Affichage des articles dont le libellé est ressources en eau. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est ressources en eau. Afficher tous les articles

lundi 28 juin 2010

L’eau au cœur des préoccupations de Nicolas Sarkozy

Début juin, le président Nicolas Sarkozy a exprimé, lors d’une réunion de préparation au prochain forum mondial de l’eau, son souci de mettre l’eau au centre des préoccupations nationales et internationales.
Parmi les souhaits qu’il a exprimés, le premier est de mettre l'eau au cœur des politiques, de toutes nos politiques pour faire de l’eau une ressource protégée, à partager au sein d'un même pays, comme entre les nations».
Dans le même esprit, il a déclaré, devant des personnalités venus de tous les pays, parmi lesquelles Siyi Hu, ministre chinois des ressources en eau, Veysel Eroglu, ministre turc de l'Environnement ou encore le représentant de l'Autorité palestinienne pour l'eau, Shaddad Attili, sa volonté, « que le Forum mondial de l'Eau de Marseille (qui aura lieu en mars 2012) se donne les moyens de reconnaître et d'organiser un droit universel à l'eau et à l'assainissement ».
En effet, on se souvient que l’insalubrité, la pollution de l’eau ou son accès difficile, voire impossible est responsable de plus de décès que les guerres, la famine ou le sida…
Rappelant que la France est déjà engagée dans l’aide à l’accès et à l’assainissement de l’eau dans les pays en voie de développement (2,5 millions de personnes ont bénéficié de l’aide française en 2008), Nicolas Sarkozy a affirmé : « Lorsque la France présidera le G8 et le G20, en 2011, nous replacerons également la question de l'eau au cœur des discussions ».
Source : 20 minutes

vendredi 16 avril 2010

L’Association internationale de ressources en eau (IWRA) s’installe à Montpellier

L’Association internationale de ressources en eau (IWRA), une ONG scientifique basée aux Etats-Unis, a choisi d’installer son bureau exécutif à Montpellier. Depuis le 1er avril, celui-ci est hébergé par Verseau Développement, une association montpelliéraine.
Verseau Développement est destinée à rapprocher chercheurs, industriels et collectivités territoriales sur le thème de la maîtrise de l’eau. Elle héberge notamment le « Cluster eau », préfiguration du pôle de compétitivité eau dont la communauté scientifique et les collectivités territoriales du Languedoc-Roussillon espèrent obtenir prochainement la création.
Fondée en 1972, l’IWRA a pour vocation de promouvoir la formation et la recherche sur les problèmes de ressources en eau. Cette société fédère 162 membres représentant 45 pays.
En septembre 2008, l’IWRA a organisé à Montpellier le 13e congrès mondial de l’eau. Le partenariat né à cette occasion avec Verseau a contribué à sa décision de déplacer dans cette ville son bureau exécutif, installé jusqu’ici en Afrique du Sud. Deux autres candidatures s’étaient manifestées, l’une chinoise, l’autre indienne.
Notre proposition était fondée sur la cohérence du tissu scientifique régional dans le domaine de l’eau, explique Sébastien Fontbonne, directeur de Verseau Développement. Elle s’appuyait aussi sur la dynamique mise en place autour du projet de pôle mondial de compétitivité eau. L’IWRA est l’un des réseaux de recherche les plus anciens et les mieux identifiés en matière de politique de l’eau. L’accès à ce réseau constituera un atout supplémentaire pour la communauté scientifique montpelliéraine.
Un autre argument a pesé en faveur de l’implantation à Montpellier. L’IWRA est l’un des membres fondateurs du Conseil mondial de l’eau, organisateur du Forum mondial de l’eau dont la prochaine édition se tiendra en 2012 à Marseille. Cette implantation va nous permettre de bâtir un partenariat étroit avec Marseille 2012, dont l’IWRA sera l’un des animateurs-clés, indique Sébastien Fontbonne.
Retrouvez le rapport final du Congrès de Montpellier 2008 à l’adresse suivante : http://www.worldwatercongress2008.org/resource/RES795_IWRA13WorldWaterCongress2008FinalReport_FR.pdf

mercredi 7 avril 2010

Le Ghana profite de la journée de l’eau pour marquer un grand coup

Le 20 mars dernier, lors de la journée de l’eau, Alban Bagbin, ministre des Ressources en Eau, des Travaux et du Logement a appelé à une révolution des attitudes pour aider à arrêter la détérioration de la qualité de l'eau.


