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mercredi 2 juin 2010

L’eau, la grande oubliée

Suite à la conférence de Copenhague sur le climat l’année dernière, les chercheurs et les défenseurs de l'eau ont tenu une réunion spéciale. En effet, les problèmes d'eau ont été absents du projet de texte de négociation, ce qu’ils considèrent comme une erreur majeure, compte tenu de la quantité d'énergie qui est utilisée pour collecter, traiter, distribuer et utiliser cette ressource.
Aucune étude n’a été menée pour calculer exactement la quantité d’énergie consommée pour l’eau, mais un rapport de 2005 publié par la politique énergétique de l'état de Californie a montré que la consommation annuelle d'énergie liées à l'eau dans l'État représentaient 19 % de la consommation d'électricité, 32 % la consommation de gaz naturel, et 333 millions de litres de carburant. River Network, une organisation américaine qui prône la conservation de l'eau, a extrapolé ces données à l'échelle nationale et il en ressort que les Etats-Unis consacreraient 13 % de leur consommation d'électricité pour l'eau !
Sattenspiel Bevan Griffiths, coordinateur de projet avec le réseau, s’appuie sur cette estimation : «la réduction de la consommation d'eau permet non seulement une réduction énergétique et donc des émissions de gaz à effet de serre, mais c'est aussi un moyen clé pour s'adapter aux changements climatiques parce que la plupart des effets de ce réchauffement se manifestera à travers nos ressources en eau ».

Source : NYTimes

mardi 27 avril 2010

Une tasse à café coûte 160 litres d’eau

L ‘eau, c'est la vie. Malheureusement, ses ressources sont limitées et la pénurie croissante et la pollution de l'eau appartiennent déjà aux problèmes mondiaux de l'humanité.
‘L’eau, source de conflit potentiel’ est le sujet actuel de réflexion du Professeur John Pinnekamp, directeur de l'Institut de génie de l'environnement d’Aix la Chapelle.
"Il ya beaucoup d'eau sur la Terre, mais seule une petite proportion est disponible" a-t-il déclaré. Environ 97% des ressources en eau se trouve dans la mer, et seulement 2,5 % est de l'eau douce. Parmi ces 2,5%, 70% sont dans les nappes souterraines et dans des glaciers. Seulement 0,4 % est en surface dont seulement 1,6 % dans les fleuves et les rivières.
Le Dr Pinnekamp observe que, bien qu'il soit possible d’utiliser l’eau salée, la dépense énergétique pour la rendre potable reste assez élevée. Les prévisions en termes de croissance estiment que la population mondiale, en 2050, sera d’environ 9 milliards d'habitants. Le problème de la pénurie d'eau risque donc de s'aggraver de façon spectaculaire.
Ce qui va être crucial n'est pas tant la consommation d'eau potable, même si elle reste primordiale, mais l’accès à l’eau à usage agricole. «L'irrigation des terres agricoles représente 70 % des besoins en eau », a déclaré Pinnekamp. Bien que la superficie mondiale de culture agricole va demeurer sensiblement la même, mais l’irrigation va augmenter de plus en plus en lien avec l’intensification des cultures intensives.
De plus, le partage de l’eau est très inégal. Les personnes dans les pays d'Afrique ne consomment que 5 litres par jour quand la moyenne d’un résident américain se situe aux environs de 300 litres. Sans compter que la quantité, la qualité et l’accessibilité à l’eau dans les pays du tiers monde est un problème majeur.
L’OMS estime à 1,7 millions par an les décès dus à l'eau insalubre et les objectifs du millénaire pour 2015 concernant l’accès et l’assainissement de l’eau ne seront vraisemblablement pas atteints.
A côté de cela, une quantité inimaginable d’eau est consommée dans la fabrication de produits, qui n’ont pas de rapport direct avec l’eau. C’est ainsi qu’une tasse de café demande environ 160 litres, une paire de chaussures, 8000 litres, et un camion : 450.000 litres.
La rareté d’une telle ressource apporte naturellement une potentialité de conflit. Comme l’explique le professeur Pinnekamp : « D’autant plus lorsque un fleuve traverse plusieurs pays, comme par exemple le Jourdain qui a, dans la région, une grande signification dans les relations entre palestiniens et israëliens. ». On retrouve une situation similaire avec le fleuve Mékong qui est vital pour le peuple de Chine, du Laos, de Myanmar, de Thaïlande, du Cambodge et du Vietnam.
Pinnekamp voit néanmoins une lueur d’espoir : « Les conflits pour l’eau ont rarement fait l’objet d’interventions militaires. Il semble que jusqu'à présent, du moins, il existe un seuil pour résoudre les conflits. La priorité est donc désormais de favoriser les accords pour la paix», a conclu le Professeur Pinnekamp.
Source : Az-web

