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lundi 12 juillet 2010

Le départ en flèche de H2O Innovation en Inde

H2O Innovation India provient de H2O Innovation est spécialisé dans les procédés et la vente d’équipement de traitement de l’eau. Ils viennent d’annoncer la signature de plusieurs gros contrats.
Les accords signés, qui représentent plus de 1,75 million d’euros vont permettre à des sociétés des états du Gujarat et de Maharashtra de bénéficier d’un système de pointe permettant le traitement de l’eau des rivières par ultrafiltration et d’osmose inverse. Cette eau sera ensuite utilisée pour le refroidissement de tours et l’approvisionnement en eau potable pour la population.
De plus, H2O Innovaton India a passé également un nouvel accord pour l’installation d’un procéeé de polissage du condensat pour l’exportation.
Créée il y a environ 4 mois la société montre par ces résultats, une volonté de s’accroitre et d’être très présent sur le marché indien. Leur objectif est de faire entre 4 et 6 millions d’euros de ventes d’ici 2014.

Source : Zone bourse

mercredi 23 juin 2010

Appel à l’économie de l’eau dans les mosquées en Inde

C’est une initiative unique : un organisme musulman a lancé ici une action de sensibilisation pour la conservation de l'eau dans les mosquées.
En effet, des militants sunnites du Conseil de l'Inde attirent depuis deux mois l’attention des Musulmans, les encourageant à économiser l'eau au cours du Wazu, le rituel de purification avant les prières.
Le président du conseil sunnite de l'Inde, Shahabuddin Khan déclare en effet : « Économiser l'eau est le devoir le plus pieux et le Prophète lui-même préconisait de l'utiliser en quantité minimale ».
La sensibilisation de la conservation de l'eau se propage parmi les musulmans notamment grâce à l'organisation de séminaires et des discours dans les mosquées en particulier après la prière du vendredi. « Nous leur disons d'utiliser des pots tout pour la purification, au lieu d'utiliser l'eau courante du robinet pour éviter le gaspillage d'eau », a déclaré Shahabuddin.
«Les gens se rendent compte que, sans faire attention, ils ont adopté de mauvaises pratiques qui vont à l'encontre des enseignements de l'islam qui interdit le recours inutile et le gaspillage des choses ».
Des bacs ont été distribués gratuitement, l'objectif étant d'atteindre 100 mosquées de plus par mois.
Source : Deccanherald

samedi 3 avril 2010

33 % des eaux souterraines de l’Inde ne sont pas propres à la consommation

Interrogé par le Parlement, le gouvernement indien a affirmé que les taux de fer et de fluoride dans les eaux souterraines du pays étaient anormalement élevés dans respectivement 254 et 224 districts.

Cet aveu pourrait néanmoins avoir des conséquences importantes pour le gouvernement indien qui avait pris l’engagement qu’en 2012, dans le cadre du 7ème objectif du millénaire pour le développement mis en place par l’ONU, tous les habitants auront accès à une eau potable.

Les états du Rajasthan, du Karnataka et du Gujurat sont les plus affectés. Quant à Mumbaï (Bombay), la capitale de l'État du Maharashtra cinq des ses neuf districts montrent un taux trop élevé de fluoride.

Les experts médicaux et environnementaux ont mis en garde les autorités contre les dangers que ces contaminations peuvent apporter à la population, d’autant que l’Inde est également confrontée à un problème de contamination naturelle à l’Arsenic de ses ressources en eau.

