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jeudi 30 septembre 2010

Dysfonctionnement dans la distribution d’eau à Oran

Depuis un petit peu plus d’un an, c’est la société espagnole Agbar agua qui gère l’eau de la ville d’Oran, à la demande de l’Algérienne des eaux. Elle est chargée d’améliorer la distribution d’eau de la ville et de trouver les solutions afin que la totalité des habitants, d’ici un an puissent avoir l’eau courante au robinet, à n’importe quelle heure. Elle prête également main forte à la société des eaux d’Oran en ce qui concerne l’assistance technique.
Néanmoins, depuis quelques temps déjà, les Oranais commencent à se plaindre sérieusement d’Agbar agua… En effet, des factures exorbitantes sont demandées pour une consommation supposée mais… antérieure à la mise en place d’un compteur par exemple, ou pour des coupures d’eau inexpliquées et inattendues, sans compter les disfonctionnements d’approvisionnement de l’eau qui ne sont pas rares.
Devant l’augmentation des revendications, l’Algérienne des eaux réagit et va mettre un place un audit de grande envergure au sein de la société. Elle a également lancé un appel d’offre pour cette mission.
Le contrat entre la Société des eaux d’Oran et Agbar agua a été signé pour une durée de 5 ans et demi pour un montant d’environ 30 millions d’euros.

Source : Tsa-Algérie

lundi 27 septembre 2010

Le Maroc, figure de proue du dessalement en Méditerranée

Figure de proue en ce qui concerne les solutions pour permettre l’accés à l’eau de tous, le dessalement n’en finit pas d’être étudié, discuté, amélioré… C’est ainsi que les 18 et 19 mai derniers, s’est tenue à Rabat, la conférence internationale sur le dessalement couplé à l’énergie solaire organisée par l’Office National de l’eau, avec l’aide de l’Observatoire méditerranéen de l’énergie. En effet, si le dessalement est montré par tous comme le meilleur moyen d’améliorer les ressources en eau potable, il n’en demeure pas moins que le coût de l’énergie nécessaire à la production reste élevé. Afin de contourner cette contrainte, le Maroc se penche de plus en plus sur des projets d’usines qui fonctionneraient à l’énergie solaire, le pays, étant bien pourvu dans ce domaine !
Depuis de nombreuses années, le Maroc utilise la technologie du dessalement pour satisfaire les besoins en eau potable de la population, notamment des régions les plus arides comme Boujdour, Lâayoune, Tan tan…
La possibilité d’allier le solaire et le dessalement devrait permettre d’accroitre de façon significative la production d’eau potable.
Lors de ces journées scientifiques, où étaient présents plus de 150 participants de nationalités diverses, plusieurs études en cours ont été présentées et discutées. Le responsable de la direction technique à l’Onep, Saïd Berrada, a ainsi pu exposé le projet de l’usine de dessalement fonctionnant, à terme, à l’énergie solaire. Comme il l’indique, « La région de Tan Tan a été choisie comme projet pilote pour le Maroc». Il s’agit de la construction d’une usine pouvant produire jusqu’à 9 000 m3 d’eau potable par jour qui serait fonctionnelle début 2012. Le tout se ferait en deux phase : la première où l’usine fonctionnerait à l’énergie électrique, puis, dans un deuxième temps, l’énergie solaire viendrait petit à petit se greffer.

Source : l’Economiste

mercredi 26 mai 2010

Les solutions marocaines contre les pénuries d’eau

La politique adoptée par le Maroc dans le domaine de la mobilisation et de la préservation de ses ressources hydriques lui a permis de triompher des problèmes nés de la pénurie de l'eau durant les années de sécheresse, a affirmé, vendredi à Beyrouth, Maati Benkaddour, membre de la chambre des conseillers, qui conduit la délégation marocaine aux travaux d'un congrès parlementaire sur les ressources hydrauliques, ouvert jeudi dans la capitale libanaise
Cette politique, qui se décline notamment à travers la construction d'un nombre important de barrages à travers tout le pays, a permis également au Maroc d'atténuer les effets néfastes des inondations, de sédentariser les populations sur leurs terres, et de surcroit, d'endiguer l'exode rural en particulier dans les périmètres irrigués, a souligné M. Bekaddour .

Le Maroc a ainsi construit 18 grands barrages avec une capacité de retenue de plus de 16 milliards de mètres cubes, a rappelé le responsable marocain, précisant que ce faisant, le Royaume a pu mettre à disposition de ses populations de l'eau potable et des eaux destinées au secteur industriel.

Ces barrages ont permis l'irrigation de plus d'un million d'hectares, la production de l'énergie électrique ainsi que l'alimentation de la nappe phréatique. Ces ouvrages ont ainsi grandement contribué à la sécurité hydrique du pays, a dit M. Bekaddour.

