mercredi 30 juin 2010
La Californie, bien arrosée, mais toujours à sec
samedi 26 juin 2010
Chine : De l’eau dessalée au robinet
mercredi 26 mai 2010
Les solutions marocaines contre les pénuries d’eau
Cette politique, qui se décline notamment à travers la construction d'un nombre important de barrages à travers tout le pays, a permis également au Maroc d'atténuer les effets néfastes des inondations, de sédentariser les populations sur leurs terres, et de surcroit, d'endiguer l'exode rural en particulier dans les périmètres irrigués, a souligné M. Bekaddour .
Le Maroc a ainsi construit 18 grands barrages avec une capacité de retenue de plus de 16 milliards de mètres cubes, a rappelé le responsable marocain, précisant que ce faisant, le Royaume a pu mettre à disposition de ses populations de l'eau potable et des eaux destinées au secteur industriel.
Ces barrages ont permis l'irrigation de plus d'un million d'hectares, la production de l'énergie électrique ainsi que l'alimentation de la nappe phréatique. Ces ouvrages ont ainsi grandement contribué à la sécurité hydrique du pays, a dit M. Bekaddour.
Malgré toutes ces réalisations, le problème des ressources hydrauliques demeure l'un des sujets qui focalisent l'intérêt des pouvoirs publics au Maroc, a ajouté le parlementaire marocain, rappelant que le département de l'eau et de l'environnement avait organisé en 2007 des forums de dialogue national qui avaient abouti à l'adoption d'une nouvelle stratégie nationale en vue de résoudre l'épineux problème de la rareté des ressources hydriques, en privilégiant notamment la bonne gouvernance et les mécanismes de l'économie de l'eau et de lutte contre la pollution à travers la réutilisation des eaux usées et le dessalement de l'eau de mer.
Cette stratégie se base en particulier sur la construction de grands barrages pour la mobilisation des eaux de surface et la mise en œuvre du plan national de lutte contre les inondations par la construction de nouveaux ouvrages pour la collecte des eaux dans les régions menacées d'inondations.
Pour ce qui est de la politique du Maroc en matière de protection de l'environnement, M. Benkaddour a souligné que grâce aux orientations de S.M. le Roi, le Royaume a adopté au début de cette année, une stratégie nationale de protection de l'environnement qui fait de cette question un axe fondamental dans le processus de son développement économique et social.
SM le Roi avait réitéré cet engagement dans le message adressé au sommet de Copenhague sur l'environnement et dans lequel le Souverain avait souligné que le Maroc place la question de la protection de l'environnement au cœur de son programme de développement.
M. Benkaddour a rappelé que cette stratégie se traduira dans les faits par la création de 16 observatoires régionaux de l'environnement qui seront chargés d'élaborer des rapports annuels sur l'état de l'environnement et de corriger les dysfonctionnements qui pourraient être relevés en la matière.
Le parlementaire marocain a d'autre part évoqué la situation des ressources hydrauliques dans le monde arabe, en soulignant que la rareté de ces ressources est due à la prévalence d'un climat aride et semi aride dans le monde arabe, à la faiblesse des nappes phréatiques, à la croissance démographique et à l'exploitation non rationnelle de ces mêmes ressources.
«Nous sommes tous appelés à traiter le problème des ressources hydriques avec sagesse en associant toutes les composantes de nos sociétés et les institutions arabes spécialisées», a indiqué M. Benkaddour, ajoutant que le Maroc est entièrement disposé à œuvrer de concert avec les pays arabes et les instances internationales en vue d'attirer l'attention sur l'exploitation à outrance, par Israël, des ressources hydrauliques de la Palestine et du Golan occupé au su et au vu de la communauté internationale.
Le Congrès de Beyrouth se penchera, trois jours durant, sur les politiques mises en œuvre pour palier la pénurie de l'eau dans le monde arabe, les conventions signées en ce sens et les relations avec les pays voisins (Turquie et Iran).
Source : mpa
jeudi 29 avril 2010
Eau : dernier rapport de la banque mondiale
lundi 12 avril 2010
L’eau, problème de sécurité nationale pour Hilary Clinton
vendredi 19 mars 2010
Les enjeux de l'eau par Gérard Payen
Bonjour et bienvenue sur le "tchat". Aujourd'hui nous avons le plaisir d'accueillir Gérard Payen, Conseiller pour l'eau du Secrétaire général de l'ONU et président d'Aquafed, qui répondra à toutes vos questions.
Bonjour, je suis très content de pouvoir discuter des nombreux enjeux liés à la gestion de l'eau avec les internautes de La Tribune.
Eric : Toutes les ressources rares ont un prix de marché (pétrole, ...). L'air a également un prix, via la tonne de CO2, fixé sur un marché. Chacun réfléchit désormais à donner un prix à la biodiversité. Faut-il alors, demain, donner un prix à l'eau, fixé sur un marché international, comme n'importe quel matière première, pour éviter les gaspillages ?
L'eau est disponible en quantité à peu près fixe chaque année en un endroit donné. L'agriculture, l'industrie, les populations en sont les principaux utilisateurs. Ce qui est important, c'est de répartir la ressource de façon équitable entre ces différents usages. C'est typiquement le rôle des autorités politiques. Elles peuvent utiliser des incitations économiques dans certains secteurs mais la gestion d'ensemble relève du politique et ne peut pas être traitée par le marché.
