« Pénurie alimentaire, augmentation des prix, manque d'eau et de récolte, migrations, conflits, faim et morts » : telles sont les conséquences de la situation de sècheresse qui affecte depuis des mois plus de 2 millions de personnes au Kenya, dont un certain nombre de diocèses catholiques du pays, selon les évêques qui appellent à une aide alimentaire d'urgence par l'intermédiaire du Service d'information catholique pour l'Afrique (CISA). « Les plus affectés sont les éleveurs du nord et les familles paysannes des plaines côtières et du sud-est du pays », précisent les évêques qui invitent les catholiques à une grand initiative de solidarité en faisant des dons financiers « dans les escales, les paroisses, les diocèses et toute autre structure de l'Eglise », rapporte le CISA. L'appel des évêques, signé par l'archevêque de Nairobi, le cardinal John Njue, est adressé à tous les archevêques, supérieurs religieux, associations de fraternité, ainsi qu'à la Conférence épiscopale nationale, au secrétariat catholique, aux commissions et institutions de l'Eglise catholique du Kenya pour une large diffusion. « Nous sommes profondément préoccupés par cette situation, et par la souffrance des nombreux Kenyans, à la suite de cette sécheresse », souligne le cardinal Njue qui craint une perte des moyens de subsistance pour de nombreuses communautés.
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mercredi 30 mars 2011
samedi 5 mars 2011
mardi 1 mars 2011
Justin BIeber : Charity Water s’est trouvé un allié de poids
Les artistes américains nous ont habitué a des approches philanthropiques parfois originales, et souvent commandées par des problématqiues d’image (on pense notamment à Beyonce et Nelly Furtado, forcées de réagir suite aux événements en Lybie) .
Dernièrement, c’est Justin Bieber qui a annoncé une initiative originale : pour ses 17 ans, il demande à ses fans de faire un don à une association, « Charity Water », une ONG à but non lucratif qui s’efforce d’apporter l’eau potable dans les pays en voie de développement.
Bieber demande donc à ses fans, via sa page personnelle de collecte de dons, d’envoyer « 17 dollars pour [son] 17ème anniversaire. Il précise à ses fans : « Saviez-vous qu’environ 4500 enfants meurent chaque jour de maladies d’origine hydriques. En menant des projets d’eau potable dans les villages qui en ont besoin, nous pouvons éviter ce genre de désastre. »
La jeune star avait fixé un objectif de 17 000 dollars, qui serait d’ores et déjà largement dépassé.
A noter par ailleurs que l’association Charity Water proposait déjà, sur son site, une application permettant au grand public de s’impliquer dans le fund raising en faveur de l’accès à l’eau dans les PVD.
Dernièrement, c’est Justin Bieber qui a annoncé une initiative originale : pour ses 17 ans, il demande à ses fans de faire un don à une association, « Charity Water », une ONG à but non lucratif qui s’efforce d’apporter l’eau potable dans les pays en voie de développement.
Bieber demande donc à ses fans, via sa page personnelle de collecte de dons, d’envoyer « 17 dollars pour [son] 17ème anniversaire. Il précise à ses fans : « Saviez-vous qu’environ 4500 enfants meurent chaque jour de maladies d’origine hydriques. En menant des projets d’eau potable dans les villages qui en ont besoin, nous pouvons éviter ce genre de désastre. »
La jeune star avait fixé un objectif de 17 000 dollars, qui serait d’ores et déjà largement dépassé.
A noter par ailleurs que l’association Charity Water proposait déjà, sur son site, une application permettant au grand public de s’impliquer dans le fund raising en faveur de l’accès à l’eau dans les PVD.
samedi 26 février 2011
Nous comptons sur les banques
Le blog d’Emery, « Choses vues », nous alerte cette semaine sur une nouvelle initiative en faveur de l’eau : « Nous comptons sur les banques ».
Derrière ce titre (et le site éponyme) un peu provocateur, se cache une initiative de l’association « 1001 fontaines », que nos lecteurs connaissent bien, et qui souhaite mobiliser les acteurs financiers sur des questions d’accès à l’eau.
La solution développée par 1001 Fontaines est décrite sur le site : « Sans attendre un avenir meilleur, « 1001 fontaines pour demain » propose une solution simple permettant aux petites communautés isolées de produire au minimum leur eau de boisson en potabilisant par eux-mêmes la ressource à portée de main, le plus souvent l’eau de surface. Avec environ 2 litres par personne et par jour, on limite significativement les maladies d’origine hydrique dont ces populations souffrent et qui sont, en particulier, responsables d’un taux de mortalité infantile proche de 20%. »
A ce jour, les banques n’ont toujours rien donné, comme l’indique le compteur mis en place sur le site de l’opération. A comparer au compteur du Téléthon qui renvoie, lui, à la générosité des particuliers…
Une vidéo est disponible :
Derrière ce titre (et le site éponyme) un peu provocateur, se cache une initiative de l’association « 1001 fontaines », que nos lecteurs connaissent bien, et qui souhaite mobiliser les acteurs financiers sur des questions d’accès à l’eau.
La solution développée par 1001 Fontaines est décrite sur le site : « Sans attendre un avenir meilleur, « 1001 fontaines pour demain » propose une solution simple permettant aux petites communautés isolées de produire au minimum leur eau de boisson en potabilisant par eux-mêmes la ressource à portée de main, le plus souvent l’eau de surface. Avec environ 2 litres par personne et par jour, on limite significativement les maladies d’origine hydrique dont ces populations souffrent et qui sont, en particulier, responsables d’un taux de mortalité infantile proche de 20%. »
A ce jour, les banques n’ont toujours rien donné, comme l’indique le compteur mis en place sur le site de l’opération. A comparer au compteur du Téléthon qui renvoie, lui, à la générosité des particuliers…
Une vidéo est disponible :
mercredi 1 décembre 2010
Dix millions de Russes n'ont pas accès à l'eau potable
Le chef des services sanitaires russes, Guennadi Onichtchenko, a assuré que dix millions de Russes n'ont pas accès à l'eau potable, un chiffre qui semble optimiste, le gouvernement ayant estimé en 2009 que la moitié des 142 millions d'habitants du pays en était privée.
M. Onichtchenko a relevé, lors du Forum de l'eau de Moscou, "qu'une personne sur quatorze" en Russie souffrait "d'un approvisionnement en eau ne répondant pas aux normes d'hygiène", selon l'agence Ria Novosti.
Pourtant, selon le texte du "projet de programme d'Etat +Eau propre+" publié en avril 2009 par le ministère russe du Développement économique, un Russe sur deux est privé d'un approvisionnement en eau potable.
"Aujourd'hui, un habitant sur deux en Russie est obligé de boire une eau de qualité insuffisante et ne répondant pas à toute une série d'exigences hygiéniques et sanitaires", précise ce document.
Et "un cinquième de la population consomme de l'eau qui n'a pas bénéficié de traitements d'épuration", poursuit ce texte.
