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mardi 30 novembre 2010

Algérie : deux nouvelles stations de dessalement

La stratégie permettant de sécuriser des stocks d’eau semble être devenue une priorité pour l’Algérie. Le ministre des Ressources en eau, Abdelmalek Sellal, a déclaré le 1er novembre à l’Assemblée Populaire Nationale (ASN) que son département va lancer deux nouvelles stations de dessalement de l’eau potable pour achever le programme tracé avec le ministère de l’Energie et des Mines. Elles seront situées à Jijel et El Tarf.
Sellal a exprimé sa satisfaction sur le niveau des ressources hydriques mobilisées qui devrait atteindre 9,1 milliards de m3 en 2014 – Il est aujourd’hui de 7,1 milliards de m3.
La distribution, actuellement de 162 litres quotidiens par habitant, devrait atteindre 175 litres en 2014. Par ailleurs, les communes ayant régulièrement l’eau sont passées de 45 % en 2000 à 70 % aujourd’hui et seront à 80% d’ici 2014, selon M.Sellal.

Source : Algeriesoir

mercredi 22 septembre 2010

Algérie : «L'économie de l'eau est le véritable défi du futur»

La distribution en continu de l’eau, commence à devenir une réalité dans plusieurs grandes villes d'Algérie. Et au vu des réalisations du secteur de l’hydraulique, plusieurs autres agglomérations seraient pressenties pour passer à ce régime. C’est ce qui ressort de l’audition de Abdelmalek Sellal, ministre des Ressources en eau, par Abdelaziz Bouteflika, président de la République qui a relevé «les progrès indéniables enregistrés par le pays en matière de mobilisation de la ressource en eau en réponse aux besoins de la population dans ce domaine». Le chef de l’Etat a même jugé que «ces résultats probants en matière d’alimentation en eau potable et d’assainissement, sont autant de motifs d’encouragement pour la poursuite de la modernisation et l’extension des réseaux pour offrir à tous les citoyens le même service public de l’eau». Parmi tous les autres ministres à être reçus jusqu’à présent, Sellal est l’unique à avoir reçu de tels encouragements. Il ne pouvait en être autrement à la lecture des rapports sur les réalisations effectuées au cours de l’année 2010.
Les plus importantes sont la mise en service de sept nouveaux barrages pour une capacité additionnelle de plus d’un milliard de m3. Il s’agit des ouvrages de Koudiat Acerdoune (Bouira), Boussiaba (Jijel), Kissir (Jijel), Douéra (Alger), Bougous (El-Tarf), Saf-Saf (Tébessa) et Kerrada (Mostaganem).
Il y a aussi l’entrée en exploitation de deux grands transferts et de six adductions d’eau potable ainsi que la réception de deux usines de dessalement d’eau de mer d’une capacité de 300.000 m3/jour à Skikda et à Beni Saf (Aïn Témouchent).
Le ministre a aussi mis en évidence la mise en service de cinq stations d’épuration dans les villes de Aïn Turk (Oran), El Eulma (Sétif), Annaba, Mila et Saïda, le recyclage pouvant être une ressource pour l’industrie et l’agriculture. Ainsi, le taux de raccordement aux réseaux d’alimentation en eau potable est actuellement de 93%. La dotation quotidienne en eau potable par habitant, est passée à 168 litres distribués quotidiennement dans plus de 70% des chefs-lieux de communes, en même temps que la distribution en continu commence à devenir une réalité dans plusieurs grandes villes, a déclaré le ministre.
Selon le bilan du secteur présenté par le ministre des Ressources en eau, M.Abdelmalek Sellal au cours d’une audition présidentielle, concernant le volet assainissement, « 86% des foyers sont raccordés aux réseaux publics de collecte des eaux usées. Avec une capacité installée en stations d’épuration de 600 millions de m3/an, l’Algérie est actuellement en mesure de traiter 80% des rejets d’eaux usées. »
D’un autre côté, une attention particulière a été accordée par le président de la République à l’état d’avancement des grands projets, notamment le grand projet d’alimentation en eau potable de Tamanrasset à partir de la nappe de In-Salah, qui doit être mis en service au premier trimestre 2011. Il y a aussi le projet de transfert vers les Hautes Plaines sétifiennes avec la réalisation de trois barrages. Un autre programme de dessalement d’eau de mer, qui comprend la réalisation de 13 stations pour une production de 2,26 millions de m3/j, a été lancé.
Les travaux d’extension du système Béni Haroun par la réalisation de l’interconnexion des cinq barrages le composant, viennent de débuter. Les actions du programme de développement 2010-2014 se poursuivront par la réalisation de 19 nouveaux barrages.

source : dz-online

samedi 24 juillet 2010

Dix villages algériens ont enfin accès à l’eau potable

Ça y est ! Voilà enfin une dizaine de communes du sud de la wilaya de Tizi Ouzou, et donc des dizaines de milliers d’habitants qui vont avoir accès à l’eau potable après des années d’attente ! En effet, tout le réseau d’alimentation va être rattaché au barrage Koudiet Acerdoun. Ce barrage, le deuxième du pays, avec une capacité de 640 millions de m3 (ce qui représente 5 années de distribution d’eau sans recours aux eaux pluviales) devrait, à terme, alimenter en eau environ 13% de la population algérienne. Ainsi, Tizi N’tlata, Aïn Zaouia, Draâ Al Mizan, Oouadhias, Bounouh, Tizi Ghennif, Frikat, Mechtras, Assi Youcef et Boghni, comme l’a annoncé le premier magistrat de la wilaya de Tizi Ouzou, vont pouvoir commencer l’été dans de bonnes conditions hydriques.
Les villages du nord de la wilaya, quant à elles, attendent toujours leur raccordement au barrage de Taksebt qui arriverait peut-être dans les mois à venir, mais, pour l’instant, les habitants n’ont d’autre recours que de chercher l’eau à la source ou au puit.