Source : Times of India

mardi 30 mars 2010

L’Inde lance un audit citoyen sur la pollution de l’eau

Le 15 Mars, le gouvernement indien a annoncé qu'il entreprenait un grand audit environnemental sur la pollution de l'eau s’appuyant sur la participation des habitants.
Cet audit de performance sur «la pollution des rivières, des lacs et des eaux souterraines en Inde» sera mené en 2010-11.
Le communiqué officiel annonce que la population est appelée à adresser aux responsables de cet audit toutes «questions, constatations et méthodes de lutte contre la pollution des rivières, des lacs et des eaux souterraines dans tout le pays»
L'objectif est également d'identifier les points critiques et de proposer des solutions, ce qui aiderait le gouvernement à conserver et à protéger les ressources limitées de manière plus efficace.
Dans le même cadre, a été organisée une conférence internationale sur les préoccupations environnementales concernant la pollution de l'eau.
Cette conférence a permis de discuter des causes de la pollution, de l'environnement, des projets de loi nécessaires, des mesures prises par les autres gouvernements et la société civile, afin de permettre la survie des lacs, des rivières et des eaux souterraines.
De nombreuses initiatives ont été prises pour sensibiliser la population et permettre ainsi une grande participation.
Des annonces ont été publiées dans tous les journaux à travers le pays invitant les lecteurs à donner leur avis sur la situation de pollution. Ces avis feront bien entendu l’objet de vérification.
A l’heure actuelle, déjà 500 propositions ont été reçues par e-mails, fax, lettres, cartes postales …
Source : Business standard

dimanche 28 mars 2010

L’Afrique du Sud travail à renforcer l’accès à l’eau potable des communautés éloignées

Une des missions de la société Intaka Tech spécialisée en distribution d’eau et équipements pour le gaz est de fournir de l’eau potable grâce à ses usines de purification d’eau (Water Purification Plants : WWP).
Le directeur de Intaka Tech, Rodrigo Savoi, a récemment souligné que le gouvernement indien subit une grande pression en terme d’accès à l'eau et en particulier en faveur des communautés éloignées. Il a également rappelé son souhait de bonne coopération dans cette démarche : "Notre but est de travailler main dans la main avec le gouvernement et de fournir des services efficaces et appropriés afin de faire face aux besoins en eau du pays".
La société va fournir une vingtaine de WWP qui pourront produire chacune jusqu'à 50 000 L/h d'eau potable aux diverses parties du KwaZulu-Natal (KZN).
Les usines de purification de Intaka Tech sont adaptées pour fonctionner dans de petites municipalités et en communautés plus rurales, où les sources d'eau actuelles sont insuffisantes pour pouvoir installer de plus grosses structures. Ainsi, deux usines vont être installées en décembre, dans les zones rurales de Gogovuma et Macabazini, dans le KZN.
Intaka Tech travaille avec le gouvernement sur les projets en cours pour accélérer l’accès à l’eau et améliorer la santé des habitants de ces régions éloignées.

Source : Engineeringnews

lundi 22 février 2010

Un nouveau procédé permet de traiter l'eau contaminée à l'arsenic

Soixante-dix millions de personnes boivent une eau contaminée par de l'arsenic en Inde et au Bangladesh. Une méthode découverte par des chercheurs indiens et européens, relance l'espoir de traiter le poison. L'arsenic provoque des lésions cutanées et, à long terme, des cancers.
Présent naturellement dans les sédiments du delta du Gange et du Bhramapoutre sous forme solide, il s'est insinué dans l'eau après le creusement de millions de pompes et le développement de l'agriculture irriguée dans les années 1970.
La technique mise au point par l'équipe du chimiste indien Bhaskar Sengupta, de la Queen's University de Belfast (Royaume-Uni), consiste à extraire l'eau contaminée du sous-sol par un système d'aspersion puis à l'exposer à l'oxygène de l'air, avant d'en renvoyer une partie dans la nappe. "En maintenant le contact entre l'eau et l'air pendant assez longtemps, on change la microbiologie de l'aquifère, ce qui permet à l'arsenic de précipiter et de retourner à sa forme solide", explique M. Sengupta.
Six sites pilotes implantés dans l'Etat du Bengale-Occidental en Inde ont démontré l'efficacité de la technologie. D'autres modes de traitement existent, comme les filtres. Mais ils ne permettent de traiter que de petites quantités d'eau et produisent des déchets. "Une de nos unités peut alimenter en eau 5 000 familles pendant vingt ans", affirme M. Sengupta.
La technologie est en libre accès, les pièces nécessaires à la construction sont disponibles localement, et son coût d'entretien est modeste. L'installation, en revanche, revient à 2 500 euros, un prix comparable au creusement d'un forage profond (les roches souterraines profondes sont exemptes d'arsenic). Cela reste élevé pour les pays concernés.
Bien que la pollution ait été découverte en 1993, une grande partie de la population reste encore exposée, faute de moyens mais aussi, selon certains observateurs, de volonté politique.
Dans 8 000 villages bangladais, presque la totalité des puits est empoisonnée. Pour alerter des risques, le gouvernement a fait peindre les sources d'eau contaminée en rouge mais la population renonce difficilement à une eau dont l'arrivée avait été considérée comme un bienfait dans les années 1970.
Le creusement des puits lancé par l'Unicef visait à éradiquer les maladies liées à la consommation d'eaux de surface polluées, qui provoquaient 250 000 morts par an.
Si elle n'est pas traitée, la pollution à l'arsenic pourrait aussi causer la mort de centaines de milliers de personnes.