vendredi 18 septembre 2009

L'Australie promeut un projet innovant pour économiser et recycler l'eau

Un projet qui démontre qu’il est possible de prendre des initiatives novatrices en matière d'économie d'énergie et d’eau recevra 1,29 million de dollars du gouvernement Australien.
Le ministre du Changement climatique et de l'eau, Penny Wong et le ministre de l'Environnement, Peter Garrett, ont annoncé que le « Wide Bay Water Corporation » recevra un financement de 1,29 million de dollars pour leur projet d'île. « Ce projet, basé sur l’île de Heron, met en avant que les infrastructures sur une île peuvent aussi émettre des gaz à effet de serre au même titre qu’un centre urbain », a déclaré la sénatrice Penny Wong.
« Ce projet mettra en évidence l'avantage qu’il y a à économiser l’énergie et l'eau sur ce site unique de la Grande Barrière de Corail qui est inscrite à la liste du patrimoine mondial. Des projets phare comme celui-ci devraient être de plus en plus fréquents pour nous aider dans notre lutte contre les effets du changement climatique. »
Le projet vise à réduire l'impact sur l’environnement des trois locataires actuels de l’île d’Heron, à savoir un village de vacances, l'Université de la station de recherche du Queensland et le poste de garde forestier du parc du Queensland.
Le ministre de l'Environnement, Peter Garrett, a déclaré que plusieurs technologies innovantes seraient utilisées pour chacun des sites, y compris la technologie de dessalement de l’eau de mer, ce qui permettra de réduire de 60% la puissance consommée sur l'île pour la production d'eau.
« Une modernisation des installations existantes pour l’eau permettra d'économiser jusqu'à 5.000 kilolitres d'eau par an », a ajouté le ministre de l'Environnement, Peter Garrett.
Ce projet qui concerne l’île de Heron est l'un des 13 projets soutenus par le gouvernement australien, une initiative destinée à préparer l'Australie à se tourner vers un avenir où l'eau sera de moins en moins présente et pour encourager les communautés locales à mieux gérer leur ressource en eau et en énergie.

Pour en savoir plus sur le recyclage des eaux

mercredi 2 septembre 2009

L'eau, première préoccupation écologique mondiale

Partout dans le monde, la conservation de l’eau constitue la plus grande préoccupation des citoyens, bien avant la pollution de l’air, les changements climatiques, l’appauvrissement des ressources naturelles ou la disparition des habitats.
Interrogés dans le cadre d’un sondage mené dans 15 pays, des personnes du monde entier ont affiché leur inquiétude quant à l’avenir de l’eau.
Pour 93% des gens, la pollution de l’eau constitue un problème très grave, suivi de la pénurie pour 91 % des répondants.
«Ce sondage montre que, partout dans le monde, les préoccupations liées à l’eau atteignent un niveau critique dans la conscience publique», déclare J. Carl Ganter, directeur de Circle of Blue, l’un des commanditaires du sondage.
Le sondage a également posé des questions ciblées à 500 personnes dans sept pays spécifiques: Canada, Chine, Inde, Mexique, Russie, Royaume-Uni, États-Unis.
L’ensemble des répondants considèrent que leur gouvernement est responsable de la préservation de l’eau.
Au moins 78% des répondants estiment que l’aide des entreprises est essentielle pour résoudre les problèmes liés à l’eau. Ils précisent même que la durabilité de l’eau dans le monde pourrait dépendre de leur implication.
Quant aux gestes personnels à poser pour préserver l’eau, plus des 3/4 des gens interrogés reconnaissent ne pas être suffisamment informés.
«D’un endroit à l’autre, les angles de perception peuvent varier, mais les préoccupations quant aux enjeux liées à l’eau revêtent un caractère urgent, et ce, presque partout», analyse Chris Coulter, le vice-président de l’autre commanditaire, GlobeScan.

lundi 22 juin 2009

Italie - Publication du Blue Book 2009

En Italie, le « Blue Book 2009 » a récemment proposé une «radiographie de la consommation de l’eau par les familles italiennes et du service hydrique intégré». Il a été présenté lors de la conférence internationale de l’Association Internationale de l’Eau (IWA) dans le cadre du séminaire H2Objectif 2000.