Source : Le Temps

jeudi 8 juillet 2010

Grands travaux en Algérie pour garantir de l’eau potable jusqu’en 2050

Dernièrement, lors d’une conférence de presse dans le cadre de la communication sur le programme quinquennal, le directeur de l’eau de la wilaya de Béjaïa, M Keciba a annoncé que, grâce aux projets en cours, tous les besoins en eau seraient satisfaits jusqu’en 2050.
Il a ainsi pu exposer le soutien du gouvernement aux projets déjà engagés permettant, par exemple la suite des travaux de réhabilitation de certaines structures tels le barrage Tichy Haf qui, avec une capacité de plus de 150 m3, permet l’approvisionnement de plus de 23 villes et villages ainsi qu’une grande capacité d’irrigation du plateau Sahel El Asnam. De grands travaux vont être lancés sur les canalisations afin de raccorder de plus en plus de communes. Ainsi vont être concernées les villes de Boudjellil, Tazmalt, Aït Mellikeche, Ighil Ali, Ighram et Aït R’zine.
Mais ce qui était surtout attendu, c’est l’annonce dans le cadre du plan quinquellal, de la construction d’un nouveau barrage à Beni-Ksila et d’une unité de dessalement dans le nord de la wilaya.
Le barrage, qui devrait avoir une capacité de 10,2 Hm3, approvisionnera en eau potable toutes les communes de la zone côtière de l’ouest. Il devrait rendre possible également l’irrigation de 600 hectares de terres cultivables autour de Beni Ksila.
La station de dessalement, quant à elle, devrait pouvoir fournir plus de 100 000 m3 d’eau propre par jour. Le lieu de sa construction n’est à ce jour pas encore défini.
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Source : Liberté-algérie

vendredi 19 février 2010

Les Foggaras algériens, un système de distribution de l’eau, efficace et original.

Certaines régions du Sahara sont riches en eaux souterraines, ce qui a encouragé vers le 1er siècle, le percement d’un extraordinaire système de captage et d’adduction d’eau. Pour couvrir les besoins en eau et lutter contre l’aridité importante de la terre sans laisser prise à l’évaporation, parfois considérable dans le Sahara, un moyen d’irrigation adapté a été développé:
C'est le système des " foggaras " (ou "foguagir" au pluriel arabe maghrébin) qui "semble être originaire de la Perse et remonter à une antiquité reculée. On en trouve déjà la mention au V° siècle av.J.-C., dans Hérodote (Melpomène 120) […]. On possède également, grâce aux narrations de Polybe (X-23.25), des renseignements détaillés sur les foggaras de la Perse du III° et du II° siècle av. J.-C. "(J.M.Solignac).
Une foggara est une canalisation souterraine construite pour alimenter les jardins dans les palmeraies, lorsqu’il n’est pas possible de creuser des puits. Elle peut avoir un développement de 2 à 10, voire 15 kilomètres. Les canalisations suivent une pente légère (quelques millimètres de dénivelé par mètre) et courent à environ 5 ou 10 mètres sous la surface du sol. La foggara proprement dite a un diamètre suffisant (1 m à 1,20 m) pour permettre le déplacement d’un homme courbé, travailleur progressant d'aval en amont au moment du percement, et ouvrier circulant pour effectuer des travaux d’entretien.
En surface, les cônes de déblais (sorte de regards) ou les ouvrages maçonnés jalonnent le trajet de la foggara (et de l’eau) entre la nappe et le bassin de réception. Construits tous les 12 à 15 mètres, ces cônes protègent l’orifice en même temps qu’ils permettent de surveiller l’écoulement et, au besoin, de descendre dans la foggara pour déblayer le point précis de la galerie qui viendrait à être obstrué. Au débouché de chaque canalisation l’eau est reçue dans un bassin.
Son débit sera soigneusement mesuré avant qu’elle ne reparte pour être parcimonieusement redistribuée entre les jardins. A la sortie du bassin de réception, l’eau passe alors par une "chebka" (= grille), qui est une plaque de cuivre - ou de terre cuite - percée de trous, le "kassis" ou "kesra" (= peigne), dispositif répartiteur, qui permettra la redistribution de l’eau de la foggara calculée en doigts ou en demi-doigts, selon le cas; elle peut alors s’en aller par de minuscules rigoles ( "seguia ") qui parcourent la palmeraie et la conduisent vers les jardins.
L’ingéniosité du procédé réside dans sa conception et son adaptation aux conditions de la vie et du climat sahariens : il supprimait les corvées d’eau épuisantes, qui prenaient l’essentiel du temps des habitants, et assurait un approvisionnement à débit constant, sans risque de tarir la nappe d’eau et en limitant l’évaporation au minimum.