«L'eau potable est un élément essentiel à notre développement socio-économique et elle est essentielle pour la vie et le bon fonctionnement de l'environnement.
«Les causes identifiées de la dégradation de la qualité de l'eau incluent les activités humaines telles que la dégradation des sols, des rejets de déchets d’origines domestique, municipale, industrielle et agricole dans les rivières » déclare-t-il.
«Un bon partage des ressources en eau au niveau sous-régional et régional est également un problème, qui appelle une solution pragmatique, ancrée dans la négociation et le dialogue." 


De son côté, Albert Abongo, député de Bongo, a appelé les Ghanéens à faire tout leur possible pour conserver les masses d'eau du pays.
Source : Ghanaweb

mercredi 17 mars 2010

La République du Congo à d’immenses ressources en eau mais pas les infrastructures…

Alors que la République Démocratique du Congo (RDC) s’apprête à organiser très prochainement les 2èmes journées portes ouvertes 2010 du secteur de l'eau et de l'assainissement, la ville de Mbuji-Mayi (anciennement Bakwanga) est sans eau depuis plus de 2 semaines
A l’occasion de l’annonce de ces journées consacrées à l’eau le ministre congolais du Plan Olivier Kamitatu soulignait que l'enjeu majeur pour la RDC, qui dispose d'immenses ressources en eau, consiste à en assurer la potabilité et la distribution auprès de la population.
Cela revient à mettre à court terme à la disposition des populations la quantité d'eau quotidienne correspondante aux normes et à un espace vital salubre, a-t-il dit.

M. Olivier Kamitatu a souligné que les 2èmes journées portes ouvertes du secteur de l'eau et de l'assainissement offriront à la RDC l'occasion d'attirer de nouveaux investissements.

Située au centre de l'Afrique et à cheval sur l'Equateur, la RDC est l'un des pays les plus arrosés du continent africain. Elle enregistre une pluviosité importante repartie sur toute l'année; soit 1.200 m3/s en moyenne et dispose des ressources en eau immense et diversifiées.
Cela implique, selon le ministre du Plan, le respect strict des normes environnementales pour éviter les impacts négatifs de la désertification. Avec un débit moyen de 42.00m3/s et des débits minimal et maximal pouvant atteindre respectivement 23.000 et 80. 000 m2, le fleuve Congo se classe premier en Afrique par la superficie de son bassin et 2ème dans le monde derrière l'Amazonie.
En dépit de toutes ces potentialités abondantes, 22% seulement de la population congolaise a accès à l'eau potable et 19% bénéficient des dispositifs adéquats d'assainissement, selon les statistiques publiées en 2006.

Défaillances en série des infrastructures d’eau potable de Mbuji-Mayi …
Mbuji-Mayi (anciennement Bakwanga) est la capitale de la province du Kasaï-Oriental, située sur la rive droite de la rivière Mbuji-mayi. La ville a, depuis les années 1980, multiplié sa population par 10, est compte aujourd’hui une population de presque 2 millions d’habitants. La ville est organisée en 5 communes : Bipemba, Dibindi, Diulu, Kanshi, Muya.
Trois communes sur les cinq que compte la ville de Mbuji-Mayi sont dépourvues d’eau potable depuis plusieurs semaines à la suite d’une panne survenue sur la pompe principale de la station de captage de la Regideso, la régie de distribution d’eau de la République du Congo. Du coup, les ménagères n’ont d’autre choix que de se tourner ver l’eau des rivières ou des pluies que leur offrent des revendeurs ambulants.
La pénurie d’eau frappe surtout les quartiers les plus populeux de Mbuji-Mayi.
Les habitants de ces quartiers sont alors obligés à débourser au quotidien 200 à 300 francs congolais pour obtenir 20 litres d’eau que proposent les revendeurs à vélo, sans aucune garantie des conditions hygiéniques.
Il y a quelques jours, un glissement de terrain au quartier Tshikama avait déboîté le grand tuyau de la Regideso, privant ainsi d’eau une grande partie de la ville.
Aussitôt réparée, cette panne a été suivie d’une autre sur le moteur de la principale pompe de la station de captage de Bakwa Kapanga.
Selon les responsables locaux de la Regideso, ces pannes remontent au 26 février.
Il ne reste pour le moment, précisent ces responsables, que deux petites pompes incapables de produire suffisamment de pression pour amener l’eau vers les abonnés des zones à haute pression. Les travaux de réparation sont en cours, mais l’échéance n’est pas connue.

