
jeudi 19 novembre 2009
Le nucléaire algérien adossé à la plus grosse réserve d’eau douce du monde

jeudi 3 septembre 2009
L'Asie souffre d'un manque d'irrigation
samedi 29 août 2009
La GRA : Le projet pharaonique de la Libye…

vendredi 23 janvier 2009
Le Partage de l'eau en Afrique
La population d’Afrique, qui compte 967 millions d’habitants, dont 53% ont moins de vingt ans, devrait atteindre les 2 milliards d’individus en 2050. C'est dire l'importance de la mise en place d'une gestion intégrée des ressources, qui aujourd'hui fait largement défaut. S'agissant de leur potentiel hydrique, les Etats d’Afrique manquent globalement de ressources pour s’adapter seuls au changement climatique et doivent mieux partager l’eau disponible pour nourrir leurs populations en pleine croissance.
L’Afrique, le continent le plus pauvre du monde, ne parvient pas toujours à nourrir une population à croissance rapide à cause d’un sous investissement, d’une mauvaise gestion agricole, et des sécheresses et des inondations de plus en plus fréquentes, la rendant dépendante des importations de nourriture.
Le coût de ces importations a augmenté fortement ces dernières années, passant de 10,5 milliards de dollars en 2005 à 49,4 milliards de dollars en 2008 à cause de l’augmentation des prix mondiaux des produits alimentaires, selon l’Organisation pour l’Agriculture et la Nourriture, la FAO des Nations Unies (Food and Agriculture Organization).
Cette augmentation exerce une pression considérable sur les budgets des Etats africains, dans des pays qui subventionnent les importations pour les rendre accessibles en termes de prix aux habitants.
Des 36 pays en proie à une crise alimentaire dans le monde, 21 se trouvent en Afrique. Le Programme Alimentaire Mondial (World Food Program) estime qu’environ un sixième de la population mondiale, soit environ un milliard d’individus, manque de nourriture.
La conférence des responsables d’Afrique qui s’est déroulée sur trois jours dans la ville libyenne de Syrte a recommandé aux gouvernements de renouveler une promesse déjà prise en 2003, de consacrer 10% du budget national à l’encouragement de la production agricole, telle que le souligne la déclaration finale de cette conférence.
Les sécheresses et les inondations étant de plus en plus communes, les représentants des états d’Afrique ont recommandé l’utilisation de systèmes d’irrigation plus modernes, qui stockent l’eau et la conduisent là où elle est nécessaire, lorsque c’est nécessaire.
Ils se sont aussi mis d’accord pour conclure des accords à une échelle plus importante que l’échelle régionale pour partager l’eau stockée dans les fleuves, les lacs et les nappes souterraines. La coopération au niveau continental devra être renforcée sur ces questions de gestion de l’eau.
Ce sera aussi le cas pour les prévisions météorologiques. Des systèmes d’avertissement devront être mis en place pour minimiser l’impact des sécheresses, de la désertification, des inondations et des invasions de vermine.
« Ensemble, nous devons trouver des mesures concrètes et efficaces pour répondre à la question de l’eau en Afrique, dans un esprit de responsabilité partagée » a déclaré Jacques Diouf, directeur général de la FAO. Les ministres d’Afrique ont également décidé d’établir des systèmes d’information à l’échelle du continent pour mieux coordonner la production agricole et rendre le commerce de biens plus efficient.
Les talents et les ressources permettant de rendre l’Afrique autonome existeront seulement si les gouvernements coopèrent pour gérer leur eau, d’après ce qu’ont déclaré les délégués.
« Il y a des pays qui ont progressé dans le domaine de la technologie et des ressources humaines mais ont un déficit dans le domaine des ressources naturelles tandis que d’autres ont des ressources naturelles abondantes et manquent de technologie et de ressources humaines » a déclaré Wafaa Sahli, directeur du développement urbain à la Communauté des Etats sahélo-sahariens.
Wafaa Sahli a également souligné que se n’est qu’en rassemblant ces ressources que l’Afrique pourra mettre un terme à une crise alimentaire persistante.
mercredi 22 octobre 2008
7.000 ha de champs irrigués avec des eaux usées au Maroc
A la périphérie de plusieurs villes du Maroc, des agriculteurs, malgré la loi, utilisent des motopompes mobiles pour irriguer leurs champs à partir du canal des eaux usées.
Ainsi, ce sont 7.000 ha de champs cultivés autour de centres urbains qui sont irrigués d’eaux usées non traitées. La loi est claire sur la question: en cas de flagrant délit, les agriculteurs fautifs sont passibles de poursuites judiciaires et leur motopompe confisquée.
Selon Omar Assobhei, professeur à l’université Chouaib Doukkali d’El Jadida et coordonnateur local du programme Medaware, «le risque sanitaire de cette pratique dépend du type de culture.
S’il s’agit de salades ou de légumes consommés crus, il y a danger pour la santé humaine. Dans le cas de l’arboriculture ou des cultures de céréales, de fourrages..., il n’y a pas de risque», explique-t-il.
Medaware, projet financé par l’Union européenne, a été justement mis en place au Maroc pour remédier à la situation. Initié en 2003, il est arrivé maintenant à terme.