Histoire : Est-il exact que depuis la création de la terre, la quantité d'eau n'a pas bougé (l'univers ne nous envoie pas et la terre n'en envoie pas vers l'espace). Dans ce cas, le problème est-il celui de la démographie - bientôt, il n'y aura plus assez d'eau pour tout le monde - ou de sa mauvais utilisation (manque de dépollution...) ?
Je crois effectivement que la quantité de molécules H2O sur la Terre est stable. Vous avez tout à fait raison de mentionner l'impact de la croissance démographique. Ceci étant, la Terre contient énormément d'eau dans les océans. Seule une petite partie est transformée en eau douce et seule une petite partie de cette eau douce est utilisée par l'homme. Il est donc possible de mobiliser davantage les quantités d'eau disponibles, par exemple en construisant des barrages qui permettent de stocker l'eau de la saison humide pour l'utiliser en saison sèche. Autre exemple, les eaux usées sont une ressource très importante à même d'être réutilisée de nombreuses fois. La croissance démographique génère une croissance des consommations mais les populations, les villes en général, n'utilisent que 10 à 15 % de l'eau douce utilisée par l'homme. L'essentiel, 70 %, est utilisé par l'agriculture en irrigation. Par conséquent, dans les endroits où l'eau devient rare, c'est l'agriculture qui est en première ligne.
Germain : Ne va-t-on pas se trouver de plus en plus confrontés à des conflits d'usage de l'eau, y compris concernant l'énergie ?
Tout à fait. L'eau douce est en quantité renouvelée chaque année mais les usages agricoles, industriels et citadins augmentent partout dans le monde. De ce fait, les tensions sur la ressource en eau augmentent ; on parle de croissance des pénuries hydriques et cela occasionne des concurrences entre les différents utilisateurs. L'énergie est un très gros consommateur. Près de 60 % de l'eau douce pompée en France sert à la production d'énergie électrique. Mais cette eau est réutilisable en aval et en pratique largement réutilisée.
Almir : L'eau va-t-elle devenir un bien aussi précieux que le pétrole ?
L'eau est essentielle à la vie. Nous avons tous besoin d'eau chaque jour. Elle a donc une grande valeur pour chacun d'entre nous.
Par contre, il n'y a aucune similitude entre l'eau et le pétrole. Le pétrole existe en quantité limitée, épuisable. L'eau douce est renouvelée chaque année. Par ailleurs, l'eau douce est réutilisable après usage, ce qui se fait de plus en plus dans le monde. Le pétrole a une valeur économique élevée, ce qui permet de le transporter sur de longues distances et il y a un marché du pétrole. L'eau a une valeur économique faible. C'est d'ailleurs probablement le produit le moins cher à la tonne, ce qui fait qu'il est économiquement très coûteux de le transporter. L'eau est un produit local réutilisable qui ne se vend pas sur un marché.
Janice : Pourquoi ne parle-t-on pas plus de cette question dans les médias et les instances internationales ?
L'existence de ce tchat montre qu'on en parle un peu dans les medias, mais sans doute pas en traitant tous les enjeux de l'eau en fonction de leur importance respective. Par exemple, en France, on parle beaucoup des questions de ressource en eau, alors que la France est un pays qui n'en manque pas. A l'inverse, on parle très peu de la problématique de l'accès à l'eau potable qui concerne des milliards d'individus et qui est un sujet bien différent. Au niveau international, le progrès est notable. Il y a maintenant régulièrement des conférences interministérielles sur l'eau et même les chefs d'Etats commencent à discuter des problèmes liés à l'eau. Il y a 2 ans, tous les chefs d'Etats asiatiques se sont réunis au Japon puis pour la première fois l'ensemble des chefs d'Etats africains a travaillé sur la question de l'eau et adopté une déclaration politique au niveau de l'Union africaine. En avril prochain, de nombreux gouvernements se réunissent à Washington pour discuter des modalités de l'aide internationale en matière d'eau. Sur le fond, la nouveauté c'est que les Etats au niveau des Nations Unies ne se préoccupent plus uniquement de ressource en eau et d'accès à l'eau mais commencent à vouloir travailler ensemble sur la gestion des eaux usées. Ils ont fait une déclaration en ce sens à Istanbul en mars de l'année dernière.
Alo : Y a t-il déjà eu des guerres de l'eau ? Si oui lesquelles et où ?
L'histoire ne fournit pas d'exemple de guerres pour l'eau, même si les conflits liés à l'eau ont été nombreux. Pour l'avenir, ce qui me paraît important c'est comme on l'a vu tout à l'heure la croissance des tensions liées à l'augmentation des consommations de l'eau. Ces tensions créent des conflits locaux nombreux qui peuvent dans certains cas atteindre l'ensemble d'un bassin géographique, c'est-à-dire l'ensemble des utilisateurs de la même ressource en eau. Il y aura probablement dans l'avenir de nombreux conflits locaux. il est peu probable qu'ils dépassent les frontières.
Valdec : Quelle est la position de l'ONU sur cette question ?
