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mardi 3 août 2010

La voix des glaces

Un peu de poésie pour ce court-métrage qui alerte sur le réchauffement, et qui mérite d'être regardé, même si son discours un peu idéologique agace parfois : la glace polaire prend la parole et nous livre ses sentiments sur l'homme et son destin. Voix : Priscilla Telmon. Photos et texte : Emmanuel Hussenet. Montage : Michel Candoni.


La voix des glaces
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lundi 21 juin 2010

Fin de l’expédition ‘Terre-océan’ faute de financement


La Boudeuse est un trois-mâts français de 1916 et mesurant 42 mètres. Si ces caractéristiques en fond déjà quelque chose d’impressionnant, la mission qui lui était confiée l’était tout autant. Ce voilier devait en effet, pendant deux années, quadriller l’océan pacifique et l’Amérique du Sud afin de mener à bien des recherches sur l’environnement, le réchauffement climatique, la situation des océans, la biosphère ... Cette expédition scientifique, menée par le capitaine Patrice Franceschi, avait été décidée dans le cadre du Grenelle de l’environnement.
Mais voilà, l’opération ‘Terre-Océan’, qui a débuté en octobre 2009 va se terminer par la force des choses plus tôt que prévu. En effet, le manque de financement oblige l’arrêt des recherches.
Sur internet, Franceschi explique que l’arrêt des recherches s’impose « au vu de l'épuisement définitif de tout financement public ou privé pour la poursuite de la mission ». Il commente en racontant que les fonds avaient déjà tous été utilisés dès décembre, lors de leur arrivée en Amérique du Sud. Le bateau se voit donc contraints de terminer plusieurs études en Guyane et de terminer sa route à Caracas. La conséquence de l’endettement rend indispensable la vente de La Boudeuse qui devrait avoir lieu à Fort de France, en Martinique.
Sur le site de l’expédition, le capitaine estime l’endettement qui résulte de la situation à plus de 400 000 euros. Il montre du doigt le ministère qui aurait promis 500 000 euros qui n’auraient jamais été attribués.
De son côté, Jean-Louis Borloo, ministre du développement durable affirme qu’il a « tenu ses engagements », notamment en mettant à disposition une aide logistique très importante ainsi qu’une mise à disposition de personnel de la Marine Nationale. De plus, continue-t-il dans un communiqué, « aucune demande de subvention de 500.000 euros n'a été déposée auprès des services de l'État ». Notons qu’à la demande du ministère, l’Ademe a fait plusieurs versements de soutiens en 2009 (50 000 euros) et en 2010 (150 000 euros). Jean-Louis Borloo avoue « regretter sincèrement l'arrêt de cette mission scientifique et d'exploration pour laquelle je me suis personnellement engagé ».
Source : Actu-environnement

samedi 20 mars 2010

L’océan Arctique pollueur ?

Le fond de l'océan Arctique libère du méthane, un puissant gaz à effet de serre, à un rythme plus élevé que ne le pensaient les experts, ce qui pourrait aggraver le réchauffement climatique, selon une étude publiée il y a quelques jours dans la revue Science.
Le fond de l'océan Arctique libère du méthane, un puissant gaz à effet de serre, à un rythme plus élevé que ne le pensaient les experts, ce qui pourrait aggraver le réchauffement climatique, selon une étude publiée jeudi dans la revue Science.
"Cette découverte met en évidence une source de méthane importante mais jusqu'ici négligée provenant du permafrost (le sol gelé en permanence, ndlr) situé sous l'eau, plutôt que sous les terres", écrivent les auteurs de l'étude.
Les scientifiques ont longtemps considéré que le permafrost situé sous l'océan Arctique constituait une barrière infranchissable pour le méthane. Mais une équipe de recherche internationale, sous la direction de Natalia Chakhova et Igor Semiletov, de l'université de Fairbanks en Alaska, a étudié entre 2003 et 2008 les eaux du plateau arctique de Sibérie orientale, qui couvrent plus de deux millions de km2 dans l'océan Arctique. Et les observations des chercheurs montrent que le permafrost sous-marin est perforé et laisse échapper de grandes quantités de méthane. Plus de 80% des eaux en profondeur et plus de la moitié des eaux de surface étudiées présentaient un niveau de méthane environ huit fois supérieur à la normale.
Or, même si seule une fraction du méthane stocké dans le plateau continental est libéré, l'effet peut être très important en matière de réchauffement climatique, mettent en garde les chercheurs. "Le permafrost situé sous le fond de l'océan contient de grandes quantités de carbone et les experts craignent que le méthane qu'il libère ne conduise à la hausse des températures atmosphériques, entraînant par un cercle vicieux la libération d'une plus grande quantité de méthane du permafrost et un réchauffement plus important", expliquent les auteurs.
La concentration actuelle moyenne de méthane dans l'Arctique est d'environ 1,85 partie par million, soit la plus élevée depuis 400.000 ans, souligne Natalia Chakhova. Sa concentration au-dessus du plateau arctique de Sibérie orientale est encore plus élevée et le permafrost situé sous l'océan "montre déjà des signes d'instabilité", ajoute-t-elle. "S'il continue à se déstabiliser, les émissions de méthane (...) seront beaucoup plus importantes".
De précédentes études effectuées en Sibérie s'étaient plutôt concentrées sur le méthane s'échappant sous l'effet du dégel du permafrost situé sur le continent.
Mais les observations de l'équipe de l'université de Fairbanks montrent que le permafrost sous-marin est perforé et laisse échapper de grandes quantités de méthane.
Plus de 80% des eaux en profondeur et plus de la moitié des eaux de surface étudiées présentaient un niveau de méthane environ huit fois supérieur à la normale, selon l'étude.
Or, même si seule une fraction du méthane stocké dans le plateau continental est libéré, l'effet peut être très important en matière de réchauffement climatique, mettent en garde les chercheurs.
"Le permafrost situé sous le fond de l'océan contient de grandes quantités de carbone et les experts craignent que le méthane qu'il libère ne conduise à la hausse des températures atmosphériques, entraînant par un cercle vicieux la libération d'une plus grande quantité de méthane du permafrost et un réchauffement plus important", expliquent les auteurs.
La concentration actuelle moyenne de méthane dans l'Arctique est d'environ 1,85 partie par million, soit la plus élevée depuis 400.000 ans, souligne Natalia Chakhova.
Sa concentration au-dessus du plateau arctique de Sibérie orientale est encore plus élevée et le permafrost situé sous l'océan "montre déjà des signes d'instabilité", indique Mme Chakhova, "s'il continue à se déstabiliser, les émissions de méthane (...) seront beaucoup plus importantes" précise t-elle.
Source : AFP

