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samedi 16 janvier 2010

Haïti : les secours engagés dans une course contre la montre pour l’eau



Soixante-douze heures après le terrible séisme qui a secoué Haïti, l’aide internationale arrive progressivement dans la capitale de Port-au-Prince. Alors qu’il est encore difficile de faire un bilan de cette catastrophe, de nombreuses organisations ont exprimé le même souci de déployer des efforts concertés. Plusieurs organisations officielles ou non ont exprimé leurs préoccupations sur le problème d’accès à l’eau.
Une véritable course contre la montre est désormais engagée en Haïti. L’eau est absolument vitale pour tous : pour ceux qui sont coincés sous les décombres, car les secours sur place le rappellent, on meurt de soif en trois jours - et de faim en une semaine mais aussi pour les survivants de Port-au-Prince. Avant le séisme, il n’y avait déjà pas assez de points d’eau pour tout le monde...
Ainsi, dans les heures qui ont suivi le séisme, le Directeur d’Action contre la Faim (ACF) déclarait "Compte-tenu de l'urbanisation anarchique de Port-au-Prince, de la pauvreté endémique et de la manière dont fonctionne l'approvisionnement en eau dans la ville, il faut s'attendre à de grandes difficultés pour accéder à l'eau potable", rappelant qu'après le passage des violents cyclones qui avaient affecté Haïti fin 2008, ce problème avait rapidement posé "une question de vie ou de mort" pour les populations. L'ONG, qui a fait partir, mercredi, une équipe d'urgence de six personnes dans l'avion affrété par le Quai d'Orsay, prévoit un nouveau départ d'ici la fin de la semaine, qui permettra d'acheminer mini-usines de filtration et produits chimiques de purification de l'eau. Dans le même temps la Sécurité civile Française a emporté dans ses lourds bagages deux unités de production d’eau potable - de quoi purifier une eau contaminée. De son côté, la Croix Rouge en partenariat avec les équipes de Veolia Force (structure d’urgence de Veolia) a affrété aujourd’hui depuis l’aéroport de Vatry (Marne) un avion cargo à destination de Haïti, contenant notamment du matériel de production d’eau. Dès hier après midi, ce sont plus de 20 tonnes de matériels destinés à l’approvisionnement en eau qui ont été préparées pour le départ vers Haïti. En parallèle, une équipe d’experts de l’eau de l’entreprise embarquera pour aller installer les unités mais également pour former les équipes sur place à leur fonctionnement. Ces professionnels de l’eau ont également vocation à apporter une aide aux services des eaux locaux.
Le responsable de cette structure d’intervention d’urgence, qui connait Haïti pour y être intervenu l’année dernière lorsque l’ile à été frappé par plusieurs cyclones dévastateurs déclarait sur BFM hier soir que le gros risque résidait surtout dans les épidémies d’origine hydrique qui risquaient de se déclarer si on n’apportait pas très rapidement une solution aux sinistrés. En effet, est-il utile de rappeler que si l’on peut survivre plusieurs jours sans manger on ne peut pas se passer de boire très longtemps. Par conséquent, lorsque l’eau potable n’est plus disponible le réflexe est de consommer l’eau qui est à proximité dans les marigots, les cours d’eau … Cependant, vu l’ampleur du désastre il est à craindre que les points d’eau qui restent en état soient contaminés par les cadavres des victimes. Ce serait alors une catastrophe sanitaire majeure qui viendrait s’ajouter à celle que les habitants de Port au Prince vivent déjà.
C’est d’ailleurs pour cette raison que Acted, une autre ONG qui travaille à l’accès à l’eau et à la promotion de l’hygiène sur Haïti depuis 2004 a immédiatement décidé de regrouper toutes ses effectifs sur Port au Prince afin notamment de distribuer le plus grand nombre de pastilles de désinfection possible pour éviter les épidémies.

mardi 8 décembre 2009

Un pôle mondial de compétitivité Eau à Montpellier ?

La réponse est attendue dans quelques jours : Montpellier attend d'être désignée "pôle mondial de compétitivité sur l'eau". L'État, via une mission interministérielle doit donner sa réponse que tous les acteurs de la région espèrent positive. Une façon de sacrer l'investissement du Languedoc- Roussillon autour de ce thème précieux qui a reçu le soutien des chercheurs, des grands groupes industriels (IBM, Véolia, Suez, Danone...), d'offices nationaux et internationaux et des collectivités locales.

