vendredi 9 avril 2010
Des technologies de pointe pour purifier l’eau
lundi 28 décembre 2009
Best of Infos-eau n°2 : Le recyclage des eaux usées
La disponibilité et l’approvisionnement en eau potable est un des enjeux majeurs pour les prochaines décennies. Il est même à craindre que ponctuellement ou de façon plus chronique aucun pays, ne sera épargné parce problème. Le dernier exemple en date, l’Espagne, montre que les pays occidentaux sont également concernés. Cependant, si nous sommes entrés dans une ère de ressources rares ce n’est pas à cause d’une pénurie car la quantité d’eau ne diminue pas, mais bien parce que les usages augmentent. Les raisons en sont variées : l’augmentation de la population et sa concentration dans des centres urbains importants, l’accession au développement de nouveaux pays et avec le développement de nouveaux besoins en eau… Certains voient également dans le phénomène de changement climatique une de ces raisons, cependant, il est certainement plus réaliste de considérer que les changements climatiques sont un accélérateur du décalage existant entre les besoins et les ressources. Parmi les solutions pouvant exister on parle souvent de la désalinisation mais beaucoup moins fréquemment d’une autre ressource « alternative », la réutilisation des eaux usées. Pourtant cette ressource est la seule ressource qui augmente en même temps que la consommation, ce qui en fait une ressource toujours disponible.
Le recyclage des eaux usées présente, l’avantage majeur d’assurer une ressource naturelle et de contribuer à la gestion intégrée de l’eau. Si l’industrie fut la première à s’intéresser sérieusement au recyclage, depuis quelques années le recyclage des eaux usées tend à devenir une pratique acceptée notamment pour l’irrigation, l’arrosage des espaces vers et pourrait rapidement être promue au titre de solution y compris pour des usages domestiques.
Dans le secteur de l’industrie, le recyclage des eaux usées représente un procédé intéressant car par son utilisation les entreprises réalisent une réduction de leur consommation d’eau de 40 à 90% mais il représente aussi un enjeu pour l'environnement, car il permet d'économiser les ressources et de diminuer les rejets.
En France, à Lamballe, dans les Côtes-d'Armor, Veolia a construit pour les abattoirs porcins d'une coopérative agricole, la Cooper, des installations qui traitent 14.000 mètres cubes par semaine.
Au delà du secteur industriel, l'utilisation la plus fréquente est ensuite l'irrigation agricole, mais aussi l'arrosage des golfs (Pornic, Sainte-Maxime…).
En Italie, à Milan, la ville a initié cette pratique en implantant la plus grande usine de recyclage des eaux usées d’Europe avec une capacité de plus d’1 millions d’équivalent habitants, permettant de recycler les eaux usées traitées pour l’irrigation de plus de 22 000 hectares de cultures.
En Corse, à Spérone, une station d'une capacité de 280 m³/jour prend en charge les effluents domestiques d’une résidence touristique. Les eaux usées subissent une série de traitements avant d'être utilisées pour l'arrosage du golf de 18 trous consommant autant d'eau qu'une ville de 15.000 à 36.000 habitants.
Enfin, l’exemple le plus récent se trouve en Chine, où la municipalité de Beijing, en prévision des Jeux Olympiques, a envisagé d'utiliser pour l’année 2008, 3,7 milliards de mètres cubes d'eau, dont 260 millions de m3 sont de l'eau recyclée, soit à peu près le sixième du volume global de l'eau à utiliser, exclusivement dédiés à l’arrosage de 10 millions de m2 d’espaces verts.
Le dernier usage et le plus prometteur du recyclage de l’eau pour répondre à la demande croissante des régions urbaines est la réalimentation des nappes, voire directement la production d'eau potable.
En Europe, à Barcelone, par exemple, une usine de traitement tertiaire recycle les eaux usées municipales. Les eaux recyclées servent ici à la fois à l'irrigation et à éviter les intrusions d'eau de mer dans les nappes : 2500 mètres cubes d'eau douce sont ainsi réinjectées chaque jour dans l'aquifère.
