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vendredi 18 juin 2010

Création de la plus grande réserve marine dans l’océan indien

Les îles Chagos appartenant au territoire britannique viennent de recevoir le statut de réserve marine. Cet archipel de plus de 50 îles de l’Océan Indien est grand comme l’hexagone et devient ainsi la réserve la plus étendue du globe. C’est David Miliband, ministre des affaires étrangères britannique qui a rendu publique cette décision qui a été prise après une grande consultation publique.

Ce choix devrait permettre la protection de nombreuses espèces. Le Pew Environment Group travaillait depuis longtemps à faire reconnaître la très grande biodiversité de ce territoire. Les îles Chagos sont en effet le territoire des tortues de mer, dont on sait que la survie est menacée, ainsi que d’innombrables espèces d’oiseaux (on en compterait plus de 175 000).
« Les eaux entourant les îles sont parmi les plus pures du monde et abritent la plus grande structure corallienne du monde, avec 220 espèces de coraux et plus de 1.000 espèces de poissons dans ses fonds marins atteignant les 6.000 mètres. On recense pas moins de 76 espèces sur la liste rouge de l’Union Mondiale pour la Nature vivant dans les eaux de l’archipel des Chagos ».

Dans ce nouveau contexte, l’archipel devrait également devenir le lieu d’observations et de recherches scientifiques sur les sujets brulants actuels tels la montée du niveau de la mer, le changement climatique, l’acidification des océans…

Source : écho-nature

lundi 7 juin 2010

Londres inaugure sa première usine de dessalement

La première usine de dessalement d'eau du Royaume-Uni, destinée à garantir l'approvisionnement en eau de Londres en cas de sécheresse, a été inaugurée en présence du prince Philip, époux de la reine Elizabeth d'Angleterre.
L'usine, située à Beckton, un quartier dans l'est de l'agglomération londonienne, pourra produire jusqu'à 150 millions de litres d'eau potable par jour, à partir d'eau saumâtre puisée juste à côté dans la Tamise.
Cette production permettra de couvrir les besoins d'un million de personnes ou de 400.000 foyers, selon le groupe de distribution et de traitement d'eau qui dessert Londres.
Cependant, cette infrastructure ne sera utilisée à pleine capacité qu'en cas de sécheresse et permettra de garantir la capitale britannique contre toute rupture de l'approvisionnement en eau.
Cette usine a été installée afin de pouvoir faire face à toutes éventualités alors que la consommation des foyers londoniens ne cesse d’augmenter et que la pluviométrie ne permet pas de compenser. D’après certains spécialistes Londres recevrait d’ailleurs moins d'eau que des villes comme Rome ou Dallas, et même deux fois moins que Sydney.

vendredi 26 février 2010

L’île de Wright en voie de disparition ?

Après l’hiver brutal que nous venons de vivre, on ne peut nier que le changement climatique est une réalité. Pendant les prochaines décennies, nous allons devoir faire face aux conséquences de ce changement climatique.
Bien que les débats soient toujours brûlants quant à savoir si le changement climatique vient de l'homme ou est le résultat de variations naturelles du climat de la Terre, il existe un large consensus parmi les scientifiques pour dire que le niveau des mers devrait s’élever considérablement. On parle même d'un mètre dans le Solent (bras de mer séparant l’île de Wright de l’Angleterre) d’ici une centaine d’années.
L’Agence de l'Environnement de l’île de Wright a récemment averti que si les défenses côtières actuelles ne sont pas maintenues, plus de 480 habitations et entreprises dans les zones basses ont un risque sur 200 d’être inondées dans l’année. Et avec le niveau des mers qui augmente, ce nombre pourrait passer à 730 foyers et entreprises au cours des 100 prochaines années. L'agence a récemment fait des propositions au Conseil de l’île concernant la lutte contre la menace d'inondation et d'érosion côtière.
Si l’on en croit les projections de l'Agence de l'Environnement, toute l'étendue du littoral entre Yarmouth et Ryde est menacée par des inondations.

