« Pénurie alimentaire, augmentation des prix, manque d'eau et de récolte, migrations, conflits, faim et morts » : telles sont les conséquences de la situation de sècheresse qui affecte depuis des mois plus de 2 millions de personnes au Kenya, dont un certain nombre de diocèses catholiques du pays, selon les évêques qui appellent à une aide alimentaire d'urgence par l'intermédiaire du Service d'information catholique pour l'Afrique (CISA). « Les plus affectés sont les éleveurs du nord et les familles paysannes des plaines côtières et du sud-est du pays », précisent les évêques qui invitent les catholiques à une grand initiative de solidarité en faisant des dons financiers « dans les escales, les paroisses, les diocèses et toute autre structure de l'Eglise », rapporte le CISA. L'appel des évêques, signé par l'archevêque de Nairobi, le cardinal John Njue, est adressé à tous les archevêques, supérieurs religieux, associations de fraternité, ainsi qu'à la Conférence épiscopale nationale, au secrétariat catholique, aux commissions et institutions de l'Eglise catholique du Kenya pour une large diffusion. « Nous sommes profondément préoccupés par cette situation, et par la souffrance des nombreux Kenyans, à la suite de cette sécheresse », souligne le cardinal Njue qui craint une perte des moyens de subsistance pour de nombreuses communautés.
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mercredi 30 mars 2011
dimanche 11 avril 2010
Trois pays en danger à cause de la pollution des eaux du lac Victoria
Il y a quelques jours, Gerald Sula, le directeur général adjoint de l’ANME (autorité nationale de maintien de l’environnement), a tiré la sonnette d’alarme sur la dégradation de la qualité des eaux du lac Victoria.
Le lac Victoria, ou Nyanza, est le plus grand lac d'Afrique et (selon les sources) le quatrième ou le deuxième au monde en termes de superficie avec 68 100 km2. Il doit son nom à l'explorateur britannique Speke qui fut en 1858 le premier européen à l'atteindre, et qui le baptisa en l'honneur de la Reine Victoria. Il fait vivre plus de 30 millions de personnes qui vivent sur ses rivages et représente à ce titre un véritable poumon économique pour l'Afrique de l'Est.
Cet immense lac, à la frontière de trois Etat : l’Ouganda, le Kenya et la Tanzanie, est crucial pour l’approvisionnement en eau de la population. Or, la pollution y serait telle que Kampala, la capitale ougandaise pourrait ne plus avoir d’eau potable d’ici peu.
Autrefois symbole d'une importante biodiversité, l'Homme y a introduit dans les années 50, la célèbre perche du Nil, un poisson apprécié notamment par les européens qui a offert des débouchés commerciaux pour les habitants au détriment d’autres activités de l'économie locale. Or, il s’est avéré que la perche du Nil est un féroce prédateur qui a pratiquement épuisé la faune aquatique locale (qui comptait plus de 200 espèces de poissons) tout en accroissant la dépendance des pêcheurs locaux.
Gerald Sula a déclaré : « C’est une vraie crise », toute une partie, au nord du lac est en train de devenir une « zone de mort ». « L'eau est devenue complètement verte avec des algues submergeant toute la zone », a-t-il ajouté.
De plus, tous les marécages, qui, auparavant pouvaient servir de filtre à la pollution, ont complètement disparu à cause du développement industriel et touristique sur les rives du lac. C’est donc une eau «épaisse» qui se déverse directement dans le lac, charriant avec elle son lot de pollution, dramatique pour la vie de la population et l’avenir de la région.
vendredi 11 septembre 2009
Israël et l'Egypte luttent pour le Nil

Le chef de la diplomatie israélienne Avigdor Lieberman, sillonne notamment l'Éthiopie, le Kenya et l'Ouganda, trois pays du bassin du Nil. Pour l'Égypte, cette initiative - la première du genre depuis vingt-cinq ans - est une nouvelle escarmouche dans la guerre de l'eau qui couve au Proche-Orient, et dont l'une des batailles clés pourrait se jouer au cœur de l'Afrique.