Les Nations Unies travaillent avec leurs membres, les Etats, sur tous les enjeux liés à l'eau. En matière de gestion des ressources partagées entre plusieurs Etats, ce qu'on appelle aussi les eaux transfrontalières, une convention internationale a été discutée et adoptée depuis de nombreuses années. L'enjeu est sa ratification par un nombre suffisant d'états pour qu'elle entre en vigueur. La France souhaite la ratifier, le processus est en cours au niveau du Parlement.
Saxon : Comment réguler ce marché de l'eau ?
Comme dit précédemment, l'eau est un bien utilisé, réutilisé, qui sauf exception, ne se vend pas sur un marché. Il y a des marchés liés à l'eau. Par exemple, les eaux minérales ou encore celui des pompes hydrauliques ou des services de distribution d'eau potable. Mais l'eau elle-même, est un bien commun qui ne se vend pas sur un marché.
Moïse : Pourquoi dépense-t-on autant pour rendre l'eau qui coule au robinet à la fois potable et d'un goût agréable alors qu'on en boit très peu ? Ne pourrait-on pas faire des économies en distinguant eau de boisson et de cuisine et eau destinées à des usages non alimentaire ?
Le service public de l'eau consiste à satisfaire les différents besoins par le moyen d'une organisation optimisée permettant de bénéficier d'effets d'échelle pour un coût collectif minimal. Les usages domestiques sont nombreux: boisson, lessive, hygiène, cuisine, arrosage, etc. Avoir un système de distribution pour chaque usage serait très coûteux. La réponse la plus courante dans les pays comme la France est d'avoir des réseaux qui distribuent de l'eau pour tous les besoins de la population et pour les activités économiques peu exigeantes et d'avoir des installations spécialisées pour les fabrications industrielles qui ont des besoins particuliers (eau ultra pure pour la fabrication de microprocesseurs). Avoir deux réseaux de distribution en ville serait très coûteux car dans le coût de l'eau les infrastructures ont une place plus importante que le coût de purification. A Paris, il y a deux réseaux. L'un distribue l'eau de la Seine après filtration pour des usages non domestiques. Son intérêt économique est en débat, les budgets nécessaires à son entretien sont difficiles à mobiliser.
Louis-Armand : Trouvez-vous logique de payer deux fois le recyclage de l'eau : station d'épuration et usine de traitement de l'eau potable. Ne pourrait-on pas imaginer des sites qui traitent les eaux usées et les réintègrent directement dans le circuit d'eau potable ?
Cela existe, ou presque. A Singapour, des usines dépolluent les eaux usées avec de nombreux étages de traitement de ces eaux. L'eau purifiée est envoyée d'une part à des utilisateurs industriels et d'autre part au réseau d'eau potable. C'est techniquement possible et c'est certainement quelque chose qui va se développer, même si la réutilisation des eaux usées, pour des raisons économiques, cible en priorité l'irrigation agricole, comme cela se fait dans une grande partie du Moyen Orient. Ceci étant, on ne paye pas une fois ou deux fois. Le coût du traitement de l'eau correspond à celui de la succession de plusieurs étages de traitement. Il en faut plusieurs pour enlever la pollution des eaux usées de façon à rejeter une eau acceptable par les écosystèmes. Il en faut d'autres pour passer de cette eau à une eau désinfectée propre à la consommation humaine. Les coûts de traitement s'ajoutent donc. Le progrès est dans l'innovation technologique qui permet de réduire les coûts unitaires.
Colbat : Pensez-vous que l'eau sera la prochaine source de tensions géopolitiques après l'énergie? Redoutez-vous de futures guerres de l'eau ? Est-il possible de mettre en place une juridiction internationale pour empêcher l'exploitation abusive des fleuves en amont qui pourrait nuire à des pays voisins situés en aval ? Autrement dit, peut-on envisager une juridiction proche de celle des détroits pour les fleuves ?
L'eau douce étant par nature une ressource locale partagée au niveau du bassin géographique, c'est d'abord entre les pays qui partagent une même ressource qu'il faut trouver des voies de coopération et de partage équitable. En France, nous avons une expérience très réussie de gestion des ressources en eau par bassin hydrographique. Au niveau international, c'est une voie de progrès manifeste. De plus en plus d'organisations interétatiques existent pour gérer les ressources communes. Je pourrais citer par exemple des organisations des pays riverains du Niger, du Sénégal, du Nil, du Mékong etc. Pour le Niger par exemple, le dialogue qu'a permis la création de l'organisation de coopération a été perçue comme bénéfique aussi bien aux pays amont qu'aux pays aval.
Sandrine : Doit-on plus compter sur la réutilisation des eaux usées ou le dessalement de l'eau e mer ? A-t-on espoir de faire baisser la consommation d'énergie de ces solutions (notamment la désalinisation) ?
Réutilisation des eaux usées, dessalement d'eau de mer sont deux ressources en eau importantes. Leur coût respectif et leur intérêt dépendent des situations locales. De façon générale, la réutilisation des eaux usées est moins chère mais elle nécessite de pouvoir contrôler la qualité des eaux usées pour éviter des toxiques gênants. Le dessalement d'eau de mer est en forte croissance dans le monde mais bien sûr à proximité des côtes. Dessaler l'eau de mer a un coût qui baisse régulièrement grâce au progrès technologique mais ce coût serait plus que doublé s'il fallait pomper l'eau dessalée dans des territoires situés loin du niveau de la mer. Les deux cas montrent qu'il n'y a pas de fatalité avec les ressources en eau. Les tensions liées à la croissance des consommations peuvent être résolues dans le cadre de politiques de gestion de l'eau.
