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jeudi 15 avril 2010

Le Vietnam se bat contre les déchets qui polluent les eaux des rivières et des lacs.

Le ministère de la construction de la ville de Can Tho a déclaré il y a quelques jours que c’étaient environ 400 tonnes de déchets non traités qui étaient déversées directement dans les lacs et rivières chaque jour, causant une grave pollution des eaux.
Kim Nguyen Hoang, l’adjointe du chef d'unité du département technique de l'infrastructure, estime que sur les 650 tonnes de déchets solides produits par les parcs industriels de la ville, 63 % ont été déversés dans les cours d'eau de Can Tho. « L'environnement est gravement pollué par les déchets domestiques et industriels », a-t-elle constaté.
L’augmentation de cette pollution entraine un manque de moyens humains et matériels qui permettraient la collecte et le traitement des déchets.
Le ministère s’efforce donc de pallier ce problème en faisant transporter les déchets dans d’autres villes qui possèdent des décharges. Mais là aussi, des actions vont devoir être menées car beaucoup d’entres elles ne sont pas du tout au normes sanitaires.
D’autre part, Nguyen Thanh, vice-président du Comité populaire municipal, a déclaré le financement pour la collecte, le transport et le traitement de plus de 700 tonnes de déchets solides. Le Ministère a estimé que ce sont plus de 60 millions de dollars qui devront être investis dans cette opération d’ici 2020.
Source : Vietnamnews

dimanche 4 avril 2010

Un conflit avec la Chine autour de la gestion des eaux du Mékong

Après le conflit concernant le partage du fleuve Indus entre le Pakistan et l’Inde voici un autre qui s’ajoute, cette fois c’est la Chine qui est mise en cause et ses projets de barrages… Les négociations risquent d’être difficiles avec le géant et ses mégas projets…

Le fleuve Mékong est à son plus bas niveau depuis 20 ans, surtout dans le Nord de la Thaïlande où la population connaît une pénurie d’eau. Les pays membres de la Commission de la rivière Mékong mettent en cause la Chine et sa politique de construction de barrages.

Le 10 mars, la Commission de la rivière Mékong (MRC), composée de la Thaïlande, du Laos, du Cambodge et du Vietnam, a donc rencontré la Chine pour lui demander de coopérer à la gestion du Mékong. La Chine possède quatre barrages s’approvisionnant dans le Mékong et compte en construire quatre autres dans les années à venir.

La Commission souhaitait s’exprimer avec le ministre chinois des Affaires étrangères Dai Bingguo mais elle a seulement pu s’entretenir avec son assistant, Hu Zhengyue. Celui-ci a assuré que la Chine jouait un rôle mineur dans l’exploitation des eaux du Mekong et qu’on ne pouvait pas la considérer comme responsable de la baisse du niveau du fleuve.

Pour montrer sa volonté de régler cette situation, la Chine a invité la Commission de la rivière du Mékong à visiter le barrage de Jinghong dans la province du Yunnan en avril prochain. La Commission espère y voir un encouragement vers une coopération avec la Chine pour s’entendre sur une gestion plus harmonieuse des eaux du Mékong.

Source : Asia Times

dimanche 14 février 2010

Conférences sur l'eau dans le monde

L'Unesco propose un agenda intégrant la plupart des manifestations scientifiques et/ou technique concernant l'eau dans le monde. La plupart d'entre elles auront lieu en anglais.

19-20 janvier 2010 - Pretoria, Afrique du Sud
1ère Conférence régionale des jeunes professionnels de l’eau sud africains.
For the first time the International water Association (IWA) Young Water Professionals Programme (YWP) provides a platform for young professionals and postgraduate researchers from Southern Africa to present their work related to advances in urban water supply and sanitation. The technical programme of the Conference will include both platform and posters. The conference programme also accommodates facilitated discussion and a series of networking and professional development activities.

1-24 février 2010 - Auckland, Nouvelle-Zélande
17eme Congrès de la division Asie et Pacifique, de l’association internationale d’ingénierie et de recherches hydrauliques (IAHR-APD 2010)
IAHR-APD 2010 incorporates the 7th International Urban Watershed Management Conference. The Congress will be a forum that welcomes new research findings and practitioner innovations addressing the many water related challenges of the Asia-Pacific area. Alongside IAHR members, other researchers, practitioners, and students are also welcome to contribute abstracts for consideration.

6-10 mars 2010 - Alexandrie, Egypt
Conférence internationale sur la gestion des zones côtières des deltas de rivière et des cotes de basses terres
The main objective of the conference is to bring engineers, scientists, managers, government agencies and officials world wide to exchange information and address the outstanding problems associated with coastal erosion / accretion / subsidence occurring on shorelines of river deltas and low land areas being increasingly influenced by man-made interference. Another objective is to propose sustainable solutions to minimize and adapt to the adverse impacts of climate change in the framework of Integrated Coastal Zone Management.

