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mercredi 29 septembre 2010

Marriott International lance un programme de conservation de l’eau

En Chine, un grand programme de conservation de l’eau vient d’être lancé par Marriott International. Ce grand groupe hôtelier va investir 500.000 dollars au cours des deux prochaines années pour soutenir un projet de conservation de l'eau qui contribuera à protéger la plus grande source d'eau douce de la planète, situé dans les montagnes du sud-ouest Chine.
Le programme va mettre en place ses travaux dans la province du Sichuan, la région durement touchée par le séisme de 2008.
Ce projet, appelé «noblesse de la nature», est conçu pour aider les entreprises des communautés rurales dans la province du Sichuan tels que celles faisant de la culture des champignons ou de la production de miel. Il s’agit de réduire l'érosion et la sédimentation, ce qui permettra d'améliorer la qualité de l'eau en aval des zones rurales et urbaines.
M. Marriott explique : « L'eau est la clé de la prospérité et d’une croissance économique soutenue. Aider à développer des moyens viables de préservation de l'approvisionnement en eau et de conservation de l'eau est important ».
Pour plus d'informations sur le programme : www.conservation.org

Source : SunHerald

lundi 16 août 2010

Le contrôle sanitaire de l'eau en Afrique de l'Ouest

Dans les pays en développement, on a tendance à privilégier la quantité sur la qualité. Cela a pour résultat le développement de maladies hydriques et un nombre de décès liés à l’eau estimé annuellement entre 3 et 20 millions, ainsi qu’une diminution de la productivité économique.
En Afrique de l’Ouest, on estime le nombre de sources d’eau polluées à 100% des mares, 70% des puits traditionnels, 15% des puits aménagés et 7% des forages. Le forage est donc l’équipement qui offre la meilleure qualité sanitaire ; cependant, l’eau qu’il produit est généralement utilisée pour abreuvée le bétail et non la population. L’eau peut également être bien traitée au centre de production mais contaminée au cours de son acheminement dans le réseau de distribution. C’est pourquoi des mesures sont nécessaires en ce qui concerne les forages (construction, protection, contrôle…), l’éducation sanitaire de la population et surtout la désinfection et l’assainissement.
La désinfection peut être réalisée simplement par des moyens physiques (ébullition, filtration sur sable…) qui peuvent s’avérer inefficace, ou selon des procédés chimiques. Le désinfectant le plus utilisés dans les pays pauvres (car moins coûteux) est le chlore et son produit dérivé le plus connu : l’eau de Javel. En effet, elle permet de produire de l’eau potable, et aucun lien de causalité avec des problèmes de santé n’a été scientifiquement établi. L’eau de Javel est victime de la contrefaçon : sur 16 marques disponibles en Afrique de l’Ouest, seules deux (importées) ont été jugées réellement efficaces.