samedi 6 mars 2010

Un iceberg de la taille du Luxembourg se détache de l'Antarctique

Un gigantesque iceberg de la taille du Luxembourg s'est détaché du glacier Mertz, en antarctique de l'Est, ce qui pourrait avoir à terme un impact sur la circulation océanique profonde, selon une étude publiée le 26 février.
Ce bloc de glace de 2.250 km2, d'une épaisseur moyenne d'environ 400 mètres, s'est détaché le 12 ou 13 février, selon les images satellites utilisées pour cette étude réalisée par une équipe de chercheurs français et australiens.
"Cette langue de glace était déjà presque cassée. Elle ne tenait plus que par un fil", a expliqué Benoit Legresy, chercheur au Laboratoire d'études en géophysique et océanographie spatiales, à Toulouse (sud-ouest de la France).
Cette rupture s'explique par le cycle naturel du glacier qui développe une langue de glace "qui pousse d'un peu plus de 1 km par an sur l'océan", souligne le chercheur français. "Je pense qu'il n'y pas d'impact direct du réchauffement sur ce cas-là, mais cela offre un laboratoire unique pour identifier les mécanismes à l'œuvre", ajoute-t-il.
"Pour la première fois, nous aurons des informations détaillées sur le cycle complet d'un vêlage (lorsque qu'un glacier libère un iceberg): avant, pendant et après", souligne-t-il.
Depuis qu'il s'est détaché, l'iceberg s'est déplacé, avec un autre, baptisé B9B, vers une polynie, poche d'eau libre au milieu de la banquise. Grâce au vent qui refroidit la surface de l'océan, les polynies sont des zones de formation de banquise. Or quand l'océan gèle, les cristaux de sel sont expulsés, les polynies concentrent donc des masses d'eau très froides et très salées, donc denses, qui vont descendre mécaniquement en profondeur et contribuer au "tapis roulant" de la circulation des océans.
Si les gigantesques icebergs restent sur cette zone, ils pourraient, en agissant comme des "couvercles", bloquer la production de cette eau dense et modifier, à terme, les ressorts de la circulation océanique, expliquent les chercheurs.
Le cheminement de ces gigantesques icebergs pourrait également avoir un impact notable sur la biodiversité: les polynies sont en effet des lieux de concentration de nourriture pour les oiseaux et mammifères marins, notamment les manchots empereurs.
Ainsi, une modification significative de l'environnement marin pourrait avoir des conséquences importantes sur la colonie de manchots empereurs de Pointe Géologie, à proximité de la base Dumont d'Urville.
Source : AFP

