Affichage des articles dont le libellé est banque mondiale. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est banque mondiale. Afficher tous les articles

jeudi 29 avril 2010

Eau : dernier rapport de la banque mondiale

Si l’Ethiopie , Haïti et le Niger sont les pays les plus confrontés à la pénurie d’eau, il ne faut pas oublier également les 700 millions de personnes, réparties dans 43 pays, qui sont situation de «stress hydrique», selon un nouveau rapport publié par la Banque mondiale le mois dernier. (http://www.worldbank.org/ieg/water/)
Ces dernières années, près d’un tiers des projets de la banque mondiale ont été liés à l’eau, pour un total de 54 milliards de dollars. Certains, bien sûr, ont été controversés, puisque les barrages, les projets d’irrigation, la prévention des inondations et autres projets de gestion des bassins versants aide souvent un groupe au détriment des autres. Et on voit aussi de nombreux projets échouer une fois construits, parce que le pays hôte n’est pas riche ou assez sophistiqué pour les maintenir.
Le rapport note en effet que «la plupart des pays ayant des problèmes de pénurie grave d’eau sont également si pauvres qu’ils ne sont «pas suffisamment solvables pour emprunter et sortir de la crise de l’eau ».
La banque s’est donné des directives afin d’être plus efficace : Premièrement, elle va soutenir des projets qui donnent l’accès à l’eau à la plupart des gens. Elle va également rechercher des projets préservant les eaux souterraines et permettant la restauration de l’environnement.
D’autre part, elle va accorder plus d’attention aux solutions pour arrêter l’encrassement des stations d’épuration.
Source : NYTimes

lundi 18 janvier 2010

Malgré la crise, la Banque Mondiale a augmenté son effort dans le secteur de l'eau

La Banque mondiale occupe une place unique dans le développement de projets liés à l’eau : elle constitue la plus importante source externe de financement dans les secteurs de l’approvisionnement en eau, l'assainissement, l'irrigation et le drainage des eaux usées, ainsi que dans la gestion des bassins fluviaux et des programmes transfrontaliers axés sur l’eau. Elle offre en outre des services de conseil et un soutien analytique aux pays en développement.
De l’exercice 2003 à l’exercice 2009, les financements annuels de la Banque sont passés de 1,8 à 4,9 milliards de dollars, l’approvisionnement en eau et les services d’assainissement constituant le principal domaine d’intervention (3,8 milliards de dollars). Cette augmentation spectaculaire fait suite à une période de déclin prononcé au début des années 2000, résultant de la réduction générale des engagements de la Banque et plus particulièrement d’une diminution des prêts liés à l’infrastructure. Le Plan d’action pour l’infrastructure de 2003, suivi par le Plan d’action pour une infrastructure durable (SIAP) et la récente Plateforme d’appui aux infrastructures existantes et nouvelles (INFRA) ont joué un rôle essentiel dans la relance des activités de la Banque dans le domaine de l’infrastructure en général et dans le secteur de l’eau en particulier.
Le soutien financier d’importants donateurs internationaux (tels que les gouvernements des Pays-Bas, du Danemark et du Royaume-Uni, ainsi que la Fondation Ville & Melinda Gates) a permis aux pays clients de bénéficier des activités de conseil et d’assistance technique de la Banque. La Banque mondiale est engagée dans toute une série de partenariats sur l’eau, dont les plus importants sont :
- Le Programme eau et assainissement (WSP). Ce partenariat inauguré il y a 30 ans, placé sous les auspices de la Banque mondiale est chargé d'améliorer l'accès durable des pauvres aux services d'eau et d'assainissement, grâce au renforcement des capacités, à la mise en œuvre et à l’expérimentation d’approches innovantes, aux campagnes de sensibilisation et au partage des connaissances. Au cours de l’exercice 2009, le Programme WSP a investi environ 39,6 millions de dollars répartis dans 25 pays.
- Le Programme de partenariat pour l'eau (WPP). Un programme multi-donateurs visant à renforcer les efforts de la Banque pour réduire la pauvreté grâce à : (a) l’amélioration de la qualité et de l’efficacité des services liés à l’eau et (b) le sponsoring et la mise en œuvre d’approches pragmatiques , s’appuyant sur des principes pour la gestion et le développement des ressources en eau. Le WPP est une consolidation et une évolution du Programme de partenariat pour l'eau Banque-Pays-Bas (BNWPP) dans le domaine des ressources en eau et du Partenariat pour l'eau Banque-Pays-Bas (BWNP) en matière d’alimentation en eau et de services sanitaires. En abordant le secteur de l’eau dans sa globalité et en renforçant l’action des donateurs participants, le WPP améliore la réorganisation et la restructuration de ce secteur. Environ 20 millions de dollars ont été mis à disposition pour la période 2009-2010.