Le rapport relève aussi que "les principales causes" de la mauvaise qualité de l'eau sont "l'usure" des canalisations et "des méthodes obsolètes d'épuration".
Le mauvais état des infrastructures russes est à l'origine de nombreux accidents et de problèmes de santé publique en Russie. Le président russe ,Dmitri Medvedev a fait de "la modernisation" du pays son cheval de bataille.
Source : Le Parisien
lundi 29 novembre 2010
Sud-Soudan: des nomades craignent de perdre l'accès à l'eau après le référendum

Au bout d'une piste de terre sinueuse, repose le fief miséreux des nomades arabes Misseriya qui craignent de perdre l'accès vital à l'eau de la rivière voisine en cas de rattachement de la région contestée d'Abyei au Sud-Soudan après le référendum de janvier.
Dans le hameau d'Al-Muglad s'écrit le prochain chapitre de l'histoire du le plus grand pays d'Afrique. Un chapitre peut-être sombre, car il pourrait le replonger dans le chaos à moins à l'approche du référendum d'indépendance du Sud-Soudan, prévu le même jour que celui d'Abyei, le 9 janvier 2011.
Les nomades nordistes Misseriya migrent chaque année depuis plus de 200 ans lors de la saison sèche vers le Bahr al-Arab méridional - "la rivière arabe" -, en quête de pâturage pour leurs troupeaux de vaches. Puis, ils s'enfoncent dans les terres fertiles du Sud-Soudan.
Or ce cours d'eau, baptisée rivière Kiir par les sudistes, coule dans la région contestée d'Abyei, située dans le ventre du Soudan, à la lisière du Nord arabo-musulman, et du Sud, en grande partie chrétien.
Après de violents affrontements en mai 2008, qui avaient fait craindre le retour de la guerre civile Nord-Sud, les deux parties avaient confié leur différend à la Cour permanente d'arbitrage de La Haye.
Celle-ci a réduit la taille d'Abyei au domaine historique de la tribu sudiste des Dinka Ngok, laissant le nord et l'est du secteur, doté de gisements de pétrole, au Nord-Soudan. Les politiques nordistes et sudistes avaient accepté cette décision, mais pas les Misseriya.
"Nous ne voulons pas du pétrole, nous voulons l'eau. Nous avons cinq millions de têtes de bétails. Où vont-elles s'abreuver?" dit Mokhtar Babo Nimir, l'émir des Misseriya, lors d'un entretien dans les bureaux des services de renseignement à Al-Muglad.
Ici, l'émir est roi. La salle aux murs défraîchis est ornée des photos du président soudanais Omar el-Béchir et du père de l'émir, Babo Nimir, preuve de l'importance de l'allégeance tribale dans ce secteur.
Les Misseriya, qui estiment avoir accueilli les sudistes Dinka Ngok sur les terres d'Abyei à partir de la fin du XIXe siècle, se considèrent comme les tenanciers de cette région contestée.
Or le référendum doit décider du rattachement d'Abyei au Nord ou au Sud-
Soudan. La loi accorde le droit de vote aux Dinka Ngok et aux "autres citoyens" d'Abyei, mais ne mentionne pas les Misseriya.
"Si je ne peux pas voter, il n'y aura pas de référendum", prévient l'émir. "Abyei ne peut pas revenir au Sud", tranche le chef Misseriya, tribu responsable de raids sanglants sur les sudistes pendant la guerre civile dans les années 1980.
Si le Sud se sépare et rafle Abyei, les Misseriya risquent de perdre à la fois l'accès au Bahr al-Arab et aux zones de pâturage du Sud.
"Alors notre bétail mourra, et il ne nous restera plus qu'à migrer à Khartoum pour trouver un emploi ou mendier. Il est préférable de mourir que de finir ainsi", estime-t-il, vêtu d'une tunique immaculée et lunettes épaisses accrochées au visage.
Dans un autocar déglingué, des jeunes Misseriya quittent Al-Muglad pour trouver du travail à Khartoum, à 30 heures de route. "Il n'y a pas de travail à Muglad. Et je ne veux pas devenir un gardien de troupeaux, passer ma vie à suivre une vache. De toute manière je n'ai pas de vache", clame Mohamed.
Des négociations, sous l'égide des Etats-Unis, tentent de trouver un compromis pour sauver Abyei des enfers.
"Pour l'instant (au début de la saison sèche) nous n'avons pas de problèmes d'eau et de pâturage. Mais si les négociations échouent, nous ne pouvons pas encore dire ce qui adviendra", dit l'émir.
AFP
mercredi 24 novembre 2010
Tunisie : Mobilisation de 95% des ressources hydriques disponibles à l’horizon 2014
Les pas franchis quant à la mise en oeuvre des composantes du 12e Plan de développement (2010-2014) en matière de mobilisation des ressources hydriques, d’économie de l'eau potable et d'irrigation, ainsi que d’élaboration de l'étude technique ordonnée par le Chef de l'Etat pour assurer les équilibres du pays en eaux en 2050, ont été passés sous la loupe, lundi 18 octobre à Tunis, lors d’une entrevue tuniso-européenne.
En présence d'experts représentant la Banque mondiale (BM), la Banque africaine de développement (BAD) et l'Agence française de développement (AFD), la rencontre a regroupé M. Abdessalem Mansour, ministre de l'Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche et une délégation européenne conduite par l'Ambassadeur de l'Union européenne (UE) à Tunis.
Passant en revue les réalisations et les ambitions de la politique tunisienne, en matière de l’eau, au cours des deux dernières décennies, le ministre a mis en lumière les efforts déployés en Tunisie sur la voie de la préservation des ressources naturelles et la mobilisation des ressources hydriques.
Une mobilisation qui devrait toucher, à l’horizon 2014, les 95% des ressources hydriques disponibles.
Force est de savoir dans ce sens que la prochaine étape sera marquée par le déclenchement d’un plan de transfert des eaux du nord vers le centre du pays. Un plan qui fait partie intégrante des composantes à court terme de l’étude sur la sécurité hydrique à l'horizon 2050.
Laquelle porte également sur l’amélioration de la qualité de l'eau potable du sud à travers la réalisation de stations de dessalement de l'eau de mer à Djerba, Gabès et Sfax d'une capacité de dessalement journalière de 50 000 m3 chacune.
En effet, l’expérience tunisienne en matière de gestion et de valorisation des ressources hydriques, ne cesse de jouir – comme l’a confirmé l’Ambassadeur de l'Union Européenne – d’une attention privilégiée des pays européens, qui reconnaissent l’avant-garde de cette expérience notamment dans le domaine agricole, à la lumière de l’intensification de l'utilisation de l'irrigation goutte à goutte dans les périmètres irrigués du pays.
source : Info-Tunisie
dimanche 21 novembre 2010
Acheminer de l'eau potable dans les villages de haute montagne du Népal
Des milliards de personnes vivent encore sans eau potable de par le monde. Dans le village de Serachaur à l'ouest du Népal, les femmes devaient faire plusieurs kilomètres à pied tous les jours pour aller chercher de l'eau. Grâce à la Banque mondiale, un nouveau programme d'hygiène publique a permis d'améliorer considérablement les conditions de vie de milliers de personnes des zones rurales du Népal.
mardi 26 octobre 2010
L’accès à l’eau potable amélioré au Burkina Faso
Selon le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), le Burkina Faso a accompli des progrès remarquables dans l’accès à l’eau potable.