vendredi 13 août 2010

Le contrôle sanitaire de l’eau en France


Exemple : Contrôle de l’impact sur l’eau d’une centrale nucléaire

L’eau comporte un grand nombre de micro-organismes, bactérie et virus, qui peuvent être responsables de maladies. En particulier, le contact d’une eau avec des déjections humaines ou animales favorisent la propagation très rapide de ces organismes. C’est pourquoi les pays qui ne disposent pas d’installations sanitaires suffisantes sont fréquemment sujets à des épidémies ; les maladies hydriques sont responsables de nombreux décès dans le monde, en particulier chez les enfants en bas âge. Malgré les capacités de filtrage naturel des sols traversés par les eaux, celles-ci doivent donc être contrôlées et traitées de manière à diminuer les risques.
En France, les Agences Publiques de l’eau aident les élus et les producteurs à lutter contre la pollution des eaux. Elles perçoivent des redevances qu’elles redistribuent pour financer des travaux. Le contrôle de l’eau utilise des techniques d’analyse physico-chimiques qui permettent de déterminer la concentration de certaines substances polluantes. On a également recours à l’analyse des sédiments, des mousses aquatiques ou des microorganismes présents dans l’eau ; ces « indicateurs biologiques » permettent de comprendre l’influence de la pollution sur le milieu aquatique. On étudie ainsi les comportements et caractéristiques biochimiques des espèces, la taille des populations…La détection des pollutions peut également s’effectuer par l’intermédiaire de satellites.
La pollution est essentiellement d’origine agricole ; cependant, elle peut également provenir des décharges d’ordures, des transports, de l’industrie ou des systèmes d’assainissement individuels. Dans de nombreux pays, la loi impose la mise en place de périmètres de sécurité autour des zones de captage. Cependant, le ruissellement favorise la contamination des eaux malgré ce système de protection. Les experts préconisent donc, en plus de la réduction des sources de pollution, la création de parcs naturels hydrogéologiques où toute activité polluante serait défendue : cela permettrait de protéger les nappes d’eau et les sources.
En France, le contrôle sanitaire de l’eau est défini par le décret n°2001-1220 du 20 décembre 2001. C’est la Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales qui est responsable de ce contrôle. La qualité de l’eau est contrôlée à trois niveaux : sur l’eau brute, au sortir des installations de traitement et sur le réseau de distribution. Plus une agglomération est grande, plus les contrôles sont fréquents. Les résultats des analyses sont redus publics. Il existe sept catégories de normes : organoleptiques (couleur, saveur, odeur et transparence), physico-chimiques (concentrations en minéraux, pH, température, conductivité, présence de substances indésirables mais tolérée en dessous d’un certain seuil), substances toxiques (plomb, chrome…), pesticides, paramètres concernant les eaux adoucies destinées à la consommation humaine). Ces normes sont établies avec une marge de sécurité suffisante pour qu’un dépassement de petite envergure soit sans conséquences pour la santé. En revanche, les normes bactériologiques doivent être scrupuleusement respectées et font l’objet d’une surveillance permanente. Ce sont les maires qui ont la responsabilité de prendre les mesures correctives nécessaires.



jeudi 6 mai 2010

Les franciliens plébiscitent l'eau du robinet

Le Syndicat des Eaux d'Ile-de-France (SEDIF) a mis en place depuis cinq ans un observatoire de la qualité du service public de l'eau, qui mesure le taux de confiance et de satisfaction des usagers. Les résultats des enquêtes montrent une bienveillance croissante des Franciliens à l'égard de leur eau.
L'Observatoire, géré par TNS Sofres, vient de publier en effet des résultats de sondages selon lesquels 95% des personnes interrogées déclarent avoir confiance dans le service de l'eau et plus de 90% d'entre eux s'en disent satisfaits. Dans le détail, on notera que plus de 80% des usagers sont satisfaits du goût de l'eau et plus de 95% de sa qualité sanitaire.
Logiquement, la consommation d'eau du robinet est en hausse, selon le SEDIF : en 2006, 46% des Franciliens la buvaient quotidiennement, ils sont 57% aujourd'hui.
Ces bons résultats sont largement imputables, selon l'enquête, à la meilleure connaissance des consommateurs du métier de fournisseur d'eau.
Source : Territorial.fr

samedi 17 avril 2010

L’eau française dans un sale état écologique ?

La journée mondiale de l’eau a été l’occasion de faire le point sur la situation de l’eau dans toutes les parties du globe et malgré ce qu’on pourrait penser, la France ne fait pas exception quand on parle de pollution de l’eau…
Lors du dernier rapport publié par le ministère de l’écologie, il s’avère que l’état de nos cours d’eau ne soit pas si brillant que ça. Ce serait en effet plus de 50% des eaux de surfaces qui seraient dans « un état écologique moyen (38%), mauvais (11%) ou médiocre (4%) ».
Mais en contrepartie, c’est plus de 45% des eaux qui sont très bonnes, c’est à dire "en qualité et en quantité suffisante pour assurer un fonctionnement durable des écosystèmes et satisfaire les usages".
Il y a quelques années, a été mis en place par l’union européenne, une directive visant à assainir toutes les eaux du territoire d’ici 2015. Même si certains endroits vont avoir droit à une dérogation en ce qui concerne le délai, la France devrait être parmi les bons élèves lorsqu’arrivera l’échéance.
La secrétaire d’état à l’écologie, Chantal Jouanno déclarait : "On ne sera pas au 100%, mais si on arrive à atteindre nos deux tiers de bon état écologique, on sera dans le peloton de tête européen. Si nous n'avions pas pris les mesures Grenelle, on serait resté en 2015 sur l'ordre de grandeur actuel avec grosso modo 50%".
Le temps est donc maintenant à toutes sortes d’actions pour parvenir à cet objectif : renforcement et amélioration des usines de traitements, des stations d’épuration, communication auprès des entreprises, réduction des pesticides dans l’agriculture …
De nombreux chantiers ont déjà été commencés voire terminés, notamment en ce qui concerne les stations d’épuration depuis 2007, dont plus de 70 % ont été déclarées aux normes au 1er janvier 2010.