11-13 octobre 2010 - San Diego
This major international conference will target the developing interdisciplinary science themes in the interface between hydrology and other scientific disciplines, including climate change, biology, chemistry and social sciences. These subjects are of particular relevance as population increases and a changing climate bring new pressures on hydrological systems around the world.

jeudi 7 janvier 2010

Livre : Évaluation de la neige, des glaciers et des ressources en eau en Asie

Les sujets de la disponibilité de l'eau et des effets possibles du changement climatique sur les ressources en eau sont d'une importance primordiale pour les pays d'Asie centrale. Dans les dernières décennies, la sécurité de l'approvisionnement en eau s'est avérée être l'un des principaux défis pour ces pays. L'approvisionnement initialement assuré par la neige et les glaciers est de plus en plus menacé par le changement climatique. Pour le moment, une compréhension et une évaluation globale des connaissances actuelles sur les glaciers en Asie centrale ont fait défaut. Cette publication vise à combler cette lacune dans la région de l'Asie centrale tout en contribuant à la coopération transfrontalière dans le domaine de la recherche sur l'hydrologie des neiges et des glaciers.
Les contributions individuelles de cette publication sont basées sur des conférences données à l'atelier sur « La neige, les glaciers et les ressources en eau d’Asie », tenu en novembre 2006 à Almaty, au Kazakhstan. La version complète, en format PDF/texte intégral, sera bientôt mise à disposition pour téléchargement sur le site du PHI / PHRE.

Edité (en anglais) par Ludwig N. Braun, Wilfried Hagg, Igor V. Severskiy et Gordon Young 


jeudi 3 septembre 2009

L'Asie souffre d'un manque d'irrigation

Le doublement attendu, d'ici à 2050, de sa demande alimentaire, place l'Asie devant un redoutable défi. Faute de pouvoir étendre ses surfaces cultivées, l'amélioration de l'irrigation est le principal moyen d'y répondre. C'est ce que conclut un rapport publié par l'Institut international de gestion de l'eau (IWMI), mardi 18 août, à l'occasion de la Semaine mondiale de l'eau, qui s’est tenue à Stockholm. Aditi Mukherji, coauteur du rapport et spécialiste de la question de l'eau, en explique les grandes lignes. Nous reproduisons ici les principaux éléments de l'interview qu'elle a accordée au Monde :

Quelle est l'ampleur du défi que l'agriculture asiatique doit relever d'ici à 2050 ?
La population devrait augmenter de 1,5 milliard en Asie d'ici à 2050, passant de 3,5 à 5 milliards d'habitants. Il faudra fournir assez de nourriture à cette population, mais l'Asie n'a plus de terres disponibles pour étendre ses cultures. Et il n'y aura pas plus d'eau disponible qu'aujourd'hui. Le défi est de produire plus de nourriture avec autant d'eau et de superficie, et donc d'augmenter la productivité de l'agriculture.

Quelles sont les solutions ?
On ne peut pas beaucoup compter sur l'agriculture pluviale pour produire davantage de nourriture. Et importer des aliments n'est pas une solution acceptable politiquement. Il faut donc faire porter l'effort sur l'irrigation. L'Asie a les plus grands systèmes d'irrigation au monde. Ils ont été conçus dans les années 1950 et 1960. Ils étaient une composante essentielle de la révolution verte. Mais ils n'ont pas évolué depuis les années 1980, et n'ont pas été bien entretenus.

Pourquoi ?
Ils étaient conçus dans le but de stimuler la production de céréales, et les gestionnaires ont gardé la maîtrise du débit d'eau. Mais le prix des céréales a chuté et, de plus en plus, les paysans ont cultivé des plantes procurant un meilleur revenu, des légumes par exemple. Mais ces cultures requièrent une autre gestion de l'eau, et les paysans ont investi dans des pompes. On a donc maintenant un système d'irrigation qui n'est pas utilisé à son plein potentiel.
La situation est-elle identique dans toute l'Asie ?
Pas tout à fait. En Asie centrale, les experts en irrigation, qui étaient surtout russes, sont repartis en Russie. En Inde et en Chine, les systèmes ont été beaucoup mieux maintenus par l'Etat.

Comment rendre l'irrigation plus productive ?
Il faut améliorer sa précision, en développant les méthodes de goutte-à-goutte et en rendant les lâchers d'eau beaucoup plus flexibles. Il est nécessaire de changer l'état d'esprit des responsables, pour qu'ils pensent davantage aux besoins des utilisateurs. Il faut aussi accompagner l'innovation paysanne : les systèmes d'irrigation ne fonctionnent pas bien, et pourtant la production agricole continue à croître. L'explication de ce paradoxe, comme l'a montré notre recherche, c'est que les paysans innovent. Ils adaptent leur mode de culture aux contraintes hydriques, et ont investi dans leurs propres systèmes, notamment dans les pompes. Il y a eu ainsi une énorme augmentation de l'irrigation par l'eau tirée des nappes phréatiques dans toute l'Asie. On peut parler d'une révolution silencieuse.
Mais ils ont aussi créé des mares, pour avoir de l'eau disponible, ou multiplié les dispositifs de recueil des précipitations pendant la saison des pluies. Il ne faut pas s'opposer à ce que font les paysans, mais les aider à s'améliorer.