Ernesto : Comment le secteur privé pour aider à atteindre les Objectifs du Millénaire et le manque d'eau dans les pays sous-développés ?
Les entreprises privées agissent sur demande et suivant les instructions des autorités publiques. Elles participent au développement de l'accès à l'eau potable dans de nombreux pays en développement. Ces entreprises sont de toutes tailles, locales ou étrangères. Bien qu'elles n'alimentent en eau qu'environ 3 à 4 % de la population des pays en développement, elles y contribuent de façon significative aux objectifs du Millénaire. Ainsi, en moins de 10 ans ont-elles apporté l'eau potable à 25 millions de personnes, majoritairement pauvres, dans des villes où la population qui bénéficiait auparavant du service public était de 50 millions de personnes. Un tel développement de 50 % est spectaculaire. Développer l'accès à l'eau potable pour tous est un enjeu qui concerne environ 4 milliards de personnes. Personnellement, je crois que c'est possible et que cela vaut la peine d'associer tous ceux et celles qui peuvent y contribuer dans des projets ambitieux.
Merci Gérard Payen. Le mot de la fin ?
Merci pour ces questions. Il y a 4 enjeux principaux pour l'eau dans le monde : les tensions croissantes sur les ressources en eau, l'accès universel à l'eau potable et à l'assainissement, la gestion des eaux usées et les catastrophes liées à l'eau. Chacun perçoit cela avec des sensibilités différentes. Il est important que l'opinion publique et les politiques publiques prennent en considération ces 4 sujets de façon équilibrée.
Source : latribune.fr
lundi 15 mars 2010
Vers une pénurie d’eau en Belgique…
lundi 8 mars 2010
Le lac Tchad menacé d’assèchement
Le lac Tchad est un grand lac d’Afrique dont les eaux sont douces, ce qui est rare pour un lac endoréique, c'est-à-dire dont les eaux ne rejoignent pas l'océan. Sa faible profondeur, au maximum de 7 mètres, le rend fragile et très dépendant des fluctuations saisonnières. Son rôle économique est très important, car il doit fournir l'eau à plusieurs millions de personnes des quatre pays limitrophes : le Tchad, le Cameroun, le Niger et le Nigéria.
Ce lac était un des plus grands réservoirs d'eau du monde mais, du fait des caprices du climat, du changement climatique et de la pression démographique au cours des dernières décennies, il s'est réduit de 90 pour cent, passant de 25 000 km2 en 1963 à moins de 1 500 km2 en 2001.
Le bassin hydrographique du lac est théoriquement de 2 380 000 km², couvrant 7,8% du continent, mais le bassin actif n'est en fait que de 967 000 km². Le principal apport, pour 90 %, vient du fleuve Chari et de son affluent Logone, tous deux venant des montagnes de la République Centrafricaine. Un autre de ses affluents le Kamadougou Yobé, issu du Nigeria, est affaibli par la présence de deux barrages qui ont fait chuter son débit. Bien qu'il ne participe que pour 10% aux eaux du lac, la séparation provoquée en deux bassins, nord et sud, participa activement à la précarité de l’alimentation du lac.
Le déficit de pluviosité combiné à une plus grande utilisation des eaux du lac et des rivières pour l'irrigation – la population du bassin a doublé dans l'intervalle, et l'irrigation a quadruplé entre 1983 et 1994 – expliquent ce recul : de 26 000 km2 dans les années 60 à 1 500 km2 en 2000. La navigation y est aujourd’hui devenue impossible.
Selon des prévisions climatiques de la NASA et d'autres études concordantes, si le niveau de l'eau continue de baisser à son rythme actuel, le lac disparaîtra dans une vingtaine d'années.
A cet égard, la FAO a organiser à l’automne dernier à Rome un événement spécial "Sauver le lac Tchad: un système menacé" au cours des célébrations de la Journée mondiale de l'alimentation. Le but poursuivi était d'attirer l'attention sur la situation catastrophique du lac et de mobiliser des fonds pour tenter de le sauver tout en assurant la sécurité alimentaire des populations riveraines.
Quelque 30 millions de personnes vivant dans la région du lac Tchad sont menacées par ce retournement de perspectives et souffrent déjà de l'assèchement du lac ainsi que de la détérioration des capacités de production agricole de la région.
Il s'y ajoute que les activités socio-économiques sont affectées tandis que la surexploitation des ressources en eau et en terre entraîne conflits et migrations, estiment des experts.
Le lacs enregistre une baisse de 60 pour cent de la production halieutique, et la dégradation des pâturages a entraîné une diminution des disponibilités en fourrage, de l'ordre de 46,5 pour cent dans certaines zones en 2006) et une réduction du cheptel et de la biodiversité.
"La catastrophe humanitaire qui succédera au désastre écologique nécessite des interventions urgentes", a déclaré M. Parviz Koohafkan, Directeur de la Division terre et eau de la FAO.