Source : L’express

mercredi 18 novembre 2009

Mer ou montagne ? La qualité des eaux de baignade irlandaises sur internet

Pour les Irlandais qui hésiteraient entre une baignade ou une balade en campagne, l'Agence irlandaise de protection de l'environnement vient de mettre au point un outil d'aide à la décision fort précieux, en partenariat avec IBM : sur ce site, on peut en effet consulter la qualité des eaux de baignade de plus de 130 plages et des principaux lacs d'Irlande. On trouve aussi des informations sur l'ensoleillement, etc.
L'Irlande cherche ainsi à faire adhérer de manière plus prescriptive ses communes en front de mer à la directive européenne de 2006 sur la qualité des eaux de baignade, en leur proposant de mutualiser leurs informations au sein d'une interface commune. Apparemment, ce système de suivi en ligne est unique en Europe : si les données ne sont pas actualisées en temps réel, c'est déjà beaucoup mieux que d'attendre un an le bilan papier pour savoir dans quelle eau on s'est baigné !

samedi 2 mai 2009

La crise de l’eau au Moyen-Orient et en Afrique du Nord

Le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord (MENA) sont universellement reconnus comme la région la plus sèche et la plus pauvre en eau dans le monde, et cette situation affecte de plus en plus le développement économique et social de la plupart des pays de la région. Avec 5 % de la population mondiale, MENA dispose de moins de 1 % des ressources d’eau douce du monde. Malgré ces caractéristiques, de nombreux pays continuent à utiliser des quantités considérables de ces rares ressources en soutenant des institutions publiques d'irrigation et d’adduction d’eau inefficaces.
Au niveau mondial, la quantité moyenne d’eau disponible est proche de 7 000 m3/personne/an, contre 1 200 m3 environ/personne/an pour la région. La région a la plus grande variabilité de précipitations au monde. En outre, alors que la population devrait passer de quelque 300 millions d’habitants aujourd’hui à 500 millions environ en 2025, les quantités disponibles par habitant devraient diminuer de moitié à l’horizon 2050. 
La provenance de l’eau varie d’un pays à l’autre. Certains pays, tels que l’Égypte et l’Irak comptent pour l’essentiel sur les eaux de surface issues des grands fleuves internationaux qui les traversent. D’autres, comme le Yémen, Djibouti et les États arabes du Conseil de coopération du Golf dépendent presque exclusivement des nappes souterraines et de la dessalinisation, tandis que d’autres encore utilisent à la fois l’eau de surface et l’eau souterraine. La plupart des pays mobilisent presque toutes les eaux de surface disponibles et une grande partie des principaux cours d’eau n’atteignent pas l’océan.
La région MENA est aussi particulièrement exposée aux effets du changement climatique du fait de ses disponibilités très faibles en eau et de ses niveaux de précipitations extrêmement variables, de sa forte dépendance à l’égard de l’agriculture, secteur sensible aux évolutions du climat, ainsi qu’à cause des fortes concentrations de population et d’activité économique dans des zones urbaines côtières soumises aux inondations. Les simulations du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) prédisent un accroissement de la variabilité des températures et des ressources en eau dans plusieurs pays de la région. Les eaux de précipitation enregistreront des diminutions allant jusqu’à 30 % d’ici à 2050. Ceci aura une incidence sur la production agricole et augmentera la forte dépendance de la région vis-à-vis des importations de produits alimentaires. Les modèles climatiques prévoient également une augmentation du niveau de la mer de plus de 0,5 mètre d’ici à la fin du siècle, exposant ainsi les zones côtières de basse altitude en Tunisie, aux Émirats Arabes Unis (EAU) et en Égypte à des risques particuliers.