Cette tournée intervient en effet alors que les pays riverains du Sud, Éthiopie et Kenya en tête, réclament un nouveau partage des eaux du Nil. Le traité actuel, élaboré en 1929 par la puissance coloniale britannique, puis amendé trente ans plus tard, attribue des quotas très favorables à l'Égypte (55 milliards de m3) et au Soudan (18 mds), soit près de 90 % du volume annuel du fleuve. Il octroie en outre au Caire un droit de veto sur tous les travaux susceptibles d'affecter le débit du fleuve. Entamées il y a dix ans, les négociations sont au point mort. Pour l'Égypte, c'est une question de survie : 95 % de ses ressources en eau proviennent du Nil. À l'inverse, fait-on valoir au Caire, les pays d'Afrique centrale bénéficient de pluies abondantes, dont une grande partie se perd dans les marécages inexploités. Avant de demander à l'Égypte de faire des efforts, ajoute-t-on, il faudrait commencer par rationaliser l'utilisation de l'eau. C'est donc l'impasse. Le mois dernier, les dix pays du bassin du Nil, réunis à Alexandrie, se sont encore donné six mois pour parvenir à un accord.
Côté égyptien, la paranoïa guette. «Israël n'hésitera pas à conseiller à l'Éthiopie de construire des barrages sur le Nil», vient de mettre en garde le ministre de l'Irrigation, Mohamed Nasr Allam, rappelant que 80 % de l'eau qui coule au Caire proviennent du Nil Bleu, dont la source est en Éthiopie. L'Égypte prend l'affaire très au sérieux : en 1978, le président El-Sadate avait même menacé de déclarer la guerre à Addis-Abeba s'il ne renonçait pas à un projet de barrage sur le lac Tana.
Le Caire s'inquiète aussi d'une possible sécession du Sud-Soudan, où un référendum d'autodétermination est prévu en 2011. «Nous ne voulons pas laisser le champ libre aux forces étrangères qui encouragent l'indépendance du Sud-Soudan, comme les États-Unis et Israël», confie un officiel égyptien. L'an dernier, Hosni Moubarak, qui effectuait à Juba la première visite d'un chef d'État égyptien depuis 1962, a promis d'y développer les investissements égyptiens.
Entre l'Égypte et Israël, la lutte d'influence bat son plein. Pendant que Le Caire finance le creusement de puits au Kenya ou le nettoyage des lacs ougandais envahis par les jacinthes d'eau, Tel-Aviv participe à la construction de barrages en Éthiopie et vient de s'engager à financer trois autres ouvrages en Ouganda. Cette entreprise de séduction des pays africains dépasse de loin une simple rivalité diplomatique. Pour Israël, c'est l'accès aux eaux du Nil qui est en jeu. Un trésor que le canal al-Salam («la paix»), creusé par l'Égypte pour irriguer le Nord-Sinaï, amène déjà à sa porte.
L'idée n'est pas nouvelle, puisqu'elle avait déjà été envisagée par le théoricien du sionisme Théodore Hertzel. En 1974, un projet envisageant la restitution de Jérusalem-Est aux Palestiniens en échange du transfert annuel de 840 millions de m³ - suffisants pour couvrir les besoins en eau d'Israël à l'époque - s'est encore heurté à l'hostilité de l'Éthiopie et du Soudan et au veto du premier ministre israélien Menahem Begin. Cinq ans plus tard, Israël a retenté sa chance après la signature du traité de paix de Camp David. Mais l'Égypte s'y est opposée, arguant qu'une telle décision requiert l'accord de tous les pays riverains. Israël a retenu la leçon. Et prépare peut-être la prochaine offensive.
Source : Le Figaro, 8 septembre
vendredi 10 octobre 2008
Aggravation des problèmes liés à l'eau au Kenya
Le Réseau d’information des Nations Unies, rapporte que dans le nord du pays les affrontements pour l'exploitation de l'eau et des pâturages qui sévissent depuis plusieurs jours à la lisière de la commune d'Isiolo et du territoire Samburu, ont fait au moins six morts et des centaines de déplacés.Selon Ahmed Mohamed, responsable de l’ONG Programme de soutien et de réhabilitation des nomades, « ces affrontements ne sont rien de plus qu'une lutte pour l'obtention de l'eau et des pâturages. Chaque camp essaie de déloger l'autre de la région. »
Par ailleurs, la qualité de l'eau pose des problèmes sanitaires croissants : Allafrica rapporte, par exemple, que le centre sanitaire de Ganze accueille un « nombre croissant de villageois des environs qui se plaignent de maux de ventre et de diarrhées. » Par conséquent, John Elungata, commissaire du district, a envoyé des équipes médicales dans la région pour définir l’origine de cette épidémie et a recommandé à la population de faire bouillir l’eau avant de la consommer.
Il a également demandé au ministère de la Santé Publique de distribuer des tablettes de purification d’eau et du chlore en poudre pour assainir les sources.
Photo ci dessus : des Kenyans tentent de trouver de l'eau dans le lit d'une rivière asséchée à Modogashe, dans le nord-est du pays. copyright Reuters, 14 janvier 2006
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