Plusieurs régions très arides, telles qu’en Afrique ou en Asie utilisent d’ores et déjà cette ressource alternative afin de réalimenter les nappes, ou être directement utilisée comme eau potable.
En Namibie, les habitants de la capitale consomment de l'eau issue à 35% du recyclage de leurs eaux usées. « Voilà vingt ans que la Namibie, qui est dans une zone géographique de stress hydrique, recycle son eau pour la rendre potable, en particulier pour la ville de Windhoek, située dans une zone aride éloignée de la côte, et donc sans possibilité d'usage d'eau dessalée par exemple », constate Hervé Suty, directeur du centre de recherche sur l'eau de Veolia.
Ainsi depuis quelques années ; la ville-Etat de Singapour en collaboration avec Veolia Water accentue ces ressources d’eau disponibles par une adjonction d’environ 1 % d'eaux recyclées dans l’eau utilisée pour l’usage domestique. Marc Chevrel, directeur marketing chez Degrémont Technologies, affirme-lui que les Chinois sont eux aussi « très tentés de produire de l'eau potable à partir des eaux usées. » En Australie, à Goulburn, la population consomme d’ores et déjà une eau recyclée.
Mais le plus grand complexe existant à ce jour se trouve aux Etats-Unis, dans le comté d’Orange. Il s’agit d’un complexe de remplissage des eaux souterraines d’un montant de 480 millions de dollars, mis en marche en janvier 2008 qui fournit aujourd’hui 20% de l’eau consommée pour environs 2,3 millions de personnes. Dans un article paru le 9 aout dans le New-York Times Magazine, la journaliste Elizabeth Royte estime que ce complexe de recyclage d’eaux usées représente « une des plus importantes avancées de santé publique du pays depuis 150 ans. »
Aux vues de ces différents exemples à travers le monde, le recyclage de l’eau représente ainsi une technique en pleine expansion.
Les spécialistes estiment que, « dans les sept prochaines années, les capacités mondiales devraient plus que doubler pour passer à 55 millions de mètres cubes par jour. Soit une croissance de 10 à 12 % par an, en moyenne dans le monde. Avec des pointes de 41 % par an en Australie, de 27 % en Europe et de 25 % aux Etats-Unis. »
Aussi, différents secteurs tels que la recherche scientifique s’y intéressent et développent des systèmes destinés à l’usage des particuliers.
Aux Etats-Unis, Ashok Gadgil, scientifique au Lawrence Berkeley National Laboratory en Californie, est l’inventeur du concept SolarVoir, un appareil composé d’un réservoir modulaire en PEHD (Polyéthylène Haute Densité) et utilisant une technologie UV, conçu pour collecter les eaux usées domestiques dans le but d’être recyclées et réutilisées plusieurs fois.
En Allemagne, la société Hansgrohe, spécialisée dans les technologies dédiées à l’usage des salles de bains, expérimente le procédé de recyclage des eaux usées Aquacycle. Le système entièrement automatique permet de récupérer les eaux savonneuses qui se déversent dans 3 cuves où elles subissent successivement un traitement biologique par aérobie, un deuxième cycle de brassage par intermittence et une désinfection finale en passant à travers une lampe UV. Les 600 litres d'eau récupérée, propre à 99 %, peuvent servir ensuite pour les toilettes, la machine à laver le linge ou des utilisations domestiques (nettoyage des sols, arrosage des plantes, lavage de la voiture…).
Plusieurs obstacles restent cependant à surmonter pour que le recyclage des eaux usées se généralise.
Tout d'abord, la production d'eau potable soulève des freins psychologiques et la prudence des pouvoirs législatifs.
En effet, en France, même si 72% de la population sont en faveur du recyclage des eaux pour l'irrigation ou l'arrosage, les consommateurs ont par contre beaucoup de mal à comprendre que les eaux usées puissent être entièrement nettoyées et rendues propre à la consommation.