Ces cartes sont un exemple de ce que deviendront les villes de Ryde et Yarmouth si aucune mesure n’est prise pour consolider les défenses contre les inondations.

John O ' Flynn, gestionnaire du Solent, estime que le budget, uniquement pour assurer le maintien de défenses contre les inondations de l'île se situe entre £ 80.000 et £ 120.000 par an. En effet, de nombreux moyens de protection ont d’ores et déjà été mis en place : des pont-de-marée, des pompes, un mur de mer sans compter les travaux entrepris pour réparer les dégâts dus à l'érosion.
Cependant, il est très difficile d’évaluer le coût de nouvelles infrastructures qui protègeraient l'île si le niveau de la mer venait à augmenter au cours du prochain siècle. Comme il le déclare : «Tout dépend de la rapidité avec laquelle la mer montera et de la résistance des défenses installées».
A savoir maintenant si les décisions politiques qui seront prises au cours des prochaines années accepteront de prendre en charge des coûts si important.
Il semble que les communautés, le gouvernement central, et les développeurs vont tous à avoir à assumer les coûts des travaux de prévention des inondations s’ils ne veulent pas voir l’île se dissoudre lentement, comme une pastille d’aspirine…
Source : County press

jeudi 15 octobre 2009

La Grande Bretagne et l'Espagne accusées de pollution fluviale par la Commission Européenne

Commission européenne a assigné, jeudi 8 octobre, la Grande-Bretagne en justice et adressé un avertissement à l'Espagne pour des négligences dans le traitement des eaux usées, qui ont entraîné une pollution fluviale et maritime.
Londres et Madrid risquent de payer de fortes amendes s'ils ne se conforment pas aux recommandations européennes. La Commission a décidé de traduire le Royaume-Uni devant la Cour de justice des Communautés européennes (CJCE) au motif que les systèmes de collecte des eaux urbaines résiduaires et les installations de traitement de ces eaux de Londres et de Whitburn (nord-est de l'Angleterre) ne sont pas conformes à la législation communautaire. "Les systèmes de collecte des eaux résiduaires de Londres et de Whitburn donnent lieu à des rejets trop fréquents et en quantités excessives d'eaux résiduaires non traitées provenant des déversoirs d'orage", a déploré la Commission dans un communiqué.
Dans le cas de l'Espagne, la Commission a envoyé un "dernier avertissement" avant la saisie de la CJCE. Elle reproche à Madrid de ne pas avoir respecté un arrêt de la Cour relatif au traitement des eaux usées à Playa de la Motilla, dans la région de Valence (est de l'Espagne).
"Les eaux urbaines résiduaires non traitées sont une menace pour la santé des citoyens européens et nuisent à la qualité des cours d'eau, des lacs et des eaux côtières de l'Europe. Je conseille vivement à l'Espagne de faire diligence pour régler le problème, faute de quoi, la Commission envisagera de demander à la Cour de lui infliger des amendes", a dit Stavros Dimas, commissaire européen chargé de l'environnement.

Source : Le Monde

vendredi 12 septembre 2008

Le mouvement contre l'eau en bouteille s'étend au Royaume-Uni

Unison - union du secteur public - fait campagne contre l’industrie de l’eau en bouteille en exposant l’impact environnemental qu’engendrent l’importation et le trajet effectué par différentes marques pour fournir le marché britannique.

Les régions de provenance mises en cause sont les Iles Fidji, la Norvège, la France et la Tasmanie. L’organisation rappelle aux usagers, qu’ils ont accès « à l’une des meilleures eau du robinet du monde » et appelle les employeurs à bannir l’usage de l’eau en bouteille dans leurs bureaux.