En effet, ce pays enclavé et fortement soumis aux aléas climatiques, est passé d’un taux national d'accès de 18,3% en 1993 à 66,3% en 2007, peut on lire dans un communiqué de presse.
Le Burkina Faso étant un pays enclavé s’étendant jusque dans la région Sahélienne, une région du monde des plus arides, l’eau est un enjeu des plus importants pour les populations et les activités qui en sont tributaires. En effet, l’économie Burkinabè étant basée en majeure partie sur l’agriculture et l’élevage à des fins d’alimentations des populations et d’exportation, l’eau est un combat de tous les jours en raison du climat sec et du peu de pluviométrie. D’ailleurs, de tout le territoire du Burkina Faso seul 0,1 % est recouvert d’eau.
Les précipitations tombant sur le territoire du Burkina Faso sont assez faibles et en raison de la faible capacité d’absorption des sols, contribuent majoritairement à alimenter des cours d’eau peu puissants qui coulent presque tous vers les pays voisins du sud. Les précipitations moyenne n’atteignent guère plus 748 millimètres et même beaucoup moins dans les régions du Nord du pays.
En ces dix dernières années, le pays a entrepris d'importantes réformes qui ont porté notamment sur le système de gestion des infrastructures hydrauliques d'approvisionnement en eau potable en milieu rural et semi-urbain, l'adoption d'une loi d'orientation relative à la gestion de l'eau et celui d'un plan d'action pour la gestion intégrée des ressources en eau.
Les mesures prises ont conduit au renforcement des infrastructures d'approvisionnement d'eau avec l'appui des partenaires techniques et financiers. Ainsi, le réseau d'adduction d'eau potable qui était de 881 kilomètres en 1986 a atteint 3.129 kilomètres en 2004. Entre 2006 et 2007, les projets et programmes ont permis la réalisation d'environ 1.882 forages.
Pour Pascal Karorero, Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies au Burkina Faso : « Ces efforts méritent d'être salués et encouragés. A juste titre, leur reconnaissance par les Nations Unies s'est traduite récemment par la nomination du pays aux prix OMD sur l'accès à l'eau potable. »
En effet, pour rappel, l’augmentation de l'accès à l'eau potable pour les populations fait partie des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), une série de mesures concrètes visant notamment à réduire la pauvreté, la faim, la mortalité maternelle et infantile, les maladies, l'inégalité entre les sexes et la dégradation de l'environnement d'ici à 2015, peut on lire dans un communiqué de presse.
Source PNUD
En effet, ce pays enclavé et fortement soumis aux aléas climatiques, est passé d’un taux national d'accès de 18,3% en 1993 à 66,3% en 2007, peut on lire dans un communiqué de presse.
Le Burkina Faso étant un pays enclavé s’étendant jusque dans la région Sahélienne, une région du monde des plus arides, l’eau est un enjeu des plus importants pour les populations et les activités qui en sont tributaires. En effet, l’économie Burkinabè étant basée en majeure partie sur l’agriculture et l’élevage à des fins d’alimentations des populations et d’exportation, l’eau est un combat de tous les jours en raison du climat sec et du peu de pluviométrie. D’ailleurs, de tout le territoire du Burkina Faso seul 0,1 % est recouvert d’eau.
Les précipitations tombant sur le territoire du Burkina Faso sont assez faibles et en raison de la faible capacité d’absorption des sols, contribuent majoritairement à alimenter des cours d’eau peu puissants qui coulent presque tous vers les pays voisins du sud. Les précipitations moyenne n’atteignent guère plus 748 millimètres et même beaucoup moins dans les régions du Nord du pays.
En ces dix dernières années, le pays a entrepris d'importantes réformes qui ont porté notamment sur le système de gestion des infrastructures hydrauliques d'approvisionnement en eau potable en milieu rural et semi-urbain, l'adoption d'une loi d'orientation relative à la gestion de l'eau et celui d'un plan d'action pour la gestion intégrée des ressources en eau.
Les mesures prises ont conduit au renforcement des infrastructures d'approvisionnement d'eau avec l'appui des partenaires techniques et financiers. Ainsi, le réseau d'adduction d'eau potable qui était de 881 kilomètres en 1986 a atteint 3.129 kilomètres en 2004. Entre 2006 et 2007, les projets et programmes ont permis la réalisation d'environ 1.882 forages.
Pour Pascal Karorero, Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies au Burkina Faso : « Ces efforts méritent d'être salués et encouragés. A juste titre, leur reconnaissance par les Nations Unies s'est traduite récemment par la nomination du pays aux prix OMD sur l'accès à l'eau potable. »
En effet, pour rappel, l’augmentation de l'accès à l'eau potable pour les populations fait partie des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), une série de mesures concrètes visant notamment à réduire la pauvreté, la faim, la mortalité maternelle et infantile, les maladies, l'inégalité entre les sexes et la dégradation de l'environnement d'ici à 2015, peut on lire dans un communiqué de presse.
Source PNUD
mercredi 20 octobre 2010
Obtenir de l’eau pour irriguer les cultures en Afrique – Zambie
En 1999, quand il a acheté sa première pompe à pédale, Robert Mwanza, un agriculteur à Lusaka, en Zambie, avait du mal à joindre les deux bouts et était sans accès fiable à l’eau. Comme son pays doit faire face à la sécheresse et à la faiblesse économique, Robert n’a pas de ressources nécessaires pour irriguer sa ferme et "ne pouvait pas cultiver assez pour manger et encore moins pour vendre."
L’accès à l’eau est un luxe que de nombreux ménages ruraux, en particulier en Afrique sub-saharienne, n’ont pas. Les agriculteurs doivent souvent faire des voyage de longues distances pour chercher de l’eau dans un cours d’eau ou un puits public, rendant impossible l’irrigation des cultures ou l’accès à l’eau pour la cuisine et le bain.
Mais des technologies abordables, comme la pompe à pédale (une pompe à pied qui se trouve sur le dessus d’un puits et irrigue des petites parcelles de terres), la pompe à corde (une alternative à la pompe à pédale alimentée manuellement) et une variété de systèmes de stockage de l’eau (en plastique et utilisées comme sources de gicleurs ou de systèmes d’irrigation par goutte à goutte), changent tout cela. Les systèmes sont développés et soutenu par International Development Enterprises (IDE), une organisation qui travaille à améliorer les moyens d’existence des agriculteurs dans 13 pays en Asie et en Afrique grâce à l’amélioration technologique de l’agriculture et de l’accès au marché.