mercredi 3 mars 2010

Quand les méduses prendront la place des manchots en Antarctique

La hausse des températures dans les océans entourant l'Antarctique pourrait conduire au remplacement des manchots par les méduses.
Les résultats d'une grande enquête sur la vie marine en Antarctique révèlent que la fonte des glaces provoque la disparition du krill, aliment principal des pingouins, qui est progressivement remplacé par de minuscules crustacés : les copépodes.
Ces copépodes mesurent à peine un demi-millimètre de long et sont trop petits pour les manchots mais idéals pour les méduses et autres prédateurs tentaculaires.
Huw Griffiths, biologiste marin du British Antarctic Survey (BAS), a déclaré que cette situation, pourrait sérieusement affecter la survie des manchots :
''Ces animaux marins ont passé des millions d'années, à s’adapter au froid dans les eaux de l'Antarctique et ils sont très sensibles au changement. Les océans polaires sont riches en biodiversité, mais si les espèces sont incapables de se déplacer ou à s'adapter aux nouvelles conditions, ils pourraient à terme disparaître.
''Les copépodes sont 120 fois plus petit que le krill, ce qui va inévitablement affecter toutes la chaine alimentaire qui en découle.
''Les manchots, oiseaux marins, les baleines ne peuvent se nourrir que de grosses proies. Mais les créatures à tentacules - comme les méduses – ont la capacité de capturer de petits animaux. De plus, ce type de prédateur préfère les environnements plus chauds. Il y a déjà un nombre énorme de méduses, mais elles ne sont pas encore trop envahissantes, mais leur nombre risque d’augmenter jusqu'à devenir un groupe dominant. ''
Toute diminution des glaciers aura donc inévitablement une incidence sur l'équilibre délicat de la chaîne alimentaire marine de l'Antarctique. De plus, pour les animaux tels les manchots qui vivent sur la banquise fondante, une hausse des températures influera également réduire la taille de leur aire de reproduction.
Source : Telegraph

vendredi 26 février 2010

L’île de Wright en voie de disparition ?

Après l’hiver brutal que nous venons de vivre, on ne peut nier que le changement climatique est une réalité. Pendant les prochaines décennies, nous allons devoir faire face aux conséquences de ce changement climatique.
Bien que les débats soient toujours brûlants quant à savoir si le changement climatique vient de l'homme ou est le résultat de variations naturelles du climat de la Terre, il existe un large consensus parmi les scientifiques pour dire que le niveau des mers devrait s’élever considérablement. On parle même d'un mètre dans le Solent (bras de mer séparant l’île de Wright de l’Angleterre) d’ici une centaine d’années.
L’Agence de l'Environnement de l’île de Wright a récemment averti que si les défenses côtières actuelles ne sont pas maintenues, plus de 480 habitations et entreprises dans les zones basses ont un risque sur 200 d’être inondées dans l’année. Et avec le niveau des mers qui augmente, ce nombre pourrait passer à 730 foyers et entreprises au cours des 100 prochaines années. L'agence a récemment fait des propositions au Conseil de l’île concernant la lutte contre la menace d'inondation et d'érosion côtière.
Si l’on en croit les projections de l'Agence de l'Environnement, toute l'étendue du littoral entre Yarmouth et Ryde est menacée par des inondations.

Ces cartes sont un exemple de ce que deviendront les villes de Ryde et Yarmouth si aucune mesure n’est prise pour consolider les défenses contre les inondations.

John O ' Flynn, gestionnaire du Solent, estime que le budget, uniquement pour assurer le maintien de défenses contre les inondations de l'île se situe entre £ 80.000 et £ 120.000 par an. En effet, de nombreux moyens de protection ont d’ores et déjà été mis en place : des pont-de-marée, des pompes, un mur de mer sans compter les travaux entrepris pour réparer les dégâts dus à l'érosion.
Cependant, il est très difficile d’évaluer le coût de nouvelles infrastructures qui protègeraient l'île si le niveau de la mer venait à augmenter au cours du prochain siècle. Comme il le déclare : «Tout dépend de la rapidité avec laquelle la mer montera et de la résistance des défenses installées».
A savoir maintenant si les décisions politiques qui seront prises au cours des prochaines années accepteront de prendre en charge des coûts si important.
Il semble que les communautés, le gouvernement central, et les développeurs vont tous à avoir à assumer les coûts des travaux de prévention des inondations s’ils ne veulent pas voir l’île se dissoudre lentement, comme une pastille d’aspirine…
Source : County press