Au cours des dernières décennies, les pays de la région ont réagi à la pénurie d’eau principalement en investissant considérablement dans les infrastructures. La couverture des réseaux d’alimentation en eau a augmenté de façon remarquable. Plus des trois quarts de la population des pays emprunteurs de la région MENA ont maintenant accès à de l’eau salubre et à des systèmes d’assainissement améliorés, bien que ces services soient souvent intermittents. De nombreux pays ont effectué des investissements majeurs dans les infrastructures de stockage de l’eau et ont beaucoup investi pour étendre leurs réseaux d’irrigation. En outre, la région occupe un poste avancé dans le monde pour l’application de technologies non traditionnelles telles que la dessalinisation et la réutilisation des eaux usées. Toutefois, ces investissements n’ont pas toujours été accompagnés par les réformes nécessaires sur les plans institutionnel et de l’action gouvernementale et ne génèrent pas souvent de rendements économiques optimums. Les politiques autres que celles relatives à l’eau créent des incitations pour une utilisation non efficiente de l’eau pour la production agricole, secteur qui utilise 85 % de l’eau de la région.
De nombreux problèmes structurels pénalisent la gestion des resources de la region. En premier lieu, l’utilisation excessive et inefficiente de l’eau : sept pays de la région utilisent plus d’eau que ne permettent leurs réserves renouvelables, et nombre d’entre eux gaspillent l’eau dont ils disposent. Les pays du Golf, par exemple, ont la consommation d’eau domestique par habitant la plus élevée au monde – atteignant plus de 600 litres par personne par jour, soit plus de deux fois la consommation moyenne aux Etats-Unis. Les fuites dans les réseaux urbains représentent souvent une perte de ressources de 40 à 50 %, et plus de la moitié des quantités d’eau prélevées pour l’agriculture n’atteignent pas les cultures qu’elles devraient irriguer.
Par ailleurs, les politiques mises en oeuvre jusqu’à present se sont révélées inefficaces : les politiques axées sur la sécurité alimentaire et le maintien de l’emploi dans les régions rurales ont conduit à la mise en place de mécanismes tarifaires et non tarifaires pour protéger l’agriculture. De ce fait, l’agriculture absorbe quelque 85 % de l’eau pour cultiver des produits agricoles que les pays auraient intérêt à importer parfois. L’eau détournée pour les besoins agricoles nécessite souvent des investissements coûteux pour pourvoir aux besoins de la consommation domestique et commerciale. Les politiques à caractère social sur le prix de l’eau compromettent le recouvrement des coûts, réduisent l’entretien, aggravent la qualité des services et constituent une menace pour la viabilité financière des services d’utilité publique dans de nombreux pays de la région.
Dans ce contexte, le recours excessif aux financements publics a sa part de responsabilité : les dépenses publiques consacrées à l’eau comptent pour 1 à 5 % du PIB dans la région et un quart des dépenses publiques d’investissement. Cependant, une grande partie des dépenses publiques ne génèrent pas toujours les bénéfices attendus. Les investissements sont parfois mal programmés (par exemple, des barrages peuvent se retrouver sans infrastructures d’irrigation pour exploiter l’eau emmagasinée) et le recouvrement insuffisant des coûts diffère les travaux d’entretien et de réhabilitation des installations. Seuls deux pays de la région disposent de services d’utilité publique qui couvrent leurs coûts opérationnels et de gestion (O&G) et la participation du secteur privé aux services d’approvisionnement en eau, d’assainissement et d’irrigation reste encore modeste, sauf dans un nombre limité de cas, comme au Maroc, en Iran et aux EAU.

On observe parallèlement avec inquiétude la dégradation de la qualité de l’eau : l’insuffisance des équipements d’assainissement a contaminé les eaux de surface et les eaux souterraines, entraînant des conséquences préjudiciables sur l’environnement et la santé publique. En Iran, par exemple, les maladies et les décès imputables aux déficiences de la collecte et du traitement des eaux usées ont coûté à peu près 2,2 % du produit intérieur brut (PIB) en 2002 !