Source : Le Monde

mercredi 10 février 2010

L’accès à l’eau : défi majeur de l’Inde

La situation de l’accès à l’eau en Inde devient de plus en plus problématique chaque jour. Les besoins en eaux sont énormes tant pour les cultures, les industries que pour la population. L’accès à l’eau devient un enjeu majeur tant sur le plan économique que géopolitique que sur le plan du développement à proprement parler. Le collectif 2030 water resource group estime que si, d’ici 2030, de sérieux changements ne sont pas mis en place, le pays ne pourra plus subvenir qu’à la moitié de ses besoins.
La grande pollution industrielle et domestique des rivières rend l’eau impropre à la consommation, le pompage excessif qui épuise les nappes souterraines mais aussi la vétusté du réseau de distribution et les complexités de gestion sont autant se facteurs qui rendent l’accès à l’eau de plus en plus difficile. La qualité de l’eau s’en ressent énormément.
Le gouvernement indien a commencé à prendre diverses mesures de restriction pour ne pas faire face à ce problème : rationnement de l’eau à Bombay ou à New Dehli où il n’est possible de n’avoir de l’eau seulement deux heures par jour, installation de système de collecte d’eau de pluie, assainissement par les plantes, réaménagement des systèmes de distribution …
Et le combat pour l’eau ne fait que commencer. La population, les industriels, le gouvernement et les pays limitrophes – dont la Chine, notamment, qui contrôle, en amont la plupart des rivières de l’Inde– se livrent une guerre sans merci où l’accès à l’eau devient l’enjeu majeur.

vendredi 16 octobre 2009

L'assainissement du Gange, priorité environnementale de l'Inde


Un nouveau programme de nettoyage du Gange a été lancé lundi 4 octobre qui vise à réduire drastiquement la pollution du fleuve sacré dans les dix prochaines années. Reste à savoir si ces objectifs ambitieux seront tenus, alors que les missions se succèdent vainement depuis plus de vingt ans.
La mission « Clean Ganga » veut en découdre définitivement avec le problème de la pollution du Gange. Son principal objectif selon le quotidien The Hindu : d'ici 2020, les eaux usées des villes et des industries devront subir un traitement complet avant d'être déversées dans le Gange.
Les représentants des Etats les plus concernés, ainsi que la National Ganga River Basin Authority (NGRBA) se sont réunis lundi sous la présidence du Premier ministre indien, Manmohan Singh. Ils se sont mis d'accord sur le calendrier : d'abord, le ministre de l'Environnement Jairam Ramesh collaborera avec les Etats pour mettre en œuvre avant la fin janvier 2010 des actions ciblées contre la pollution industrielle. Puis, un plan global de gestion du bassin de la rivière devrait voir le jour en décembre 2010.
Cependant, les différentes autorités ne sont pas parvenues à s'entendre sur le partage du coût du projet, estimé à 150 milliards de roupies (plus de 2 milliards d'euros). Les chefs de gouvernement des Etats concernés, notamment du Bihar et de l'Uttarkhand, plaident en faveur d'une prise en charge totale du financement par l'Etat fédéral, alors que celui-ci voudrait n'en assumer que 70 %, rapporte The Indian Express.
Le gouvernement met tout en œuvre pour mobiliser des fonds. Il négocie actuellement un prêt d'un milliard de dollars avec la Banque mondiale dont le Président est attendu en Inde début décembre. L'organisme financier a déjà prêté 3 millions de dollars pour la préparation du projet.
La question financière est cruciale puisque depuis plus de 20 ans, les différents projets se succèdent et échouent face au manque d'argent des Etats. En avril 1985, un premier projet est lancé, Ganga Action Plan I (GAP 1) suivi par GAP 2 entre 1993 et 1996. Deux échecs, malgré la somme considérable de 30 milliards de roupies (plus de 400 millions d'euros) investie. « Tout l'enjeu est de savoir si le Gange est plus propre qu'il y a vingt ans. La réponse est un déprimant non », a du reconnaître le ministre de l'Environnement Jairam Ramesh en juillet dernier.
En 2008, l'association environnementale WWF a classé le Gange parmi les dix rivières les plus menacées au monde. Le rejet des eaux domestiques usées non traitées est responsable à 75% de la pollution croissante de la rivière sacrée, le reste étant causé par les industries. En effet, seulement 20% des eaux sales des villes bénéficient d'un traitement avant d'être rejetées dans le Gange. Les installations actuelles ne permettent de traiter que 1 000 millions de litres d'eaux usées par jour… Alors que les villes du Gange rejettent actuellement 3 000 millions de litres par jour.
La NGRBA attend beaucoup de « Clean Ganga », davantage centrée sur le traitement des eaux usées, alors que les programmes GAP se focalisaient plutôt sur la pollution industrielle. De plus la nouvelle mission adoptera une approche globale du bassin du Gange avec une prise en compte accrue des rives et des sources, et ne sera plus seulement centrée sur les villes.
Pour sensibiliser la société civile, le dauphin du Gange a été élu lundi l'animal aquatique national de l'Inde. Incongru symbole, pour sauver un fleuve dont dépend près de la moitié des Indiens.