Dans le cadre du Mémorandum d’accord signé en 2008, l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA) et la Banque mondiale étudient les possibilités de coopération, dans des domaines comme le changement climatique et l’agriculture, les systèmes d’alerte des inondations et les formations assurées aux pays clients.

lundi 7 décembre 2009

Congo : un manque d'investissement dramatique



Alors qu'en Afrique sub-saharienne, 60% des gens en moyenne ont accès à l'eau potable, seuls 22% des congolais en bénéficient. Bien sûr, les conséquences sanitaires sont effroyables, et les plus pauvres en paient le plus lourd tribut. Cela va des diarrhées chroniques qui emportent les nourrissons par milliers, jusqu'aux problèmes de déformations lombaires générées par les corvées d'eau, le plus souvent assumées par les femmes et les enfants.

Une grande partie du réseau date de la période coloniale, et n'a pas été rénovée depuis plus de 60 ans. En cause : le manque d'argent à investir, puisqu'au Congo, même les services gouvernementaux ne paient pas leurs factures d'eau. L'amélioration passe donc nécessairement par la restauration d'un modèle économique équilibré : la Banque Mondiale vient de lancer en ce sens un enième projet de viabilisation financière du circuit de l'eau... mais risque une fois de plus de se heurter au tonneau des Danaïdes du manque de volonté politique et de la corruption.