jeudi 18 février 2010

Maxiprojets de transfert d’eau en Algérie

Le ministre Algérien des Ressources en eau, Abdelmalek Sellal, qui effectuait une visite de deux jours dans la wilaya d’Adrar, a évoqué le mégaprojet de transfert de l’eau de In Salah vers Tamanrasset, deux villes distantes de 750 km, qui seront reliées par un système de double voie de canalisation d’eau longue de plus d’un millier de kilomètres (1258 km). Il a aussi fait part d’une étude en voie d’achèvement pour la réalisation, en 2010, de projets similaires.
Ces projets concernent l’adduction de 600 millions de m3 d’eau à partir du nord d’El Menéa (Ghardaïa), vers la région de Djelfa sur une longueur importante de pas moins de 470 km environ.
Cette adduction devra également atteindre le sud des wilayas de Tiaret et de M’sila. Ces deux points sont éloignés de Menéa, respectivement sur une distance d’environ 550 km et 720 km. Ce grandiose projet devrait aider à développer l’agriculture dans ces régions qui connaissent un déficit hydrique. Le premier responsable du département des ressources en eau a signalé aussi le lancement d’une étude de projet de transfert partiel des eaux de Oued Namous (Béchar) vers Naâma et Aïn Sefra.
Le ministre a cité une autre étude préliminaire en cours d’un 3e projet de transfert d’eau à partir de Ouargla vers Biskra, distantes de 400 km environ, et le sud de Batna sur un kilométrage tout aussi important. Ces deux projets sont conçus dans le cadre du développement de l’agriculture dans les Hauts-Plateaux.
Toujours dans la même wilaya, M. Sellal a informé aussi de son programme de consolidation du système des foggaras* (irrigation traditionnelle) par la réalisation de forages qui seront reliés à des galeries souterraines, à l’instar du système de foggaras de Ouled Kennou, dans la commune de Anzedjemir situées dans wilaya de Adrar.
Le ministre a indiqué qu’outre «la préservation de ce système (foggara), qui fait partie du patrimoine culturel, des efforts sont déployés pour la protection des oasis en contribuant au développement du créneau touristique dans les régions du Sud».
Le ministre a saisi jeudi l’opportunité de sa visite, pour insister sur la nécessaire préservation des abondantes et précieuses ressources hydriques enfouies dans le sud du pays. «La question se pose moins en termes de disponibilité qu’elle ne l’est en ce qui concerne les voies de gestion et de préservation de cette source vitale», a-t-il estimé.
Sellal a fait également état d’une étude, à lancer prochainement, d’un projet d’alimentation en eau douce à partir de la région d’Ougrout distante de 70 km de Cherouine où le taux de salinité est élevé.
Un projet de forage profond est prévu aussi à Timiaouine, proche des frontières avec le Mali, pour remédier au déficit de la région en eau potable, a ajouté le ministre en citant aussi un projet d’un barrage «inféro-flux», une technique destinée à capter les eaux d’oueds, au bénéfice de la commune.
Sellal a signalé, par ailleurs, une série d’opérations retenues au titre du prochain quinquennat en vue de renforcer le réseau d’alimentation en eau potable (AEP).
Il a rappelé que «les régions du Sud renferment d’importantes capacités hydriques souterraines non renouvelables, qui seront exploitées de manière efficiente. L’Algérie recèle, a-t-il dit, une nappe hydrique de 900.000 km² s’étendant sur les régions de Ouargla, Ghardaïa, Adrar, In Salah». Cette nappe, l’albienne, est «partagée également avec la Libye et la Tunisie». Sellal a précisé qu’«un plan a été mis au point en concertation avec les pays concernés, pour son exploitation».

Source : http://www.lexpressiondz.com/article/2/2010-02-13/72993.html

mardi 9 février 2010

Vers l’élaboration d’une cartographie des zones inondables en Algérie

Une cartographie de toutes les zones inondables en Algérie est en voie d’élaboration pour définir les zones à risques, a affirmé à Alger le directeur de l’assainissement et de la protection de l’environnement auprès du ministère des Ressources en eau, M. Hacen Aït Amara.
«La réalisation de cette carte est une nécessité impérieuse et d’une grande importance non seulement pour le secteur des ressources en eau, mais également pour celui de l’habitat car elle permettra d’identifier les zones inondables», a-t-il expliqué sur les ondes de la radio nationale. Il a ajouté dans ce sens que l’Etat a réservé une enveloppe qui avoisine les 40 milliards de DA dans le cadre du programme quinquennal 2010/2014 pour protéger les villes algériennes des inondations. Des systèmes de protection ont ainsi été mis en place pour sécuriser certaines régions à risque, a fait savoir le même responsable, soulignant à titre d’exemple qu’une infrastructure chargée de mobiliser et de capter toutes les eaux venant du massif de Bouzareah pour les envoyer en mer, sera mise en service dans le prochain mois (février) : «Cette réalisation permettra de sécuriser la partie centre de Bab El Oued».
M. Amara a également avancé qu’un autre projet pour sécuriser la ville de Sidi Bel Abbès et stopper les eaux qui viennent de l’oued Mekerra est en voie d’achèvement. S’agissant du grand projet de lutte contre le phénomène de la remontée des eaux dans la cuvette de Ouargla et d’El Oued et qui a coûté 60 milliards de DA, le même responsable a souligné que sa réception totale est prévue pour le 1er trimestre 2010.Abordant le projet de transfert des eaux traitées de l’oued El Harrach (Alger), dont la capacité est estimée à 70 millions de m3, vers le barrage de Douéra pour leur réutilisation dans l’agriculture, sa mise en service est «imminente», selon lui. Par ailleurs, un «programme ambitieux» de réalisation d’installations d’épuration a été initié, a indiqué le directeur de l’assainissement, soulignant que 40 stations d’épuration des eaux usées seront réalisées dans le cadre du programme quinquennal 2010/2014 pour lesquelles un budget de 80 milliards de DA a été dégagé. Le montant global alloué à la réalisation des actions retenues dans la stratégie du secteur en matière de l’épuration des eaux usées au cours de ces dernières années s’élève à plus de 200 milliards de DA, a-t-il précisé. Le parc des stations d’épuration des eaux usées opérationnelles dépasse, actuellement, les 100 stations, a-t-il fait savoir, soutenant que l’Algérie dispose d’une capacité installée de plus de 550 millions de m3/an au moment où le volume des eaux usées rejetées à l’échelle nationale est estimé à près de 750 millions de m3. «Sur la capacité installée, nous produisons entre 40 et 50%, soit un volume qui avoisine les 300 millions de m3, destinés exclusivement à l’irrigation», a-t-il ajouté. Il a assuré que l’eau épurée dans ces stations ne pose aucun problème du point de vue qualité : «C’est une eau qui répond parfaitement aux normes établies par l’Organisation mondiale de la santé [OMS]», a-t-il souligné, ajoutant que chaque station dispose d’un laboratoire in situ pour analyser l’eau traitée.