mercredi 26 août 2009

En Inde l’eau s’amenuise…

Le Monde du 13 aout consacre un article très intéressant au problème des ressources en eau en Inde.

« En Inde, les nappes phréatiques s'épuisent, mettant en péril les ressources en eau du pays. Un article paru jeudi 13 août dans la revue scientifique Nature établit qu'en six ans, de 2002 à 2008, les réserves d'eau souterraine de trois régions du nord de l'Inde, l'Haryana, le Pendjab et le Rajasthan, ont diminué de 109 milliards de mètres cubes, soit le dixième des réserves annuelles du pays.
L'Inde est prise au piège entre une consommation qui ne cesse d'augmenter et des réserves qui baissent. L'eau souterraine est gratuite et abondante, même en temps de sécheresse. Depuis quarante ans, les agriculteurs se sont donc tournés vers l'exploitation des nappes phréatiques, sans se donner la peine de demander des autorisations. En l'absence de législation et de contrôle des autorités, 19 millions de puits ont été forés.

Cette eau souterraine, qui constitue 38,5 % des ressources disponibles, est pourtant précieuse. S'il suffit de seulement quelques minutes pour extraire l'eau des profondeurs, il faut des années pour reconstituer une nappe phréatique. Dans son rapport intitulé "Propriété et gestion des nappes phréatiques", le commissariat au plan indien met en garde contre leur surexploitation : entre 1995 et 2004, "la proportion de districts surexploités est passée de 4 % à 15 %, faisant de la surexploitation des nappes phréatiques un objet de préoccupation". Dans les régions arides ou semi-arides comme le Gujarat, le Tamil Nadu ou le Rajasthan, plus de la moitié des districts sont classés comme étant dans une situation critique ou semi-critique ou comme surexploités.

Cette pénurie conduit les agriculteurs à creuser des puits de plus en plus profonds. Mais tous n'ont pas les moyens de s'équiper de pompes à eau suffisamment puissantes. Dans un article paru mardi 11 août dans les Lettres de la recherche environnementale (ERL), Tushaar Shah montre que ces pompes à eau, qui fonctionnent avec des générateurs alimentés au gazole ou au kérosène, sont responsables de 4 % à 6 % des gaz à effet de serre émis par l'Inde, le quatrième pollueur de la planète. Or le réchauffement climatique réduit les chances de renouvellement des nappes phréatiques.