vendredi 10 juillet 2009

La Banque Mondiale félicite la Tunisie pour sa gestion de l'eau

La Tunisie est retenue comme un exemple et modèle à suivre, au double plan régional et international dans le domaine de la gestion efficace des ressources hydrauliques. C’est ce qui ressort des résultats d’une étude réalisée récemment par la Banque mondiale sur «l’eau dans le monde arabe : perspectives de gestion et innovations», dont nous avons déjà parlé ici.
Cette distinction, qui couronne la démarche volontariste adoptée par la Tunisie dans le domaine de la gestion des ressources hydrauliques et l’ensemble de leurs dimensions politique, économique, sociale, scientifique et technologique, reflète aussi les traditions du pays dans ce domaine, partant des aqueducs romains en passant par Ibn Chabbat, il y sept siècles, avec son fameux plan de partage des eaux dans les oasis du Jerid, jusqu’aux récentes politiques instituées par le pays en matière de gestion des eaux.
La Tunisie, consciente du rôle vital de l’eau en tant que facteur à même de déterminer l’essor des peuples, a accordé une attention particulière à la préservation des ressources hydrauliques et naturelles, en vue de réaliser le développement durable. Il s’agit pour l’essentiel de garantir une eau potable pour tous et d’améliorer les services d’assainissement en général.
Cette même étude montre que la Tunisie, compte tenu de ses ressources hydrauliques limitées, a placé la question de la préservation de l’eau au centre de ses priorités, en vue de garantir le droit des futures générations à l’eau et de faire face aux changements climatiques et autres.
Le rapport fait ressortir également les principales composantes de la stratégie adoptée par la Tunisie dans le domaine de la gestion des ressources hydrauliques, plus particulièrement en matière de mobilisation des eaux. Il en ressort que la Tunisie est parvenue à mobiliser jusqu’à ce jour environ 88% des ressources hydrauliques, contre 60% en 1990.
A rappeler qu’actuellement, le volume des ressources en eau en Tunisie ne dépasse pas les 4,8 milliards de mètres cubes par an, dont 610 millions m3 peu renouvelables, 1,5 million m3 renouvelables chaque année à partir des nappes souterraines et 2,1 milliard m3 qui ruissellent chaque année au niveau des oueds.
La répartition géographique des différentes sources d’eau en Tunisie indique que 81% de ces eaux sont disponibles au Nord, 11% au centre et 8% au sud du pays. Ces résultats sont le fruit de l’ensemble des chantiers mis en route par le pays en la matière. Il s’agit pour l’essentiel des stratégies décennales de mobilisation des ressources hydrauliques dont la première, qui couvre la période (1990-200) a permis la mise en place d’un réseau cohérent d’ouvrages hydrauliques.
Cette stratégie a été renforcée par une deuxième couvrant la période (2001-2011) et qui concerne la création de 29 grands barrages, 223 barrages collinaires, 825 lacs collinaires, outre la réalisation d’un ensemble d’ouvrages pour l’épandage des eaux, l’alimentation des nappes souterraines et le forage de puits d’exploration.
Il s’agit également de raccorder les barrages entre eux en vue d’assurer un meilleur transfert des eaux, de répondre aux besoins des régions qui accusent un déficit hydraulique et d’améliorer la qualité des eaux.
Selon M. Habib Echaib, directeur des ressources hydrauliques au ministère de l’agriculture et des ressources hydrauliques, cette infrastructure de base a permis à la Tunisie de répondre à la demande en eau des grandes zones urbaines du pays notamment au cours des périodes de sécheresse et de poursuivre la réalisation du programme national de dessalement des eaux ainsi que la stratégie nationale d’économie des eaux d’irrigation.
Le programme « Pour la Tunisie de demain » se propose en outre de réaliser un saut qualitatif et d’entamer une nouvelle phase en matière de mobilisation des ressources hydrauliques pour atteindre un taux de mobilisation de 95% à l’horizon de 2011. L’objectif est d’assurer les besoins du pays à moyen et long termes et ceux des secteurs économiques en cas d’années successives de sécheresse, tout en oeuvrant à améliorer la qualité de l’eau potable.
La Tunisie est parvenue, à la faveur des politiques, programmes et plans adoptés au cours des deux dernières décennies à réaliser un équilibre entre l’offre et la demande, moyennant la mobilisation des eaux tant profondes que de surface, et a pu approvisionner régulièrement en eau potable toutes les zones urbaines, les agglomérations rurales et les quartiers populaires, notamment au cours des périodes de sécheresse.