Le pôle de compétitivité travaillera autour de quatre axes thématiques :
- l’identification et la mobilisation des ressources en eau,
-la gestion concertée de la ressource en eau et des usages dans des contextes exacerbés par les changements globaux,
-la réutilisation des eaux de toutes origines,
-les approches institutionnelles et sociétales en matière d’acteurs et de décisions

Afin de s’assurer de la complémentarité des thèmes et de profiter pleinement du savoir développé dans d’autres pôles de compétitivité ou clusters, des partenariats ont été formalisés. C’est le cas avec les pôles de Mer, Derbi et Risques, le pôle Avenia en Aquitaine et le pôle Environnement du Limousin.
Au-delà de cette mise en réseau national, le pôle mondial de compétitivité Eau bénéficiera de ses propres connexions internationales notamment en Europe et sur l’ensemble du pourtour méditerranéen.
Dernièrement, à l'invitation de l'Agglomération de Montpellier, ce petit monde, actuellement concentré en cluster (1), est parti en mission économique au Pays-Bas et en Belgique pour promouvoir sa filière eau. « Une façon de devenir un pôle de référence dans le domaine de l'eau », a relevé le vice-président Louis Pouget, chargé de l'eau et de l'assainissement. Comme elle l'avait déjà fait pour la filière biotechnologie de la santé puis pour les technologies de l'information et de la communication, elle appuie de tout son poids cette « filière en plein essor ». D'autant que la collectivité, outre ses compétences assainissement, lutte contre les inondations, gère l'eau brute, et va se voir confier, au 1 er janvier prochain, la compétence eau potable. Soit « une maîtrise complète ». Au-delà, le label attendu va permettre de bâtir des relais entre industriels et chercheurs, comme en témoigne la présence d'IBM Montpellier. « Mais c'est l'ensemble de la filière, des labos, des universités, des PME... qu'il convient de coordonner », estime Louis Pouget.

(1) Clustrant : concentration de sociétés industrielles et d'organismes de recherche et d'enseignement supérieur, opérant dans un domaine particulier.

jeudi 29 octobre 2009

"Saqayti" : une fontaine à eau à carte

« Saqayti » - ma fontaine en arabe – est une borne automatique substituant aux fontaines publiques dans les régions reculées du Maroc. Fonctionnant avec des cartes prépayées, les bornes fontaines ont facilité l’accès à l’eau potable et évité le gaspillage. Dominique Héron, Directeur des partenariats de Véolia Environnement, en a fait une présentation lors du forum organisé par l’association Alliés à l’occasion de la journée mondiale de l’alimentation 2009.

En milieu rural, certain quartiers ne peuvent encore être desservis individuellement en eau potable, pour des raisons structurelles ou financières. La seule solution pour les habitants est de recourir aux fontaines publiques qui délivrent de l’eau à volonté. Ce système provoque toutefois le gaspillage et la surconsommation de l’eau d’où une facture très salée à la charge des collectivités locales. Pour corriger ces dysfonctionnements, de nouvelles bornes fontaines automatiques « Saqayti »- ma fontaine en arabe- ont été mises en place par Véolia Environnement Maroc. Elles fonctionnent avec une carte à puce créditée chaque mois, d’un volume d’eau prépayé par les communes.
Le principal bénéfice de ce nouveau procédé est le développement de l'accès à l'eau, avec toutes les conséquences sociales que l'on connaît, notamment en matière de réduction de l’échec scolaire chez les enfants astreints à la corvée d’eau.
Profitant de l’énergie solaire, les bornes fontaines permettent également aux autorités locales de budgéter leur consommation - 50 à 70% d’économies réalisées - et de préserver ainsi leurs ressources en eau. Testées en 2006 à Témara (6 kms de Rabat), les bornes fontaines automatique ont été étendues au nord du Maroc et les autorités de Tanger prévoient d’en implanter une cinquantaine.


source : Afrik.com

jeudi 4 juin 2009

Erik Orsenna nominé pour le prix du livre Environnement 2009

Le 11 juin prochain, la fondation Veolia Environnement décernera le Prix du livre environnement, une initiative destinée à soutenir et encourager les écrivains et les maisons d’édition qui concourent à la sensibilisation du grand public aux enjeux environnementaux.


Pour cette 4e édition, organisée en partenariat avec Le Point et lepoint.fr, le lauréat se verra attribuer une dotation de 5.000 euros et bénéficiera d'une diffusion à travers la fondation. Sous la présidence de Claude Michelet, le jury a sélectionné cinq livres parmi les vingt-quatre en lice pour le prix et il privilégiera le défenseur de "l'écologie tout court", selon les propres termes du président, celle qui se rapproche davantage de la science que du sentimentalisme.