En 2001, le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) a montré qu'une augmentation des températures se traduirait par de plus fortes précipitations, sur une moindre durée. Ce changement pourrait ralentir le rythme de réapprovisionnement des réserves d'eau souterraines. Enfin la montée du niveau de l'océan provoque la salinisation des nappes phréatiques côtières, les rendant impropres à la consommation. La contamination chimique des nappes phréatiques, à l'arsenic ou au fluor, est en outre déjà à l'oeuvre dans certains Etats, comme l'Andhra Pradesh ou le Bengale-Occidental.

Les nappes phréatiques servent à irriguer des cultures à haut rendement, où sont aussi utilisés des pesticides et des engrais. Or "les systèmes d'irrigation souterrains sont particulièrement vulnérables à la contamination chimique. Une fois contaminés il est très difficile, voire impossible de les décontaminer", lit-on dans un des articles publiés dans ERL. »

La pénurie d'eau suscite déjà des tensions en périphérie des grandes agglomérations. "La guerre de l'eau a commencé", va même jusqu'à affirmer Sunita Narain, rédactrice en chef de la revue environnementale Down to Earth. "Aux alentours de New-Delhi, les citadins utilisent les ressources en eau des paysans. Et les paysans ont à leur tour recours aux maigres ressources en électricité des citadins pour pomper l'eau dans des puits profonds", explique Sunita Narain. En 2005, cinq paysans ont été tués au cours de manifestations, dans le Rajasthan, pour protester contre l'acheminement de l'eau du barrage de Bisalpur vers la ville de Jaipur.

Le gouvernement expérimente la possibilité de recharger artificiellement les nappes phréatiques et commence à peine à contrôler les creusements de puits. Restreindre l'accès à l'eau dans les régions agricoles s'avère difficile à contrôler et risqué politiquement. Le gouvernement central préfère donc étendre le réseau d'irrigation en surface. "Depuis 1990, les gouvernements du centre et des régions ont investi plus de 20 milliards de dollars dans la construction et la réhabilitation de systèmes d'irrigation par canaux, alors que la surface alimentée par cette irrigation a baissé de 3 millions d'hectares", écrit Tushaar Shah.

Le temps presse pour éviter la surexploitation des nappes phréatiques. Alors que l'agriculture consomme 85 % de l'eau douce du pays, la situation pourrait s'aggraver avec l'industrialisation et l'urbanisation de l'Inde. Le commissariat au plan indien prévoit qu'à ce rythme, l'Inde souffrira en 2050 d'un déficit de 320 milliards de mètres cubes d'eau par an.

samedi 7 février 2009

Les rejets de l'industrie pharmaceutique empoisonnent les eaux en Inde

«Il y a dans ces eaux de quoi traiter chaque jour 90 000 personnes avec un puissant antibiotique.» Joakim Larsson, un scientifique suédois et son équipe, ont fait sensation en novembre, lors d’un important colloque aux Etats-Unis. Ses recherches menées en Inde – 4e producteur de médicaments avec 8% du marché mondial et 22% de celui des génériques – ont montré que les hôpitaux et les particuliers ne sont pas partout les principaux vecteurs de pollution médicamenteuse des eaux.  

Dans les faubourgs d’Hyderabad, une métropole de plus de six millions d’habitants, au sud de l’Inde, a grandi un des principaux centres mondiaux de fabrication de médicaments génériques. C’est à Patancheru que sont fabriqués les génériques à destination de l’Asie, de l’Afrique, mais aussi du Brésil ou de Turquie. A la sortie de l’usine de traitement des eaux de ce complexe biotechnologique fort de 90 usines, le chercheur suédois est allé tremper ses éprouvettes pour analyser l’eau « traitée » avant d’être rejetée dans la nature.

Dans une «soupe» riche de 21 principes actifs pharmaceutiques, il a trouvé «des concentrations inédites de l’antibiotique Cirpofloxacin, un million de fois plus élevées que celles retrouvées dans les effluents des usines pharmaceutiques en Europe». Ce cocktail de médicaments se retrouve dans l’eau que les populations tirent de leurs puits pour la boire, dans les rivières où ils pêchent, dans les trous où s’abreuvent leurs troupeaux.