L’étude précise, par ailleurs, que la Tunisie a préservé l’équilibre régional aux plans de la planification, de la gestion et de la distribution des eaux sur tout le territoire de la République. Le taux d’approvisionnement en eau potable est de l’ordre de 100% en milieu urbain et s’élève à 90% en milieu rural.
Le pays a également assuré les besoins des différents secteurs économiques et les demandes ciblées essentiellement dans les domaines industriels, touristiques et agricoles. Près de 420 mille hectares de périmètres irrigués ont ainsi été approvisionnés en eau d’irrigation à travers la mise en place d’un système d’irrigation disposant en grande partie d’équipements d’économie d’eau, contre 450 mille hectares programmés.
L’étude de la Banque mondiale met en exergue, sur un autre plan, l’efficience de la politique hydraulique en Tunisie concernant tant l’économie en eaux, que le traitement des eaux usées ou encore le dessalement de l’eau de mer et son exploitation au profit des secteurs de l’agriculture, de l’environnement et du tourisme.
Mme Raqya Laatiri, directrice de l’économie des eaux au ministère de l’Agriculture et des ressources hydrauliques, a affirmé que les primes affectées à l’économie d’eau s’élèvent, depuis le démarrage du programme en 1995, à près de 400 millions de dinars.
La Tunisie a veillé, dans ce domaine, à exploiter les nouvelles technologies et à promouvoir la recherche scientifique afin de maitriser les ressources hydrauliques non conventionnelles, notamment les eaux usées retraitées pouvant être utilisées dans plusieurs secteurs industriels, touristiques et agricoles ainsi que pour l’alimentation de la nappe phréatique.
Mme Laatiri a expliqué, dans ce contexte, que la Tunisie dispose de 100 stations d’assainissement produisant 225 millions de mètres cubes par an d’eaux usées retraitées dont 40 millions de mètres cubes sont consacrés à l’irrigation des périmètres irrigués. Il y a lieu de signaler que la superficie des périmètres irrigués par les eaux usées retraitées est estimée actuellement à près de 8 mille hectares.
Les réseaux d’assainissement ont également été développés à travers tout le pays. Le taux de raccordement au réseau public de l’assainissement a atteint 82% dans le milieu urbain, ce qui a permis une nette amélioration en matière de traitement des eaux, de services et par conséquent de qualité de la vie.
L’Etat a programmé le démarrage de la mise en œuvre du dessalement de l’eau de mer à l’ile de Djerba pour 2011, outre la programmation de 3 stations à Sfax et d’une autre à Zarrat (Gouvernorat de Gabès).
Mme Laatiri a enfin mis en relief le rôle des groupements d’intérêt collectif de gestion des systèmes hydraulique, sachant que la Tunisie compte aujourd’hui 2400 groupements dont 1400 s’intéressent aux systèmes hydrauliques (eau potable) et 1000 groupements ayant pour tache principale l’approvisionnement des périmètres irrigués publics en eau.
L’étude de la Banque Mondiale affirme donc que « la Tunisie n’épargne aucun effort en vue d’assurer une meilleure gestion de ses ressources hydrauliques. »
Ce souci constant se traduit par l’intérêt qu’accorde le pays à la gestion des ressources hydrauliques en commun avec l’Algérie et la Libye.
Dans cette perspective, des actions d’évaluation de ces réserves hydrauliques communes ont été menées et une stratégie commune en vue d’optimiser la gestion de ces ressources a été mise au point.
La même étude s’intéresse également à l’ensemble des défis que la Tunisie est appelée à relever en vue de répondre à ses besoins en eau à l’horizon 2030.
Il s’agit de la rareté des ressources hydrauliques, de la diminution de la qualité des eaux en raison de l’impact des changements climatiques sur les écosystèmes (augmentation des températures, diminution des quantités de pluies, apparition de phénomènes extrêmes tels que les sécheresses et les inondations).
M.Echaib a fait savoir que la stratégie mise au point par la Tunisie sur le moyen terme ( horizon 2030) et long terme (2050) vise à atteindre un taux d’économie d’eau de l’ordre de 30%, à accroître la contribution des sources d’eau non conventionnelles à 7% et à adapter l’agriculture et les écosystèmes aux changements climatiques.
Cette distinction de la Tunisie consacre, au total, des efforts déployés par le pays en matière de mobilisation et de préservation des ressources hydrauliques, d’une part, et de promotion des sources d’eau non conventionnelles (réutilisation des eaux traitées et autres..), d’autre part.

