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mardi 28 septembre 2010

ONU : les poissons pourraient disparaître des océans d’ici 40 ans

L’ONU vient de mettre en garde que le monde est confronté à la possibilité d’une disparition des poissons dans les océans d'ici 2050.
Pavan Sukhdev, responsable à l'ONU du Programme de l'économie verte, a déclaré aux journalistes à New York : « Si les différentes estimations que nous avons reçues se révèlent être vraies, alors nous sommes dans une situation où en 2050 il n’y aura plus de poissons »
Mais les experts s’accordent à dire, dans un rapport, que cette catastrophe peut être évitée si les subventions aux flottes de pêche sont réduites et si on créé des zones protégées. Dans ce rapport, a également été ouverte la question de la nécessité d’assurer les besoins des population, notamment en énergie et en eau potable tout en empêchant la destruction écologique de la planète.
Achim Steiner, directeur du programme, affirme pareillement que « nos institutions, nos gouvernements sont parfaitement capables de changer de cap. »

Source : AFP

lundi 9 août 2010

Qu'est-ce que le stress hydrique ?


Selon l’ONU, le stress hydrique correspond à un approvisionnement en eau inférieur à 1700 mètres cubes par habitant et par an. Chaque année, il s’évapore plus d’eau qu’il n’en tombe sur les océans. A l’inverse, il tombe plus d’eau qui ne s’en évapore sur les continents. La vapeur océanique se transforme donc en pluie sur les continents, ce qui permet d’approvisionner les cours d’eau qui constituent des réserves. Cependant, bien que la quantité d’eau disponible sur la planète soit stable, elle varie selon les régions.
Les régions arides d’Afrique du Nord et du Sud, l’Australie, le Moyen-Orient et le centre du continent eurasiatique ont un bilan hydrique négatif, alors que les autres régions ont un bilan annuel positif. Même dans les régions ayant un bilan positif sur l’année, l’apport en eau peut être très différent en fonction des saisons. Les pays au bilan hydrique positif peuvent puiser dans leurs réserves lors des périodes sèches, alors que les pays au bilan négatif risquent l’épuisement de leurs ressources. Il faut se souvenir que selon les Nations Unies, 40% des terres émergées sont menacées par la désertification.