Après seulement deux ans d’une meilleure irrigation fournie par une pompe à pédale, Robert Mwanza a augmenté sa production de légumes pour nourrir sa femme et ses huit enfants.
Il a également gagné assez d’argent pour acheter une pompe supplémentaire, doublant ainsi la superficie des terres qu’il pouvait irriguer. Il a recruté son frère, Andrew Mwanza, pour travailler sur la pompe supplémentaire et en trois ans, avec l’aide du personnel de terrain IDE, Robert a commencé à vendre ses produits à Agriflora, une société qui exporte des légumes de haute qualité en Europe. Maintenant, les deux frères cultivent assez de légumes pour pouvoir se permettre d’ajouter un moteur à essence à la pompe de 750 $, ce qui réduit le travail nécessaire pour augmenter la production.
Source : http://www.ideorg.org/
L’accès à l’eau est un luxe que de nombreux ménages ruraux, en particulier en Afrique sub-saharienne, n’ont pas. Les agriculteurs doivent souvent faire des voyage de longues distances pour chercher de l’eau dans un cours d’eau ou un puits public, rendant impossible l’irrigation des cultures ou l’accès à l’eau pour la cuisine et le bain.
Mais des technologies abordables, comme la pompe à pédale (une pompe à pied qui se trouve sur le dessus d’un puits et irrigue des petites parcelles de terres), la pompe à corde (une alternative à la pompe à pédale alimentée manuellement) et une variété de systèmes de stockage de l’eau (en plastique et utilisées comme sources de gicleurs ou de systèmes d’irrigation par goutte à goutte), changent tout cela. Les systèmes sont développés et soutenu par International Development Enterprises (IDE), une organisation qui travaille à améliorer les moyens d’existence des agriculteurs dans 13 pays en Asie et en Afrique grâce à l’amélioration technologique de l’agriculture et de l’accès au marché.
Après seulement deux ans d’une meilleure irrigation fournie par une pompe à pédale, Robert Mwanza a augmenté sa production de légumes pour nourrir sa femme et ses huit enfants.
Il a également gagné assez d’argent pour acheter une pompe supplémentaire, doublant ainsi la superficie des terres qu’il pouvait irriguer. Il a recruté son frère, Andrew Mwanza, pour travailler sur la pompe supplémentaire et en trois ans, avec l’aide du personnel de terrain IDE, Robert a commencé à vendre ses produits à Agriflora, une société qui exporte des légumes de haute qualité en Europe. Maintenant, les deux frères cultivent assez de légumes pour pouvoir se permettre d’ajouter un moteur à essence à la pompe de 750 $, ce qui réduit le travail nécessaire pour augmenter la production.
Source : http://www.ideorg.org/
vendredi 1 octobre 2010
Combat d’une tribu du Bostwana pour avoir accès à l’eau
Les ‘hommes des bois’ du Botswana retournent devant la haute cour du Bostwana pour obliger leur gouvernement à leur garantir l'accès à l'eau dans leur région ancestrale. Ce n’est pas la première fois, les représentants de cette tribu, la plus ancienne d'habitants d'Afrique australe, a gagné un procès en 2006 jugeant qu’il était illégal que l'Etat les expulsent hors de leur territoire. Depuis, des centaines ont regagné les villages d'où ils ont dû partir il ya huit ans. Seulement, en ce qui concerne leur accès à l’eau, ils sont obligés d’aller chercher de l’eau dans les trous de forages, et le plus proche est à plus de 480 km en camion avec des chemins difficiles.
Selon Survival International, au moins un homme de la tribu est mort de déshydratation, ce qui a provoqué une vaste campagne caritative britannique sur les droits des peuples minoritaires.
Le même avocat britannique qui a remporté l’affaire en 2006 est de retour au Botswana devant le Tribunal de grande instance dans la ville de Lobatse pour faire reconnaître les droits des ‘hommes des bois’ à l'eau. Le gouvernement du Botswana explique que, dans le passé, il a aidé la tribu à avoir des établissements modernes, finançant leur construction à l'extérieur de la réserve pour permettre un meilleur accès à l'éducation, aux soins et à l'emploi. Survival International ainsi que d'autres instances accusent néanmoins le gouvernement de vider Kalahari a été vidé pour que les touristes auraient une vue imprenable sur la faune. De plus, la réserve, qui est de la taille du Danemark, est devenue, avec le soutien du gouvernement, le lieu privilégié des entreprises du diamant.
Source : Telegraph
Selon Survival International, au moins un homme de la tribu est mort de déshydratation, ce qui a provoqué une vaste campagne caritative britannique sur les droits des peuples minoritaires.
Le même avocat britannique qui a remporté l’affaire en 2006 est de retour au Botswana devant le Tribunal de grande instance dans la ville de Lobatse pour faire reconnaître les droits des ‘hommes des bois’ à l'eau. Le gouvernement du Botswana explique que, dans le passé, il a aidé la tribu à avoir des établissements modernes, finançant leur construction à l'extérieur de la réserve pour permettre un meilleur accès à l'éducation, aux soins et à l'emploi. Survival International ainsi que d'autres instances accusent néanmoins le gouvernement de vider Kalahari a été vidé pour que les touristes auraient une vue imprenable sur la faune. De plus, la réserve, qui est de la taille du Danemark, est devenue, avec le soutien du gouvernement, le lieu privilégié des entreprises du diamant.
Source : Telegraph
mercredi 22 septembre 2010
Algérie : «L'économie de l'eau est le véritable défi du futur»
La distribution en continu de l’eau, commence à devenir une réalité dans plusieurs grandes villes d'Algérie. Et au vu des réalisations du secteur de l’hydraulique, plusieurs autres agglomérations seraient pressenties pour passer à ce régime. C’est ce qui ressort de l’audition de Abdelmalek Sellal, ministre des Ressources en eau, par Abdelaziz Bouteflika, président de la République qui a relevé «les progrès indéniables enregistrés par le pays en matière de mobilisation de la ressource en eau en réponse aux besoins de la population dans ce domaine». Le chef de l’Etat a même jugé que «ces résultats probants en matière d’alimentation en eau potable et d’assainissement, sont autant de motifs d’encouragement pour la poursuite de la modernisation et l’extension des réseaux pour offrir à tous les citoyens le même service public de l’eau». Parmi tous les autres ministres à être reçus jusqu’à présent, Sellal est l’unique à avoir reçu de tels encouragements. Il ne pouvait en être autrement à la lecture des rapports sur les réalisations effectuées au cours de l’année 2010.
Les plus importantes sont la mise en service de sept nouveaux barrages pour une capacité additionnelle de plus d’un milliard de m3. Il s’agit des ouvrages de Koudiat Acerdoune (Bouira), Boussiaba (Jijel), Kissir (Jijel), Douéra (Alger), Bougous (El-Tarf), Saf-Saf (Tébessa) et Kerrada (Mostaganem).
