jeudi 9 décembre 2010
Etats-Unis : les rivières s’assèchent
vendredi 11 juin 2010
Les élevages industriels aux Etats-Unis à l’origine d’une pollution chronique des eaux…
lundi 12 avril 2010
L’eau, problème de sécurité nationale pour Hilary Clinton
jeudi 10 décembre 2009
Le Texas a soif
dimanche 17 mai 2009
Les Etats-Unis doivent investir massivement dans leurs infrastructures d’eau
Des niveaux élevés de plomb (Pb), élément chimique particulièrement dangereux pour le développement mental des enfants, ont été mesurés récemment dans l'eau du robinet à Washington.
Erik Olson, directeur des programmes sur l'eau potable du Natural Resources Defense Council/NRDC, groupe de défense de l'environnement précise que ''la crise de Washington est un reflet de la situation dans l'ensemble du pays''. Il précise qu'il existe des problèmes dans d'autres grandes métropoles, en raison, au-delà du plomb, du réseau de distribution constitué de conduites en fer anciennes et dans lesquelles se développent des bactéries.
Appuyant les propos d’E. Olson, des estimations officieuses du Centre fédéral de contrôle des maladies infectieuses d'Atlanta indiquent que l'eau consommée serait responsable d'au moins 900.000 cas d'intoxication d'origine bactérienne plus ou moins graves. Ainsi, le pire cas en 30 ans d'intoxication collective par l'eau s'était produit en 1993 à Milwaukee où 400.000 personnes sont tombées malades, dont une centaine sont décédées.
Erik Olson met également en cause les systèmes trop anciens de filtrage avec du sable qui ne permettent pas d'éliminer les pesticides et autres polluants industriels actuels. Il dénonce ainsi des technologies de traitement de l'eau datant de la Première Guerre mondiale encore utilisées dans 90% des grandes villes américaines alors qu'en Europe la purification est assurés par des systèmes utilisant des ultraviolets (UV) et des membranes capables de retenir les bactéries.
Benjamin Grumbles, responsable de la division eau potable de l'Environnemental Protection Agency (EPA) prévoit que la modernisation des infrastructures, destinée à assurer la qualité de l'eau tout en faisant face à l'augmentation de la démographie (325 millions prévus en 2020 contre 290 aujourd'hui), nécessite d'urgence des investissements importants sous peine de se retrouver face à un gouffre financier d'au moins 222 milliards de dollars au cours des vingt prochaines années.
Alors que la solution simple de financement pourrait résider dans l'augmentation du prix de l'eau qui reste très faible aux Etats-Unis comparativement à l'Europe, Jim Elder, un ancien responsable de l'EPA, rappelle que les Américains sont très réticents à payer davantage pour leur eau dont ils font une consommation par trop abondante (environ deux fois plus que dans les autres pays industrialisés, la consommation d'eau moyenne par an d'un foyer américain étant de 400 m3 alors qu'elle est de 150m3 en France) . Craignant le mécontentement de leurs administrés, il précise que les maires des municipalités craignent d'augmenter la facture pour financier une meilleure purification sous peine d'être sanctionnés aux élections.
Selon l’Agence de protection de l’environnement (EPA), le réseau national d’eau présenterait 240.000 fissures qui occasionnent le gaspillage de l’eau potable et causent un danger pour les citoyens. Le plan d’investissement national de 2 milliards de dollars de l’administration Obama pour améliorer les infrastructures hydriques est jugé « insuffisant. »
mardi 28 avril 2009
L’eau des Etats-Unis sous la pression des biocarburants

Faisant l'objet d'importantes subventions de la part de l'état fédéral, la filière biocarburant (1ère génération) a été encouragée par les instances gouvernementales américaines afin de diversifier les sources d'énergies et de diminuer la dépendance énergétique vis-à-vis des pays exportateurs d'énergies fossiles. Leader sur la scène internationale dans la production de biocarburants, les Etats-Unis espèrent atteindre le seuil des 57 milliards de litres de bioéthanol d'ici 2015. Cette production croissante d'énergie d'origine biomasse soulève cependant un certain nombre de problématiques, résultant notamment de l'impact environnemental d'une telle industrie.
En effet, selon une étude publiée en février 2009 par le journal "Environmental Science and Technology", la production de bioéthanol consommerait trois fois plus d'eau que ce qui avait été initialement estimé.
D'après l'EPA (Environmental Protection Agency), plus de 95% des biocarburants américains sont produits à partir de grains de maïs. Si les études antérieures estimaient la consommation de 263 à 784 litres d'eau pour la production d'un litre de bioéthanol à partir du maïs, les chercheurs Y. Chiu, B. Walseth et S. Suh du département "Bioproducts and Biosystems Engineering" de l'université du Minnesota, ont mis en évidence qu'il s'agirait en réalité d'une consommation variant pour les différents états de 5 (Ohio) à 2 138 (Californie) litres d'eau pour chaque litre d'éthanol. Se basant sur des données récoltées en 2007 pour 41 états, la quantité d'eau totale nécessaire à la production de bioéthanol aux Etats-Unis s'élèverait ainsi à 3 260 milliards de litres. La consommation d'eau aurait alors augmenté de 246% entre 2005 et 2008 (passant de 1 900 à 6 100 milliards de litres) pour une hausse de la production de bioéthanol de 133% (passant de 15 à 34 milliards de litres sur la même période).