Source : La Tribune

mardi 12 janvier 2010

Les américains s'intéressent à l'eau en Algérie

Nous vous en parlions ici même, l'eau est un secteur en plein développement en Algérie. Une enveloppe de 19 milliards de dollars est destinée au développement des infrastructures hydroliques pour la période 2010-2014. Aussi les sociétés d'études ont-elles de beaux jours devant elles, et le marché aiguise de nouveaux appétits : Abdelmalek Sella, ministre des Ressources en eau, a ainsi soumis à l’USTDA (US Devlopment Agency) une liste des projets à réaliser. Il est question de la construction de plusieurs grands barrages, d’une cinquantaine d’usines d’épurations, d’un système de raccordement et de contrôle électroniques qui permettra de mieux gérer les réserves d’eau de la cinquantaine de barrages déjà existants, et enfin de l’installation d’un système d’irrigation couvrant 23 000 hectares de terres cultivables.

Sellal avait déjà été approché par les américains dans le cadre d'un projet de partenariat concernant l’assainissement d’eau, très investi par les entreprises françaises : la Société des eaux de Marseille (SEM) gère l’assainissement de la wilaya de Constantine, Suez est présente via ses filiales Dégremont et Aguas de Barcelona, OTV a également réalisé trois stations d’épuration à Skijda, Annaba et Sidi Merouane...

On observe ainsi un virage dans la politique de développement économique algérienne, qui cherche à prendre une certaine autonomie vis-à-vis de l'ancienne puissance coloniale. Reste à savoir si les algériens en tireront les bénéfices !

lundi 28 décembre 2009

Best of Infos-eau n°5 : L'eau en Algérie

Infos-eau vous propose, à l'occasion des fêtes de fin d'année, de revivre les posts les plus chauds publiés en 2009 : ici un article sur L'eau en Algérie.

L'Algérie, en matière d'accès et de traitement de l'eau, revient de très loin. Géographiquement, tout d'abord, avec une hauteur moyenne annuelle des précipitations de l'ordre de 423 mm, le pays fait partie de ce croissant nord-africain où le manque et la rareté des pluies ont considérablement pénalisé la politique hydraulique depuis l'indépendance, du moins tant que celle-ci est restée axée sur la mobilisation de ces ressources naturelles par voie de captage (barrages, retenues, etc). L'Algérie présente en effet un climat semi-aride qui se caractérise par une forte irrégularité pluviométrique, ce qui donne sur le plan des régimes hydrologiques une extrême irrégularité saisonnière et interannuelle des écoulements qui est accentuée par de longues périodes de sécheresse, des crues violentes et rapides, et une érosion intense avec des transports solides importants.
Par ailleurs, la prise de conscience politique du caractère nodal de la question de l'eau pour le développement a été relativement tardive, faute de moyens d'une part, et du fait des troubles qui accaparaient l'attention d'autre part. Jusque dans les année 90, 50% de l’eau potable se perdait dans un réseau archaïque voire en état de délabrement, tant les fuites étaient considérables. Il y a eu des moments où les Algériens ne disposaient d’eau qu’une fois par semaine. Paradoxalement, les rues étaient inondées par les fuites de conduites. Les robinets défectueux dans les institutions publiques (écoles, administration, hôpitaux...) étaient monnaie courante. Et même si le robinet était en bon état, l’eau coulait à perte... Cette négligence a amené le pays à ne disposer que de quelques mois de réserve d’eau potable, et à se retrouver au bord d'une crise hydrique paralysant l'ensemble de l'économie.
Pourtant, l'Algérie dispose de deux ressources décisives, l'une en eau douce, l'autre en eau salée. La première est constituée par la nappe albienne, très profonde (plusieurs centaines de mètres), immense (elle recouvre tout le Sahara central jusqu'en Libye), et qui semble presque inépuisable – de fait, la nappe albienne est l’une des plus grandes sources d’eau potable de la planète. La juste utilisation de cette nappe, qui n'est pas renouvelable, pour l'irrigation et les besoins industriels (nucléaires notamment), sera un facteur déterminant du développement de l'intérieur du pays. La seconde est constituée par le front de mer de centaines de kilomètres, où se concentre la majeure partie des agglomérations : dès le courant des années 1990, l'Algérie a compris que le salut lui viendrait des infrastructures de dessalement qu'elle saurait mettre en place, et a engagé un programme massif d'équipement.
Des milliards de dollars ont donc été injecté dans la technologie du dessalement, avec des résultats déjà parlants : jusqu'à cette année, la plus grosse usine de dessalement du monde était par exemple construite dans la région d’Oran. Avec une capacité de 500.000 mètres cubes par jour, elle fournit de l’eau potable à près de 5 millions d’habitants. 15 autres stations de dessalement doivent être achevées en 2010 pour l'approvisionnement en eau potable des agglomérations urbaines, couvrant ainsi près de 10% des besoins en eau potable de l'ensemble du pays. Et l’Algérie entend construire au moins 33 stations d’ici à 2019, selon les prévisions officielles.
Par ailleurs, même si un travail considérable reste à faire, le réseau est en voie de rénovation à un rythme accéléré, et les principales agglomérations ne souffrent désormais plus que de coupures intermittentes.