La France est actuellement en retard dans ce domaine, en particulier en ce qui concerne l’irrigation des espaces verts et l’un des freins principaux du développement du recyclage des eaux usées est l’absence d’une législation adaptée. Malgré le décret 94-469 qui prévoit le principe de la réutilisation des eaux usées pour l’usage agricole, la réglementation correspondante n’est pas encore finalisée.
En Australie, la cité de Toowoomba, consultée par référendum, s'est opposée à 60 % à ce qu'un quart de son eau potable provienne d'eaux usées. Le « yuck factor », l'a emporté, alors que le pays vit sa cinquième année de sécheresse consécutive.
« Pour tenter de lutter contre ce phénomène, nous mènerons très probablement en Australie, dans le cadre d'une chaire sur le recyclage des eaux usées, des enquêtes auprès des utilisateurs et des autorités locales sur l'acceptabilité de ces eaux », indique Hervé Suty, directeur du centre de recherche sur l'eau de Veolia.
Trois grandes techniques sont principalement utilisées dans le recyclage de l'eau : la microfiltration, l'osmose inverse et les ultraviolets. Les deux premières consistent à faire passer l'eau sous pression à travers des membranes qui retiennent les fines particules indésirables. Or, qui dit pression dit énergie. « Pour l'osmose inverse des eaux recyclées, il faut de 12 à 15 bars de pression, soit une consommation d'électricité d'un kilowatt par mètre cube », précise Hervé Suty. Une des pistes étudiées consiste à utiliser les nanotechnologies pour fabriquer des membranes comportant beaucoup plus de pores au mètre carré, mais toujours résistantes. Par conséquent, la pression exigée - et la consommation d'électricité - sera moindre. Ce qui répond à un reproche fait souvent au recyclage : la consommation en énergie.
Ainsi, le recyclage des eaux usées urbaines représente un enjeu important pour l’avenir, la population urbaine étant en constante augmentation. Cependant cette pratique doit encore faire face à plusieurs facteurs socio-économiques tels que, selon François Brissaud, chercheur en Hydroscience à Montpellier 2, « la viabilité économique, l’existence de financement, la volonté politique et l’opinion publique. »
« Cela va nécessiter de la connaissance et des investissements», résume Michel Griffon, agronome et économiste, directeur adjoint de l'ANR (Agence nationale de la recherche).
Le recyclage est en train de devenir un enjeu essentiel. En effet, la plupart des pays en voie de développement utilisent les eaux usées avant de les avoir retraitées, ce qui peut poser de nombreux problèmes sanitaires.
Le recyclage de ces eaux usées pourrait notamment être une solution pour l’irrigation des terres agricoles urbaines dans les pays en développement qui, jusqu’à présent, les utilisent sans traitement préalable.
A l’occasion de la Semaine Mondiale de l’Eau, en Suède, qui a eu lieu du 17 au 31 août 2008, l’Institut International de Gestion de l’Eau (IWMI) a publié une étude révélant que les populations des pays en voie de développement sont exposées à des problèmes sanitaires croissants en raison du fréquent recours aux eaux usées (non recyclées) pour l’irrigation des cultures. Ainsi ce serait plus de la moitié des terres dans 70% des villes en voie de développement qui seraient irriguées avec des eaux usées.
Le rapport met aussi l'accent sur le problème des eaux industrielles qui, dans 70 % des villes étudiées, ne sont pas séparées dans les systèmes d'évacuation. « Si l'on connaît les risques de l'utilisation des eaux domestiques, et que l'on peut soigner les maladies qu'elles provoquent, ce n'est pas le cas pour les produits chimiques », explique Mme Raschid-Sally, un des auteurs du rapport.
Les dernières nouvelles sur le recyclage des eaux usées sont accessibles ici.
lundi 16 novembre 2009
La Catalogne prévoit de recycler les eaux usées
L'Agence de l'eau de Catalogne a donc missionné l'Institut catalan de recherche sur l'eau pour étudier les possibilités de traitement et recyclage des eaux usées par des procédés de micro-filtration, traitement uv, et chlorisation, afin de potabiliser l'eau du fleuve Llobregat.