Le cas de la RDC est un exemple marquant de la problématique de l’accès à l’eau puisque la ressource est disponible en grande quantité mais que les infrastructures de production et de distribution ne sont pas suffisantes pour permettre à la population d’avoir un accès correct à l’eau.
Et pendant ce temps à Kinshasa…
Kinshasa est une mégalopole de 8 millions d'habitants qui souffre d'un déficit généralisé d'eau potable. Le Programme Multisectoriel d'Urgence de Réhabilitation et de Reconstruction financé par la Banque mondiale a permis de réhabiliter les infrastructures de la Regideso, la compagnie qui dessert la ville en eau. La Regideso a pu ainsi doubler capacité de distribution de l'eau potable, résultats encourageants qui pourraient conduire à une extension du projet.
L'an 2009 aura été une année faste pour la Regideso (Régie de Distribution de l'Eau) qui vient de voir sa capacité de distribution de l'eau potable doublée à la suite des travaux exécutés sur son usine de N'Djili, à Kinshasa, dans le cadre du programme PMURR (Programme Multisectoriel d'Urgence de Réhabilitation et de Reconstruction), un projet de la République démocratique du Congo financé par la Banque mondiale. Les travaux ont duré quatre ans dans l'ensemble et coûté près de 51 millions d'euros.
Pour les 8 millions d'habitants de la ville de Kinshasa, c'est évidemment le grand soulagement. L'accessibilité à l'eau potable est l'une des préoccupations majeures dans cette mégapole qui n'arrête pas de recevoir de nouveaux habitants. Donc de nouveaux consommateurs d'eau potable. Le gouvernement congolais en a fait également l'une de ses priorités dans le programme des cinq chantiers de la République.
L'usine de N'Djili est la plus grande pourvoyeuse d'eau de la ville de Kinshasa. Elle fournit près de 65% de l'eau potable consommée dans la capitale de la République démocratique du Congo. C'est loin d'être suffisant. Il se pose un problème non seulement d'obsolescence des infrastructures de production mais aussi celui de la construction de nouvelles infrastructures.
Tshama Mavua, l'ingénieur chargé du contrôle et de la vérification des projets à la Regideso, explique : « La ville de Kinshasa connaissait un déficit généralisé d'eau potable ».
Le projet PMURR a permis à la Regideso, non seulement d'augmenter la capacité de production de l'eau potable passant d'une capacité de 220 000 m3/jour à 330 000 m3/jour mais aussi de rétablir la desserte en eau potable dans 22 communes de la zone d'influence de l'usine de N'Djili sur les 24 communes de la ville de Kinshasa. Ainsi vont notamment bénéficier des résultats des travaux sur l'usine de N'Djili, les communes de Gombe, Kinshasa, Lingwala, Limete, Kalamu, Kasa-Vubu, Bumbu, Ngiri-Ngiri, Selembao, Kintambo, Bandalungwa, Matete, Lemba, Ngaba, Makala et Mont-Ngafula ainsi que celles de Masina, N'Djili et Kimbanseke dont certains quartiers manquaient totalement d'eau potable.
Les travaux consistaient principalement en la réalisation d'un nouveau déversoir dans la rivière N'Djili en aval du barrage actuel, la réhabilitation des ouvrages existants, la réhabilitation d'un troisième module de dessablage, la pose de 19.300 m de grosse canalisation variant entre 250 et 1.000 mm, la construction et l'équipement d'un nouveau réservoir d'une capacité de 2300 m3. Le nouveau réservoir a été installé à Gombele, quartier Righini, en renforcement d'un autre plus ancien et de même capacité. Ce qui a permis de desservir des quartiers aussi éloignés que les communes de Ngaba ou Mont-Ngafula ou des quartiers comme l'Univeristé de Kinshasa ou Kindele, dans le Sud de la ville. La plupart de ces quartiers du Sud n'existaient pas pendant la période coloniale et n'étaient donc pas prévus dans la desserte de la ville.
Cette réserve stratégique d'eau de Gombele a comme avantage supplémentaire de préserver les consommateurs de cette zone d'une rupture intempestive d'eau en cas de défaillance d'électricité ou d'une avarie sur le système. La station de pompage peut continuer la fourniture de l'eau en attendant le rétablissement de la situation normale.