Il y a aussi l’entrée en exploitation de deux grands transferts et de six adductions d’eau potable ainsi que la réception de deux usines de dessalement d’eau de mer d’une capacité de 300.000 m3/jour à Skikda et à Beni Saf (Aïn Témouchent).
Le ministre a aussi mis en évidence la mise en service de cinq stations d’épuration dans les villes de Aïn Turk (Oran), El Eulma (Sétif), Annaba, Mila et Saïda, le recyclage pouvant être une ressource pour l’industrie et l’agriculture. Ainsi, le taux de raccordement aux réseaux d’alimentation en eau potable est actuellement de 93%. La dotation quotidienne en eau potable par habitant, est passée à 168 litres distribués quotidiennement dans plus de 70% des chefs-lieux de communes, en même temps que la distribution en continu commence à devenir une réalité dans plusieurs grandes villes, a déclaré le ministre.
Selon le bilan du secteur présenté par le ministre des Ressources en eau, M.Abdelmalek Sellal au cours d’une audition présidentielle, concernant le volet assainissement, « 86% des foyers sont raccordés aux réseaux publics de collecte des eaux usées. Avec une capacité installée en stations d’épuration de 600 millions de m3/an, l’Algérie est actuellement en mesure de traiter 80% des rejets d’eaux usées. »
D’un autre côté, une attention particulière a été accordée par le président de la République à l’état d’avancement des grands projets, notamment le grand projet d’alimentation en eau potable de Tamanrasset à partir de la nappe de In-Salah, qui doit être mis en service au premier trimestre 2011. Il y a aussi le projet de transfert vers les Hautes Plaines sétifiennes avec la réalisation de trois barrages. Un autre programme de dessalement d’eau de mer, qui comprend la réalisation de 13 stations pour une production de 2,26 millions de m3/j, a été lancé.
Les travaux d’extension du système Béni Haroun par la réalisation de l’interconnexion des cinq barrages le composant, viennent de débuter. Les actions du programme de développement 2010-2014 se poursuivront par la réalisation de 19 nouveaux barrages.
source : dz-online
Les plus importantes sont la mise en service de sept nouveaux barrages pour une capacité additionnelle de plus d’un milliard de m3. Il s’agit des ouvrages de Koudiat Acerdoune (Bouira), Boussiaba (Jijel), Kissir (Jijel), Douéra (Alger), Bougous (El-Tarf), Saf-Saf (Tébessa) et Kerrada (Mostaganem).
Il y a aussi l’entrée en exploitation de deux grands transferts et de six adductions d’eau potable ainsi que la réception de deux usines de dessalement d’eau de mer d’une capacité de 300.000 m3/jour à Skikda et à Beni Saf (Aïn Témouchent).
Le ministre a aussi mis en évidence la mise en service de cinq stations d’épuration dans les villes de Aïn Turk (Oran), El Eulma (Sétif), Annaba, Mila et Saïda, le recyclage pouvant être une ressource pour l’industrie et l’agriculture. Ainsi, le taux de raccordement aux réseaux d’alimentation en eau potable est actuellement de 93%. La dotation quotidienne en eau potable par habitant, est passée à 168 litres distribués quotidiennement dans plus de 70% des chefs-lieux de communes, en même temps que la distribution en continu commence à devenir une réalité dans plusieurs grandes villes, a déclaré le ministre.
Selon le bilan du secteur présenté par le ministre des Ressources en eau, M.Abdelmalek Sellal au cours d’une audition présidentielle, concernant le volet assainissement, « 86% des foyers sont raccordés aux réseaux publics de collecte des eaux usées. Avec une capacité installée en stations d’épuration de 600 millions de m3/an, l’Algérie est actuellement en mesure de traiter 80% des rejets d’eaux usées. »
D’un autre côté, une attention particulière a été accordée par le président de la République à l’état d’avancement des grands projets, notamment le grand projet d’alimentation en eau potable de Tamanrasset à partir de la nappe de In-Salah, qui doit être mis en service au premier trimestre 2011. Il y a aussi le projet de transfert vers les Hautes Plaines sétifiennes avec la réalisation de trois barrages. Un autre programme de dessalement d’eau de mer, qui comprend la réalisation de 13 stations pour une production de 2,26 millions de m3/j, a été lancé.
Les travaux d’extension du système Béni Haroun par la réalisation de l’interconnexion des cinq barrages le composant, viennent de débuter. Les actions du programme de développement 2010-2014 se poursuivront par la réalisation de 19 nouveaux barrages.
source : dz-online
dimanche 25 juillet 2010
Travaux de grande envergure au Cameroun pour assurer l’eau potable jusqu’en 2025
Au Cameroun, vient d’être mise en service une nouvelle usine de traitement de l’eau à Yato, au bord du fleuve Moungo. Le directeur général de Camwater l’a annoncé le 25 juin dernier, expliquant que cette nouvelle structure, financée par le Cameroun et la Chine, produirait plus de 50 000 m3 d’eau potable par jour pour alimenter la population de la ville de Douala. « cette importante unité de production d’eau est le premier grand projet réalisé dans le secteur de l’eau potable après la réforme intervenue le 31 décembre 2005 ».
Cette usine se place dans un vaste projet qui englobe également d’autres constructions, tels des forages et qui permettraient à Douala d’être à l’abri de la pénurie d’eau jusqu’en 2025.
De son côté, la ville de Yaoundé entame elle aussi de vastes plans de constructions similaires, en partenariat avec la banque mondiale, tout comme les villes de Edéa, Bertoua et Ngaoundéré qui vont commencer les travaux courant 2011.
Même si la population qui habite à proximité des installations demandent des indemnisations, ces usines vont permettre au Cameroun de juguler son problème d’approvisionnement en eau potable.
Source : Le Messager
Cette usine se place dans un vaste projet qui englobe également d’autres constructions, tels des forages et qui permettraient à Douala d’être à l’abri de la pénurie d’eau jusqu’en 2025.
De son côté, la ville de Yaoundé entame elle aussi de vastes plans de constructions similaires, en partenariat avec la banque mondiale, tout comme les villes de Edéa, Bertoua et Ngaoundéré qui vont commencer les travaux courant 2011.
Même si la population qui habite à proximité des installations demandent des indemnisations, ces usines vont permettre au Cameroun de juguler son problème d’approvisionnement en eau potable.
Source : Le Messager
samedi 24 juillet 2010
Dix villages algériens ont enfin accès à l’eau potable
Ça y est ! Voilà enfin une dizaine de communes du sud de la wilaya de Tizi Ouzou, et donc des dizaines de milliers d’habitants qui vont avoir accès à l’eau potable après des années d’attente ! En effet, tout le réseau d’alimentation va être rattaché au barrage Koudiet Acerdoun. Ce barrage, le deuxième du pays, avec une capacité de 640 millions de m3 (ce qui représente 5 années de distribution d’eau sans recours aux eaux pluviales) devrait, à terme, alimenter en eau environ 13% de la population algérienne. Ainsi, Tizi N’tlata, Aïn Zaouia, Draâ Al Mizan, Oouadhias, Bounouh, Tizi Ghennif, Frikat, Mechtras, Assi Youcef et Boghni, comme l’a annoncé le premier magistrat de la wilaya de Tizi Ouzou, vont pouvoir commencer l’été dans de bonnes conditions hydriques.