Au cours du XXe siècle, la population mondiale est passée de 1,7 milliards d'individus en 1900 à plus de 6 milliards en l'an 2000. Mais alors que la population triplait, la consommation en eau de l'humanité était multipliée par plus de six, soit une augmentation deux fois plus importante. La consommation mondiale d’eau est d’environ 3800 kilomètres cubes d’eau douce par an. Aujourd’hui, 1/3 de la population mondiale vit en situation de stress hydrique.
9 pays (Brésil, Canada, Chine, Colombie, Etats-Unis, Inde, Indonésie, Pérou, Russie) possède 60% des réserves d’eau douce mondiales. Environ 40 000 kilomètres cubes d’eau douce s’écoulent chaque année sur Terre ce qui, pour 6 milliards d’habitants, devrait représenter 6600 mètres cubes d’eau douce à chacun. On estime qu’avec l’augmentation de la population, ce volume devrait chuter à 4800 d’ici 2025. De plus, si la tendance actuelle de consommation se poursuit, entre la moitié et les 2/3 de la population mondiale seront en situation de stress hydrique d’ici 2025.
D’un pays à l’autre, les situations peuvent donc être très dissemblables. Ainsi, par exemple, entre la bande de Gaza, en Palestine, très pauvre en eau douce (59 mètres cubes par habitant et par an), et l'Islande, où la ressource est pléthorique (630 000 mètres cubes par habitant et par an), le rapport est de un à dix mille. De plus, tandis que l'Asie, qui concentre près de 60 % de la population mondiale, ne dispose que de 30 % des ressources mondiales disponibles en eau douce, l'Amazonie, qui ne compte que 0,3 % de la population du globe, possède 15 % de ces ressources. Le manque d'eau est structurel dans le vaste triangle qui s'étend de la Tunisie au Soudan et au Pakistan, c’est–à-dire dans plus de 20 pays d'Afrique du Nord et du Proche-Orient : chaque habitant y dispose en moyenne de moins de 1 000 mètres cubes d'eau douce par an, une situation dite de « pénurie chronique ». » Il existe également des inégalités au sein d’un même pays : par exemple, en Espagne, la région de Barcelone est proche de l’état de stress hydrique. La consommation d’eau dans une région est d’ores et déjà considérée comme un indicateur de développement humain.
Des rencontres internationales sur l’eau ont lieu depuis 20 ans ; cependant, elles n’ont pour le moment pas permis de prendre des mesures concrètes. En 1977, à la conférence de Mar del Plata, l’eau a été déclarée « bien commun » ; depuis la conférence de Dublin en 1992, elle est un « bien économique ». De nombreux pays partagent leurs ressources en eau avec les pays frontaliers ; le stress hydrique pourrait donc soit engendrer de graves conflits, soit renforcer la coopération internationale.
Les nappes souterraines se renouvellent très lentement et sont menacées d’épuisement en raison de l’intensification de leur exploitation (+144% aux Etats-Unis en 30 ans, +300% en Arabie Saoudite en 10 ans).
L’irrigation consomme 70% des prélèvements d’eau dans le monde. La résolution du problème de l’eau passe donc par une meilleure gestion de cette technique.
L’enjeu de l’accès à l’eau potable va également devenir crucial en raison de l’augmentation de la population dans les pays les moins développés. Selon l’ONU, l’eau pourrait devenir d’ici 50 ans un bien plus précieux que le pétrole. Le réchauffement climatique aggrave l’inégalité de la situation. Des efforts importants peuvent être réalisés pour permettre d’économiser l’eau. Par exemple, en Afrique, 40 à 60% de l’eau d’irrigation est gaspillée par en raison de fuites et de l’évaporation. On estime qu’économiser 13% de la consommation d’eau agricole permettrait d’épargner l’équivalent de la consommation domestique mondiale. Ces économies peuvent passer par la réduction des fuites et l’utilisation de nouvelles techniques d’irrigation qui sont déjà répandues dans les zones arides, en particulier en Israel. De même, en France, 15 à 25% de l’eau consommée dans un immeuble est perdue dans des fuites. Cela peut monter jusqu’à 50 ou 70% dans les pays en développement. pays en développement, comme Le Caire ou Mexico, les fuites dans les réseaux publics de distribution peuvent représenter jusqu'à 50 à 70 % de l'eau distribuée. Pour faire des économies, l’entretien et la réfection des réseaux et des installations domestiques sont donc indispensable. L’eau peut également être économisée par le recyclage.

Sources : CNRS

vendredi 19 mars 2010

Les enjeux de l'eau par Gérard Payen

Un expert de l’eau Gérard Payen, conseiller pour l'eau du secrétaire général de l'ONU et président d'Aquafed, a répondu aux internautes lors d’un tchat Green Business de La Tribune sur les principaux enjeux de l’eau.

Bonjour et bienvenue sur le "tchat". Aujourd'hui nous avons le plaisir d'accueillir Gérard Payen, Conseiller pour l'eau du Secrétaire général de l'ONU et président d'Aquafed, qui répondra à toutes vos questions.
Bonjour, je suis très content de pouvoir discuter des nombreux enjeux liés à la gestion de l'eau avec les internautes de La Tribune.

Eric : Toutes les ressources rares ont un prix de marché (pétrole, ...). L'air a également un prix, via la tonne de CO2, fixé sur un marché. Chacun réfléchit désormais à donner un prix à la biodiversité. Faut-il alors, demain, donner un prix à l'eau, fixé sur un marché international, comme n'importe quel matière première, pour éviter les gaspillages ?
L'eau est disponible en quantité à peu près fixe chaque année en un endroit donné. L'agriculture, l'industrie, les populations en sont les principaux utilisateurs. Ce qui est important, c'est de répartir la ressource de façon équitable entre ces différents usages. C'est typiquement le rôle des autorités politiques. Elles peuvent utiliser des incitations économiques dans certains secteurs mais la gestion d'ensemble relève du politique et ne peut pas être traitée par le marché.