"Il faut stopper la disparition tragique du lac Tchad et sauver les moyens d'existence des millions de personnes qui vivent dans cette vaste région", a-t-il lancé en guise d'alerte.
dimanche 7 mars 2010
Les eaux du Mékong sont au plus bas…
mercredi 24 février 2010
Pénurie d’eau : la Côte d’Ivoire évitera t-elle le pire ?
mercredi 20 janvier 2010
Mexico en manque d’eau
Mexico, l'une des plus grandes mégalopoles du monde avec ses vingt millions d'habitants, cherche eau désespérément.
Les plans d'eau qui autrefois entouraient la capitale et irriguaient une civilisation aztèque florissante n'ont pas résisté à l'exode rural et à l'explosion des bidonvilles de la capitale.
Le gigantisme de la ville a fini par rattraper les Mexicains aisés qui fréquentent le village de Valle de Bravo et pratiquent le ski nautique sur le lac à la belle saison.
En août, les puissants hors-bord ont dû surfer autour des rochers qui émergeaient des flots au fur et à mesure que Mexico procédait au pompage du lac.
"Je suis né ici et je n'ai jamais vu le lac à un tel niveau", se désole Carlos Gonzalez, 33 ans, propriétaire du Los Pericos, un restaurant sur pilotis menaçant de redescendre rapidement sur terre.
Face à la menace, les riches estivants se sont mobilisés et l'on est parvenu à un compromis: le niveau du lac sera maintenu à 75% de son niveau initial.
Les responsables de la capitale se sont alors tournés vers une autre solution, la taxation de l'eau dont le prix était jusqu'à présent remarquablement bas pour l'ensemble de la population.
Les classes aisées paieront désormais leur eau trois fois plus cher que les pauvres. Mais la facture annuelle, à 515 pesos (40 dollars) par an, reste plus qu'abordable et leur permet, avec 300 litres par jour, de consommer deux fois plus d'eau que leurs homologues européens.
RESEAU EN MAUVAIS ETAT
Pour les habitants des quartiers pauvres, les coupures d'eau sont fréquentes et viennent s'ajouter à un réseau d'approvisionnement en très mauvais état, qui fournit un liquide impropre à la consommation.
"Elle sort du robinet par petits jets, comme le jus du tamarin, et elle est jaune, jaune!", raconte Maricela Martinez, qui loge avec sa nombreuse progéniture dans une petite maison du quartier modeste d'Iztapalapa. "Quelquefois, c'est pire. On dirait l'eau putride dans laquelle ont baigné les fleurs", ajoute-t-elle.
Pour les Martinez, pas question de boire de cette eau. Ils préfèrent se faire livrer de l'eau minérale en bonbonnes de cinq litres.
Pour Ramon Aguirre, responsable de l'alimentation en eau de la capitale, la solution ne peut venir que d'une hausse encore plus importante des tarifs.
Encore faut-il que ces ressources supplémentaires soient utilisées pour rénover un réseau de distribution en complète déliquescence: 40% de l'eau est détournée par des escrocs ou fuit des tuyaux avant de parvenir aux particuliers. Et seulement la moitié de ce qui sort du robinet est comptabilisé.
Ironie du sort, la capitale mexicaine est régulièrement sous les eaux lors des orages de fin d'été, mais la majeure partie de cette eau n'est pas récupérée et provoque des inondations monstres, comme ce fut le cas en septembre dernier.
mardi 19 janvier 2010
Quand la Chine mourra de soif...
mercredi 26 août 2009
En Inde l’eau s’amenuise…
lundi 24 août 2009
Les stars s'engagent pour l'eau – 3
samedi 8 août 2009
Un exemple de préservation de la ressource : l'agriculture bio à Siwa, en Égypte
samedi 13 juin 2009
Le génie civil face à la pénurie d’eau

François Anctil est l’auteur de L’eau et ses enjeux -Les Presses de l’Université Laval et De Boeck Université, 2008 - et a reçu la même année un prix d’excellence en enseignement de l’Université Laval pour son cours en ligne de culture scientifique Eaux. Il fait le point sur les possibilités et les limites des sciences de l’ingénieur face aux problématiques de pénurie.
L’eau a longtemps été perçue comme une ressource peu limitée qui se renouvelle au rythme des saisons. Depuis, l’homme a appris à maîtriser et à détourner les cours d’eau et à exploiter les nappes souterraines. Par exemple, l’irrigation est devenue une très grande consommatrice d’eau. Les réserves et les flux étant en réalité limités, ces usages font que l’eau peut aujourd’hui manquer même là où les précipitations sont passablement abondantes.
La disponibilité en eau doit donc être évaluée sous la perspective des quantités disponibles pour l’ensemble des usages économiques, sociaux et naturels. La qualité est également un enjeu, car une eau dégradée n’est plus disponible ou seulement partiellement disponible au milieu.
Mais que peut faire le génie civil pour contrer les pénuries d’eau ? Ce texte aborde cette question en quatre temps, en distinguant d’abord aridité et sécheresse, en énonçant les moyens techniques du génie civil, en discutant des principes de gestion de la ressource en eau dans un contexte de pénurie, puis en concluant par une réflexion sur les multiples conséquences du manque d’eau.