L'Algérie est un exemple quasiment unique en Afrique d'un pays qui est parvenu à accomplir sa révolution de l'eau. Partie d'une situation post-coloniale extrêmement défavorable, prisonnière d'une guerre civile qui a longtemps mobilisé tous les efforts que les gouvernements successifs auraient pu faire en matière de développement, l'Algérie est en train de se doter des infrastructures et des technologies qui lui permettront de faire de sa situation une richesse. Ces efforts ont été rendus possibles par une politique volontariste, qui a commencé, en 1995, par la tenue d’Assises Nationales de l’Eau, au cours desquelles ont été adoptés les principes d'une Nouvelle Politique de l’Eau, introduisant notamment la possibilité pour les maître d’ouvrages de concéder leurs installations d’eau potable ou d’assainissement à des opérateurs privés. Ainsi les transferts de compétences depuis des experts (français notamment) ont-ils pu se mettre en place. Le gouvernement algérien a également su faire comprendre à son opinion publique que la hausse du prix de l'eau, en particulier courant 2005, permettrait de dégager les sommes nécessaires aux investissements : l'Etat a d'ailleurs montré l'exemple en payant pour la première fois de manière régulière ses propres factures d'eau.

L’Algérie se prépare à aborder un autre plan quinquennal extrêmement dense, après une décennie de développement rapide de ses équipements. On se fera une bonne idée de l'émulation du secteur algérien de l'eau au SIEE Pollutec, Salon international des équipements, des technologies, et des services de l’Eau, qui, après cinq éditions à Alger, se tiendra pour la première fois à Oran du 17 au 20 mai 2010, réunissant tous les grands acteurs algériens de l'eau et les principaux opérateurs internationaux, fournisseurs d'équipements et prestataires de services.

mardi 22 décembre 2009

L'eau en Algérie 2 – Perspectives

L'Algérie est un exemple quasiment unique en Afrique d'un pays qui est parvenu à accomplir sa révolution de l'eau. Partie d'une situation post-coloniale extrêmement défavorable, prisonnière d'une guerre civile qui a longtemps mobilisé tous les efforts que les gouvernements successifs auraient pu faire en matière de développement, l'Algérie est en train de se doter des infrastructures et des technologies qui lui permettront de faire de sa situation une richesse. Ces efforts ont été rendus possibles par une politique volontariste, qui a commencé, en 1995, par la tenue d’Assises Nationales de l’Eau, au cours desquelles ont été adoptés les principes d'une Nouvelle Politique de l’Eau, introduisant notamment la possibilité pour les maître d’ouvrages de concéder leurs installations d’eau potable ou d’assainissement à des opérateurs privés. Ainsi les transferts de compétences depuis des experts (français notamment) ont-ils pu se mettre en place. Le gouvernement algérien a également su faire comprendre à son opinion publique que la hausse du prix de l'eau, en particulier courant 2005, permettrait de dégager les sommes nécessaires aux investissements : l'Etat a d'ailleurs montré l'exemple en payant pour la première fois de manière régulière ses propres factures d'eau.

L’Algérie se prépare à aborder un autre plan quinquennal extrêmement dense, après une décennie de développement rapide de ses équipements. On se fera une bonne idée de l'émulation du secteur algérien de l'eau au SIEE Pollutec, Salon international des équipements, des technologies, et des services de l’Eau, qui, après cinq éditions à Alger, se tiendra pour la première fois à Oran du 17 au 20 mai 2010, réunissant tous les grands acteurs algériens de l'eau et les principaux opérateurs internationaux, fournisseurs d'équipements et prestataires de services.