Les villages du nord de la wilaya, quant à elles, attendent toujours leur raccordement au barrage de Taksebt qui arriverait peut-être dans les mois à venir, mais, pour l’instant, les habitants n’ont d’autre recours que de chercher l’eau à la source ou au puit.
Source : Le Temps
Les villages du nord de la wilaya, quant à elles, attendent toujours leur raccordement au barrage de Taksebt qui arriverait peut-être dans les mois à venir, mais, pour l’instant, les habitants n’ont d’autre recours que de chercher l’eau à la source ou au puit.
Source : Le Temps
jeudi 8 juillet 2010
Grands travaux en Algérie pour garantir de l’eau potable jusqu’en 2050
Dernièrement, lors d’une conférence de presse dans le cadre de la communication sur le programme quinquennal, le directeur de l’eau de la wilaya de Béjaïa, M Keciba a annoncé que, grâce aux projets en cours, tous les besoins en eau seraient satisfaits jusqu’en 2050.
Il a ainsi pu exposer le soutien du gouvernement aux projets déjà engagés permettant, par exemple la suite des travaux de réhabilitation de certaines structures tels le barrage Tichy Haf qui, avec une capacité de plus de 150 m3, permet l’approvisionnement de plus de 23 villes et villages ainsi qu’une grande capacité d’irrigation du plateau Sahel El Asnam. De grands travaux vont être lancés sur les canalisations afin de raccorder de plus en plus de communes. Ainsi vont être concernées les villes de Boudjellil, Tazmalt, Aït Mellikeche, Ighil Ali, Ighram et Aït R’zine.
Mais ce qui était surtout attendu, c’est l’annonce dans le cadre du plan quinquellal, de la construction d’un nouveau barrage à Beni-Ksila et d’une unité de dessalement dans le nord de la wilaya.
Le barrage, qui devrait avoir une capacité de 10,2 Hm3, approvisionnera en eau potable toutes les communes de la zone côtière de l’ouest. Il devrait rendre possible également l’irrigation de 600 hectares de terres cultivables autour de Beni Ksila.
La station de dessalement, quant à elle, devrait pouvoir fournir plus de 100 000 m3 d’eau propre par jour. Le lieu de sa construction n’est à ce jour pas encore défini.
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Source : Liberté-algérie
mercredi 30 juin 2010
Gestion de l'eau en Tunisie
La Tunisie reçoit en moyenne un volume d’eau de 36 Milliards de m3 de précipitations annuelles alors que le potentiel en eau est de 4,570 Milliards de m3 : 2,700 Milliards de m3/an représentent les eaux de ruissellement et 1,870 Milliards de m3/an vont alimenter tous les ans les nappes qui constituent les ressources renouvelables en eaux souterraines. La confrontation entre les ressources et les besoins, qui croissent d’une année à l’autre, fait apparaître un déficit. Pour combler ce déficit, une stratégie s'articulant sur la recherche de ressources non conventionnelles et l'économie de l'eau a été adoptée. Cette stratégie comporte essentiellement la réutilisation des eaux usées et traitées, la réutilisation des eaux de drainage, le développement des techniques d'économie d'eau (eau potable et irrigation) et le transfert de l'eau.
La Tunisie demeure un pays aride à semi-aride sur les ¾ de son territoire. Elle se caractérise par la rareté de ses ressources en eau et par une variabilité accentuée du climat dans l’espace et dans le temps. L’eau est un facteur essentiel pour le développement du secteur agricole, industriel et touristique et vital pour l’alimentation en eau potable. Le maintien de la croissance économique reste tributaire du facteur eau qui est cependant un facteur limitant et limité.
Le régime des pluies en Tunisie est le régime méditerranéen, mais il est loin de présenter un caractère uniforme. La Tunisie comme toute l’Afrique du nord est placée sur une zone de discontinuité climatologique sur laquelle des faibles causes peuvent produire des effets excentriques très importants par rapport aux normes (exemples des pluies de Septembre-Octobre de 1969, de Mars 1973 et de Janvier 1990). La Tunisie reçoit en moyenne un volume d’eau de 36 Milliards de m3 de précipitations annuelles (avec une moyenne de 230 mm/an). A cette mauvaise répartition spatiale de la pluviométrie vient s’ajouter une répartition temporelle très irrégulière .
Le potentiel des ressources en eau en Tunisie a subi une évolution considérable depuis les années 70 Les ressources en eau mobilisable sont passées de 2,6 Milliards de m3 en 1990 (soit 57% des ressources) à 3,6 Milliards de m3 en 1999 (soit 79% des ressources), 3,85 Milliards de m3 en 2001 (soit 84% des ressources) et 4,1 Milliards de m3 en 2004 (soit 90% des ressources). Plusieurs nouvelles infrastructures hydrauliques ont vu le jour au cours de la dernière décennie : 11 grands barrages, 50 barrages ou lacs collinaires… autant d'infrastructures devant couvrir des besoins croissants.
Pour un climat méditerranéen (type pays du nord de la Méditerranée), les besoins par habitant se répartissent comme suit :
• besoins domestiques : 30 m3/an
• besoins industriels : 20 m3/an
• besoins agricoles : 400 m3/an
Total 450 m3/an
Actuellement la population de la Tunisie est de 10 Millions d'habitants. Deux scénarii quant à l’évolution des besoins en eau par habitant sont envisageables :
a) Scénario 1 : Un niveau de vie d'un européen actuel (besoin de 510 m3/an/habitant pour une agriculture de pays tempéré)
Besoin de 10 Millions d'habitants*510m3/an/habitant : 5,1 Milliards de m3
Ressources : 4,570 Milliards de m3
Déficit : 0,53 Milliards de m3
b) Scénario 2 : Un niveau de vie d'un européen actuel (besoin de 1200 m3/an/habitant pour une agriculture intensive et en tenant compte de l'aridité)
Besoin de 10 Millions d'habitants*510m3/an/habitant : 12 Milliards de m3
Ressources : 4,570 Milliards de m3
Déficit : 7,43 Milliards de m3
En ce qui concerne la Tunisie, la réalité se situe dans un scénario intermédiaire. Donc, d'un déficit qui peut être important. C'est pour cette raison qu' a été adoptée une stratégie qui s'articulera sur la recherche de ressources non conventionnelles et l'économie de l'eau.