Cette étude met, comme on l'a dit, en évidence une disparité régionale importante, 12 états du Midwest consommant moins de 100 litres d'eau par litre d'éthanol produit. Cette disparité est principalement le résultat de pratiques agricoles différentes (absence d'irrigation, drainage des cultures...). Toutefois, la majorité des états enregistre une consommation d'eau élevée, celle-ci pouvant avoir des répercussions régionales sur la gestion de l'eau et le rechargement des aquifères. A titre d'exemple, les états recouvrant la nappe souterraine d'Ogalla, puisaient 68% de leur consommation en eau pour la production d'éthanol en 2007. Selon les données de l' "U.S. Geologigal Survey", cette exploitation forcenée de l'aquifère serait à l'origine de 18% de la réduction de la taille de cette nappe souterraine.
L'étude confirme ainsi les résultats des recherches du "National Research Council", publiés en 2006 et soulevant la question de l'impact environnementale d'une production à grande échelle de biocarburants à base de maïs. Par ailleurs, ces récents travaux soulignent aussi l'importance de tenir compte des disparités régionales en privilégiant l'implantation de bio-raffineries près de sites ne nécessitant pas d'irrigation intensive et n'utilisant qu'en apport mineur les réserves d'eau souterraines. En effet, sachant que 36 états connaîtront dans le court terme des pénuries en eau de plus ou moins grande échelle (données de l' Office Fédéral "U.S. General Accounting"), l'expansion d'une telle industrie ne pourra qu'aggraver l'épuisement des réserves souterraines.
samedi 8 novembre 2008
Caféine et arsenic dans l'eau en bouteille, produits pharmaceutiques dans l'eau du robinet
De nombreux medias sont revenus sur la publication le 15 octobre dernier d’un rapport sur la qualité de l’eau en bouteille par le Environnemental Working Group (EWG) - groupe de recherche américain à but non lucratif-. Selon les conclusions du rapport, chacune des dix eaux en bouteille testées contient en moyenne huit produits chimiques tels que la caféine, du nitrate ou de l’arsenic. Par opposition, l’Association internationale de l’eau en bouteille (IBWA) prétend que les tests n’ont démontré aucune présence de produits chimiques interdits mais n’a pas été en mesure de produire des preuves.
EWG avance que l’eau contenue dans des bouteilles produites par les supermarchés Wal Mart ne présente aucune différence chimique avec l’eau du robinet. Cette organisation ne cherche pas à démontrer que l’eau en bouteille est de moins bonne qualité que l’eau du robinet mais qu’elle n’est peut-être pas meilleure. Le groupe environnemental a adressé une notification avec l'intention de poursuivre Wal-Mart. Selon Tony Winnicker - porte-parole de la Commission de services collectifs publics – « l'étude apporte davantage d'évidences que le mythe est souvent un mensonge. »
Parallèlement, le L.A. Times consacre un article au débat entre l’eau en bouteille et l’eau du robinet et plus particulièrement concernant leur sûreté. L’eau du robinet semblerait l’emporter.
Le quotidien revient notamment sur la dernière enquête de The Associated Press, qui, peu avant le rapport de l'EWG, révélait pour sa part la présence de traces de produits pharmaceutiques dans l’eau du robinet. Les opposants à l’eau en bouteille rappellent en réponse que l’industrie de l’eau en bouteille puise dans les mêmes sources que l’eau municipale et est donc sujette elle aussi à cette contamination. Ils ajoutent que tandis que les réseaux publics d’eau sont régulièrement examinés parfois plusieurs fois par jour, l’administration alimentaire et pharmaceutique (FDA) n’exige de la part des compagnies d’eau en bouteille de déterminer le taux de contamination seulement qu’« une fois par semaine, une fois par an, voire une fois tous les quatre ans. »
Ces batailles d'experts ont bien entendu leurs déclinaisons locales ainsi en Floride, le département Eau et Eaux usées du Comté de Miami-Dade (Miami-Dade Water and Sewer Department (WASD)) a diffusé pendant 5 semaines des films publicitaires afin de promouvoir l'eau du robinet, déclarée comme « peu coûteuse, plus pure et plus sûre que l'eau en bouteille. » Cette campagne a provoqué la réaction de Nestlé, qui menace de poursuivre Miami-Dade en justice pour « publicité mensongère. » Selon Jim McClellan - porte-parole de Nestlé - : « c'est une attaque sur l'intégrité de la compagnie et sur le produit que nous fabriquons et cela est fait d'une manière flagrante et erronée. » John Renfrow - directeur du Miami-Dade Water and Sewer Department - a défendu le droit du comté de valoriser son eau du robinet : « fondamentalement, le message est que notre eau est très bonne. » Wenonah Hauter - présidente de Food & Water Watch18 - a considéré l’attitude de Nestlé comme « honteuse et outrageuse » car elle essaie « d’effrayer ses concurrents » et invite les internautes à signer une pétition contre la compagnie.
