foggara est une canalisation souterraine construite pour alimenter les jardins dans les palmeraies, lorsqu’il n’est pas possible de creuser des puits. Elle peut avoir un développement de 2 à 10, voire 15 kilomètres. Les canalisations suivent une pente légère (quelques millimètres de dénivelé par mètre) et courent à environ 5 ou 10 mètres sous la surface du sol. La foggara proprement dite a un diamètre suffisant (1 m à 1,20 m) pour permettre le déplacement d’un homme courbé, travailleur progressant d'aval en amont au moment du percement, et ouvrier circulant pour effectuer des travaux d’entretien.
En surface, les cônes de déblais (sorte de regards) ou les ouvrages maçonnés jalonnent le trajet de la foggara (et de l’eau) entre la nappe et le bassin de réception. Construits tous les 12 à 15 mètres, ces cônes protègent l’orifice en même temps qu’ils permettent de surveiller l’écoulement et, au besoin, de descendre dans la foggara pour déblayer le point précis de la galerie qui viendrait à être obstrué. Au débouché de chaque canalisation l’eau est reçue dans un bassin.
Son débit sera soigneusement mesuré avant qu’elle ne reparte pour être parcimonieusement redistribuée entre les jardins. A la sortie du bassin de réception, l’eau passe alors par une "chebka" (= grille), qui est une plaque de cuivre - ou de terre cuite - percée de trous, le "kassis" ou "kesra" (= peigne), dispositif répartiteur, qui permettra la redistribution de l’eau de la foggara calculée en doigts ou en demi-doigts, selon le cas; elle peut alors s’en aller par de minuscules rigoles ( "seguia ") qui parcourent la palmeraie et la conduisent vers les jardins.
L’ingéniosité du procédé réside dans sa conception et son adaptation aux conditions de la vie et du climat sahariens : il supprimait les corvées d’eau épuisantes, qui prenaient l’essentiel du temps des habitants, et assurait un approvisionnement à débit constant, sans risque de tarir la nappe d’eau et en limitant l’évaporation au minimum.

jeudi 16 octobre 2008

Etats-Unis : 50 milliards pour la distribution d'eau


Selon Alternet.org, l’Etat de New-York envisage de « dépenser 50 milliards de dollars dans les 20 prochaines années » pour rénover ses infrastructures de distribution d’eau et atteindre les objectifs fédéraux.

Pour ce faire, l’Etat compte s’appuyer sur les études réalisées par le Conseil de l’eau propre qu’il a créé en août dernier. Le site estime que la « réduction de 70% des aides fédérales dans le domaine de l’eau au cours des deux dernières décennies est à l’origine du mauvais état du réseau de distribution d’eau de l’Etat » et donc de la lourdeur des investissements futurs à réaliser. Selon Alternet.org, l’Etat de New-York envisage de « dépenser 50 milliards de dollars dans les 20 prochaines années » pour rénover ses infrastructures de distribution d’eau et atteindre les objectifs fédéraux.

Pour ce faire, l’Etat compte s’appuyer sur les études réalisées par le Conseil de l’eau propre qu’il a créé en août dernier. Le site estime que la « réduction de 70% des aides fédérales dans le domaine de l’eau au cours des deux dernières décennies est à l’origine du mauvais état du réseau de distribution d’eau de l’Etat » et donc de la lourdeur des investissements futurs à réaliser.

(Ci-dessus, cascades artificielles érigées sur différents points de l’East River, près de Manhattan)
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