Il semble donc indispensable d’élaborer des plans pour la transformation des modes d’utilisation de l’eau pour l’agriculture. La population croissante et les changements climatiques réduiront inévitablement le volume d’eau douce disponible pour l’agriculture. Les paysans devront ainsi s’adapter lorsque les aquifères seront épuisées et que les eaux de surface deviendront trop aléatoires et/ou seront polluées, ou la transition pourra être atténuée et mise à profit dans une certaine mesure en mettant en œuvre des réformes des dispositifs juridique, financier et institutionnel propres à accroître la productivité de l’eau. Les pays auront peut-être besoin d’envisager des mécanismes de protection sociale notamment pour les ménages pauvres des zones rurales.
Par ailleurs, il est urgent d’améliorer les services de distribution d’eau et d’assainissement en milieu urbain. Les populations urbaines plus importantes exerceront une pression croissante sur les opérateurs pour qu’ils développent les services de distribution d’eau potable et d’assainissement domestique. L’amélioration des résultats dans le secteur de l’eau et l’assainissement est essentiellement un problème institutionnel. Les pays devront ainsi revoir les politiques tarifaires en vigueur, les réglementations, la coordination inter-sectorielle, ainsi que la gouvernance en ouvrant le secteur à la société civile.

mardi 17 mars 2009

Vers une certification de la provenance de l’eau

Deuxième jour du forum mondial de l’eau, et une idée novatrice qui a été mise sur la table : celle de labeliser l’eau utilisée pour produire des biens de consommation alimentaires. Un nouveau logo pourrait faire son apparition sur la bière, le riz, les cereals, certifiant l'origine de l'eau utilisée pour leur fabrication.
Ce projets'inspire directement du mécanisme mis en place sur la filière du bois pour lutter contre l'exploitation illégale des forêts. Le Forest Stewardship Council (FSC), organisme qui établit des normes internationales de bonne gestion forestière, a ainsi certifié à ce jour plus de 100 millions d'hectares.
Les sociétés qui obtiennent la certification peuvent utiliser le logo FSC, qui peut devenir un argument commercial de poids, et peut-être demain, pour les acteurs de l’eau en bouteille, un début de réponse à la crise qu’ils traversent faute d’une crédibilité écologique.
"Le FSC est mécanisme qui permet de certifier le bois, le système Fair Trade permet aux consommateurs de choisir des produits qui aident les communautés locales, mais aucun programme de ce type n'existe pour l'eau", explique Jonathan Kaplan, de Nature Conservancy.
Cette ONG américaine fait partie, avec notamment WWF, des six organisations environnementales qui participent à cette initiative.
L'objectif affiché est d'élaborer, dans les mois qui viennent, un ensemble de critères applicables dans le monde entier qui seraient complétés par des critères locaux.

vendredi 10 octobre 2008

Aggravation des problèmes liés à l'eau au Kenya

Le Réseau d’information des Nations Unies, rapporte que dans le nord du pays les affrontements pour l'exploitation de l'eau et des pâturages qui sévissent depuis plusieurs jours à la lisière de la commune d'Isiolo et du territoire Samburu, ont fait au moins six morts et des centaines de déplacés.

Selon Ahmed Mohamed, responsable de l’ONG Programme de soutien et de réhabilitation des nomades, « ces affrontements ne sont rien de plus qu'une lutte pour l'obtention de l'eau et des pâturages. Chaque camp essaie de déloger l'autre de la région. »

Par ailleurs, la qualité de l'eau pose des problèmes sanitaires croissants : Allafrica rapporte, par exemple, que le centre sanitaire de Ganze accueille un « nombre croissant de villageois des environs qui se plaignent de maux de ventre et de diarrhées. » Par conséquent, John Elungata, commissaire du district, a envoyé des équipes médicales dans la région pour définir l’origine de cette épidémie et a recommandé à la population de faire bouillir l’eau avant de la consommer.

Il a également demandé au ministère de la Santé Publique de distribuer des tablettes de purification d’eau et du chlore en poudre pour assainir les sources.

Photo ci dessus : des Kenyans tentent de trouver de l'eau dans le lit d'une rivière asséchée à Modogashe, dans le nord-est du pays. copyright Reuters, 14 janvier 2006
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