L'ampleur de ce combat eau en bouteille / eau du robinet est telle que le paysage économique de l'eau commence à se redessiner – non sans retombées sociales : selon le New York Times, PepsiCo, propriétaire de la marque d’eau en bouteille Aquafina a décidé de licencié 3.300 personnes et de fermer six de ses usines de mise en bouteille du fait de la baisse des ventes d’eau en bouteille. Parallèlement, au cours des six premiers mois de l’année, les ventes nationales de filtres à eau ont augmentées de 16%.
jeudi 16 octobre 2008
Etats-Unis : 50 milliards pour la distribution d'eau

Selon Alternet.org, l’Etat de New-York envisage de « dépenser 50 milliards de dollars dans les 20 prochaines années » pour rénover ses infrastructures de distribution d’eau et atteindre les objectifs fédéraux.
Pour ce faire, l’Etat compte s’appuyer sur les études réalisées par le Conseil de l’eau propre qu’il a créé en août dernier. Le site estime que la « réduction de 70% des aides fédérales dans le domaine de l’eau au cours des deux dernières décennies est à l’origine du mauvais état du réseau de distribution d’eau de l’Etat » et donc de la lourdeur des investissements futurs à réaliser. Selon Alternet.org, l’Etat de New-York envisage de « dépenser 50 milliards de dollars dans les 20 prochaines années » pour rénover ses infrastructures de distribution d’eau et atteindre les objectifs fédéraux.
Pour ce faire, l’Etat compte s’appuyer sur les études réalisées par le Conseil de l’eau propre qu’il a créé en août dernier. Le site estime que la « réduction de 70% des aides fédérales dans le domaine de l’eau au cours des deux dernières décennies est à l’origine du mauvais état du réseau de distribution d’eau de l’Etat » et donc de la lourdeur des investissements futurs à réaliser.
(Ci-dessus, cascades artificielles érigées sur différents points de l’East River, près de Manhattan)
dimanche 7 septembre 2008
Etude internationale sur le prix de l'eau
Les Français sont eux facturés 1,99$ par m3 et les américains 0,74$par m3. Il eut été intéressant de recouper ces résultats avec les différentes options de politiques de gestion de l'eau, des indicateurs de performance, etc.
Car si l'idée répandue, mais jamais, à notre connaissance, scientifiquement attestée, veut que la municipalisation de l'eau signifie un prix plus bas, il faut s'intéresser à cette remarque d'un internaute américain, qui conteste l’article publié par la journaliste Erica Gies le 12 août dernier, dans lequel elle affirmait que la privatisation de l’eau dans certaines villes avait détérioré la situation et amené à une augmentation du prix, ce qui expliquerait que de plus en plus de villes annulaient leurs contrats avec les compagnies.
Il réplique en retour que la journaliste a « confondu la privatisation et les partenariats public-privé » et que les villes qu’elle cite sont sous ce dernier type de contrat, et proportionnellement en forte augmentation, donc quoi qu'il en soit « propriétaires de leurs systèmes de l’eau. » Il en conclut que ces communes sont « elles-seules responsables de l’augmentation des taxes. »
D'où les deux questions suivantes : d'une part, est-il pertinent d'utiliser ces études comparatives de prix pour les communiquer au grand public dans la mesure où elles ne prennent pas en compte les modes de financement du traitement de l'eau (et notamment les subventions, comme c'est le cas en Espagne par exemple)? D'autre part, si les partenariats publics-privés explosent dans le pays où l'eau est la moins chère, faut-il cristalliser la discussion sur le mode de gestion de l'eau à adopter plutôt que sur celle de juste prix ?
lundi 4 août 2008
L'eau en bouteille toujours dans la ligne de mire
Dernière instituion à s'être prononcée sur la question, l'un des conservatoires de Pittsburg (le Phipps Conservatory and Botanical Gardens) a tout simplement interdit la vente d'eau embouteillée sur l'ensemble de ses sites. Des coupes biodégradables à base de maïs sont rpoposées aux visiteurs en lieu et place des bouteilles en plastique.
Ces nombreuses intitatives locales s'inscrivent dans un mouvement de plus vaste ampleur, initié par ces mouvements environementalistes américains, qui défendent l'utilisation de l'eau du robinet car celle-ci évite les couts de transports et les émissions de carbones correspondantes, ainsi que l'utilisation de bouteilles en plastique produites à base de pétrole.