vendredi 12 juin 2009

La Banque Mondiale débloque 31 M $ pour l’eau en Tunisie

La Banque mondiale (BM) a octroyé un prêt de 31 millions de dollars US à la Tunisie pour financer un projet dans le secteur de l'eau, a indiqué le 30 mai l'agence tunisienne TAP.

Afin de parer aux importants problèmes d’eau, découlant d’une demande grandissante et d’une diminution de l’approvisionnement, la Tunisie a mis au point un programme de dix ans (2001-2011) pour le soutien au secteur de l’eau.

Le projet est axé sur la gestion et la conservation intégrée de l’eau, l’efficience économique de l’utilisation de l’eau dans le domaine agricole ainsi que la restructuration des institutions et le renforcement des capacités dans le secteur de l’eau.

Ce projet est également financé par la Banque africaine de développement (BAD) et l’Agence française de développement (AFD). Le coût total du projet est équivalent à 163 millions de dollars EU. Il devrait également "accroître la qualité et la disponibilité de données techniques" en matière de gestion des ressources en eau, précise la TAP.

Cette information est certainement à rapprocher du post que nous vous proposions le 17 mai et qui reprenait l’interview de Lebdi Fethi, directeur de l’institut national agronomique de Tunis (INAT) et spécialiste de l’eau en Tunisie, dont l’analyse sur les problématiques de l’eau en Tunisie est résolument optimiste mais sur le réalisme de laquelle on peut s’interroger….

samedi 16 mai 2009

Infrastructures : la Banque mondiale promet 50% de financements en plus

Dans le cadre du nouveau Programme d’appui aux infrastructures existantes et nouvelles (INFRA), la Banque mondiale accordera 45 milliards de dollars de prêts à l’infrastructure dans le secteur de l’eau au cours des trois prochaines années, soit 15 milliards de plus que pendant les trois années précédant la crise. C’est ce qu’a annoncé le président du groupe de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick, le 23 avril.

La nature des investissements dépendra des demandes faites par les pays bénéficiaires. Les prêts pourront concerner la gestion de la ressource, la distribution, l’assainissement. Des projets bien ficelés de dessalement d’eau de mer pourraient aussi être éligibles. D’autre part, la petite hydro-électricité pourrait être particulièrement encouragée, dans le cadre du « programme vert » de l’INFRA, qui vise à développer les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique.

Les crises qui ont secoué l’Amérique latine dans les années 1980 et l’Asie dans les années 1990 ont montré « l’impact négatif qu’un recul de l’activité dans le secteur des infrastructures peut avoir dans un pays, en ébranlant les fondations d’une croissance économique à long terme d’une manière particulièrement préjudiciable aux groupes de populations les plus pauvres. L’infrastructure fournit également un appui essentiel à l’agriculture. En l’absence de l’infrastructure nécessaire, une grande partie de la production agricole peut être perdue ». a expliqué Robert Zoellick. Dans le même esprit, en raison de la crise alimentaire qui a sévi l’année dernière le groupe accroît également son appui à l’agriculture. Cette enveloppe passera de 4 milliards de dollars en 2008 à 12 milliards de dollars au cours des deux prochaines années. La filiale du groupe chargée de financer le secteur public, l’International Finance Corporation, a de son côté créé un mécanisme d’appui à l’infrastructure en situation de crise (Infrastructure Crisis Facility - ICF) destiné à combler les besoins de financement des projets menés par le secteur privé. En effet, les fonds levés sur le marché des capitaux au titre d’investissements dans l’infrastructure de pays en développement sont tombés de 200 milliards de dollars en 2007 à 135 milliards de dollars en 2008 et devraient encore diminuer cette année.

mercredi 13 mai 2009

14 mai : Présentation à Paris du «rapport de suivi mondial 2009» de la Banque Mondiale

Demain la Banque Mondiale présentera à 14h30 son rapport de suivi dans ses locaux parisien.

Le Rapport de suivi mondial 2009 : Une crise du développement alerte l’opinion contre les nombreux risques que fait peser la crise. La croissance des pays en développement pourrait chuter à 1.6% en 2009, comparée à une moyenne de 8.1% en 2006-2007, ce qui signifie un accroissement de la pauvreté majoritairement en Afrique sub-saharienne, brisant l’élan amorcé dans cette région au cours des dernières années. De 55 à 90 millions personnes additionnelles risquent de tomber sous le seuil de la pauvreté extrême et le nombre de personnes souffrant de faim chronique risque d'atteindre le milliard cette année.