L'institut catalan de recherche sur l'eau va étudier l'eau traitée selon plus de 150 paramètres, avant de rendre un rapport en fonction duquel le gouvernement catalan prendra ou non la décision d'autoriser le recyclage des eaux usées en cas d'urgence ou de sécheresse importante.
samedi 26 septembre 2009
Le recyclage des eaux usées et le traitement des boues ont le vent en poupe
En joint-venture égalitaire avec la société brésilienne de traitement d’eau, Enfil, Veolia Eau Solutions & Technologies, tout d'abord, s’est vue confier par la compagnie pétrolière brésilienne Petrobras la conception et la réalisation d’une usine de traitement et de recyclage de l’eau. Le contrat Veolia Eau totalise 119 millions d’euros.
Cette station, localisée au sein de la future raffinerie d’Abreu e Lima, Etat du Pernambuco, produira 2 100 m3 par heure, auxquels s’ajoutent 580 m3 par heure d’eau recyclée pour des besoins industriels. Dotée de cinq unités la production d’eau pure et d’eau déminéralisée, ainsi que d’une unité de déshydratation des boues, l’usine devrait fonctionner à partir de 2011.
Par ailleurs, en Chine, Suez Environnement a annoncé le 21 septembre la signature d'un contrat de conception, de construction et d'exploitation de la première usine de traitement de boues de la province de Jiangsu, en Chine avec le China-Singapore SuzhouIndustrial Park.
L’usine de traitement conçue pour pouvoir traiter 300 tonnes de boues par jour (avec 3 lignes de séchage) pourra traiter l’ensemble des boues industrielles et municipales rejetées par le parc, a précisé Suez Environnement. La première tranche du projet devrait entrer en exploitation d’ici la fin 2010. Le groupe prévoit de doubler la capacité de l’usine dans les 5 ans à venir.
mardi 22 septembre 2009
Agde teste le recyclage et la réutilisation des eaux usées
Comme d’autres communes à vocation touristique, la Ville d’Agde voit sa population fortement augmenter en période estivale. Ce boom démographique implique une gestion raisonnée de la ressource en eau.
Une station d’épuration dépollue les eaux usées pour les rendre à la nature sans impact sur notre littoral. La Ville d’Agde souhaite aujourd’hui envisager de réutiliser toute cette eau pour l’arrosage d’espaces verts. Il est alors nécessaire d’aller plus loin dans le traitement des eaux à la sortie de la station d'épuration des eaux usées. A cette fin, une plate-forme d’essai a été installée sur la station depuis le 6 juillet.
Cette plate-forme, conçue et gérée par un industriel prestataire, utilise une technique d’ultrafiltration par membranes : de longs « spaghettis » en matériau poreux laissent circuler l’eau sous pression mais retiennent particules et bactéries. L’eau est ensuite chlorée et stockée. Le système produit en moyenne 20 m3 par jour.
Un suivi scientifique permet de vérifier les résultats en termes de : résiduel de chlore et qualité de cette eau recyclée ; effets de l’arrosage sur une pelouse test ; fonctionnement du système de traitement.
Le but de cette expérimentation est de démontrer la viabilité d’une telle filière en termes de quantité et de qualité de l’eau produite. Elle participera aussi à l’amélioration des connaissances scientifiques et à une révision des recommandations qui imposent aujourd’hui une limite de 50 à 100 mètres entre les systèmes d’aspersion d’eau réutilisée et les habitations et voies de circulation. L’assouplissement de ces règles est très attendu par les collectivités qui souhaitent développer le recyclage de l’eau.
L’objectif de la Ville d’Agde est d’apporter une solution innovante pour l’arrosage du Golf, des terrains de sports, des espaces verts publics… et pourquoi pas pour la fourniture d’eau industrielle. Rappelons que ce procédé de recyclage des eaux usées est déjà utilisé par le Golf de Sainte Maxime depuis quelques années.
Pour en savoir plus sur le recyclage des eaux
mercredi 3 juin 2009
Doha opte pour le recyclage des eaux usées
L’Autorité en charge des travaux publics de la ville de Doha vient de confier à Veolia Water l’exploitation et la maintenance de deux usines de recyclage des eaux usées afin qu’une fois recyclées ces eaux soient intégralement utilisées pour pour l’irrigation et l‘agriculture.