Histoire : Est-il exact que depuis la création de la terre, la quantité d'eau n'a pas bougé (l'univers ne nous envoie pas et la terre n'en envoie pas vers l'espace). Dans ce cas, le problème est-il celui de la démographie - bientôt, il n'y aura plus assez d'eau pour tout le monde - ou de sa mauvais utilisation (manque de dépollution...) ?
Je crois effectivement que la quantité de molécules H2O sur la Terre est stable. Vous avez tout à fait raison de mentionner l'impact de la croissance démographique. Ceci étant, la Terre contient énormément d'eau dans les océans. Seule une petite partie est transformée en eau douce et seule une petite partie de cette eau douce est utilisée par l'homme. Il est donc possible de mobiliser davantage les quantités d'eau disponibles, par exemple en construisant des barrages qui permettent de stocker l'eau de la saison humide pour l'utiliser en saison sèche. Autre exemple, les eaux usées sont une ressource très importante à même d'être réutilisée de nombreuses fois. La croissance démographique génère une croissance des consommations mais les populations, les villes en général, n'utilisent que 10 à 15 % de l'eau douce utilisée par l'homme. L'essentiel, 70 %, est utilisé par l'agriculture en irrigation. Par conséquent, dans les endroits où l'eau devient rare, c'est l'agriculture qui est en première ligne.

Germain : Ne va-t-on pas se trouver de plus en plus confrontés à des conflits d'usage de l'eau, y compris concernant l'énergie ?
Tout à fait. L'eau douce est en quantité renouvelée chaque année mais les usages agricoles, industriels et citadins augmentent partout dans le monde. De ce fait, les tensions sur la ressource en eau augmentent ; on parle de croissance des pénuries hydriques et cela occasionne des concurrences entre les différents utilisateurs. L'énergie est un très gros consommateur. Près de 60 % de l'eau douce pompée en France sert à la production d'énergie électrique. Mais cette eau est réutilisable en aval et en pratique largement réutilisée.

Almir : L'eau va-t-elle devenir un bien aussi précieux que le pétrole ?
L'eau est essentielle à la vie. Nous avons tous besoin d'eau chaque jour. Elle a donc une grande valeur pour chacun d'entre nous.
Par contre, il n'y a aucune similitude entre l'eau et le pétrole. Le pétrole existe en quantité limitée, épuisable. L'eau douce est renouvelée chaque année. Par ailleurs, l'eau douce est réutilisable après usage, ce qui se fait de plus en plus dans le monde. Le pétrole a une valeur économique élevée, ce qui permet de le transporter sur de longues distances et il y a un marché du pétrole. L'eau a une valeur économique faible. C'est d'ailleurs probablement le produit le moins cher à la tonne, ce qui fait qu'il est économiquement très coûteux de le transporter. L'eau est un produit local réutilisable qui ne se vend pas sur un marché.

Janice : Pourquoi ne parle-t-on pas plus de cette question dans les médias et les instances internationales ?
L'existence de ce tchat montre qu'on en parle un peu dans les medias, mais sans doute pas en traitant tous les enjeux de l'eau en fonction de leur importance respective. Par exemple, en France, on parle beaucoup des questions de ressource en eau, alors que la France est un pays qui n'en manque pas. A l'inverse, on parle très peu de la problématique de l'accès à l'eau potable qui concerne des milliards d'individus et qui est un sujet bien différent. Au niveau international, le progrès est notable. Il y a maintenant régulièrement des conférences interministérielles sur l'eau et même les chefs d'Etats commencent à discuter des problèmes liés à l'eau. Il y a 2 ans, tous les chefs d'Etats asiatiques se sont réunis au Japon puis pour la première fois l'ensemble des chefs d'Etats africains a travaillé sur la question de l'eau et adopté une déclaration politique au niveau de l'Union africaine. En avril prochain, de nombreux gouvernements se réunissent à Washington pour discuter des modalités de l'aide internationale en matière d'eau. Sur le fond, la nouveauté c'est que les Etats au niveau des Nations Unies ne se préoccupent plus uniquement de ressource en eau et d'accès à l'eau mais commencent à vouloir travailler ensemble sur la gestion des eaux usées. Ils ont fait une déclaration en ce sens à Istanbul en mars de l'année dernière.

Alo : Y a t-il déjà eu des guerres de l'eau ? Si oui lesquelles et où ?
L'histoire ne fournit pas d'exemple de guerres pour l'eau, même si les conflits liés à l'eau ont été nombreux. Pour l'avenir, ce qui me paraît important c'est comme on l'a vu tout à l'heure la croissance des tensions liées à l'augmentation des consommations de l'eau. Ces tensions créent des conflits locaux nombreux qui peuvent dans certains cas atteindre l'ensemble d'un bassin géographique, c'est-à-dire l'ensemble des utilisateurs de la même ressource en eau. Il y aura probablement dans l'avenir de nombreux conflits locaux. il est peu probable qu'ils dépassent les frontières.