Parmi les livres nommés, on retrouve donc « L'Avenir de l'eau » , d'Erik Orsenna, qui partage ses interrogations sur le manque et l'accès à l'eau, et dont nous avons fait la recension ici. Philippe Chalmin, lui, revient sur l'histoire des matières premières dans « Des épices à l'or noir » . Le jury a également sélectionné des oeuvres qui mettent en relation deux sciences a priori en opposition, l'écologie et l'économie. C'est le cas du livre de Jean-Paul Fitoussi et d'Éloi Laurent, « La Nouvelle Écologie politique », qui repense le développement économique à l’épreuve des enjeux environnementaux , et de celui de Philippe Jurgensen, L'Économie verte . Dans son ouvrage, Jurgensen, préconise comme solution pour préserver la planète de retourner, au profit de la nature, les deux grands instruments qui ont, parfois, contribué à la détruire : une science bien comprise, qui offre de multiples promesses, et une économie qui ne demande qu’à faire jouer ses lois en faveur de l’environnement, pourvu qu’on valorise, comme il convient, les productions écologiques. Enfin, le jury a choisi un livre du photographe américain Alex Maclean, « Over… » , qui dans la lignée des géographes-humanistes du début du XXe siècle, décrypte et donne à voir les conséquences d’un mode de vie non raisonné – le fameux American Way of Life – sur notre environnement. D’abord axé sur les États-Unis, son travail a bien sûr une réelle valeur métaphorique sur l’avenir environnemental de nos pays européens, tant on connaît la puissance exportatrice, à la fois culturelle et sociale, des Etats-Unis.


Le Prix du livre environnement a également mis en place une mention spéciale jeunesse, qui récompensera son auteur de 2.500 euros. Pourquoi un prix jeunesse ? Parce que comme le souligne Claude Michelet il est nécessaire d'initier et de sensibiliser la jeune génération à une littérature qui place l'environnement au centre de ses préoccupations. Les deux livres nommés cette année sont Environnement et Écologie , de Catherine Stern, et Je serai les yeux de la Terre , d'Alain Serres.

mercredi 10 décembre 2008

Choléra : une mission française se rend au Zimbabwe

Une mission de six experts français est partie mardi pour le Zimbabwe, pour procéder à une évaluation de l'épidémie de choléra et prendre de premières mesures en faveur des populations touchées, a annoncé le ministère des Affaires étrangères.

Cette équipe d'intervention est composée de trois experts du centre de crise du ministère des Affaires étrangères, de deux épidémiologistes du Centre de veille sanitaire et d'un expert d'une fondation créée par le groupe Véolia Environnement, spécialisé notamment dans le traitement des eaux.

Cette mission étudiera aussi "des actions à plus long terme visant à endiguer les causes structurelles de cette épidémie".

La France avait annoncé jeudi dernier une "première aide" de 200.000 euros au Zimbabwe pour faire face au choléra qui a déjà fait environ 600 morts et contaminé 14.000 personnes. Cette somme est versée aux organisations humanitaires présentes au Zimbabwe.

mardi 28 octobre 2008

Le recyclage des eaux s’étend en Australie

Nouveau projet de recyclage des eaux à destination des industriels en Australie

Veolia Eau, aux côtés d’AquaNet Sydney Pty Ltd, société du groupe Jemena Ltd, vient de signer avec la Sydney Water Corporation un contrat portant sur le premier projet privé de recyclage des eaux usées d’Australie destiné à alimenter un réseau de clients industriels.

Ce projet, vise à réduire la demande qui pèse sur la capacité en eau potable de Rosehill et Camellia, à l’ouest de Sydney alors que l’Australie connait sa plus longue et sa plus intense sécheresse.

L’usine de recyclage de l’eau de Rosehill et Camellia, produira annuellement 4,3 milliards de litres d’eau recyclée de haute qualité pour les besoins de grands opérateurs industriels. Conçu pour permettre une extension ultérieure de capacité, elle pourrait produire à terme 3 milliards de litres d’eau recyclée supplémentaires par an, pour les usages d’autres industries.

Ce nouveau projet illustre la démarche de l’Australie en faveur de la combinaison des ressources alternatives (recyclage, dessalement, recharge de nappes phréatiques…) pour parvenir à une gestion durable de ces ressources en eau malgré les conditions extrêmes de sécheresse qui sévissent depuis plusieurs années.



mardi 29 avril 2008

Francesca McCann : Croissance du secteur de l'eau

Un article publié dans Le Temps du 25 avril 2008 se consacre aux opportunités du marché de l’eau à partir d’une analyse de Francesca McCann, l'un des quatre seuls analystes du domaine à Wall Street qui suit le secteur depuis cinq ans pour Stanford.C'est un marché dont les revenus annuels atteignent 320 à 380 milliards de francs suisses dans le monde et qui croît de 5% par an. L’analyste souligne que des multinationales comme General Electric, Veolia, Siemens ou Suez « paient très cher la volonté de se renforcer dans certains créneaux, jusqu'à 30 fois le bénéfice d'exploitation avant amortissements », tout en maintenant des valeurs positives dans diverses spécialités, notamment le traitement de l'eau à des fins industrielles, le recyclage, le secteur des infrastructures liées à l'eau, ou des spécialités plus pointues comme la désalinisation, l'irrigation ou le négoce de droits de propriété, qui vont demeurer en forte croissance « pour au moins dix ans.»
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