lundi 21 décembre 2009

L'eau en Algérie 1 – Des handicaps aux atouts

L'Algérie, en matière d'accès et de traitement de l'eau, revient de très loin. Géographiquement, tout d'abord, avec une hauteur moyenne annuelle des précipitations de l'ordre de 423 mm, le pays fait partie de ce croissant nord-africain où le manque et la rareté des pluies ont considérablement pénalisé la politique hydraulique depuis l'indépendance, du moins tant que celle-ci est restée axée sur la mobilisation de ces ressources naturelles par voie de captage (barrages, retenues, etc). L'Algérie présente en effet un climat semi-aride qui se caractérise par une forte irrégularité pluviométrique, ce qui donne sur le plan des régimes hydrologiques une extrême irrégularité saisonnière et interannuelle des écoulements qui est accentuée par de longues périodes de sécheresse, des crues violentes et rapides, et une érosion intense avec des transports solides importants.
Par ailleurs, la prise de conscience politique du caractère nodal de la question de l'eau pour le développement a été relativement tardive, faute de moyens d'une part, et du fait des troubles qui accaparaient l'attention d'autre part. Jusque dans les année 90, 50% de l’eau potable se perdait dans un réseau archaïque voire en état de délabrement, tant les fuites étaient considérables. Il y a eu des moments où les Algériens ne disposaient d’eau qu’une fois par semaine. Paradoxalement, les rues étaient inondées par les fuites de conduites. Les robinets défectueux dans les institutions publiques (écoles, administration, hôpitaux...) étaient monnaie courante. Et même si le robinet était en bon état, l’eau coulait à perte... Cette négligence a amené le pays à ne disposer que de quelques mois de réserve d’eau potable, et à se retrouver au bord d'une crise hydrique paralysant l'ensemble de l'économie.
Pourtant, l'Algérie dispose de deux ressources décisives, l'une en eau douce, l'autre en eau salée. La première est constituée par la nappe albienne, très profonde (plusieurs centaines de mètres), immense (elle recouvre tout le Sahara central jusqu'en Libye), et qui semble presque inépuisable – de fait, la nappe albienne est l’une des plus grandes sources d’eau potable de la planète. La juste utilisation de cette nappe, qui n'est pas renouvelable, pour l'irrigation et les besoins industriels (nucléaires notamment), sera un facteur déterminant du développement de l'intérieur du pays. La seconde est constituée par le front de mer de centaines de kilomètres, où se concentre la majeure partie des agglomérations : dès le courant des années 1990, l'Algérie a compris que le salut lui viendrait des infrastructures de dessalement qu'elle saurait mettre en place, et a engagé un programme massif d'équipement.
Des milliards de dollars ont donc été injecté dans la technologie du dessalement, avec des résultats déjà parlants : jusqu'à cette année, la plus grosse usine de dessalement du monde était par exemple construite dans la région d’Oran. Avec une capacité de 500.000 mètres cubes par jour, elle fournit de l’eau potable à près de 5 millions d’habitants. 15 autres stations de dessalement doivent être achevées en 2010 pour l'approvisionnement en eau potable des agglomérations urbaines, couvrant ainsi près de 10% des besoins en eau potable de l'ensemble du pays. Et l’Algérie entend construire au moins 33 stations d’ici à 2019, selon les prévisions officielles.
Par ailleurs, même si un travail considérable reste à faire, le réseau est en voie de rénovation à un rythme accéléré, et les principales agglomérations ne souffrent désormais plus que de coupures intermittentes.

jeudi 19 novembre 2009

Le nucléaire algérien adossé à la plus grosse réserve d’eau douce du monde


On le sait trop peu, mais un réacteur nucléaire de 1300 Mwatts exige 43 mètres cube d'eau / seconde pour son refroidissement... il va sans dire que le potentiel hydrique d'une région est donc une condition sine qua non à toute nouvelle implantation. Surtout quand on pense à opter pour la technologie française de troisième génération qui utilise l’EPR, un système de réacteur à eau pressurisée, qui consomme jusqu'à 50 mètres cube / seconde.
En Algérie, la majorité des centrales nucléaires que compte construire le pays à l’horizon 2028, seront installées sur les zones d’affleurement de la nappe albienne, très profonde (plusieurs centaines de mètres), immense (elle recouvre tout le Sahara central jusqu'en Libye), et qui semblait être inépuisable.
La nappe albienne est l’une des plus grandes sources d’eau potable de la planète. Mais elle n'est pas renouvelable. Elle est actuellement exploitée dans la région de Touggourt pour l’irrigation des périmètres agricoles. Selon les études prospectives faites par les autorités algériennes, les dix réacteurs nucléaires en projet dans la zone des hauts plateaux vont en principe couvrir les besoins du pays en matière de consommation énergétique. Mais quel sera l'impact pour cette réserve d'eau douce ? Ce programme d'équipement n'aurait-il pas dû être pensé en articulation avec les grandes infrastructures de dessalement qui se construisent sur le littoral algérien ?

samedi 24 octobre 2009

L'Algérie investit 15 millards dans les infrastructures d'eau

L'Algérie investira plus de 15 milliards de dollars dans l'eau entre 2010 et 2014, notamment pour construire 19 nouveaux barrages, des stations de dessalement et des réseaux de transfert, a annoncé le 4 octobre le ministre des Ressources en eau, Abdelmalek Sellal.
"Le secteur de l'hydraulique va bénéficier de 15 à 16 milliards de dollars" de 2010 à 2014 "afin d'assurer aux Algériens une bonne qualité de l'eau", a déclaré M. Sellal à la radio publique chaîne III (francophone).

Dix-neuf nouveaux barrages seront réalisés d'ici à 2014, a-t-il ajouté.

L'Algérie a entamé depuis 2004 un programme de construction de quinze stations de dessalement d'eau de mer d'une capacité totale de 2,3 millions de m3, pour "sécuriser de façon définitive l'alimentation des Algériens en eau potable", a dit M. Sellal.

L'Algérie a également lancé des études pour le transfert de 600 millions de m3 par an à partir du Nord Sahara vers les Hauts plateaux, notamment pour développer l'agriculture et améliorer la distribution d'eau potable, selon le ministre.