Selon ce rapport, publié par l’Institut de recherche Utilitatis en collaboration avec l’Association nationale des autorités et organismes de l’environnement (Anea), en 2008, l’Italie fait partie des pays où le prix de l’eau et des services hydriques est le moins élevé.

En revanche, il existe une forte diversité entre les villes : les « tarifs de l’eau les plus élevés sont à Agrigente, en Sicile - 200 m3 d’eau pour 440 euros par an et les plus bas à Milan - 103 euros par an. » Le rapport compare également les prix du m3 d’eau dans des grandes métropoles mondiales, telles que Buenos Aires, Hong Kong, Miami, Berlin, Zurich, Paris, Bruxelles, Helsinki.

Enfin, pour faire face aux besoins, l'investissement au cours des 30 prochaines années devrait être de 2,02 milliards de dollars par année.

En effet, selon le rapport, « 15% des Italiens ne sont pas raccordés au réseau de canalisation et que 30% manquent de services d’assainissement. » Les participants ont donc qualifié cette situation d’« urgente » et « nécessitant des investissements privés immédiats. »

mercredi 3 décembre 2008

L’empreinte de l’eau devient une norme scientifique

L’Unesco a annoncé « la création d’un réseau sur l’empreinte sur l’eau qui aura pour objectif de définir dans ce domaine des normes économiques universellement reconnues. »
Le professeur Arjen Hoekstra – nommé directeur scientifique de ce réseau - explique que « l’intérêt pour l’empreinte sur l’eau signifie la reconnaissance du fait que l'impact humain sur les systèmes d’eau douce dépendent en fin de compte de la consommation humaine. Des problématiques telles que les pénuries d’eau et la pollution peuvent mieux être comprises et résolues si l’on considère la production et les chaînes d’approvisionnement en général.»

mardi 2 décembre 2008

L’eau plus précieuse que le pétrole ?


Lors d’une récente réunion à Dubai, Horst Enzelmüller - directeur de Techem AG, fournisseur de services de mesure de consommation d’énergie - s’est dit « convaincu que le coût de l’eau dans la région du Golfe Persique dépassera celui du pétrole dans les années à venir. »
« Alors que l’eau est une ressource non renouvelable de plus en plus rare, une grande partie des populations occidentales la consomment sans limite du fait d’une tarification de la ressource qui ne reflète pas sa vraie valeur. » M. Enzelmüller a expliqué qu’une des manières les plus efficaces d’économiser de l’énergie et de l’eau est d’utiliser des systèmes de mesure de consommation individuelle (c-à-d des compteurs)
Si le diagnostic tarifaire proposé pointe incontestablement une problématique essentielle, à savoir la juste tarification d’un bien précieux que des organisations motivés par des idéologies politiques improbables présentent de manière irresponsable comme gratuit, on peut toutefois nuancer le propos de M. Enzelmüller par le fait que la quantité d’eau présente sur notre planète reste constante. En effet, l’eau à la grande différence des ressources énergétiques telles que le gaz et le pétrole est une ressource sans cesse renouvelable.

jeudi 2 octobre 2008

Le Yemen, premier pays arabe sans eau

Le UAE Daily News rapporte que selon des experts le Yémen pourrait être le « premier pays arabe à épuiser ses ressources souterraines en eau. » Afin de sensibiliser la population aux enjeux de la consommation d’eau, le gouvernement a lancé la « première campagne nationale de conservation d’eau du Moyen Orient » en utilisant notamment une mascotte appelée Rowyan, terme qui signifie « J’ai eu assez d’eau. »

mardi 30 septembre 2008

L'eau à l'horizon 2025

En août, l’association des entreprises pour l’environnement a publié un rapport proposant une vision de l’état de la question de l’eau à l’horizon 2025. Ce rapport est une mine de données et graphiques, cartes, etc., tant pour l’état des ressources que pour leurs utilisations ou leur répartition.