Valdec : Quelle est la position de l'ONU sur cette question ?
Les Nations Unies travaillent avec leurs membres, les Etats, sur tous les enjeux liés à l'eau. En matière de gestion des ressources partagées entre plusieurs Etats, ce qu'on appelle aussi les eaux transfrontalières, une convention internationale a été discutée et adoptée depuis de nombreuses années. L'enjeu est sa ratification par un nombre suffisant d'états pour qu'elle entre en vigueur. La France souhaite la ratifier, le processus est en cours au niveau du Parlement.

Saxon : Comment réguler ce marché de l'eau ?
Comme dit précédemment, l'eau est un bien utilisé, réutilisé, qui sauf exception, ne se vend pas sur un marché. Il y a des marchés liés à l'eau. Par exemple, les eaux minérales ou encore celui des pompes hydrauliques ou des services de distribution d'eau potable. Mais l'eau elle-même, est un bien commun qui ne se vend pas sur un marché.

Moïse : Pourquoi dépense-t-on autant pour rendre l'eau qui coule au robinet à la fois potable et d'un goût agréable alors qu'on en boit très peu ? Ne pourrait-on pas faire des économies en distinguant eau de boisson et de cuisine et eau destinées à des usages non alimentaire ?
Le service public de l'eau consiste à satisfaire les différents besoins par le moyen d'une organisation optimisée permettant de bénéficier d'effets d'échelle pour un coût collectif minimal. Les usages domestiques sont nombreux: boisson, lessive, hygiène, cuisine, arrosage, etc. Avoir un système de distribution pour chaque usage serait très coûteux. La réponse la plus courante dans les pays comme la France est d'avoir des réseaux qui distribuent de l'eau pour tous les besoins de la population et pour les activités économiques peu exigeantes et d'avoir des installations spécialisées pour les fabrications industrielles qui ont des besoins particuliers (eau ultra pure pour la fabrication de microprocesseurs). Avoir deux réseaux de distribution en ville serait très coûteux car dans le coût de l'eau les infrastructures ont une place plus importante que le coût de purification. A Paris, il y a deux réseaux. L'un distribue l'eau de la Seine après filtration pour des usages non domestiques. Son intérêt économique est en débat, les budgets nécessaires à son entretien sont difficiles à mobiliser.

Louis-Armand : Trouvez-vous logique de payer deux fois le recyclage de l'eau : station d'épuration et usine de traitement de l'eau potable. Ne pourrait-on pas imaginer des sites qui traitent les eaux usées et les réintègrent directement dans le circuit d'eau potable ?
Cela existe, ou presque. A Singapour, des usines dépolluent les eaux usées avec de nombreux étages de traitement de ces eaux. L'eau purifiée est envoyée d'une part à des utilisateurs industriels et d'autre part au réseau d'eau potable. C'est techniquement possible et c'est certainement quelque chose qui va se développer, même si la réutilisation des eaux usées, pour des raisons économiques, cible en priorité l'irrigation agricole, comme cela se fait dans une grande partie du Moyen Orient. Ceci étant, on ne paye pas une fois ou deux fois. Le coût du traitement de l'eau correspond à celui de la succession de plusieurs étages de traitement. Il en faut plusieurs pour enlever la pollution des eaux usées de façon à rejeter une eau acceptable par les écosystèmes. Il en faut d'autres pour passer de cette eau à une eau désinfectée propre à la consommation humaine. Les coûts de traitement s'ajoutent donc. Le progrès est dans l'innovation technologique qui permet de réduire les coûts unitaires.