Ces usines, « Doha South STP » et « Industrial Area STP », traitent respectivement 112 000 m3 par jour et 12 000 m3/jour, ce qui représente un volume important d’eau mis à disposition de l’agriculture.
Le recours au recyclage des eaux usées démontre la volonté de plus en plus claire des zones souffrant aridité chronique (Afrique du Nord, Asie…) pour une gestion durable des ressources en eau, s’appuyant sur des technologies avancées.
lundi 10 novembre 2008
Les eaux usées, un enjeu majeur en Palestine
Au moyen-orient, le traitement de l’eau se heurte notamment à la coopération insuffisante entre Israéliens et Palestiniens, sur fond de tensions géopolitiques et de répartition inégale de la ressource : selon des propos de partisans pro-palestiniens relayés par le site Cherada.com, Israël possède « 13 % de l’eau de la région mais en contrôle 60%. » Dans les territoires palestiniens, le rationnement est de rigueur, alors que la plus grande partie des eaux usées se déverse directement dans la nature. Seule une petite partie des villes et villages de Cisjordanie est connectée à un réseau d’évacuation.
De grandes agglomérations comme Naplouse ou Hébron, qui comptent plusieurs centaines de milliers d’habitants, ne disposent d’aucune station d’épuration. Dans un récent rapport, le ministère israélien de l’environnement note que 95 % des eaux usées en Cisjordanie ne sont pas traitées et menacent directement la nappe phréatique la plus profonde et la plus abondante.
« La situation dans les territoires palestiniens est la pire des pays de la région », regrette Omar Zimmo, ingénieur en génie civil à l’université de BirZeit, interrogé par La Croix (article du 28 octobre 2008). « Pendant longtemps, les gens ont pensé que la nature pouvait tout absorber, mais avec les grandes concentrations de population en zones urbaines, c’est devenu insoutenable. Les dégâts sur l’environnement sont très importants. »
Conséquence : les eaux usées finissent par s’infiltrer dans le sol et les points stagnants deviennent des réservoirs à moustiques et à maladies (en photo, le village bédouin d’Um-an-Nasser envahi par les eaux usées le 27 mars 2007). « La pollution abîme les sols et affecte les nappes phréatiques. Selon l’Organisation mondiale de la santé, l’eau potable ne doit pas excéder 50 mg de nitrates par litre. Dans la plupart des localités palestiniennes, on dépasse largement ce taux », poursuit Omar Zimmo.
Ce n’est pourtant pas l’argent qui manque. Pas moins de huit projets de station d’épuration ont été approuvés par les pays donateurs, pour certains depuis une dizaine d’années. Pour l’heure, une seule station, près de Ramallah, a effectivement été mise en fonction.
« Les Israéliens retiennent les autorisations, car ils veulent que les stations d’épuration palestiniennes traitent aussi les eaux usées des colonies israéliennes », explique Omar Zimmo. « Politiquement, c’est inacceptable. Cela revient à reconnaître l’existence de ces colonies. Les donateurs eux-mêmes ne peuvent souscrire à ces conditions. » Faute d’accord sur le statut des colonies juives de Cisjordanie, les projets sont bloqués. Dans la bande de Gaza, la situation est encore plus préoccupante.
Sur la plage de Gaza, quelques centaines de mètres après la sortie de la ville, les égouts se jettent directement dans la mer. Plus de la moitié des eaux usées de la bande de Gaza sont ainsi rejetées à la mer sans aucun traitement. Pour le reste, les eaux sont collectées dans des « lagons » à ciel ouvert et infiltrent les sources d’eau potable.