Malgré toutes ces réalisations, le problème des ressources hydrauliques demeure l'un des sujets qui focalisent l'intérêt des pouvoirs publics au Maroc, a ajouté le parlementaire marocain, rappelant que le département de l'eau et de l'environnement avait organisé en 2007 des forums de dialogue national qui avaient abouti à l'adoption d'une nouvelle stratégie nationale en vue de résoudre l'épineux problème de la rareté des ressources hydriques, en privilégiant notamment la bonne gouvernance et les mécanismes de l'économie de l'eau et de lutte contre la pollution à travers la réutilisation des eaux usées et le dessalement de l'eau de mer.

Cette stratégie se base en particulier sur la construction de grands barrages pour la mobilisation des eaux de surface et la mise en œuvre du plan national de lutte contre les inondations par la construction de nouveaux ouvrages pour la collecte des eaux dans les régions menacées d'inondations.

Pour ce qui est de la politique du Maroc en matière de protection de l'environnement, M. Benkaddour a souligné que grâce aux orientations de S.M. le Roi, le Royaume a adopté au début de cette année, une stratégie nationale de protection de l'environnement qui fait de cette question un axe fondamental dans le processus de son développement économique et social.

SM le Roi avait réitéré cet engagement dans le message adressé au sommet de Copenhague sur l'environnement et dans lequel le Souverain avait souligné que le Maroc place la question de la protection de l'environnement au cœur de son programme de développement.

M. Benkaddour a rappelé que cette stratégie se traduira dans les faits par la création de 16 observatoires régionaux de l'environnement qui seront chargés d'élaborer des rapports annuels sur l'état de l'environnement et de corriger les dysfonctionnements qui pourraient être relevés en la matière.

Le parlementaire marocain a d'autre part évoqué la situation des ressources hydrauliques dans le monde arabe, en soulignant que la rareté de ces ressources est due à la prévalence d'un climat aride et semi aride dans le monde arabe, à la faiblesse des nappes phréatiques, à la croissance démographique et à l'exploitation non rationnelle de ces mêmes ressources.

«Nous sommes tous appelés à traiter le problème des ressources hydriques avec sagesse en associant toutes les composantes de nos sociétés et les institutions arabes spécialisées», a indiqué M. Benkaddour, ajoutant que le Maroc est entièrement disposé à œuvrer de concert avec les pays arabes et les instances internationales en vue d'attirer l'attention sur l'exploitation à outrance, par Israël, des ressources hydrauliques de la Palestine et du Golan occupé au su et au vu de la communauté internationale.

Le Congrès de Beyrouth se penchera, trois jours durant, sur les politiques mises en œuvre pour palier la pénurie de l'eau dans le monde arabe, les conventions signées en ce sens et les relations avec les pays voisins (Turquie et Iran).

Source : mpa

samedi 13 mars 2010

Au Maroc les pluies diluviennes sont meurtrières

Les précipitations qui continuent de tomber depuis plusieurs semaines sur le Maroc ont entrainé la mort d’au moins dix personnes rien que dans la journée du 09 mars. Ces précipitations ont également causé ces derniers jours des inondations et glissements de terrain et d’importants dégats matériels sont à déplorer : effondrement de maisons, destruction de ponts et coupure d'électricité. Des milliers d'hectares de cultures ont également été inondés, des routes coupées et de nombreuses familles déplacées et hébergées dans des centres d'accueil.
Mardi, plus de 400 maisons à Khénifra, ville montagneuse du Moyen-Atlas (centre), ont été inondées, selon la MAP. En février, les pluies avaient déjà provoqué la mort d'une dizaine de personnes emportées par des crues.
Sept personnes ont péri mardi par noyade dans la crue d'un oued traversant le hameau Aït Hammou Abdessalam dans la commune de Ksiba (250 km au sud-est de Rabat), a déclaré un responsable local, interrogé dans la nuit de mardi à mercredi.
"Six autres personnes ont été blessées dans l'effondrement de deux maisons construites en pisé au bord de cet oued", a ajouté la même source.
Ces fortes pluies accompagnées de vents violents ont également provoqué la mort de trois personnes, mardi, dans les villes de Taza (nord-est) et de Midelt (centre).

jeudi 29 octobre 2009

"Saqayti" : une fontaine à eau à carte

« Saqayti » - ma fontaine en arabe – est une borne automatique substituant aux fontaines publiques dans les régions reculées du Maroc. Fonctionnant avec des cartes prépayées, les bornes fontaines ont facilité l’accès à l’eau potable et évité le gaspillage. Dominique Héron, Directeur des partenariats de Véolia Environnement, en a fait une présentation lors du forum organisé par l’association Alliés à l’occasion de la journée mondiale de l’alimentation 2009.