jeudi 18 février 2010

La paix sauvera l’eau du réchauffement climatique

Alors que le réchauffement climatique occupe tous les esprits, il semble que l’eau soit la grande absente des réflexions sur les conséquences de ce réchauffement.
De nombreux experts des Nations-Unies ont voulu tirer la sonnette d’alarme. En effet, la pénurie des réserves d’eau, la désertification, les maladies comme le cholera, les canicules, la fonte des glaciers, telles vont être les conséquences directes de ce phénomène.
Alors que faire, sans tomber dans l’alarmisme, puisque même certaines mesures pour combattre le réchauffement – les biocarburants, l’hydro-électricité – sont extrêmement gourmandes en eau…?
Zafar Adeel, président du groupe ONU-Eau qui coordonne le travail sur l’eau réalisé par 26 agences des Nations-Unies, appelle les populations et les gouvernements à la collaboration pour éviter des conflits potentiels liés à l’eau. Par le passé, des collaborations de ce genre ont été de vraies réussites. Citons par exemple le travail du Laos, de la Thaïlande, du Vietnam et du Cambodge qui se sont unis ponctuellement à l’occasion d’un travail commun autour du fleuve Mékong.
On remarque que les endroits qui vont être le plus touchés par ces problèmes d’eau sont également les lieux de notre planète où le risque de conflit est majeur : l’Asie Centrale, le Proche-Orient et l’Afrique.
Et si, en plus de contribuer à la sauvegarde de l’eau, la coopération entre Etats frontaliers pouvait favoriser le dialogue et la réconciliation ?
Source : actualités news environnement

mercredi 17 février 2010

Elévation du niveau des mers : des prévisions à la réalité

Selon des scientifiques européens, le niveau des mers devrait augmenter d'un mètre au cours du siècle prochain. L’étude sur le sujet, publiée dans la revue Climate Dynamics, il y a quelques mois, suggère que même si la température n'augmente que de 2 degrés Celsius sur les 100 prochaines années (ce qui constitue un scénario relativement optimiste), le niveau des mers augmenterait de 80cm.
«Au fond, nous devons tout simplement nous adapter à l'augmentation du niveau des mers», explique le Dr Aslak Grinsted, un géophysicien de l'université de Copenhague, au Danemark. «La réduction des émissions de CO2 permettra d'améliorer la situation mais nous sommes déjà certains de subir une augmentation du niveau des mers. L'inertie du système est trop importante pour empêcher l'élévation.»
Dans cette dernière étude, les scientifiques ont utilisé une autre approche, en remontant dans le temps en vue d'examiner la relation entre la température et l'élévation du niveau de la mer sur les 2000 années passées.

«Au lieu de tenter de calculer l'impact de la fonte des calottes glaciaires, nous avons basé nos calculs sur ce qui est survenu dans le passé», explique le Dr Grinsted. Les données sur les températures du passé ont été obtenues à partir de carottes de glace ainsi que grâce aux anneaux de croissance des arbres. Le niveau des mers a été mesuré directement à divers endroits dans le monde entier depuis 300 ans, et des informations complémentaires, plus anciennes, sont également disponibles.

Selon les estimations et les calculs de l'équipe de recherche, si la température augmente de 3 degrés Celsius au cours des 100 prochaines années, le niveau des mers augmentera de 0,9 à 1,3 mètre. Un scénario plus optimiste, qui implique une augmentation de la température de 2 degrés, conduira à une augmentation d'environ 80 cm. Par contre, dans le cas d'un scénario pessimiste où la température augmenterait de 4,5 degrés Celsius, l'élévation du niveau des mers serait d'environ 1,35 mètre.
«Même si nous arrêtons l'augmentation de la température, le niveau de la mer augmentera de 20 à 40 cm», explique le Dr Grinsted. «Afin d'éviter que le niveau des eaux de la mer augmente, nous devrions diminuer la température de 0,6 degré Celsius.»

Les chercheurs font remarquer que l'élévation du niveau de la mer devrait être plus rapide au cours du 21e siècle que pendant les 2000 années précédents. Néanmoins, de tels changements sur le niveau de la mer ne sont pas sans précédent ; à la fin de la dernière époque glaciaire, il y a plus de 11700 ans, la couche de glace a fondu si rapidement que le niveau de la mer s'est élevé de 11 millimètres par an, ce qui équivaut à un mètre en un siècle.

En Inde, l’élévation du niveau de la mer est anormalelement élevée depuis 2004
Selon le Dr Navak, Secrétaire au Ministère des Sciences de la Terre Indien il y a actuellement une élévation préoccupante du niveau de la mer sur les côtes indiennes; ce phénomène aurait débuté en 2004.

Au cours d'un discours pour l'Indian Science Congress le Dr. Nayak a annoncé qu'entre 2004 et 2008 l’élévation du niveau de la mer aurait atteint 9 mm alors que l'élévation moyenne jusque là observée était d'1,08 mm par an entre 1961 et 2003 ; depuis 2003 celle-ci atteindrait 3.1 mm. Il a affirmé que la température moyenne des océans aurait augmenté contribuant à cette hausse. Cependant cette hausse des températures seules ne peut expliquer cette hausse du niveau des océans; elle est à lier à la fonte des glaciers et à la fonte des couches neigeuses. Il a aussi annoncé que cette hausse du niveau des océans n'était pas identique à la surface du globe et certaines zones sont plus touchées; c'est le cas de la région de l'estuaire de la Hooghly.