Colbat : Pensez-vous que l'eau sera la prochaine source de tensions géopolitiques après l'énergie? Redoutez-vous de futures guerres de l'eau ? Est-il possible de mettre en place une juridiction internationale pour empêcher l'exploitation abusive des fleuves en amont qui pourrait nuire à des pays voisins situés en aval ? Autrement dit, peut-on envisager une juridiction proche de celle des détroits pour les fleuves ?
L'eau douce étant par nature une ressource locale partagée au niveau du bassin géographique, c'est d'abord entre les pays qui partagent une même ressource qu'il faut trouver des voies de coopération et de partage équitable. En France, nous avons une expérience très réussie de gestion des ressources en eau par bassin hydrographique. Au niveau international, c'est une voie de progrès manifeste. De plus en plus d'organisations interétatiques existent pour gérer les ressources communes. Je pourrais citer par exemple des organisations des pays riverains du Niger, du Sénégal, du Nil, du Mékong etc. Pour le Niger par exemple, le dialogue qu'a permis la création de l'organisation de coopération a été perçue comme bénéfique aussi bien aux pays amont qu'aux pays aval.

Sandrine : Doit-on plus compter sur la réutilisation des eaux usées ou le dessalement de l'eau e mer ? A-t-on espoir de faire baisser la consommation d'énergie de ces solutions (notamment la désalinisation) ?
Réutilisation des eaux usées, dessalement d'eau de mer sont deux ressources en eau importantes. Leur coût respectif et leur intérêt dépendent des situations locales. De façon générale, la réutilisation des eaux usées est moins chère mais elle nécessite de pouvoir contrôler la qualité des eaux usées pour éviter des toxiques gênants. Le dessalement d'eau de mer est en forte croissance dans le monde mais bien sûr à proximité des côtes. Dessaler l'eau de mer a un coût qui baisse régulièrement grâce au progrès technologique mais ce coût serait plus que doublé s'il fallait pomper l'eau dessalée dans des territoires situés loin du niveau de la mer. Les deux cas montrent qu'il n'y a pas de fatalité avec les ressources en eau. Les tensions liées à la croissance des consommations peuvent être résolues dans le cadre de politiques de gestion de l'eau.

Ernesto : Comment le secteur privé pour aider à atteindre les Objectifs du Millénaire et le manque d'eau dans les pays sous-développés ?
Les entreprises privées agissent sur demande et suivant les instructions des autorités publiques. Elles participent au développement de l'accès à l'eau potable dans de nombreux pays en développement. Ces entreprises sont de toutes tailles, locales ou étrangères. Bien qu'elles n'alimentent en eau qu'environ 3 à 4 % de la population des pays en développement, elles y contribuent de façon significative aux objectifs du Millénaire. Ainsi, en moins de 10 ans ont-elles apporté l'eau potable à 25 millions de personnes, majoritairement pauvres, dans des villes où la population qui bénéficiait auparavant du service public était de 50 millions de personnes. Un tel développement de 50 % est spectaculaire. Développer l'accès à l'eau potable pour tous est un enjeu qui concerne environ 4 milliards de personnes. Personnellement, je crois que c'est possible et que cela vaut la peine d'associer tous ceux et celles qui peuvent y contribuer dans des projets ambitieux.

Merci Gérard Payen. Le mot de la fin ?
Merci pour ces questions. Il y a 4 enjeux principaux pour l'eau dans le monde : les tensions croissantes sur les ressources en eau, l'accès universel à l'eau potable et à l'assainissement, la gestion des eaux usées et les catastrophes liées à l'eau. Chacun perçoit cela avec des sensibilités différentes. Il est important que l'opinion publique et les politiques publiques prennent en considération ces 4 sujets de façon équilibrée.
Source : latribune.fr

mardi 13 janvier 2009

Près de 35 000 "cas suspects" de choléra au Zimbabwe

Alors que le gouvernement zimbabwéen continue à affirmer que la situation est sous contrôle, les rapports sont de plus en plus dramatique sur les chiffres de l'épidémie de choléra qui sévit dans la région. Le choléra a fait au moins 1.732 morts au Zimbabwe depuis le mois d'août, selon un bilan publié la semaine dernière par le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA).Un total de 34.306 cas suspects auraient été diagnostiqués.

Les agences humanitaires de l'ONU se préparent depuis plusieurs semaines à un scénario catastrophe qui compterait 60.000 personnes atteintes. Les craintes sont d'autant plus vives que la saison des pluies, propice à une propagation de la maladie qui se transmet par les eaux usées, commence à peine au Zimbabwe, sur fond de crise générale dans un pays économiquement ruiné et paralysé politiquement.