Aridité ou sécheresse ?
Pour aborder le manque d’eau, il faut en retracer les causes, étudier les processus physiques en jeu, observer le comportement hydrologique, aborder la problématique de gestion de l’eau et formuler des mesures de conservation et d’économie de la ressource.
L’aridité reflète un manque naturel et permanent d’eau, à la suite de modestes précipitations annuelles. Les milieux arides se caractérisent par la faible teneur en eau de leur sol et par de longues périodes de faibles débits, voire de débits nuls. Ces milieux sont parfois soumis à d’intenses précipitations locales pouvant mener à des crues éclairs.
La sécheresse marque un état naturel mais temporaire de manque d’eau à la suite d’une période de précipitations inférieures à la moyenne. La durée, la fréquence et la sévérité de cet état sont toutefois difficiles à anticiper puisqu’elles sont très variables dans le temps et l’espace. Il reste tout de même que les sécheresses sont des phénomènes récurrents, souvent catastrophiques pour l’agriculture, pour les milieux aquatiques et pour les activités humaines.
La variabilité des sécheresses en intensité, dans l’espace et dans le temps, complique leur définition. Par exemple, on qualifie parfois les sécheresses par leurs conséquences météorologiques (rareté de précipitations), par leurs conséquences agricoles (pertes de production) ou encore par leurs conséquences hydrologiques (faibles débits ou bas niveaux de nappe phréatique).
Pour sa part, la désertification est un manque d’eau permanent résultant d’une mauvaise gestion du territoire (et de l’eau), telle que l’appauvrissement des sols et l’exploitation abusive de l’eau souterraine.
Contrer les pénuries
Faire pleuvoir à volonté, pour combler un manque d’eau, reste encore une utopie technologique(1) .
L’outil technique de prédilection pour contrer les pénuries est plutôt le barrage, qui permet d’accumuler en son réservoir de l’eau pour les périodes de faible abondance. Aujourd’hui, près de la moitié des fleuves sont pourvus d’au moins un des quelque 47 500 barrages existants de plus de 15 mètres de hauteur(2) . Or, l’irrigation est la fonction exclusive de la moitié de ceux-ci, reflet de la rareté de l’eau et de ces bienfaits attendus. Ainsi, entre 30 % et 40 % des 271 millions d’hectares irrigués le sont à partir de ces barrages, ce qui assure entre 12 % et 16 % de la production alimentaire mondiale.
Malgré les meilleures volontés du promoteur, construire un grand barrage entraîne des répercussions sur l’environnement et la société. Le barrage sans conséquence est une illusion. Tout au plus peut-on promettre des conséquences minimales. Par exemple, le territoire inondé à la suite de la construction d’un barrage se comportera à la manière d’un lac et non plus d’une rivière. L’écosystème aquatique initial sera biffé et remplacé par un nouvel écosystème dont on ne maîtrisera que difficilement la destinée. La valeur économique de cette nouvelle ressource aquatique sera souvent moindre que l’écosystème initial qui assurait la subsistance d’une partie de la population riveraine.
Vivre en pénurie
La meilleure façon de vivre en milieu aride est d’appliquer un mode de gestion en harmonie avec l’environnement, c’est-à-dire adapté à la rareté de l’eau. Une partie des problèmes actuels de gestion de l’eau des pays arides et semi-arides proviennent de l’importation de techniques et de modes de gestion mis au point dans un contexte où l’eau est plus abondante et de l’abandon de techniques millénaires développées localement(3) .
L’exploitation durable de l’eau en milieu aride implique l’adoption et la mise en œuvre d’une gestion intégrée de l’eau et du territoire, l’amélioration des systèmes de distribution et d’irrigation, l’adoption de politiques d’allocation d’eau incitant la conservation et l’utilisation raisonnée de la ressource, la valorisation de l’eau comme un bien à grande valeur économique, sociale et environnementale, l’exploitation durable de toutes les ressources disponibles, incluant le recyclage et l’exploitation de sources saumâtres pour certains usages, la participation des meilleures techniques d’irrigation (dans une perspective d’économie de l’eau), la collaboration des usagers dans la planification et la gestion de l’eau à l’échelle locale et l’éducation des gestionnaires, opérateurs et utilisateurs.
La gestion de l’eau en période de sécheresse peut emprunter beaucoup d’éléments énoncés pour les milieux arides.
Le problème ici réside en bonne partie dans la difficulté à prévoir le début, la durée et l’intensité d’une sécheresse, ce qui fait que l’on réalise trop souvent qu’une sécheresse est active lorsque les conséquences se font déjà sentir. La mise en place de plans d’urgence permettant de prendre les décisions adéquates au fur et à mesure que se développe une sécheresse est donc incontournable.
Un tel plan devrait inclure les éléments suivants : des modifications aux allocations en eau et dans le fonctionnement quotidien des systèmes de distribution et d’irrigation, l’exploitation de sources de moindre qualité (tout en contrôlant les conséquences possibles), des modifications aux plans de cultures des fermes (par exemple, cultiver des végétaux moins exigeants en eau), de l’aide financières aux agriculteurs ou aux industries qui sacrifient des droits d’eau au profit d’autres usages et une communication efficace de la situation et des décisions qui sont prises.