A la Regideso, c'est avec fierté que l'on exhibe les résultats des travaux d'alimentation en eau potable dans la ville de Kinshasa, travaux financés par la Banque mondiale. Les ouvrages sont gigantesques et modernisés. Ils peuvent se résumer en deux points majeurs : la récupération de la capacité de production de l'eau potable et l'amélioration de la qualité de l'eau. L'usine de N'Djili peut désormais donner le maximum de sa capacité avec une eau de qualité. Avec ses deux anciennes usines réhabilitées d'une capacité nominale de 110.000 m3 /jour chacune, elle a récupéré son rendement initial de 220.000 m3 alors que celui-ci était descendu jusqu'à 140.000 m3/jour.
Les populations bénéficiaires du projet PMURR-Regideso ont déjà constaté une amélioration certaine dans la desserte de l'eau à domicile. La pression est devenue plus forte au robinet et l'eau est permanente alors qu'auparavant, il fallait se réveiller en pleine nuit, aux petites heures du matin, pour espérer s'approvisionner en eau. Encore que ce n'était pas évident tous les jours. Mme Annie Mujinga habite le quartier Makelele, dans la commune de Bandalungwa. Elle s'en souvient : « L'amélioration de la desserte de l'eau potable est indiscutable dans notre quartier. Je me rappelle qu'il n'y a pas longtemps, il fallait chaque nuit dormir d'une oreille, l'autre restant à l'écoute de l'extérieur, car vers les trois heures du matin, dès qu'il y avait de l'eau au robinet, les voisins ameutaient tout le quartier en annonçant l'arrivée de l'eau à grands cris. Nous devions alors nous réveiller pour remplir le plus de récipients possible de la maison ne sachant pas quand l'eau serait de nouveau de retour au robinet ».
En effet, l'eau ne restait pas longtemps au robinet. Après deux ou, tout au plus, trois heures, le robinet redevenait sec, et pour longtemps. Mme Christine Bonzene de la commune de Kintambo, voisine à celle de Bandalungwa, s'était déjà résolue à creuser un puits dont elle puisait l'essentiel de ses eaux domestiques, son robinet étant resté sans eau depuis de longs mois. Un jour des agents de la Regideso sont venus lui installer de nouveaux tuyaux et un nouveau robinet dans la parcelle.
L'usine de N'Djili, la plus importante des quatre qui desservent la capitale congolaise avec une capacité de production de 330.000 m3/jour, devance celles de Ngaliema qui produit en moyenne 85.000 m3/jour, de Lukunga avec 45 000 m3/jour et celle de la Lukaya, la toute nouvelle usine avec 24.000 m3/jour. Il demeure qu'avec une production totale de 484.000 m3/jour, le déficit en eau pour la ville de Kinshasa reste important en regard des besoins estimés à 750.000 m'/jour. Ce déficit ne pourra être comblé que par un apport plus important en eau potable. Et donc par un appui financier plus important des partenaires au développement.
Le présent projet PMURR qui vient de se terminer à la satisfaction de tout le monde, aussi bien des bénéficiaires que de l'entreprise Regideso, appelle bien d'autres travaux additionnels, conséquence justement de l'amélioration technique de l'infrastructure. La réhabilitation de l'usine de N'Djili appelle forcément d'autres travaux dont notamment la réhabilitation de tout le réseau vieux d'une cinquantaine d'années. Les nombreuses fuites observées dans la canalisation à différents endroits de la ville constituent, à ce sujet, une sonnette d'alarme suffisante pour la Regideso.
En amont, les conditions de captage de l'eau restent encore tributaires de l'incivisme des populations riveraines de la rivière N'Djili qui polluent abondamment les eaux avant qu'elles n'atteignent le barrage de captage. Les impuretés déversées dans la rivière N'Djili, en amont du barrage de captage empêchent celui-ci de recevoir le maximum de l'eau nécessaire à envoyer à l'usine pour traitement. Aujourd'hui, deux pirogues submergées et charriées par les eaux entravent l'entrée normale de l'eau brute dans le barrage de captage de la Regideso. L'idéal serait de construire un ouvrage de filtrage de l'eau brute en amont du pont sur la rivière N'Djili afin de débarrasser l'eau brute d'impuretés qui pourraient gêner le bon fonctionnement des machines.
Cependant, la clôture annoncée du PMURR est de nature à susciter quelques inquiétudes, surtout côté gouvernement congolais, quant à la pérennisation des acquis. Il s'agit de la maintenance des infrastructures existantes et du financement de nouveaux projets de développement. Une chance se profile tout de même à l'horizon, car le chef projet se dit satisfait de la manière dont le PMURR a été mené ainsi que des résultats obtenus.