Ce programme, qui s’est étalé sur cinq ans, consiste en le développement de systèmes urbains de retraitement des eaux usées et leur réutilisation à des fins agricoles.
A ce titre, il convient de signaler qu’au Maroc, à fin 2005, à peine la moitié des 72 stations de traitement d’eaux usées existantes est opérationnelle. Conséquence: sur les 600 millions de m3 d’eaux usées annuelles, moins de 8% sont traitées, soit environ 45 millions de m3.
Cette pratique d’irrigation des terres agricoles avec des eaux usées non traitées a été soulignée par un rapport de l’IWMI (Institut International de Gestion de l’Eau) lors de la Semaine mondiale de l’eau à Stockholm en aout 2008, comme nous l'expliquons dans notre article du 2 septembre.
mercredi 15 octobre 2008
Un plan pour les ressources d'eau du Yémen
Le plan ciblerait en premier lieu la ville de Sanaa et l'objectif est la récupération d'ici 2012 de 70% des eaux de pluie à Sanaa afin d'approvisionner le bassin et d'alimenter la ville en eau potable et en eau d'irrigation.
vendredi 19 septembre 2008
Bilan du congrès de l'eau de Montpellier
Le Congrès mondial de l'eau, s’est déroulé du 1er au 4 septembre à Montpellier, en présence des représentants de 125 pays et de 1 400 experts. Cette manifestation était organisée par l’Association internationale des ressources en eau (IWRA) en partenariat avec l'Institut languedocien de recherche sur l'eau et l'environnement, l'association VERSeau Développement et le Laboratoire hydrosciences de Montpellier.
Le thème principal de ce Congrès était « changements globaux et ressources en eau face à des pressions toujours plus nombreuses et diversifiées. »
Voici une petite vidéo de reportage sur le congrès :
Claude Allet, directeur de l'aménagement et du patrimoine de BRL (Compagnie Nationale d'Aménagement de la Région du Bas Rhône et du Languedoc), Jean-Michel Citeau, spécialiste de la gestion des bassins hydrographiques transfrontaliers, Sébastien Chazot, expert en hydrologie à BRL, et Jean-Claude Festor, directeur général adjoint de la région languedoc-roussillon en charge des aménagement portuaires, ont présenté le programme Aqua2020, qui est une démarche de prospective assez unique en France, que devraient réaliser de façon plus approfondie les agences de l’eau ou les comités de bassin pour préparer leurs schémas d’aménagement et de gestion des eaux. Le Languedoc-Roussillon va connaître une croissance démographique de 30% (soit environ 550 000 habitants en plus), ce qui pourrait conduire à une consommation supplémentaire de 60Mm3 par an. La tendance est à la décroissance de l’irrigation, mais il n’est pas certain que cette tendance perdure. Enfin, les milieux aquatiques sont dégradés ou en dangers (situation hélas relativement fréquente), d’où des objectifs pour appliquer la directive cadre européenne sur l’eau.
De nombreux autres posters ont été présentés, téléchargeables sur le site du Congrès.
A noter un élément important, qui est la prise de position de Michel Jarraud, secrétaire général de l’Organisation météorologique mondial : selon lui, compte tenu des évolutions climatiques, « la gestion des ressources en eau de la planète doit être complètement repensée », rapporte le quotidien Le Monde en date du 4 septembre.
Le message du congrès résume les nouveaux enjeux de l’eau que constituent l’augmentation de la pollution et la concentration de la demande en eau dans l’espace (urbanisation).
Nous avons beaucoup entendu l’idée que les réponses doivent être données par les collectivités territoriales et que chaque situation est particulière. On sait combien la question de l'eau est politisée et confisquée en France par diverses idéologies : le rappel du congrès à une approche concrète, particularisée au niveau local nous parait extrêmement salutaire...
On peut voir le site officiel du Congrès ici .
mardi 2 septembre 2008
Nouvelle étude sur l’utilisation des eaux usées pour l’agriculture dans les pays en développement
Lors de la semaine mondiale de l'eau qui s'est déroulée à Stockholm du 17 au 23 août, l'étude de l'IWMI a été rendue publique : dans 80 % des 53 pays en voie de développement recensés, les eaux usées non traitées ou partiellement traitées, issues des eaux industrielles, cuisines, toilettes... servent à arroser les cultures agricoles.
Ce mode d'irrigation présente des risques sanitaires pour les agriculteurs et les consommateurs des produits alimentaires issus de cette agriculture ; mais l'instauration de directives encadrant la qualité de l'eau pourrait pénaliser une population dépendante de l'agriculture urbaine pour survivre. Dans un contexte de rareté de l'eau et de crise alimentaire mondiale, ces pratiques paraissent inévitables.
Dans 70 % des villes étudiées, les eaux industrielles pouvant contenir tout type de substances chimiques nocives ne sont pas séparées dans les systèmes d'évacuation d'eau.
Les pays qui n'ont pas les ressources pour traiter leurs eaux usées peuvent avoir recours à leur stockage dans les étangs, comme en Indonésie ou au Ghana, et doivent effectuer un lavage soigneux des produits alimentaires, préconise entre autre l'étude.