Ce projet sera lancé durant le prochain plan quinquennal 2010-2014, a-t-il ajouté.
Il a indiqué que seules les entreprises algériennes pourront répondre aux appels d'offre qui seront lancés pour la construction de certains de ces nouveaux barrages.
Source : AFP

jeudi 5 mars 2009

Espoirs et difficultés de l’Algérie

Incapable d'assurer correctement jusqu'à la fin des années 90, l'alimentation en eau potable de sa capitale, l'Algérie figure pourtant, aujourd'hui, parmi les rares pays du continent africains ayant, déjà, réalisé le 7e Objectif du millénaire pour le développement (OMD) de l'ONU, qui cible de réduire de moitié, à l'échéance de 2015, le nombre d'habitants sans accès à l'eau potable et aux services d'assainissement. 
En effet, selon les statistiques du ministère des Ressources en eau, l'Algérie fournit 93 % de sa population en eau potable par le biais de réseaux de distribution, alors que 86 % des foyers algériens sont raccordés à des réseaux d'assainissement. 
Pour arriver à ce résultat, qui progresse chaque jour davantage, l'Algérie a mis en place une stratégie de développement du secteur de l'hydraulique basée, notamment sur une mobilisation des ressources en eau superficielles et souterraines, la réalisation de réseaux d'adduction et de distribution et la lutte contre la déperdition de la ressource à travers, notamment une gestion rationnelle. 
Cette stratégie pour la réalisation de laquelle a été allouée, notamment une enveloppe de 2000 milliards de dinars, s'est appuyée sur des programmes de développement portant, notamment sur la construction de nombreux barrages dans les principaux bassins hydrographiques, dont l'interconnexion, à travers des systèmes de transfert d'eau, a permis de tisser une véritable toile d'araignée au niveau de toutes les régions du pays pour desservir le plus reculé des villages. Le pays, qui ne possédait en effet que 44 barrages jusqu'en l'an 2000 pour une capacité de stockage de 2,2 milliards de m3, a mis en exploitation 15 nouveaux barrages durant les cinq dernières années, dont ceux de Beni Haroun (Mila) et de Taksebt (Tizi-Ouzou) en 2007, avant d'en réceptionner 13 autres. Ce qui portera le nombre de barrages à 72 et la capacité de mobilisation à 7,8 milliards de mètres cubes/an à la fin de l'année 2009. 
Les grands systèmes de transfert sont, quant à eux, lancés autour du barrage de Beni Haroun, qui a une capacité de stockage de près d'un milliard de m3, pour l'alimentation de cinq wilayas de la région est (Mila, Constantine, Khenchela, Oum El Bouaghi et Batna), de celui de Taksebt pour desservir les wilayas du centre (Tizi-Ouzou, Boumerdès et Alger), et de Koudiet Acerdoune (Bouira) au bénéfice des wilayas de Bouira, Tizi Ouzou, M'sila, et Médéa. Pour la région ouest, le système, intitulé le MAO, sera inauguré durant ce 1er trimestre 2009 pour alimenter les villes situées dans le couloir Mostaganem-Arzew-Oran, à partir des barrages de Cheliff et de Kerrada. 
Les régions sud et des Hauts-plateaux bénéficieront, également, de transferts d'eau de forages effectués sur la nappe albienne, à l'exemple de celui en cours de réalisation pour l'alimentation de Tamanrasset à partir de Ain Salah sur une distance de 740 km.
Par ailleurs, et afin de ne pas dépendre uniquement de la pluviométrie, l'Algérie a engagé un programme de réalisation de stations de dessalement d'eau de mer dans les régions côtières, et, notamment dans l'ouest du pays qui souffrait d'un déficit chronique en pluie, pour renforcer les apports des barrages et parer au manque d'eau en périodes de sécheresse. 
Treize stations sont ainsi programmées pour fournir, à la fin de l'année 2009, une production de près de 2,26 millions de m3/jour, soit 825 millions de m3/an, une quantité qui représentera près du tiers des capacités de retenue des barrages qui existaient jusqu'en 2000. 
Deux stations sur les 13, sont déjà en production à savoir celle d'Arzew pour Oran et celle de Hamma pour Alger, alors que près de 10 contrats de réalisation ont déjà été conclus avec des chantiers lancés ou en cours de lancement. 
Cette mobilisation tous azimuts des ressources hydriques s'est répercutée sur la dotation moyenne par habitant en eau potable qui a atteint, actuellement, plus de 165 litres/jour par habitant, alors qu'elle n'était que de 123 litres en 1999 et de 160 litres en 2007, et sur la fréquence de la distribution de l'eau au niveau des 1.541 communes du pays, dont 70% reçoivent désormais l'eau quotidiennement contre 45% en 1999. Le réseau national d'alimentation en eau potable totalise 60.000 kilomètres. 
Grâce à un réseau national d'assainissement des eaux usées de quelque 38.000 kilomètres, contre 21.000 kilomètres en 1999, soit une progression de près de 82%, le taux national de raccordement à l'égout est passé de 72% en 1999 à 86% en 2008. 
La réalisation de 40 stations d'épuration des eaux usées et la réhabilitation de 20 autres, a permis, par ailleurs, de faire passer les capacités nationales de traitement des eaux usées de 90 millions de m3 en 1999 à 350 millions actuellement. Elles atteindront 600 millions en 2010 avec la réception des projets en cours de réalisation. Cette mobilisation de ressources hydrauliques a permis, également, l'irrigation, en 2007, de 24 périmètres agricoles totalisant 219.000 hectares, alors que 4 autres totalisant près de 11.000 hectares étaient prévus à la livraison en 2008 dans les wilayas de Tlemcen, Tiaret, Jijel et Oum El Bouaghi. Une quinzaine d'autres périmètres totalisant une superficie de plus de 120.000 hectares sont également en cours de réalisation. 
Les retenues collinaires, dont le nombre avoisine les 460 en 2008, participent, de leur côté, avec un potentiel de 44 millions de m3, à l'irrigation de 850.000 hectares dans le cadre de la petite et moyenne hydraulique. 
L'irrigation agricole devra, également, profiter du recyclage des eaux usées.
Il est à noter, enfin, que le souci de mieux gérer la ressource en eau potable a amené les pouvoirs publics à conclure des contrats de gestion intégrée des réseaux de distribution, avec des sociétés spécialisées au niveau de grandes villes dont, Alger, Oran, Constantine et Annaba. 
En combinant ainsi plusieurs technologies (dessalement, retraitement et réutilisation des eaux usées, utilisation des eaux de pluie…) associées à une meilleure gestion (et surtout entretien) de ses réseaux l’Algérie serait-elle en phase de devenir l’exemple à suivre pour sa gestion raisonnée de ses ressources en eau, l’avenir nous le dira car malgré ces efforts et les budgets colossaux investis, certaines zones restent encore inégalement raccordées: ainsi la wilaya (province) d’Oran, qui a bénéficié de plusieurs projets de stations de dessalement (deux stations monoblocs, deux autres stations de dessalement à Béthioua et Arzew), de la réfection du réseau de l’AEP (Approvisionnement en eau potable), etc. Cet effort aurait permis à la wilaya d’atteindre un taux de raccordement au réseau AEP de l’ordre de 90%. Mais des dizaines de quartiers et d’extensions urbaines et villages demeurent sans eau potable. Plus grave, des quartiers attendent depuis 10 ans un branchement au réseau d’AEP, quand ce n’est pas ce même réseau qui n’est pas aux normes et où aucune goutte ne peut couler. Résultat : les revendeurs d’eau douce ont encore de beaux jours devant eux et les citoyens déboursent jusqu’à 400 DA et plus chaque mois pour s’approvisionner en eau. Le secteur de l’habitat, qui a permis grâce aux différents programmes de réaliser quelques 39 560 logements abaissant le taux d’occupation par logement à 5,1 en 2008, n’a pas pour autant trouver l’équation au problème de l’habitat précaire et du vieux bâti. Rien que pour la ville d’Oran, ce sont plus de 2 200 immeubles menaçant ruine et qui concernent plus de 13 000 familles à reloger de façon urgente.
Lors de la visite du chef de l’État en décembre dernier, la wilaya s’était vu octroyer, au titre de budget complémentaire, un montant de plus de 14,5 millions de dinars où le secteur de l’urbanisme représentait la plus grande portion, soit plus de 6 millions de dinars. Fin février en marge de la visite du Président à Arzew, le ministre de l’Intérieur a, dans un document remis à la presse, évoqué le programme quinquennal prévisionnel d’un montant total de 194 milliards de dinars, dont seulement pour l’heure 60,1 milliards de dinars ont été autorisés. Dans cette projection du futur plan quinquennal, c’est le secteur de l’eau qui bénéficiera de l’effort de budgétisation le plus élevé avec un total prévisionnel de 16 millions de dinars. Ce qui fait dire au ministre de l’Intérieur que très prochainement à Oran il y aura de l’eau H24... A suivre…