Mais n'y a-t-il pas surconsommation de l'eau souterraine ?
Si l'Etat ne peut pas leur apporter de l'eau au moment nécessaire, les paysans n'ont pas d'autre ressource que de pomper l'eau. Ce qu'il faut, c'est améliorer les procédés de recharge des nappes d'eau souterraines.

Les gouvernements sont-ils assez attentifs à ces questions ?
Oui, depuis la crise alimentaire de 2008. Il y a une prise de conscience accrue que l'agriculture a été négligé

lundi 27 avril 2009

Vers des conflits pour l’eau en Asie ?

On parle généralement du Moyen-Orient lorsqu’on évoque des tensions géopolitiques liées à la répartition des ressources en eau. Mais sous l’effet de la pression démographique, ce pourrait être en Asie que naitraient les premiers conflits. L'eau y représente déjà un enjeu important, puisqu’on estime qu'une personne sur cinq - soit 700 millions de personnes - n'a pas accès à l'eau potable et que la moitié de la population du continent n'a pas accès à des conditions d'hygiène élémentaires, selon le dernier rapport de l’Asia Society, un groupe d'experts basé à New York.
L'urbanisation galopante et le réchauffement climatique devraient aggraver cette situation, met en garde le rapport intitulé « Asia’s next challenge : Securing the region’s water futrue »(Le prochain défi de l'Asie: préserver l'avenir de l'eau dans la région).
Des tensions pourraient voir le jour entre l'Inde et le Pakistan ainsi que le long du Mékong, fleuve qui arrose la Chine, la Birmanie, le Laos, la Thaïlande, le Cambodge et le Viêtnam.
"Les possibilités de conflits provoqués par les impacts directs et indirects de l'approvisionnement en eau ne devraient pas être sous-estimés, particulièrement en raison de l'inquiétude croissante à propos du réchauffement climatique", peut-on lire dans le rapport.
"Peu importe la manière dont on aborde le problème des ressources en eau - que ce soit du point de vue qualitatif ou quantitatif - l'hydropolitique devrait peser de plus en plus fortement sur la sécurité asiatique."
Alors que l'Asie héberge la moitié de la population mondiale, elle est aussi le continent qui compte le moins d'eau potable par habitant. Or, la population asiatique devrait encore croître de 500 millions de personnes au cours des dix prochaines années.
"La majorité des problèmes d'eau en Asie ne sont pas imputables aujourd'hui à une pénurie mais sont plutôt le résultat d'une mauvaise gouvernance", ajoute le rapport.
"Ils peuvent être résolus avec une gouvernance plus efficace et une meilleure gestion."
Les auteurs du rapport font dix recommandations aux gouvernements asiatiques: ils appellent notamment à une meilleure coopération régionale et à une augmentation des investissements, privés et publics, pour améliorer les infrastructures.

samedi 7 mars 2009

Cycle de conférences sur l’eau

L’Académie de l’Eau consacre une part importante de ses réflexions et débats à la dimension culturelle de l’eau, en vue d’une meilleure prise en compte de cette aspect dans la gestion des ressources et des usages de l’eau. Le thème « Eau et Culture » constitue ainsi l’un des axes majeurs de ses activités. C’est dans le cadre du travail de l’Académie sur les sujets culturels liés à l’eau qui s’inscrit sa participation à un Cycle de Conférences sur le thème des « Arts et Civilisations de l’Asie » organisé par le Musée Guimet de Paris en collaboration avec l’Association française des amis de l’Orient.

Parmi les différentes cycles de conférences, l’Académie de l’Eau a été particulièrement impliquée dans l’organisation du Cycle N° 5, intitulé « L’Eau, à l’origine des civilisations… un défi pour l’avenir ». Trois de ses experts, membres de l’Académie, interviendront dans le cadre de ce cycle, qui prévoit 6 cours-conférences qui auront lieu entre le mois de mars et le mois d’avril 2009 dans les lieux du Musée Guimet. Les sujets et les dates de leurs interventions sont les suivants : - L’eau en Mésopotamie : enjeux hydro-politiques dans le bassin du Tigre-Euphrate avec Evelyne Lyons, Ingénieur-Consultante, Formation Etude et veille sur l’Eau et le développement durable. Jeudi 9 avril 2009 à 18h15- L’eau au Japon : culture, tradition, aménagements et usages contemporains avec Yves Kovacs, Docteur de l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées, consultant des pouvoirs publics japonais. Lundi 27 avril 2009 à 18h15- L’eau en Chine : Les enjeux du barrage des Trois Gorgesavec Jean-Paul Bravard, Géographe, Université Lyon II. Jeudi 30 avril 2009 à 18h15.

Venez nombreux !

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