mardi 9 février 2010

Recherche : collecter l’eau grâce aux araignées

En observant de plus près les toiles d‘araignée, on s’est s’aperçoit qu’elles possèdent une propriété particulière : elles peuvent collecter l’eau. Qui ne s’est jamais extasié devant ces colliers de rosée ? …
Le principe a été étudié par des chercheurs chinois qui ont travaillé à reproduire ce procédé à l’usage de l’homme. La structure du fil de la toile d’araignée est comme un collier de perles qui, au contact de l’eau contenu dans l’air, vont soudainement se rétrécir et prendre la forme de nœuds en forme de fuseaux sur lesquels la vapeur d’eau va se condenser. C’est ce qu’on observé des chercheur chinois grâce à leurs microscopes électroniques.
Suite à cette découverte, Lei Jiang, du laboratoire national pour les sciences moléculaires de Pékin a reproduit un fil synthétique qui possède les mêmes propriétés. Ce processus, produit à une échelle industrielle pourrait permettre d’envisager dans le futur une nouveau moyen d’avoir de l’eau en récoltant celle qui est présente dans l’air. Des installations de ce type sont actuellement en train d’être aménagées dans les régions arides des Andes chiliennes.

jeudi 7 janvier 2010

Livre : Évaluation de la neige, des glaciers et des ressources en eau en Asie

Les sujets de la disponibilité de l'eau et des effets possibles du changement climatique sur les ressources en eau sont d'une importance primordiale pour les pays d'Asie centrale. Dans les dernières décennies, la sécurité de l'approvisionnement en eau s'est avérée être l'un des principaux défis pour ces pays. L'approvisionnement initialement assuré par la neige et les glaciers est de plus en plus menacé par le changement climatique. Pour le moment, une compréhension et une évaluation globale des connaissances actuelles sur les glaciers en Asie centrale ont fait défaut. Cette publication vise à combler cette lacune dans la région de l'Asie centrale tout en contribuant à la coopération transfrontalière dans le domaine de la recherche sur l'hydrologie des neiges et des glaciers.
Les contributions individuelles de cette publication sont basées sur des conférences données à l'atelier sur « La neige, les glaciers et les ressources en eau d’Asie », tenu en novembre 2006 à Almaty, au Kazakhstan. La version complète, en format PDF/texte intégral, sera bientôt mise à disposition pour téléchargement sur le site du PHI / PHRE.