Le Rapport préconise d’accorder une attention particulière aux programmes et aux services de protection sociale ciblant les plus pauvres et les groupes vulnérables contre les effets immédiats de la crise, d’accélérer la réalisation des objectifs de développement humain, notamment dans le domaine de la santé où les perspectives sont les plus sombres, mais aussi la mobilisation du secteur privé pour atteindre les objectifs de développement dans un contexte de crise.

L’auteur sera heureux de répondre aux questions lors d’une session à la Banque mondiale présidée par Mr. Jean Louis Vileajus, Président de Coordination Sud.

mardi 3 février 2009

Maud Barlow veut renvoyer politiques et industriels à leurs responsabilités

Dans son édition de décembre 2008, le magazine The Progressive publie une interview de Maude Barlow - présidente du Conseil des Canadiens et conseillère de l’eau auprès de l’ONU - dans lequel elle réaffirme que « l’eau est un droit humain. » Selon elle, le changement dans la gestion de l’eau ne sera pas du aux responsables politiques mais viendra des masses populaires qui devront « se regarder en face et se mobiliser pour protéger cette ressource. » 
A cette occasion, elle est revenue sur la gravité de la crise mondiale de l’eau et sur l’attitude d’« inexplicable profond déni » des gouvernements nationaux et des dirigeants des organisations internationales. De plus, elle confirme les prévisions de la Banque Mondiale (BM) qui assurent qu’il est possible que « 5 milliards de personnes ne disposeront pas de suffisamment d’eau potable en 2025. » De son point de vue, « il est incroyable que si peu de personnes soient conscientes du problème » mais elle marque son désaccord avec la Banque Mondiale (BM) quant aux solutions à apporter à cette crise et notamment sur la question du recours à la privatisation et à la mise sur les marchés internationaux de l’eau : alors que la Banque Mondiale défend en effet une politique d'investissements privés pour le développement des infrastructures d'accès à l'eau, considérant que les compétences et les fonds nécessaires excèdent la compétence de nombreux états des pays en voie de développement, la conseillère spéciale de l'ONU refuse que soit accordée à l'eau une dimension marchande. Elle a également profité de cet entretien pour réitérer ses critiques envers l’industrie de l’eau en bouteille et « ses dégâts écologiques. » 

mercredi 10 septembre 2008

Financer l'assainissement

Le site Médiaterre mentionne les partenariats de la Banque Mondiale et du Programme pour l'eau et l'assainissement (WSP) pour renforcer l'impact des prêts bancaires en matière d'assainissement.

En Éthiopie par exemple, la Banque mondiale soutient une approche au niveau local dans les villes et les communautés rurales et finance des infrastructures au moyen d'opérations de prêt. Le WSP quant à lui fournit une assistance technique pour permettre la conception et la mise en œuvre de stratégies nationales visant à développer l'hygiène et l'assainissement.

Il faut toujours rappeler les chiffres fondamentaux. D’après le Partenariat mondial de l’eau (« Vers la sécurité de l’eau, un cadre d’intervention »), le monde finance environ 80 milliards de dollars de projets sur l’eau dans les pays en développement, alors qu’il faudrait environ 180 milliards. L’aide publique au développement, c’est-à-dire toute l’aide des Etats à destination des pays en développement, s’élève à environ 40 à 50 milliards de dollars.

Bref, des efforts restent à faire

samedi 29 mars 2008

1,2 milliards pour l'eau au Burkina-Faso

Au Burkina Faso, la Banque de Développement Africaine, la Banque Mondiale et quelques donateurs bilatéraux annoncent un investissement de plus de 1,2 milliards de dollars dans le secteur de l’eau, notamment de l’assainissement, afin de s’approcher des objectifs définis par le Développement du Millénaire de l'ONU qui inclut notamment la division par deux le nombre de personnes qui n’ont pas accès à l’eau potable d’ici 2015.
Annuaire RSS Fluxenet