L'érosion des Iles Laquedives pourrait être liée à cette hausse des océans mais selon lui il n'y a aucune certitude. Un projet pilote doit être mis en place pour étudier ce phénomène sur la côte de Chennai. Au cours de ce discours il a annoncé que des variations des températures extrêmes avaient pu être observées sur les 50 dernières années. Le nombre de jours et de nuits froids est devenu moins important tandis que les périodes de canicules sont devenues plus régulières.

La fréquence des fortes précipitations pluvieuses à elle aussi augmentée sur la plupart du territoire et a contrario de fortes et intenses sécheresses ont pu être observées sur de vastes zones depuis les années 70 et ceci plus particulièrement dans les régions tropicales à subtropicales. Selon lui l'Inde doit augmenter la surveillance de ces régions et comprendre l'impact de cette évolution sur le système des moussons.

lundi 15 février 2010

L’eau, enjeu géopolitique

Alors que les discussions et recherches sur le réchauffement climatique engendrent une prise de conscience de la population et une mobilisation pour le respect de l’environnement, les portées géopolitiques qu’il implique sont beaucoup moins mises en avant. Les surfaces en eau douce tendant à fortement diminuer, vont faire apparaître, outre un phénomène de réfugiés climatiques, de fortes tensions internationales.
La manière de gérer l’eau devient donc – dès aujourd’hui – un enjeu stratégique majeur.

Sur ce point là, la manière d’envisager la situation diverge. Par exemple, alors que l’Arabie Saoudite utilise une quantité considérable d’eau pour ses besoins de développement en terme d’aménagement et d’infrastructure, Israël, confronté à la même problématique de pénurie, gère cette ressource différemment, mettant en place depuis plusieurs années, un énorme système à la pointe de la technologie lui garantissant son autonomie en eau et lui permettant également d’exporter sa technique.

L’importance capitale que représente l’accès à l’eau est nettement perceptible par le moyen de pression énorme qu’il peut générer. Ainsi en est-il de l’ascendance de la Turquie sur ses pays voisins, l’Irak et la Syrie, grâce au Tigre et à l’Euphrate. De même, de tout temps, le partage des eaux a été une source de conflit importante et plus encore actuellement, d’autant plus que le droit international reste encore très flou sur ces questions.
Un exemple flagrant se déroule actuellement sous nos yeux à travers les relations entre la Chine et l’Inde. Pour faire face à la répartition inégale de l’eau sur son territoire, Pékin est en train d’engager de vastes travaux de détournement de ses principaux fleuves. Cette situation ne cesse d’inquiéter le gouvernement indien qui craint de lourdes conséquences sur cette ressource en eau qui provient des mêmes fleuves prenant leur source dans l’Himalaya. Le contrôle du Tibet, extrêmement riche en eau, devient par là-même, d’une importance capitale.

samedi 23 janvier 2010

Les glaciers d'Alaska fondent moins vite que prévu

En utilisant des images satellitaires, une équipe franco-canadienne montre que les glaciers d'Alaska ont fondu moins vite entre 1962 et 2006 qu'estimé précédemment, selon une étude publiée dimanche par la revue scientifique Nature geoscience.
Durant cette période, les glaciers d'Alaska ont perdu environ 42 km3 (42 milliards de m3) d'eau par an, ce qui a contribué au relèvement du niveau des mers à raison de 0,12 millimètre par an, "soit 34% de moins que ce qui avait été estimé auparavant", selon Etienne Berthier (CNRS/université de Toulouse, France) et ses collègues.
L'amincissement des glaciers s'avère très hétérogène, d'où la difficulté d'aboutir à une estimation globale.
Les langues glaciaires s'avançant dans les vallées peuvent être couvertes de débris. Ainsi protégée du soleil, la glace fond moins vite. Ce "qui n'avait pas été pris en compte dans les travaux antérieurs", relève le Centre national de le recherche scientifique (CNRS) dans un communiqué.
Les images fournies par les satellites Spot5 et Aster ont aussi permis d'obtenir une "meilleure résolution spatiale", c'est-à-dire des relevés plus précis, soulignent les auteurs.
"Au cours des 50 dernières années, le recul des glaciers et des calottes glaciaires a contribué à une hausse du niveau des mers de 0,5 millimètre par an", rappellent-ils. Les glaciers d'Alaska étaient supposés y avoir contribué pour un tiers, soit 0,17 millimètre par an, selon des travaux publiés en 2002 par des chercheurs de l'université d'Alaska.
Mais leurs estimations "étaient basées sur des mesures concernant un nombre limité de glaciers", notent M. Berthier et son équipe, suggérant que les calculs pourraient être aussi à revoir pour d'autres glaciers ou calottes glaciaires de régions montagneuses.
D'après le CNRS, les nouveaux résultats ne remettent toutefois pas en cause "l'accélération spectaculaire" de la réduction de la masse des glaciers depuis les années 1990.
Sur l'ensemble du globe, les glaciers de montagne couvrent une surface de 500.000 à 600.000 km2, soit beaucoup moins que les calottes glaciaires du Groenland (1,6 million de km2) ou de l'Antarctique (12,3 millions de km2)

mardi 20 octobre 2009

Stratégies d'adaptation à une ressource en eau changeante

Avec une augmentation de plus de 2°C des températures moyennes entre la fin du XIXème et le début du XXIème siècles, les Alpes ont connu une évolution bien plus rapide que le reste de l’hémisphère Nord, qui a subi en moyenne une hausse de 1°C. Ces changements affectent à la fois la disponibilité et la qualité de la ressource en eau.