Conséquences du manque d’eau
Le manque d’eau est une réalité fortement répandue. Mais quelles en sont les conséquences? L’eau disponible est alors insuffisante pour la production locale de nourriture. L’absence d’eau interfère dans le développement industriel, urbain et touristique. Les cours d’eau et les lacs sont ponctionnés au point de ne plus pouvoir accueillir sans conséquence les charges polluantes industrielles, urbaines et agricoles qu’on y déverse, ayant pour effet de rendre leur eau impropre.
La détérioration des sources d’eau est propice à la prolifération de maladies, sans compter que la pauvreté ne favorise pas la mise en place de systèmes de traitement et de distribution efficaces. Le manque d’eau ne peut qu’envenimer les conflits associés au partage de la ressource entre régions ou pays, ou encore entre des utilisateurs différents au sein d’une même région. Et la préservation des écosystèmes est généralement négligée lorsque l’eau se fait rare.
Notes
Le débat sur l’ensemencement des nuages perdure encore, à savoir si cette technique tient davantage du mythe que de la réalité. Une perspective historique de la question est proposée par Fleming JR - The pathological history of weather and climate modification: Three cycles of promise and hype. Hist Stud Phys Biol, 2006, 37, 3-25.
Devant les succès et insuccès de l’expérience mondiale des grands barrages, la Banque mondiale et l’Union mondiale pour la nature s’associent à de nombreux autres groupes d’intérêt pour créer en 1997 la Commission mondiale des barrages qui a pour mandat de faire un examen impartial approfondi de la situation et de proposer des normes pour l’avenir. Les informations divulguées sont tirées de leur rapport : Commission mondiale des barrages - Barrages et développement. Un nouveau cadre pour la prise de décisions. Tour d’horizon. Cape Town, Afrique du Sud, 2000, 29 p.
Pereira LS, Cordery I et Iacovides I - Coping with Water Scarcity. Technical Documents in Hydrology 58, UNESCO, Paris, France, 2002, 269 p.
dimanche 10 mai 2009
Les guerres de l’eau
Jeffrey D. Sachs est professeur d'économie et dirige l'Institut de la Terre à l'université de Columbia. Il est aussi connu à travers sa coopération avec des agences internationales sur les thèmes de la réduction de la pauvreté, l’annulation de la dette, et le contrôle épidémiologique – notamment du SIDA, dans les pays en voie de développement. Il est le seul universitaire à avoir figuré plusieurs fois au classement des personnalités les plus influentes du monde publié par le magazine américain Time Magazine. Nous reproduisons ci-dessous sa tribune parue dans Les Echos, no. 20413, du lundi 27 avril 2009.
« La pénurie d'eau est responsable de nombreux conflits dans le monde ou de leur aggravation. Du Tchad au Darfour (Soudan), du désert de l'Ogaden (Ethiopie) à la Somalie, à travers le Yémen, l'Irak, le Pakistan et l'Afghanistan, s'étend un immense arc de terres arides où la rareté de l'eau provoque disettes, extrême pauvreté et désespoir.
Des groupes extrémistes comme les talibans peuvent facilement recruter dans de telles communautés. Et les gouvernements perdent leur légitimité lorsqu'ils sont incapables de garantir à leur population des besoins de base comme eau potable, récoltes, nourriture pour le bétail....
Les dirigeants politiques, les diplomates et les chefs des armées dans ces pays en conflit considèrent ces crises comme ils le feraient pour tout autre défi politique ou militaire. Ils lèvent des armées, organisent des factions politiques, combattent les chefs de guerre ou les fanatiques religieux.
Mais ces actions ne répondent pas au problème fondamental d'aider ces communautés dans leurs besoins urgents d'eau et de subsistance. Du coup, les Etats-Unis et l'Europe dépensent des dizaines, parfois des centaines de milliards de dollars pour envoyer des troupes et des bombardiers pour réprimer des rebellions ou pour lutter contre les « Etats faillis », mais ils n'envoient pas le dixième voire le centième de ces sommes pour lutter contre le manque d'eau et le sous-développement.
Les problèmes de l'eau ne se résoudront pas d'eux-mêmes. Bien au contraire ! Ils ne peuvent que s'aggraver, sauf si la communauté internationale réagit. Selon des études de l'Unesco et de la Banque mondiale notamment, de nombreux pays pauvres et instables sont confrontés à un fragile équilibre en matière de ressources en eau. Le manque croissant d'eau, surtout dans les zones arides, reflète l'explosion démographique, l'assèchement des nappes phréatiques, le gaspillage, la pollution et les effets dévastateurs du changement climatique. Des solutions pratiques existent. Elles passent par de très nombreuses actions, comme une meilleure gestion des ressources en eau, une amélioration des technologies pour accroître l'efficacité de leur utilisation, et de nouveaux investissements conjoints, publics, d'entreprises et d'ONG.
Dans les « villages du Millénaire » en Afrique, un projet des Nations unies, nous travaillons avec des communautés pauvres, les gouvernements, les entreprises pour développer des solutions afin de répondre à l'extrême pauvreté dans les zones rurales. Au Sénégal, par exemple, JM Eagle, un fabricant de tuyaux en PVC, a offert plus de 100 kilomètres de canalisations, pour permettre l'accès à l'eau potable de plusieurs dizaines de milliers de personnes.