La totalité des dix provinces du pays sont touchées, selon les statistiques de l'ONU qui ne dispose cependant pas de données complètes en raison de la pénurie de personnel médical local et de problèmes de communication. L'épidémie commençe à toucher également l'Afrique du sud.

vendredi 24 octobre 2008

Les enjeux de l'eau et de l'assainissement abordés aux Nations-Unies

Le 30 septembre 2008, s’est déroulé à New-York, l’Assemblée générale des Nations Unies durant laquelle ont été abordés les enjeux liés à l’eau et à l’assainissement. Une réunion précédant l’évènement qui a eu lieu le 24 septembre dernier devait permettre aux intervenants d’évaluer comment les institutions financières internationales comme la Banque Africaine de Développement (BAD), les gouvernements, le secteur privé, la société civile et les ONG, peuvent contribuer à atteindre les Objectifs de développement du millénaire (OMD) en améliorant l’accès à l’eau potable et à l’assainissement.
M. Bai Maas Tal - secrétaire exécutif du conseil des ministres africains de l'eau - a affirmé « l’'importance de l'eau et de l'assainissement dans la réalisation des Objectifs de développement du millénaire (OMD) » et a appelé au « soutien politique conséquent, au renforcement du financement, à la consolidation des partenariats, à l'accroissement de l'aide, au développement de stratégies nationales solides et à la promotion de bonnes pratiques de gestion de l'eau. »
L’Angleterre et la Hollande ont annoncé le déblocage de plusieurs millions d’euros pour un programme en faveur du développement du réseau d’eau et d’assainissement de plus de 20 pays pauvres.
Le secrétaire général des Nations Unies, Banki Moon a déclaré lors de la conférence « Un monde, un rêve : de l’eau et de l’assainissement pour tous » que depuis 1990, 1,6 milliard personnes ont désormais accès à de l’eau potable et plus de 1,2 milliards à un meilleur assainissement.
M. Rakotobé - directeur du département de l'eau et de l'assainissement de la BAD – a quant à lui demandé une mise en commun des ressources financières des pays et des partenaires au développement pour « accroître l’appui financier à l’Afrique. »

vendredi 5 septembre 2008

Le Vietnam menacé par la hausse du niveau de la mer

Intitulé "Minimiser les impacts du changement climatique dans les villes", le premier rapport sur ce sujet de la Banque Mondiale et de l'ONU a pour but d'aider les villes d'Asie-Pacifique à évaluer les risques du changement climatique et de proposer des solutions pour y faire face. Il sera, selon les experts de la BM, un outil efficace pour seconder les décideurs politiques et les autorités des villes menacées dans l'élaboration de stratégies spécifiques pour chaque ville, face aux caprices du climat, susceptibles de causer des dégâts.

Une grande partie du rapport de 150 pages est consacrée aux impacts de la hausse du niveau des océans sur les villes vietnamiennes, dont Hanoi, Nam Dinh et d'autres villes côtières. Les auteurs ont constaté que "les plus grandes répercussions se produiraient notamment dans le delta du fleuve Rouge et celui du Mékong".

Dans le rapport, de nombreuses mesures sont proposées : renforcement du système des digues, des activités de lutte contre les inondations et les crues... pour aider ces villes à affronter le changement climatique mondial.

Le changement climatique fait augmenter le niveau de la mer, provoquant chaque année typhons et inondations qui menacent notamment les villes en Asie de l'Est. Selon les prévisions, le Vietnam, la Chine, le Myanmar et la Thaïlande seraient les pays les plus touchés par ce phénomène. Pourtant, "ses répercussions seront plus ou moins graves en fonction des plans d'action et des initiatives déployés par les autorités", a constaté Jim Adams, vice-président de la BM en Asie de l'Est et Pacifique.

dimanche 30 mars 2008

Un "Monsieur Eau" à l'ONU

Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève a adopté une résolution sponsorisée par l’Allemagne et l’Espagne (parmi 40 sponsors), qui établit un mandat de trois ans pour un expert indépendant sur l’eau et l’assainissement, espérant ainsi faire avancer la reconnaissance de l’eau en tant que droit humain.
« Sa tâche consistera à recueillir des exemples de meilleures pratiques dans la mise en œuvre du droit à l'eau et l'assainissement, et de contribuer à la clarification de la portée du contenu des obligations en matière de droits de l'homme.»
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