Le développement de l'urbanisation, du tourisme et de l'industrie ont poussé les autorités tunisiennes à entreprendre les mesures adéquates afin de protéger les sites de rejet des eaux usées d'une pollution certaine à plus ou moins longue échéance. La création des stations d'épuration autour des principales concentrations urbaines et touristiques est devenue impérative comme mesure de prévention et de réduction du risque. Avec la réalisation des stations d'épuration dans les diverses régions du pays, le volume des eaux épurées rejetées devient de plus en plus important. Ces eaux constituent actuellement des ressources non négligeables pour la création des périmètres irrigués. Les rejets des eaux usées des stations d'épuration dépassent 170 Millions de m3/an en 2006. Cette eau de "seconde main" est toujours disponible indépendamment des saisons. Le recyclage de ces importantes quantités d'eau en agriculture (culture fourragère et certaines cultures fruitières) est une solution judicieuse. La réutilisation de ces eaux traitées débouchera sur deux profits capitaux pour l'agriculture (en tenant profit des éléments fertilisants que l'eau usée peut apporter à la plante) et pour l'environnement (en éliminant une eau traitée présumée encore dangereuse pour certains milieux récepteurs).
Les eaux de drainage constituent une ressource non négligeable. Les superficies irriguées sont estimées à 345000 ha qui représentent 7% de la superficie agricole utile, tout en mobilisant presque 1500 Millions de m3/an d'eau d'irrigation. Approximativement, nous pourrons récupérer de ces eaux d'irrigation 150 Millions de m3/an qui pourront être surveillés (sur le plan qualité) et réutilisés.
L'économie de l'eau demeure une composante principale de la gestion des ressources en eau. L'ensemble des pertes entre la production de la ressource et son utilisation est estimé à 25% en 1998. Si on ajoute les différents gaspillages afférents à une mauvaise ou sous-utilisation de la ressource, on peut estimer à 35% du volume global de la ressource, les quantités d'eau qui sont actuellement perdues. Plusieurs tentatives d'économie d'eau ont été utilisées en Tunisie.
Pour le secteur agricole :
• la modernisation des conduites d'adduction et des réseaux d'irrigation,
• l'amélioration de la gestion de l'eau à la parcelle: techniques d'irrigation, par exemple l'utilisation de l'irrigation au goutte à goutte; actuellement l'Etat finance entre 40 à 60 % du prix du matériel utilisé pour l'irrigation dans le but d'une économie de l'eau,
• l'introduction des techniques nouvelles de contrôle de l'irrigation (irrigation déclenchée par mesure automatique du stock d'eau dans le sol, ferti-irrigation permettant de valoriser au mieux les intrants, contrôle de fertilisants dans le sol,…),
• l'encouragement des associations d'agriculteurs ayant pour tâche le partage et la gestion de l'eau.
Pour l'eau potable :
• la modernisation des conduites d'adduction et des réseaux de distribution d'eau ainsi que l'instauration des systèmes de détection et de contrôle de fuites. Par rapport aux volumes d'eau distribués, le pourcentage des volumes d'eau perdus est passé de 30% en 1990 à 17% en 2008, malgré l'augmentation des volumes d'eau distribués qui sont passés de 180 Millions de m3 en 1987 à 365 Millions de m3 en 2008.
• L'amélioration des caractéristiques des accessoires sanitaires (robinetterie, chasses d'eau)
• la sensibilisation des utilisateurs en commençant par les gros consommateurs (hôteliers, administration, usines,…)
• la révision de la tarification des eaux : taux progressifs en fonction du volume consommé. Uneét ude faite par la Société Nationale de Distribution de l'Eau a permis de constater qu'entre 1984 et 1994, une bonne partie des gros consommateurs (> 150 m3/trimestre) a été répartie en moyens et faibles consommateurs (<70m3/trimestre).
La Tunisie se trouve enfin confrontée au problème de non coïncidence des secteurs de consommation de l'eau avec sa production. Le développement agricole est soutenu dans les diverses régions du pays et une concentration urbaine est accélérée dans les zones côtières. Le transfert de l'eau est destiné à corriger les écarts de distribution spatiale et à réduire les inadéquations ressources/besoin en accordant la priorité à la satisfaction en eau potable et au rendement maximum du m3 d'eau. Pour permettre une gestion souple de l'ensemble des ouvrages, deux grands axes ont guidé leur conception : possibilité d'interconnexion entre les barrages (situés dans un même bassin versant) et possibilité du transfert d'un bassin versant à un autre. Cette conception a permis d'optimiser la gestion en évitant le plus possible les déversées de barrages rejetés vers la mer et de stocker ainsi le maximum d'eau, et en améliorant la qualité d'eau utilisée par la possibilité de mélange entre les apports des affluents de différentes qualités.
lundi 28 juin 2010
En Chine, le marché de l’eau est juteux
Si l’accès à l’eau dans le monde est une chose essentiel, le traitement et la gestion des eaux usées reste tout autant une priorité. C’est ce qu’a rappelé l’ONU, lors du dernier forum mondial sur l’eau à Istanbul.
Quelques pays n’avaient pas attendu pour se lancer dans de grandes opérations de traitement de l’eau. Ainsi Singapour compte les meilleures entreprises du domaine et fait figure d’exemple. L’Inde s’est engagée à nettoyer le Gange, et la Chine, qui compte bien rester dans la compétition a annoncé il y a peu avoir comme objectif de pouvoir recycler la totalité de ses eaux usées d’ici 2013. Se dévoile ici une volonté de faire de la gestion de l’eau un facteur de croissance.
La Chine, qui rencontre de nombreux problèmes liés à l’eau (pollution, accès…) entend bien se servir de cette ressource comme tremplin économique et cherche à attirer les investisseurs.
En effet, avec une population qui ne cesse de s’accroître, l’accès à l’eau commence à devenir problématique. Le pays fait partie des 13 pays ayant le plus bas niveau d’ « eau par tête ». De plus, comme l’affirmait Wang Shucheng, ministre des ressources en eau en 2009 : « le prix du boom économique chinois se paie avec l’eau ». Plus de 400 grandes villes du pays n’ont pas un accès correct et la situation dans le nord-est devient très difficile. Pékin se trouve donc dans l’obligation de mener des projets d’une envergure et d’un coût pharaoniques, tel le barrage des trois gorges, ce qui ne devrait pas manquer d’attirer de nombreux capitaux…
Source : la chronique agora
jeudi 24 juin 2010
Combat d’une tribu du Bostwana pour avoir accès à l’eau

Les ‘hommes des bois’ du Botswana retourne devant la haute cour du Bostwana pour obliger leur gouvernement à leur garantir l'accès à l'eau dans leur région ancestrale. Ce n’est pas la première fois, les représentants de cette tribu, la plus ancienne d'habitants d'Afrique australe, a gagné un procès en 2006 jugeant qu’il était illégal que l'Etat les expulsent hors de leur territoire. Depuis, des centaines ont regagné les villages d'où ils ont dû partir il ya huit ans. Seulement, en ce qui concerne leur accès à l’eau, ils sont obligés d’aller chercher de l’eau dans les trous de forages, et le plus proche est à plus de 480 km en camion avec des chemins difficiles.