A l’horizon 2025, la croissance démographique (8 milliards d’êtres humains), l’augmentation du niveau de vie et donc de la consommation domestique, le développement des activités industrielles, l’urbanisation feront peser sur la ressource une pression inédite. La grande inconnue est liée au changement climatique, qui pourrait affecter les ressources de centaines de millions d’individus : de sorte qu’un tiers de la population mondiale pourrait se trouver en état de stress hydrique, avec les impacts en termes de santé publique que cela emporte (selon l’OMS, 80% des maladies dans le monde sont dues à une eau impropre ou à de mauvaises conditions sanitaires) et avec les tensions géopolitiques dont le Moyen-Orient frémit déjà comme l’illustre les accusations d’une partie de la population palestinienne qui reproche au gouvernement israélien d’exploiter les ressources en eau de la Cisjordanie pour satisfaire les besoins de ses citoyens, de bloquer les voies de communications par des barrages et d’empêcher la distribution d’eau des camions citerne.



Il est certain que pour répondre à la demande, les modes conventionnels d’exploitation et de stockage de la ressource ne seront pas suffisants, outre qu’ils génèrent des impacts environnementaux lourds, comme l’exemple du barrage des Trois Gorges en Chine l’a manifesté au grand public. Il est donc indispensable d’une part de développer les technologies de dessalement, de récupération et de recyclage dont nous parlons régulièrement, d’autre part d’assurer le transfert de ces technologies vers les pays les plus affectés par les pénuries à venir, et enfin d’optimiser l’utilisation de l’eau du niveau agricole (70% de la demande) au niveau industriel (22%), et également domestique (8%).


Ce dernier volet sera celui qui touchera le plus violemment notre vie quotidienne. On en prend la mesure par les récentes déclarations du Commissaire Européen à l’Environnement, Stavros Dimas, qui a prononcé un discours le 9 septembre dernier à l’Exposition Internationale de Saragosse annonçant que l’Union européenne compte demander aux « Etats membres de donner à l’eau un prix à sa juste valeur. » afin de « faire prendre conscience aux populations de l’importance de l’eau et à diminuer leur consommation » au moment où l’Europe est de « plus en plus touchée par le réchauffement climatique et par les pénuries d’eau », en particulier sur le pourtour méditerranéen mais aussi en Allemagne et au Royaume Uni. Le Ministre a précisé que les « gros consommateurs que sont l’agriculture et l’industrie paieront la part de l’eau qu’elles utilisent », mais que l’UE ambitionne en outre de « baisser la consommation d’eau moyenne par jour par habitant de 300 litres à 80 litres. »

lundi 8 septembre 2008

Pragmatisme anglais


Et si la solution à la raréfaction de l'eau passait d'abord par des solutions de bons sens ? En Angleterre, le groupe Thames Water - qui distribue l’eau à près de 13 millions d’habitants autour de Londres - a annoncé son intention d’augmenter ses tarifs de 3% au-dessus de l’inflation entre 2010 et 2015. Thames Water justifie cette augmentation à venir de ses tarifs par la mise en place d'un vaste programme d'investissements de près de 6,3 milliards de livres. Il s'agira notamment de construire un réservoir d'eau de plus de 10 km² permettant d'alimenter en eau toute la région d'Oxfordshire. Mais par ailleurs, dans l'optique d'inciter les consommateurs à réduire leur consommation d'eau, la compagnie britannique adopte une stratégie dont on aimerait qu'elle soit généralisée outre-manche : Thames Water va en effet procéder à l'installation d'un million de compteurs chez les particuliers afin de pouvoir facturer la consommation réelle des foyers équipés.

Il est évident que la hausse du prix de l'eau, si vertueuse soit-elle d'un point de vue macro-économique pour éduquer les consommateurs, n'aura d'effet sur la consommation que si le consommateur est le payeur. Pourtant, en France, cette conclusion a été contestée par une étude réalisée en avril 2008 par Bernard Barraqué , chercheur au CNRS, à la demande de la mairie de Paris. En effet, selon cette étude, la pose de compteurs d’eau individuels dans les immeubles collectifs est une solution onéreuse qui n’entraîne pas de diminution des consommations.

Une étude du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Credoc) de 2005 évoquait déjà les obstacles à la généralisation de ce mode de tarification, par exemple la modification de la «répartition des responsabilités dans le recouvrement des factures d’eau, entre gestionnaires de l’habitat, syndicats des eaux et distributeurs d’eau». Mais selon Bernard Barraqué, les bailleurs sociaux étaient séduits par ce système, pensant que les impayés seraient désormais gérés par les compagnies d’eau. Le chercheur a donc mené des comparaisons avant/après la pose de compteurs individuels chez des personnes vivant en immeuble.

