vendredi 18 juin 2010
Création de la plus grande réserve marine dans l’océan indien
lundi 7 juin 2010
Londres inaugure sa première usine de dessalement
vendredi 26 février 2010
L’île de Wright en voie de disparition ?
Bien que les débats soient toujours brûlants quant à savoir si le changement climatique vient de l'homme ou est le résultat de variations naturelles du climat de la Terre, il existe un large consensus parmi les scientifiques pour dire que le niveau des mers devrait s’élever considérablement. On parle même d'un mètre dans le Solent (bras de mer séparant l’île de Wright de l’Angleterre) d’ici une centaine d’années.
L’Agence de l'Environnement de l’île de Wright a récemment averti que si les défenses côtières actuelles ne sont pas maintenues, plus de 480 habitations et entreprises dans les zones basses ont un risque sur 200 d’être inondées dans l’année. Et avec le niveau des mers qui augmente, ce nombre pourrait passer à 730 foyers et entreprises au cours des 100 prochaines années. L'agence a récemment fait des propositions au Conseil de l’île concernant la lutte contre la menace d'inondation et d'érosion côtière.
Si l’on en croit les projections de l'Agence de l'Environnement, toute l'étendue du littoral entre Yarmouth et Ryde est menacée par des inondations.
Ces cartes sont un exemple de ce que deviendront les villes de Ryde et Yarmouth si aucune mesure n’est prise pour consolider les défenses contre les inondations.John O ' Flynn, gestionnaire du Solent, estime que le budget, uniquement pour assurer le maintien de défenses contre les inondations de l'île se situe entre £ 80.000 et £ 120.000 par an. En effet, de nombreux moyens de protection ont d’ores et déjà été mis en place : des pont-de-marée, des pompes, un mur de mer sans compter les travaux entrepris pour réparer les dégâts dus à l'érosion.
Cependant, il est très difficile d’évaluer le coût de nouvelles infrastructures qui protègeraient l'île si le niveau de la mer venait à augmenter au cours du prochain siècle. Comme il le déclare : «Tout dépend de la rapidité avec laquelle la mer montera et de la résistance des défenses installées».
A savoir maintenant si les décisions politiques qui seront prises au cours des prochaines années accepteront de prendre en charge des coûts si important.
Il semble que les communautés, le gouvernement central, et les développeurs vont tous à avoir à assumer les coûts des travaux de prévention des inondations s’ils ne veulent pas voir l’île se dissoudre lentement, comme une pastille d’aspirine…
Source : County press
jeudi 15 octobre 2009
La Grande Bretagne et l'Espagne accusées de pollution fluviale par la Commission Européenne
Londres et Madrid risquent de payer de fortes amendes s'ils ne se conforment pas aux recommandations européennes. La Commission a décidé de traduire le Royaume-Uni devant la Cour de justice des Communautés européennes (CJCE) au motif que les systèmes de collecte des eaux urbaines résiduaires et les installations de traitement de ces eaux de Londres et de Whitburn (nord-est de l'Angleterre) ne sont pas conformes à la législation communautaire. "Les systèmes de collecte des eaux résiduaires de Londres et de Whitburn donnent lieu à des rejets trop fréquents et en quantités excessives d'eaux résiduaires non traitées provenant des déversoirs d'orage", a déploré la Commission dans un communiqué.
Dans le cas de l'Espagne, la Commission a envoyé un "dernier avertissement" avant la saisie de la CJCE. Elle reproche à Madrid de ne pas avoir respecté un arrêt de la Cour relatif au traitement des eaux usées à Playa de la Motilla, dans la région de Valence (est de l'Espagne).
"Les eaux urbaines résiduaires non traitées sont une menace pour la santé des citoyens européens et nuisent à la qualité des cours d'eau, des lacs et des eaux côtières de l'Europe. Je conseille vivement à l'Espagne de faire diligence pour régler le problème, faute de quoi, la Commission envisagera de demander à la Cour de lui infliger des amendes", a dit Stavros Dimas, commissaire européen chargé de l'environnement.