Mais la pénurie d'eau menace de toucher de plus en plus de pays, riches ou pauvres. Les Etats-Unis, par exemple, ont encouragé une ruée sur les Etats arides du Sud-Ouest. Le coeur agricole de l'Australie, le basin Murray-Darling, connaît aussi de graves sécheresses. De même, le bassin méditerranéen est menacé par le changement climatique. D'une région à l'autre, l'origine précise de la crise varie. Le Pakistan, un pays déjà aride, souffrira sous la pression de la croissance rapide de sa population qui, de 42 millions en 1950, atteindra 184 millions en 2010 et 335 millions en 2050, si les prévisions « moyennes » de l'ONU se réalisent.
Il est nécessaire de trouver des solutions à tous les niveaux : à l'intérieur des communautés agricoles, comme au Sénégal, le long des cours des rivières et, internationalement, par la lutte contre les pires effets du réchauffement climatique. Des solutions durables passent par des partenariats entre gouvernements, entreprises et sociétés civiles. Ce qui ne sera pas facile à obtenir et à gérer car ces différentes entités ont souvent peu d'expérience, si ce n'est aucune, du travail en commun.
De plus, la plupart des gouvernements sont mal équipés pour faire face à ces difficultés alors qu'ils doivent aussi apprendre à travailler avec les communautés locales, le secteur privé, les organisations internationales et les donateurs. Les ministères chargés des questions de l'eau emploient, traditionnellement, des ingénieurs et des fonctionnaires non spécialisés. Alors qu'il est nécessaire de faire appel à des experts sur des questions allant du climat à l'écologie, en passant par l'agriculture, la population, l'économie, la vie et les cultures locales.
La prochaine étape cruciale est de réunir des scientifiques, des dirigeants politiques et du secteur privé de pays qui ont des problèmes identiques et de réfléchir ensemble à de nouvelles approches en la matière. Un tel brainstorming permettrait d'échanger des informations qui pourraient sauver des vies et des économies. Cela soulignerait aussi une simple vérité : le défi commun du développement durable doit réunir un monde divisé, par la richesse, la religion et la géographie. »
mardi 2 décembre 2008
L’eau plus précieuse que le pétrole ?
« Alors que l’eau est une ressource non renouvelable de plus en plus rare, une grande partie des populations occidentales la consomment sans limite du fait d’une tarification de la ressource qui ne reflète pas sa vraie valeur. » M. Enzelmüller a expliqué qu’une des manières les plus efficaces d’économiser de l’énergie et de l’eau est d’utiliser des systèmes de mesure de consommation individuelle (c-à-d des compteurs)
Si le diagnostic tarifaire proposé pointe incontestablement une problématique essentielle, à savoir la juste tarification d’un bien précieux que des organisations motivés par des idéologies politiques improbables présentent de manière irresponsable comme gratuit, on peut toutefois nuancer le propos de M. Enzelmüller par le fait que la quantité d’eau présente sur notre planète reste constante. En effet, l’eau à la grande différence des ressources énergétiques telles que le gaz et le pétrole est une ressource sans cesse renouvelable.
samedi 15 novembre 2008
Congo : pénurie d'eau potable
Ces problèmes génèrent des conséquences dramatiques, qui vont au-delà de la seule question sanitaire : Mediacongo.com rapporte que dans la province du Kasaï Occidental, le flux d’électricité étant défectueux, la distribution d’eau en pâtit et alors que les femmes vont chercher de l’eau dans des quartiers voisins, leurs fillettes « se font violer même à la maison quand leur maman sont à la recherche d'eau. » Quant aux sources d’eau elles-mêmes, elles deviennent « des lieux prédilection pour la délinquance juvénile. »
mardi 28 octobre 2008
Le recyclage des eaux s’étend en Australie
Nouveau projet de recyclage des eaux à destination des industriels en Australie
Veolia Eau, aux côtés d’AquaNet Sydney Pty Ltd, société du groupe Jemena Ltd, vient de signer avec la Sydney Water Corporation un contrat portant sur le premier projet privé de recyclage des eaux usées d’Australie destiné à alimenter un réseau de clients industriels.
Ce projet, vise à réduire la demande qui pèse sur la capacité en eau potable de Rosehill et Camellia, à l’ouest de Sydney alors que l’Australie connait sa plus longue et sa plus intense sécheresse.
L’usine de recyclage de l’eau de Rosehill et Camellia, produira annuellement 4,3 milliards de litres d’eau recyclée de haute qualité pour les besoins de grands opérateurs industriels. Conçu pour permettre une extension ultérieure de capacité, elle pourrait produire à terme 3 milliards de litres d’eau recyclée supplémentaires par an, pour les usages d’autres industries.
Ce nouveau projet illustre la démarche de l’Australie en faveur de la combinaison des ressources alternatives (recyclage, dessalement, recharge de nappes phréatiques…) pour parvenir à une gestion durable de ces ressources en eau malgré les conditions extrêmes de sécheresse qui sévissent depuis plusieurs années.