Les modèles climatiques tablent pour cette zone montagneuse sur une augmentation des températures variant entre +2,6°C et +3,9°C d’ici la fin du XXIème siècle ; ils prévoient aussi des précipitations moins importantes en été et plus fréquentes au printemps et en hiver – avec des pluies remplaçant de plus en plus les épisodes neigeux.
Ces transformations touchent les habitants et les entreprises des communes alpines mais aussi les usagers situés dans les bassins alimentés par le « château d’eau de l’Europe » : les plaines du Rhône, du Rhin, du Danube et du Pô. Agriculteurs, forestiers, gestionnaires d’installations électriques, industriels et bien sûr milieux naturels et services de l’eau verront la concurrence augmenter pour l’accès à la ressource, notamment en été. Certains effets du réchauffement climatique pourraient aussi menacer indirectement l’alimentation en eau ou son traitement : ainsi, plusieurs études lient l’augmentation des métaux lourds dans certains lacs du Tyrol au relargage de ces métaux lors de la fonte des glaciers.

Stratégies d'adaptation

Un rapport publié début septembre par l’Agence européenne de l’environnement (EEA) intitulé « The Alps facing the challenge of changing water resources » détaille, usage par usage, l'ensemble de ces effets du réchauffement climatique, à la fois sur la ressource en eau et sur ses usagers. Il se penche aussi sur les stratégies d’adaptation.
Il étudie plus particulièrement six études de cas régionales, soulignant dans chaque cas les insuffisances de la stratégie d’adaptation et les « leçons » à en tirer. Il en conclut notamment qu’il faudrait :
*créer une plate-forme d’information régionale sur les impacts du changement climatique ;
*mettre en place des politiques d’adaptation sur le long terme, participatives et intégrées ;
*mêler des approches jouant sur l’offre en eau et sur la ressource. Le rapport souligne par exemple qu’en Savoie, le choix a été fait des solutions technologiques permettant d’accroître la ressource ; elles sont très utiles mais insuffisantes sur le long terme. Un travail sur les comportements doit venir en complément ;
*favoriser la coopération régionale ;
*améliorer les flux d’information entre les différents niveaux d’acteurs, de gestionnaires et de décideurs politiques.