En milieu rural, certain quartiers ne peuvent encore être desservis individuellement en eau potable, pour des raisons structurelles ou financières. La seule solution pour les habitants est de recourir aux fontaines publiques qui délivrent de l’eau à volonté. Ce système provoque toutefois le gaspillage et la surconsommation de l’eau d’où une facture très salée à la charge des collectivités locales. Pour corriger ces dysfonctionnements, de nouvelles bornes fontaines automatiques « Saqayti »- ma fontaine en arabe- ont été mises en place par Véolia Environnement Maroc. Elles fonctionnent avec une carte à puce créditée chaque mois, d’un volume d’eau prépayé par les communes.
Le principal bénéfice de ce nouveau procédé est le développement de l'accès à l'eau, avec toutes les conséquences sociales que l'on connaît, notamment en matière de réduction de l’échec scolaire chez les enfants astreints à la corvée d’eau.
Profitant de l’énergie solaire, les bornes fontaines permettent également aux autorités locales de budgéter leur consommation - 50 à 70% d’économies réalisées - et de préserver ainsi leurs ressources en eau. Testées en 2006 à Témara (6 kms de Rabat), les bornes fontaines automatique ont été étendues au nord du Maroc et les autorités de Tanger prévoient d’en implanter une cinquantaine.


source : Afrik.com

mercredi 22 octobre 2008

7.000 ha de champs irrigués avec des eaux usées au Maroc


A la périphérie de plusieurs villes du Maroc, des agriculteurs, malgré la loi, utilisent des motopompes mobiles pour irriguer leurs champs à partir du canal des eaux usées.

Ainsi, ce sont 7.000 ha de champs cultivés autour de centres urbains qui sont irrigués d’eaux usées non traitées. La loi est claire sur la question: en cas de flagrant délit, les agriculteurs fautifs sont passibles de poursuites judiciaires et leur motopompe confisquée.

Selon Omar Assobhei, professeur à l’université Chouaib Doukkali d’El Jadida et coordonnateur local du programme Medaware, «le risque sanitaire de cette pratique dépend du type de culture.

S’il s’agit de salades ou de légumes consommés crus, il y a danger pour la santé humaine. Dans le cas de l’arboriculture ou des cultures de céréales, de fourrages..., il n’y a pas de risque», explique-t-il.

Medaware, projet financé par l’Union européenne, a été justement mis en place au Maroc pour remédier à la situation. Initié en 2003, il est arrivé maintenant à terme.

Ce programme, qui s’est étalé sur cinq ans, consiste en le développement de systèmes urbains de retraitement des eaux usées et leur réutilisation à des fins agricoles.

A ce titre, il convient de signaler qu’au Maroc, à fin 2005, à peine la moitié des 72 stations de traitement d’eaux usées existantes est opérationnelle. Conséquence: sur les 600 millions de m3 d’eaux usées annuelles, moins de 8% sont traitées, soit environ 45 millions de m3.

Cette pratique d’irrigation des terres agricoles avec des eaux usées non traitées a été soulignée par un rapport de l’IWMI (Institut International de Gestion de l’Eau) lors de la Semaine mondiale de l’eau à Stockholm en aout 2008, comme nous l'expliquons dans notre article du 2 septembre.


dimanche 24 août 2008

Raréfaction de l'eau au Maroc

La sécheresse est un problème dramatique pour l'agriculture marocaine, particulièrement touchée en raison de ses méthodes archaïques et de ses faibles moyens d'irrigation. Le capital eau marocain est actuellement inférieur à 1 000 m3 par an et par habitant... Sachant que selon les normes retenues par la Banque Mondiale, tout pays en dessous du seuil de 1 000 m3/hab/an est en situation dite de "stress hydrique". A l'horizon 2020, ce capital pourrait descendre à 750 m3/hab/an et placer le royaume en situation technique de pénurie. Sans parler de l'aggravation possible du réchauffement climatique...

samedi 26 avril 2008

L’agriculture marocaine se modernise face au déficit hydrique

Selon un site internet d’Agadir, la compétitivité limitée des produits marocains, le faible rendement des exploitations céréalières et le déficit hydrique qui se fait durement ressentir obligent les officiels à tirer la sonnette d’alarme. A titre d’exemple, le déficit hydrique de la région Souss-Massa-Draâ est de l’ordre de 260 millions de mètres cubes avec une nappe phréatique sujette à un rabattement très inquiétant.Au programme : Atelier sur le recyclage des eaux non conventionnelles :Une rencontre sous le signe du partage et de l’échange d’expérience et d’expertise dans le domaine de la gestion de l’eau se tiendra du 28 Avril au 1er Mai 2008, sous l’égide de l’Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II, en collaboration avec l’Union Européenne.Le Salon International de l’Agriculture au Maroc :Le SIAM (du 23 au 28 Avril) est une vitrine qui expose aux 25 pays présents et aux 400.000 visiteurs attendus les atouts du Maroc en terme d’investissement et d’opportunités.Le “Plan Maroc Vert” de M. AkhennouchLe plan touchera les deux classes d’exploitants en soutenant les plus petits (proposer des formations, les aider à se diversifier et lancer plusieurs centaines de projets sociaux dans les campagnes), et en orientant les investissements des plus grands pour leur assurer un développement durable.Même la gestion de l’eau y passera, avec un projet de privatisation que Nareva, filiale de l’ONA, semble la plus proche d’empocher. Elle devra en contrepartie honorer ses engagements et effectuer plusieurs ouvrages et installations qui garantiront une distribution qui correspond le mieux aux besoins des différentes régions du Royaume.Source : http://www.agadir-souss.com/2008/04/25/agriculture-marocaine-releve-defi-de-la-modernisation/
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