Selon Survival International, au moins un homme de la tribu est mort de déshydratation, ce qui a provoqué une vaste campagne caritative britannique sur les droits des peuples minoritaires.
Le même avocat britannique qui a remporté l’affaire en 2006 est de retour au Botswana devant le Tribunal de grande instance dans la ville de Lobatse pour faire reconnaître les droits des ‘hommes des bois’ à l'eau. Le gouvernement du Botswana explique que, dans le passé, il a aidé la tribu à avoir des établissements modernes, finançant leur construction à l'extérieur de la réserve pour permettre un meilleur accès à l'éducation, aux soins et à l'emploi. Survival International ainsi que d'autres instances accusent néanmoins le gouvernement de vider Kalahari a été vidé pour que les touristes auraient une vue imprenable sur la faune. De plus, la réserve, qui est de la taille du Danemark, est devenu, avec le soutien du gouvernement, le lieu privilégié des entreprises du diamant.
L’affaire sera entendue le 9 juin
Source : Telegraph
mercredi 9 juin 2010
Canada : de l’eau potable pour les ‘Premières nations’
Depuis plusieurs années, le gouvernement canadien travaille avec les amérindiens afin de trouver des solutions pour améliorer l’accès à l’eau dans les réserves. Dernièrement, des discussions ont eut lieu entre les chefs régionaux des ‘premières nations’, des organismes de défenses des indiens et le Canada sur l’eau potable et son traitement.
Il y a quelques jours, la ministre de la santé, Leonoa Aglukkaq et Chuck Strahl, ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien et interlocuteur fédéral auprès des Métis et des Indiens non inscrits ont présenté une nouvelle loi au parlement, loi qui devrait garantir l’accès à une eau propre pour les indiens.
Strahl explique que grâce à cette loi, « les ‘Premières nations’ devraient pouvoir compter sur un accès à de l'eau potable propre et salubre, comme tous les autres Canadiens. Le dépôt de ce projet ainsi que la prolongation du Plan d'action pour l'approvisionnement en eau potable et le traitement des eaux usées des ‘Premières nations’ permettront au gouvernement du Canada de donner suite concrètement à son engagement visant à améliorer la qualité de l'eau dans les réserves. »
De son côté, Madame Aglukkag se félicite également de ce projet : « Je me réjouis que ce projet de loi aille de l'avant et que les investissements se maintiennent dans le cadre du Plan d'action pour l'approvisionnement en eau potable et le traitement des eaux usées des ‘Premières nations’ ».
Le Canada va en effet investir 330 millions de dollars répartis sur deux ans pour améliorer la qualité de l’eau acheminée vers les réserves, en prévoyant la construction d’aqueducs, de systèmes de traitement des eaux usées, d’égouts …
Cette loi s’inscrit dans la continuité de l’action du gouvernement canadien en matière d’amélioration de la qualité de l’eau dans son pays.
Pour consulter le communiqué : http://www.ainc-inac.gc.ca
jeudi 3 juin 2010
Pour nombre d'Egyptiens, vue sur le Nil mais pas d'eau dans les robinets

Quand chaque matin Tahani Rabiha tourne le robinet, cette Egyptienne de 18 ans enceinte de six mois prie pour qu'il y ait de l'eau. Le plus souvent, rien ne coule.
"Ces derniers jours il n'y a pas eu d'eau du tout", déplore cette habitante de Kirdassa, un village à la périphérie du Caire, à 10 km à peine des rives du Nil.
"Je me lève généralement vers 5 heures du matin, parce qu'à partir de 7 heures il n'y a plus aucune chance d'avoir de l'eau", raconte-t-elle.
Son docteur lui a formellement déconseillé de faire des efforts, alors pas question d'aller au fleuve chercher de l'eau. De toutes façons elle ne serait pas potable.
"Alors je stocke l'eau comme je peux et la rationne", raconte-t-elle.
Pour d'innombrables Egyptiens comme Tahani, vivre dans la vallée d'un des plus importants fleuves du monde ne signifie pas que l'eau coule à flot à la maison, au contraire.
"Cela fait quatre jours que nous n'avons pas d'eau. On peut s'y faire, mais ce n'est pas une vie. Nous payons nos factures, mais où est l'eau?", se lamente elle aussi Mona, une de ses voisines.
Dans la région de Daqahliya, dans le Delta du Nil, "grenier" de l'Egypte depuis l'antiquité, des paysans ont manifesté récemment pour dénoncer le manque d'eau potable et l'impossibilité d'arroser leurs cultures.
La bataille engagée par plusieurs pays de l'amont du fleuve -Kenya, Tanzanie, Ethiopie, Rwanda, Ethiopie- pour revoir à leur avantage un traité de 1929 sur l'utilisation du Nil accordant la part du Lion à l'Egypte a ravivé les craintes des Egyptiens.
Mais cette crise diplomatique qui fait les gros titres de la presse égyptienne a peu de rapport avec les difficultés quotidiennes qui touchent déjà d'une grande partie de la population, soulignent des spécialistes.
Priorité donnée à l'irrigation, réchauffement climatique qui augmente l'évaporation, canalisations défectueuses, gaspillages ont depuis longtemps une lourde responsabilité.
La forte croissance démographique -la population de 80 millions de personnes augmente d'environ 1,5 million chaque année- aggrave le problème dans ce pays qui tire du Nil 90% de ses besoins en eau.
Pour Hosni Khordagui, du Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD) au Caire, le nombre d'Egyptiens vivant en dessous du "seuil de pauvreté en eau" risque d'augmenter de manière exponentielle.
"Le problème, c'est que 85% de l'eau tirée du Nil va à l'irrigation, et qu'il est difficile de changer cela parce que l'agriculture est une source de revenus importante", souligne-t-il.
Il y soixante ans, le Nil fournissait une moyenne de 2.600 mètres cubes d'eau par an et par habitant. En 2025, ce chiffre pourrait descendre à 500 m3, souligne-t-il.
Pour Habib Ayeh, géographe et chercheur à l'université américaine du Caire (AUC), le Nil est "largement suffisant" pour les besoins de la population égyptienne actuelle, et les difficultés n'ont rien à voir avec les revendications des pays africains de l'amont.
"Le problème principal réside dans la distribution de l'eau, dans son usage, et dans l'égalité de l'accès à une eau saine", déclare-t-il, en estimant qu'un Egyptien sur quatre n'a aujourd'hui pas accès à l'eau potable.
Plus on s'éloigne des rives du Nil et moins on a de chances d'avoir de l'eau propre à la consommation, parce que l'essentiel est utilisé, notamment pour l'agriculture, avant d'arriver au robinet final.
"On pourrait résumer le problème ainsi", estime-t-il: "le gens n'ont pas d'eau à boire en Egypte, et dans le même temps le pays exporte des fraises en décembre".
Source :AFP
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