jeudi 8 octobre 2009

De la montée des océans

Alors que la reprise des négociations climatiques, en décembre à Copenhague, devrait focaliser l'attention sur les projections d'élévation de la hauteur des mers, les marégraphes d'Europe du nord notent depuis longtemps une baisse continue du niveau de l'océan... Pour le béotien, de telles observations semblent trancher avec le pessimisme des experts. Elles ne font, en réalité, que refléter la diversité des mécanismes en jeu. Pour cause de réchauffement, les eaux s'élèvent en moyenne de 3,3 mm par an. Mais cette montée des eaux est perturbée - tantôt compensée, tantôt aggravée - par des phénomènes d'origine géologique difficiles à appréhender. Et qui compliquent une question épineuse : comment monteront les océans d'ici à 2100 ?
En 2007, le dernier rapport du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) tablait sur une augmentation moyenne comprise entre 18 cm et 59 cm. Mais, s'agissant des calottes glaciaires, cette estimation tenait uniquement compte de leur fonte prévisible. Elle ignorait un phénomène encore peu documenté au moment de la rédaction du rapport : le glissement des glaciers du Groenland et de l'Antarctique vers la mer. Ce mécanisme est aujourd'hui reconnu comme majeur. Selon les travaux d'Eric Rignot (université de Californie à Irvine), l'inlandsis du Groenland perd environ 300 milliards de tonnes (Gt) de glace par an ; l'Antarctique en relâche quelque 200 Gt. Soit environ 500 Gt de glaces polaires qui s'écoulent, chaque année, dans la mer.
A prendre en compte cette glissade des glaciers polaires, on noircit forcément le tableau. En mars, plusieurs centaines de climatologues réunis dans la perspective de la reprise des négociations climatiques ont rendu publique une mise à jour des connaissances sur la question. Les nouvelles estimations d'élévation moyenne globale du niveau de la mer, précisaient-ils, "sont de l'ordre du double" de celles émises en 2007 par le GIEC.
Y a-t-il pour autant consensus sur la question ? "A l'heure actuelle, beaucoup de mes collègues hésitent à accepter cette estimation parce que d'une part elle fait peur, et que d'autre part nous ne pouvons pas prévoir si les tendances actuelles vont se maintenir, diminuer ou augmenter, dit M. Rignot. Je crois important de noter qu'un mètre de montée du niveau des mers d'ici à 2100 ne relève pas de la science-fiction puisque les calottes polaires sont déjà sur cette trajectoire." Au rythme actuel, précise le chercheur, elles provoqueraient à elles seules "une élévation de 60 cm à 80 cm à la fin du siècle", la fonte des glaciers de montagne et l'expansion thermique des océans (la dilatation des eaux due au réchauffement) se chargeant d'ajouter encore quelques centimètres.
Le débat, parfois vif, n'est pas illégitime. Car l'océan réserve parfois des surprises. Au début de l'année, une équipe de chercheurs français exploitant des données satellitaires et le réseau de bouées océanographiques Argo, a ainsi observé qu'entre 2003 et 2007, le rythme d'élévation de l'océan avait ralenti. De 3,3 mm par an en moyenne entre 1993 et 2003, il était passé, entre 2003 et 2007, à 2,5 mm par an.
Les auteurs ont eu le fin mot de cette étrangeté. "Entre 1993 et 2003, le principal contributeur de la hausse du niveau marin était l'expansion thermique de l'océan, explique Anny Cazenave (Laboratoire d'études en géophysique et océanographie spatiales), principal auteur de ces travaux. A partir de 2003, ce phénomène a, semble-t-il, marqué une pause, tandis que la fonte des glaciers d'altitude et la réduction des calottes glaciaires devenaient dominantes, responsables d'environ 80 % de la hausse observée." Reste que malgré la contribution accrue des glaces, la "pause" intervenue dans le réchauffement de l'océan a ralenti la hausse des océans. Pour le climatologue Edouard Bard (Collège de France), "il ne s'agit là que d'une petite fluctuation de l'océan comme on en a déjà observé par le passé, en 1998 par exemple". De plus, les dernières mesures du niveau moyen global de la mer suggèrent que cette "pause" s'achève et que l'océan monte, à nouveau, à un rythme supérieur à 3 mm par an.
Dans certaines régions pourtant, il persiste à baisser. "Au Canada et en Scandinavie, par exemple, on mesure des baisses du niveau de la mer de l'ordre d'un centimètre par an", explique M. Bard... Cette bizarrerie n'est pas, elle, due au changement climatique actuel. Pas plus qu'aux caprices de l'océan. Elle tient à un phénomène, baptisé "rebond postglaciaire", provoqué par la dernière déglaciation, il y a plusieurs milliers d'années. "Il y a 20 000 ans, lors du dernier maximum glaciaire, il y avait des calottes de glace de 4 et 2 km d'épaisseur sur l'Amérique et l'Europe du Nord, explique M. Bard. En fondant, ces énormes masses de glace ont provoqué un réajustement de la croûte et du manteau terrestres."
Cette lente remontée de la croûte est encore sensible dans les hautes latitudes. Ce que les marégraphes des pays nordiques enregistrent n'est donc pas, stricto sensu, une baisse du niveau de la mer, mais une élévation locale de la croûte terrestre, plus rapide que celle de l'océan ! Ailleurs sur le globe - notamment sur les côtes françaises atlantiques et méditerranéennes -, la même relaxation "postglaciaire" du manteau est responsable d'un affaissement des terres émergées, d'où une montée relative des eaux plus importante.
A ce "rebond" s'ajoutent d'autres phénomènes. Qui, eux aussi, peuvent accroître la vulnérabilité de certains littoraux. Dans certains bassins, l'océan stocke plus de chaleur que dans d'autres et, localement, s'y dilate plus. Dans certaines régions, le sol s'enfonce à la suite du pompage de l'eau ou de l'exploitation pétrolière... D'autres mécanismes sont contraires à l'intuition. "Lorsqu'une grosse calotte glaciaire perd de la glace, cela fait augmenter le niveau marin moyen, mais autour de la calotte, la mer descend, explique ainsi M. Bard. Tout simplement parce que la calotte exerce alors une force d'attraction gravitationnelle moindre sur les eaux qui sont autour !"
L'un des objectifs nouveaux de la communauté océanographique, dit Mme Cazenave, "est de bâtir un modèle intégré, tenant compte des effets climatiques mais aussi de tous les autres, pour pouvoir prévoir la montée des eaux à l'échelle locale, pour les vingt, cinquante ou cent prochaines années". Une gageure.