Joakim Larsson a révélé il y a quelques semaines que l’antibiotique mais aussi l’antihistaminique Cetirizine sont présents à haute dose dans les puits de six villages testés. «Nous n’avons pas accès à d’autres sources d’eau, alors nous buvons», témoigne Mme Durgamma, une mère de quatre enfants qui habite en aval de la station de traitement des effluents.

Avec quelles conséquences pour la santé humaine? Joakim Larsson, dont le programme de recherche sur ce thème court jusqu’en 2013, est prudent.

Il est établi que ces pollutions «sont hautement toxiques pour la vie aquatique et particulièrement pour les micro-organismes comme les bactéries», explique-t-il.

Elles ont déjà entraîné une féminisation des populations de poissons, voire des changements de sexe des populations piscicoles. Mais ce qui le préoccupe, ce sont «les risques d’une augmentation de la résistance aux antibiotiques». La santé humaine serait alors affectée.


Selon le Bureau central de contrôle des pollutions en Inde, Patancheru fait partie des 22 sites dont la situation est jugée très critique. L’organisation écologiste Greenpeace y a mené des actions avec des groupes locaux depuis 2005. «Il y a eu quelques mesures prises depuis pour fournir une eau de meilleure qualité aux villageois et informer la population», relève ­Sanjeev, de Greenpeace Inde. Mais, «les eaux qui sortent de la station de traitement sont toujours contaminées». Joakim Larsson estime également qu’«aucun progrès significatif n’a été enregistré dans la manière dont on s’occupe de ces pollutions là-bas».

jeudi 6 novembre 2008

L'eau, pétrole du 21ème siècle

Dans un article consacré à la question de l’eau, le site argentin d'informations en ligne Urgente24.com affirme que l’eau va devenir le « nouveau pétrole du 21ème siècle, tout comme semblent le penser plusieurs économistes, hommes d’affaires, scientifiques et stratèges politiques » qui estiment que ce « nouveau pétrole » pourrait être à l’origine d’une nouvelle guerre.
D’après Witold Henisz - professeur de gestion à l’Université de Wharton aux Etats-Unis -, « le prix de l’eau va augmenter fortement et les rivalités entre pays pour l’accès à l’eau vont s’accentuer. » Cet article affirme également qu’« 1,5 million de personnes pourraient être sauvées chaque année si elles avaient accès à une eau potable et saine. » De plus, le fait qu’en 2050 « nous serons 9 milliards d’habitants sur la Terre » amplifierait l’idée selon laquelle l’« eau est une substance chère qui sera à l’origine de nombreux conflits. » Les faits n'ont pas tardé à lui donner raison puisque le 14 octobre dernier, le président pakistanais, Asif Zardari, a prévenu que « toute action de son voisin indien qui viserait à bloquer l’approvisionnement en eau du fleuve Chenab vers le Pakistan détériorerait les relations bilatérales » entre les deux pays.
Consciente de ces enjeux, la Fondation Jacques Chirac organise à Paris le jeudi 13 novembre une conférence sur l’eau, en partenariat avec l’UNESCO et l’AFD : « L’Eau pour la Paix - la Paix pour l’Eau ». Par ses travaux, la conférence contribuera à la préparation du Cinquième Forum Mondial de l’Eau. Trois objectifs ont été définis. Il s’agira :
1. d’encourager l’application et l’adoption des instruments juridiques internationaux et régionaux favorisant la coopération
2. de participer, par des recommandations, au processus politique du Forum d’Istanbul
3. d’alerter le public sur les tensions, politiques ou armées, liées à l’eau, et sur l’accès à l’eau dans les Etats fragiles ou situation de conflit

samedi 18 octobre 2008

Pénurie d'eau en Inde

Malgré les précipitations abondantes reçues au cours de la saison de la mousson qui s’achève, « les puits et les sources d’eau de la ceinture minière de la ville de Goa sont à sec » ce qui fait craindre à la population d’être confrontée à la première pénurie d’eau de la région.

L’activité minière de la ville de Sirgao est considérée comme la première responsable de cette situation alors que le gouvernement de Goa est accusé « d’être sourd et aveugle face au problème du manque » ce qui devrait conduire à la « mort de la ville » selon les habitants.
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