jeudi 13 novembre 2008

L’Algérie poursuit son équipement en infrastructures de dessalement

Le 19 octobre 2008, Chakib Khellil - ministre de l’Energie et des mines - a annoncé la livraison de la station de dessalement d’eau de mer de Cap Djinet pour octobre 2010.
Il a ajouté que cette station entre dans le cadre de la « politique nationale visant à assurer l’autonomie dans l’approvisionnement des citoyens en eau potable durant les quelques années à venir. » Avec la mise en service de cette station et de celles d'El-Hamma à Alger, d'Oueb-Sebt et Souf, la capacité de production d’eau dessalée devrait atteindre les 700 000 m3 par jour.
Le dessalement connaît actuellement un développement exponentiel au niveau mondial. L’Association international de dessalement a rendu public un rapport réalisé par le centre de recherches Global water intelligence sur le secteur du dessalement de l’eau de mer qui indique que le montant des capacités de dessalement a augmenté de 43% en 2007. Au cours du premier semestre 2008, « les capacités ont d’ores et déjà augmenté de 39%. »

mercredi 30 avril 2008

13 stations de dessalement de l'eau de mer

En Algérie, le gouvernement devrait inaugurer treize stations de dessalement de l'eau de mer ainsi que treize barrages d'ici 2011. Le projet serait financé par l’argent du pétrole.En plus des grands travaux prévus, le gouvernement a lancé une vaste politique d'optimisation des ressources en eau, avec la réparation des réseaux d'alimentation en eau potable dans une douzaine de ville ainsi que la réalisation de réseaux d'assainissement et de stations de traitements des eaux usées.

lundi 25 février 2008

Dessalement à Alger

A Alger, le président Bouteflika a inauguré le 24 février dernier, une nouvelle station de dessalement d’eau de mer qui devrait assurer environ un tiers des besoins en eau potable de la capitale algérienne.
D’une capacité de 200.000 mètres cubes par jour, l’usine d’El-Hamma, selon ses constructeurs, est la plus grande du continent africain. L’eau de mer sera puisée à 550 mètres au large des côtes. Son coût est estimé à quelques 250 millions de dollars.
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