A Paris, la consommation de trois immeubles étudiés n’a pas diminué. A Toulon, les consommations d’un HLM de 51 logements n’ont pas baissé significativement. Le montant des factures a progressé de 30% avant et après la pose de compteurs individuels et le pourcentage d’impayés s’est avéré très élevé, les abonnements étant considérés comme trop chers par certains abonnés.

Bien que les contextes soient chaque fois différents, l’étude souligne qu’à l’étranger, des changements tarifaires se sont souvent soldés par des échecs. Selon Bernard Barraqué, en Flandres belges, une tarification par blocs croissants (volume initial gratuit de 15 m3/personne/an) a eu des «effets nettement régressifs» car les ménages les plus riches sont dans cette zone géographique ceux qui ont le plus d’enfants. Ils sont donc avantagés par rapport aux catégories sociales fragiles.

Finalement, le chercheur estime que l’aide sociale liée aux services d’eau, qui ne peut être introduite dans le cas d’un comptage collectif, doit être apportée en France dans le cadre d’une aide générale non spécifique à l’eau (diminution de loyer, augmentation des aides au logement…).


mardi 19 août 2008

L’eau en bouteille de plus en plus en difficulté

Des statistiques britanniques et françaises montrent que les consommateurs semblent de plus en plus privilégier l’eau du robinet à l’eau en bouteille.

Ainsi, selon une étude du magazine britannique Which ?, un quart des personnes interrogées aurait déclaré avoir une moindre consommation d’eau en bouteille que l’année passée et 84% pensent que l’eau du robinet est plus écologique. L’étude affirme aussi que les ventes de bouteilles d’eau ont chuté de 9%, chiffre contesté par l’Association de Boisson Britannique, déclarant que les consommations ont en fait augmenté depuis l’année dernière.

De même, la France, « une des capitales mondiale de l’eau en bouteille, maison des leaders Evian, Volvic et Vittel », se détournerait de la consommation de l’eau en bouteille en faveur de l’eau du robinet, « moins chère et plus respectueuse de l’environnement. » Selon The Guardian, les ventes en supermarché d’eau en bouteille auraient chuté de 6,7% en 2007 et « plus des deux tiers des Français déclarent consommer régulièrement l’eau du robinet alors qu’ils étaient 59% il y a cinq ans. » Le quotidien estime aussi qu’un produit a véritablement impacté dans le changement de comportement des Français : « la machine qui transforme l’eau du robinet en eau pétillante » : selon lui, elle « provoque une sorte de renaissance dans le pays. » Il ne s’agit pas de la première étude qui révèle ce déclin, puisque nous en avions déjà parlé il y a quelques mois ici.

D’où vient ce déclin relatif de l’eau en bouteille ?

Un documentaire a été diffusé sur la chaîne France 5, le 29 juillet dernier, intitulé« De l’Or en Bouteille », réalisé par Laurence Jourdan qui analyse le « succès croissant » de cette industrie dans le monde. La journaliste s’est intéressée à définir la raison pour laquelle la bouteille d’eau suscitait un tel engouement. « Il en ressort que le primat de l'eau en bouteille repose sur la méfiance des consommateurs vis-à-vis de l'eau du robinet. Une peur qui viendrait essentiellement d'un manque d'information face aux lourdes campagnes de publicités des marchands d'eau en bouteille de toutes sortes. »

Or, de plus en plus de sites internet et blogs diffusent des informations relatives à l’eau, qui effectivement viennent remettre en cause l’eau en bouteille. Par exemple, le blog Kiria nous rappelle les chiffres suivants, en faveur de l’eau du robinet :

L'eau du robinet est l'aliment le plus surveillé en France par les autorités sanitaires ;

C'est un geste écologique : 140 litres d’eau en bouteille sont consommés par an et par habitant et seules 4 bouteilles sur 10 sont triées ;

C'est économique : L’eau en bouteille est 100 à 200 fois plus chère que l’eau du robinet. Nous payons l’emballage, le traitement, le transport et la publicité de l’eau en bouteille alors que l’eau du robinet est livrée à domicile. Pour 2 l/jour eau du robinet = 1 à 3 €/an ; eau de source = 120 à 140 €/an ; eau minérale= 340 à 360 €/an ;

Nous consommons en moyenne 120 litres d’eau potable par jour, dont 3 à 5 litres pour notre alimentation.



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