Source : Le Monde
vendredi 12 septembre 2008
Le mouvement contre l'eau en bouteille s'étend au Royaume-Uni
Les régions de provenance mises en cause sont les Iles Fidji, la Norvège, la France et la Tasmanie. L’organisation rappelle aux usagers, qu’ils ont accès « à l’une des meilleures eau du robinet du monde » et appelle les employeurs à bannir l’usage de l’eau en bouteille dans leurs bureaux.
Ce mouvement contre l'eau en bouteille, qui tend à se généraliser, nous semble intéressant à double titre : d'une part, en s'attaquant aux coûts environnementaux générés par l'emballage et le transport de l'eau, il invite les esprits à s'attacher aux véritables qualités d'une eau vouée à la consommation, c'est-à-dire assainie et traitée. D'autre part, en revalorisant l'eau du robinet, il participe à la prise de conscience du caractère précieux de la ressource.
lundi 8 septembre 2008
Pragmatisme anglais

Et si la solution à la raréfaction de l'eau passait d'abord par des solutions de bons sens ? En Angleterre, le groupe Thames Water - qui distribue l’eau à près de 13 millions d’habitants autour de Londres - a annoncé son intention d’augmenter ses tarifs de 3% au-dessus de l’inflation entre 2010 et 2015. Thames Water justifie cette augmentation à venir de ses tarifs par la mise en place d'un vaste programme d'investissements de près de 6,3 milliards de livres. Il s'agira notamment de construire un réservoir d'eau de plus de 10 km² permettant d'alimenter en eau toute la région d'Oxfordshire. Mais par ailleurs, dans l'optique d'inciter les consommateurs à réduire leur consommation d'eau, la compagnie britannique adopte une stratégie dont on aimerait qu'elle soit généralisée outre-manche : Thames Water va en effet procéder à l'installation d'un million de compteurs chez les particuliers afin de pouvoir facturer la consommation réelle des foyers équipés.
Il est évident que la hausse du prix de l'eau, si vertueuse soit-elle d'un point de vue macro-économique pour éduquer les consommateurs, n'aura d'effet sur la consommation que si le consommateur est le payeur. Pourtant, en France, cette conclusion a été contestée par une étude réalisée en avril 2008 par Bernard Barraqué , chercheur au CNRS, à la demande de la mairie de Paris. En effet, selon cette étude, la pose de compteurs d’eau individuels dans les immeubles collectifs est une solution onéreuse qui n’entraîne pas de diminution des consommations.
Une étude du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Credoc) de 2005 évoquait déjà les obstacles à la généralisation de ce mode de tarification, par exemple la modification de la «répartition des responsabilités dans le recouvrement des factures d’eau, entre gestionnaires de l’habitat, syndicats des eaux et distributeurs d’eau». Mais selon Bernard Barraqué, les bailleurs sociaux étaient séduits par ce système, pensant que les impayés seraient désormais gérés par les compagnies d’eau. Le chercheur a donc mené des comparaisons avant/après la pose de compteurs individuels chez des personnes vivant en immeuble.
A Paris, la consommation de trois immeubles étudiés n’a pas diminué. A Toulon, les consommations d’un HLM de 51 logements n’ont pas baissé significativement. Le montant des factures a progressé de 30% avant et après la pose de compteurs individuels et le pourcentage d’impayés s’est avéré très élevé, les abonnements étant considérés comme trop chers par certains abonnés.
Bien que les contextes soient chaque fois différents, l’étude souligne qu’à l’étranger, des changements tarifaires se sont souvent soldés par des échecs. Selon Bernard Barraqué, en Flandres belges, une tarification par blocs croissants (volume initial gratuit de 15 m3/personne/an) a eu des «effets nettement régressifs» car les ménages les plus riches sont dans cette zone géographique ceux qui ont le plus d’enfants. Ils sont donc avantagés par rapport aux catégories sociales fragiles.
Finalement, le chercheur estime que l’aide sociale liée aux services d’eau, qui ne peut être introduite dans le cas d’un comptage collectif, doit être apportée en France dans le cadre d’une aide générale non spécifique à l’eau (diminution de loyer, augmentation des aides au logement…).