Source : Le Monde

vendredi 21 août 2009

L'agonie de la mer Morte


Entre la Jordanie et Israël apparaissent les rives de la mer Morte. Elle expire là, sous un soleil de plomb, abreuvée d’un flot de baigneurs indolents, incapables de la moindre brasse dans cette eau dont le taux de salinité, 33 %, est dix fois plus élevé que dans les océans. Une goutte dans les yeux brûlerait comme de l’acide. Mais pour la peau, cette concentration unique de minéraux et de micro-organismes possède toutes les vertus. L’air y est aussi plus pur qu’ailleurs, la pollution quasi inexistante. Un monde à part, qui peu à peu s’évapore, ne recueillant de sa source que des larmes : le fleuve Jourdain s’épuise à irriguer l’agriculture, l’industrie, les villes.
À cela s’ajoutent le réchauffement climatique et surtout l’exploitation de la potasse, qui engloutit chaque année 300 millions de mètres cubes d’eau, soit un quart des pertes de la mer Morte. Alors, bien sûr, le niveau descend – de 1 mètre par an, c’est le plus bas du globe, à moins 420 mètres – et la terre, bouleversée, se venge. Depuis les années quatre-vingt, le sol s’affaisse, criblant les côtes de cratères bouillonnant d’eau sale. Peut-on ressusciter la mer Morte ? Le projet pharaonique d’un canal creusé sur 200 kilomètres jusqu’à la mer Rouge pourrait renflouer ce « grand lac », tout en approvisionnant par dessalement les pays riverains. Cette solution inquiète pourtant les écologistes pour qui seule la réhabilitation du Jourdain peut éviter un désastre.

jeudi 19 mars 2009

A Istanbul, le lien entre réchauffement climatique et gestion de l’eau au coeur de la réflexion

Soyons objectifs : jusqu'à présent, la lutte contre le réchauffement à travers la réduction des émissions de gaz à effet de serre s'est taillé la part du lion dans les medias, les politiques nationales et internationales. Ce fut d’ailleurs un des elements qui nous a decide à nous lancer dans l’aventure de créer un blog sur l’eau. Mais à Istanbul, le monde prend conscience qu’il faut aussi, dès maintenant, nous adapter aux effets du réchauffement effets, avec pour premier enjeu : garantir la sécurité hydrique de tous, ce qui est loin d’être acquis.
"Lutter contre le réchauffement, c'est assez simple, il suffit de réduire les émissions, relève Marloes Bakker, du Programme coopératif sur l'eau et le climat, citée par Le Monde. S'adapter à un climat changeant, c'est beaucoup plus compliqué."

Certaines pistes font l'unanimité, comme l'urgence d'améliorer la connaissance scientifique des régimes hydrologiques, insuffisante dans de nombreux pays, notamment en Afrique. D'autres sont très débattues, en particulier la multiplication de nouvelles retenues d'eau. Celles-ci présentent, selon leurs promoteurs, l'avantage de remplir de multiples usages : production hydroélectrique, stockage d'eau pour l'irrigation et l'approvisionnement en eau potable, prévention des inondations... "En Afrique du Sud, nous ne connaissons pas de pénurie, grâce à nos barrages et nos interconnexions entre les fleuves", plaide Mike Muller, professeur à l'université de Johannesburg et ancien responsable de la gestion de l'eau en Afrique du Sud. Au contraire, les opposants aux retenues d'eau contestent leur coût écologique et économique élevé, pour une efficacité incertaine. "Les barrages australiens sont vides, faute de pluie", rappelle Jamie Pittock, du Fonds mondial pour la nature (WWF).
Mais il existe aussi des "solutions douces". "On peut construire des retenues à petite échelle, des tanks, comme cela se fait en Inde", affirme Roberto Lenton. La recharge des nappes souterraines peut être artificiellement accélérée par l'homme. Elle peut aussi être facilitée par des plantations d'arbres et de végétaux, qui freinent le ruissellement de l'eau sur les sols.
La piste du "stockage virtuel" par le biais d'assurances sur le climat permettant de couvrir les pertes économiques des années sèches, est également explorée. Cette piste, qui tend à traiter la ressource-eau sur le même plan que des matières premières, nous semble un levier decisive pour l’harmonisation des politiques à l’échelle mondiale.

mercredi 4 février 2009

Solutionner la crise de l’eau : la solution à tous les maux


Tel est en effet le diagnostic de Rafael Fernandez Rubio - professeur espagnol en hydrogéologie – qui publie un article affirmant que dans les campagnes pour la lutte contre le réchauffement climatique, « il faut signaler que le manque d’eau a plus d’effets dévastateurs pour les pauvres que pour les nantis. Il faut également montrer que, si les efforts économiques qui sont proposés pour réduire les apports anthropiques des gaz à effet de serre étaient destinés à satisfaire le ravitaillement en eau pour l’humanité, nous résoudrions le problème de l’eau pour les personnes les plus dans le besoin. » Rappelons que l'accès à une eau traitée et l'assainissement constituent le premier levier pour réduire la mortalité infantile, éradiquer nombre d'épidémies, augmenter l'espérance de vie dans le monde.
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