Au-delà des questions de santé publique, le recyclage des eaux usées est une nécessité dans une région où le manque d’eau s’aggrave chaque année. « Nous avons besoin de cette eau », lance Omar Zimmo en faisant jaillir un jet d’eau claire traitée par la station expérimentale qu’il a construite grace à des fonds européens à Ein-Sinya. « Elle n’est pas potable, mais on peut s’en servir pour irriguer les cultures. C’est un progrès énorme. »
vendredi 7 novembre 2008
Arabie Saoudite : le lac Musk purifié
Ces eaux seront traitées et transformées en eau grise dédiée à l’irrigation agricole.
mercredi 29 octobre 2008
Innovation dans la purification de l'eau
Strauss développe, à travers sa filiale H2Q Water Industries, un nouveau système de purification de l’eau qui pourrait transformer l’eau de surface ou l’eau usée en eau potable.
Ce système présente la particularité d'être adapté à une échelle domestique.
Il n’existerait pas d’appareils similaires sur le marché actuellement.
Strauss ciblerait principalement le marché chinois et indien, pays où les problèmes liés à l’eau potable sont courants et très sérieux.
mardi 28 octobre 2008
Le recyclage des eaux s’étend en Australie
Nouveau projet de recyclage des eaux à destination des industriels en Australie
Veolia Eau, aux côtés d’AquaNet Sydney Pty Ltd, société du groupe Jemena Ltd, vient de signer avec la Sydney Water Corporation un contrat portant sur le premier projet privé de recyclage des eaux usées d’Australie destiné à alimenter un réseau de clients industriels.
Ce projet, vise à réduire la demande qui pèse sur la capacité en eau potable de Rosehill et Camellia, à l’ouest de Sydney alors que l’Australie connait sa plus longue et sa plus intense sécheresse.
L’usine de recyclage de l’eau de Rosehill et Camellia, produira annuellement 4,3 milliards de litres d’eau recyclée de haute qualité pour les besoins de grands opérateurs industriels. Conçu pour permettre une extension ultérieure de capacité, elle pourrait produire à terme 3 milliards de litres d’eau recyclée supplémentaires par an, pour les usages d’autres industries.
Ce nouveau projet illustre la démarche de l’Australie en faveur de la combinaison des ressources alternatives (recyclage, dessalement, recharge de nappes phréatiques…) pour parvenir à une gestion durable de ces ressources en eau malgré les conditions extrêmes de sécheresse qui sévissent depuis plusieurs années.
mercredi 22 octobre 2008
7.000 ha de champs irrigués avec des eaux usées au Maroc
A la périphérie de plusieurs villes du Maroc, des agriculteurs, malgré la loi, utilisent des motopompes mobiles pour irriguer leurs champs à partir du canal des eaux usées.
Ainsi, ce sont 7.000 ha de champs cultivés autour de centres urbains qui sont irrigués d’eaux usées non traitées. La loi est claire sur la question: en cas de flagrant délit, les agriculteurs fautifs sont passibles de poursuites judiciaires et leur motopompe confisquée.
Selon Omar Assobhei, professeur à l’université Chouaib Doukkali d’El Jadida et coordonnateur local du programme Medaware, «le risque sanitaire de cette pratique dépend du type de culture.
S’il s’agit de salades ou de légumes consommés crus, il y a danger pour la santé humaine. Dans le cas de l’arboriculture ou des cultures de céréales, de fourrages..., il n’y a pas de risque», explique-t-il.
Medaware, projet financé par l’Union européenne, a été justement mis en place au Maroc pour remédier à la situation. Initié en 2003, il est arrivé maintenant à terme.
Ce programme, qui s’est étalé sur cinq ans, consiste en le développement de systèmes urbains de retraitement des eaux usées et leur réutilisation à des fins agricoles.
A ce titre, il convient de signaler qu’au Maroc, à fin 2005, à peine la moitié des 72 stations de traitement d’eaux usées existantes est opérationnelle. Conséquence: sur les 600 millions de m3 d’eaux usées annuelles, moins de 8% sont traitées, soit environ 45 millions de m3.
Cette pratique d’irrigation des terres agricoles avec des eaux usées non traitées a été soulignée par un rapport de l’IWMI (Institut International de Gestion de l’Eau) lors de la Semaine mondiale de l’eau à Stockholm en aout 2008, comme nous l'expliquons dans notre article du 2 septembre.