Ce mouvement contre l'eau en bouteille, qui tend à se généraliser, nous semble intéressant à double titre : d'une part, en s'attaquant aux coûts environnementaux générés par l'emballage et le transport de l'eau, il invite les esprits à s'attacher aux véritables qualités d'une eau vouée à la consommation, c'est-à-dire assainie et traitée. D'autre part, en revalorisant l'eau du robinet, il participe à la prise de conscience du caractère précieux de la ressource.

lundi 8 septembre 2008

Pragmatisme anglais


Et si la solution à la raréfaction de l'eau passait d'abord par des solutions de bons sens ? En Angleterre, le groupe Thames Water - qui distribue l’eau à près de 13 millions d’habitants autour de Londres - a annoncé son intention d’augmenter ses tarifs de 3% au-dessus de l’inflation entre 2010 et 2015. Thames Water justifie cette augmentation à venir de ses tarifs par la mise en place d'un vaste programme d'investissements de près de 6,3 milliards de livres. Il s'agira notamment de construire un réservoir d'eau de plus de 10 km² permettant d'alimenter en eau toute la région d'Oxfordshire. Mais par ailleurs, dans l'optique d'inciter les consommateurs à réduire leur consommation d'eau, la compagnie britannique adopte une stratégie dont on aimerait qu'elle soit généralisée outre-manche : Thames Water va en effet procéder à l'installation d'un million de compteurs chez les particuliers afin de pouvoir facturer la consommation réelle des foyers équipés.

Il est évident que la hausse du prix de l'eau, si vertueuse soit-elle d'un point de vue macro-économique pour éduquer les consommateurs, n'aura d'effet sur la consommation que si le consommateur est le payeur. Pourtant, en France, cette conclusion a été contestée par une étude réalisée en avril 2008 par Bernard Barraqué , chercheur au CNRS, à la demande de la mairie de Paris. En effet, selon cette étude, la pose de compteurs d’eau individuels dans les immeubles collectifs est une solution onéreuse qui n’entraîne pas de diminution des consommations.

Une étude du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Credoc) de 2005 évoquait déjà les obstacles à la généralisation de ce mode de tarification, par exemple la modification de la «répartition des responsabilités dans le recouvrement des factures d’eau, entre gestionnaires de l’habitat, syndicats des eaux et distributeurs d’eau». Mais selon Bernard Barraqué, les bailleurs sociaux étaient séduits par ce système, pensant que les impayés seraient désormais gérés par les compagnies d’eau. Le chercheur a donc mené des comparaisons avant/après la pose de compteurs individuels chez des personnes vivant en immeuble.

A Paris, la consommation de trois immeubles étudiés n’a pas diminué. A Toulon, les consommations d’un HLM de 51 logements n’ont pas baissé significativement. Le montant des factures a progressé de 30% avant et après la pose de compteurs individuels et le pourcentage d’impayés s’est avéré très élevé, les abonnements étant considérés comme trop chers par certains abonnés.

Bien que les contextes soient chaque fois différents, l’étude souligne qu’à l’étranger, des changements tarifaires se sont souvent soldés par des échecs. Selon Bernard Barraqué, en Flandres belges, une tarification par blocs croissants (volume initial gratuit de 15 m3/personne/an) a eu des «effets nettement régressifs» car les ménages les plus riches sont dans cette zone géographique ceux qui ont le plus d’enfants. Ils sont donc avantagés par rapport aux catégories sociales fragiles.

Finalement, le chercheur estime que l’aide sociale liée aux services d’eau, qui ne peut être introduite dans le cas d’un comptage collectif, doit être apportée en France dans le cadre d’une aide générale non spécifique à l’eau (diminution de loyer, augmentation des aides au logement…).


mercredi 14 mai 2008

Commission Mixte internationale et plans de gestion des niveaux d'eau

La Commission Mixte Internationale (CMI) propose des plans de gestion des niveaux d’eau à l’heure des préoccupations pour la biodiversité des zones humides. Selon Peter Bridgewater, Président du Comité conjoint de conservation de la nature du Royaume-Uni, « il faut trouver des solutions au bénéfice de l’environnement et à celui de l’équilibre économique qui font partie des plus grands défis du siècle. »
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