Edité (en anglais) par Ludwig N. Braun, Wilfried Hagg, Igor V. Severskiy et Gordon Young 


jeudi 19 novembre 2009

Le nucléaire algérien adossé à la plus grosse réserve d’eau douce du monde


On le sait trop peu, mais un réacteur nucléaire de 1300 Mwatts exige 43 mètres cube d'eau / seconde pour son refroidissement... il va sans dire que le potentiel hydrique d'une région est donc une condition sine qua non à toute nouvelle implantation. Surtout quand on pense à opter pour la technologie française de troisième génération qui utilise l’EPR, un système de réacteur à eau pressurisée, qui consomme jusqu'à 50 mètres cube / seconde.
En Algérie, la majorité des centrales nucléaires que compte construire le pays à l’horizon 2028, seront installées sur les zones d’affleurement de la nappe albienne, très profonde (plusieurs centaines de mètres), immense (elle recouvre tout le Sahara central jusqu'en Libye), et qui semblait être inépuisable.
La nappe albienne est l’une des plus grandes sources d’eau potable de la planète. Mais elle n'est pas renouvelable. Elle est actuellement exploitée dans la région de Touggourt pour l’irrigation des périmètres agricoles. Selon les études prospectives faites par les autorités algériennes, les dix réacteurs nucléaires en projet dans la zone des hauts plateaux vont en principe couvrir les besoins du pays en matière de consommation énergétique. Mais quel sera l'impact pour cette réserve d'eau douce ? Ce programme d'équipement n'aurait-il pas dû être pensé en articulation avec les grandes infrastructures de dessalement qui se construisent sur le littoral algérien ?

vendredi 17 juillet 2009

L'approvisionnement en eau douce des Etats-Unis par le Canada de nouveau en réflexion

François-Pierre Gingras, chercheur à l’Institut économique de Montréal (IEDM), proposent d'exporter en vrac de l'eau québécoise sur une base commerciale (Le Devoir, 16 juillet 2009). L'idée n'est pas nouvelle, mais M. Gingras insiste pour que l'on considère l'option qu'il propose «avec objectivité et ouverture d'esprit», allusion aux réactions très idéologiques que cette question suscite au Québec. Le projet complexe Eau du Nord consisterait à proposer aux États-Unis d'augmenter leurs ponctions dans les Grands Lacs, moyennant rétribution, et à compenser la baisse de débit que subirait alors le Saint-Laurent par la dérivation partielle de cours d'eau nordiques via la rivière des Outaouais.
Selon M. Gingras, avant même d'engranger les profits de la vente de leur «part» de l'eau des Grands Lacs, les Québécois pourraient rentabiliser le projet par la hausse de la production hydroélectrique sur la rivière des Outaouais et éviter tout gâchis écologique en limitant les dérivations aux «surplus d'eau» du Nord. A priori plus modeste et réaliste que ses pharaoniques prédécesseurs, ce nouveau projet d'exportation d'eau vers les États-Unis n'en repose pas moins sur une logique économique et écologique vis-à-vis de laquelle l'opinion canadienne se montre réticente. Ainsi, un récent sondage révélait que la majorité des Québécois et des Canadiens considèrent l'eau comme la ressource naturelle la plus importante du pays, loin devant le pétrole et le gaz naturel, et qu'ils classent l'interdiction de l'exportation d'eau en vrac comme la deuxième priorité gouvernementale à privilégier en matière de gestion de l'eau. Si l'on peut légitimement s'interroger sur la pertinence de cette vision concernant une ressource par définition renouvelable, alors que le Canada est le premier fournisseur des Etats-Unis en énergies fossiles, force est de constater qu'il ne sera pas aisé pour les Etats-Unis de se fournir en eau douce dans les formidables réserves de leur grand voisin.

dimanche 14 juin 2009

L’Or bleu, l’origine de l’eau

Pour cerner les enjeux à venir des ressources en eau, il n'est pas inutile de revenir aux origines. Comment l'eau est-elle apparue sur terre? Comment se renouvelle-t-elle depuis la nuit des temps? Réponses du géologue Ghislain de Marsily, professeur émérite à l'université Pierre et Marie Curie - Paris Universitas et à l'École des Mines de Paris, qui intervient sur les questions de l'eau auprès des instances internationales et de nombreux gouvernements, et auteur de "L'eau, un trésor en partage" (éditions Dunod, 2009).


Annuaire RSS Fluxenet