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mardi 23 mars 2010

L’excès de sel, nuit à la santé … des eaux

Dans certains pays, comme cela a été le cas en France et un peu partout d’ailleurs cette année, l’hiver est très rigoureux et le principal moyen utilisé pour lutter contre le gel et la neige sur les routes, c’est le sel.
Pour rendre les routes praticables et empêcher la paralysie totale des artères de circulation, le réflexe est de saler abondamment afin de redonner au bitume son adhérence. Seulement le problème qui émerge de plus en plus, c’est que l’énorme quantité de sel utilisée le porte au rang des substances polluantes et particulièrement pour les ressources en eau et les terres…
En effet, après avoir rempli sa fonction, le sel accompagne la neige dans sa fonte et s’accumule petit à petit dans le sol nuisant à l’écosystème.
Des universitaires de Toronto ont récemment publié dans la revue ‘Sedimentay Geology’ le résultat de leurs recherches sur ce sujet. Ils révèlent une dégradation progressive de toute la baie de Frenchman qui dessert le lac Ontario. A certains endroits, on note une concentration de chlorure deux fois supérieure à celle des Grands Lacs. Sans compter que, en plus du sel, d’autres polluants automobiles viennent se rajouter. C’est tout l’écosystème qui est touché et on a déjà commencé à constater la disparition de certains poissons, sans compter que l’eau potable de la région provient directement de ce lac.
Nick Eyles, un des chercheurs déclare : « Nos découvertes sont plutôt dramatiques, et les effets se font sentir tout au long de l’année. Ce sont de vraiment mauvaises nouvelles avec de sinistres implications bien au-delà de la lagune elle-même. Nous savons maintenant que 3.600 tonnes de sel routier finissent dans cette petite lagune tous les hivers, directement par le biais des ruisseaux, et l’empoisonnent le reste de l’année. L'avenir de la baie de Frenchman pourrait aussi affecter les Grands Lacs. »
Mais il ne suffit pas de constater les problèmes, encore faut-il tenter de trouver des alternatives. Actuellement le sel représente 98 % des moyens pour faire fondre la neige et le gel. Rien qu’en France, qui est concernée par ce problème mais de façon moins systématique, c’est plus d’un million de tonnes de sel qui sont déversées sur les routes. Une autre solution est parfois utilisée : le sable. Il ne s’agit plus de faire fondre la neige, mais plutôt d’augmenter l’adhérence à la route. Néanmoins, ce procédé est plus coûteux (il nécessite 3 fois plus d’énergie) et a également un impact sur l’environnement.
Que reste-t-il ? Peut-être un système de dégivrage où l’énergie géothermique est utilisée pour faire fondre la neige. C’est ce procédé qui est installé dans les aéroports, et, on l’imagine, son coût est exorbitant et l’on imagine difficilement comment il serait possible de le décliner à l’échelle de l’ensemble du réseau routier d’un pays ….
Donc, en l’état actuel des choses, le mieux ne serait-il pas de ‘mieux saler pour moins saler’ en s’appuyant plus sur les prévisions météo ce qui permettrait de prévenir en amont en répandant de la saumure (bouillie de sel) ?
Source : futura-sciences

samedi 6 mars 2010

Un iceberg de la taille du Luxembourg se détache de l'Antarctique

Un gigantesque iceberg de la taille du Luxembourg s'est détaché du glacier Mertz, en antarctique de l'Est, ce qui pourrait avoir à terme un impact sur la circulation océanique profonde, selon une étude publiée le 26 février.
Ce bloc de glace de 2.250 km2, d'une épaisseur moyenne d'environ 400 mètres, s'est détaché le 12 ou 13 février, selon les images satellites utilisées pour cette étude réalisée par une équipe de chercheurs français et australiens.
"Cette langue de glace était déjà presque cassée. Elle ne tenait plus que par un fil", a expliqué Benoit Legresy, chercheur au Laboratoire d'études en géophysique et océanographie spatiales, à Toulouse (sud-ouest de la France).
Cette rupture s'explique par le cycle naturel du glacier qui développe une langue de glace "qui pousse d'un peu plus de 1 km par an sur l'océan", souligne le chercheur français. "Je pense qu'il n'y pas d'impact direct du réchauffement sur ce cas-là, mais cela offre un laboratoire unique pour identifier les mécanismes à l'œuvre", ajoute-t-il.
"Pour la première fois, nous aurons des informations détaillées sur le cycle complet d'un vêlage (lorsque qu'un glacier libère un iceberg): avant, pendant et après", souligne-t-il.
Depuis qu'il s'est détaché, l'iceberg s'est déplacé, avec un autre, baptisé B9B, vers une polynie, poche d'eau libre au milieu de la banquise. Grâce au vent qui refroidit la surface de l'océan, les polynies sont des zones de formation de banquise. Or quand l'océan gèle, les cristaux de sel sont expulsés, les polynies concentrent donc des masses d'eau très froides et très salées, donc denses, qui vont descendre mécaniquement en profondeur et contribuer au "tapis roulant" de la circulation des océans.
Si les gigantesques icebergs restent sur cette zone, ils pourraient, en agissant comme des "couvercles", bloquer la production de cette eau dense et modifier, à terme, les ressorts de la circulation océanique, expliquent les chercheurs.
Le cheminement de ces gigantesques icebergs pourrait également avoir un impact notable sur la biodiversité: les polynies sont en effet des lieux de concentration de nourriture pour les oiseaux et mammifères marins, notamment les manchots empereurs.
Ainsi, une modification significative de l'environnement marin pourrait avoir des conséquences importantes sur la colonie de manchots empereurs de Pointe Géologie, à proximité de la base Dumont d'Urville.
Source : AFP

vendredi 5 mars 2010

De la glace au pôle nord de la Lune détectée par un radar de la Nasa

Un radar américain lancé à bord d'un vaisseau spatial indien a détecté des cratères remplis de glace sur le pôle nord de la Lune, a annoncé la Nasa lundi 1er mars.
Le radar Mini-SAR de l'agence spatiale américaine a repéré plus de 40 petits cratères, d'une taille allant de 1,6 à 15 kilomètres, tous remplis de glace, a indique la Nasa dans un communiqué.

"Bien que la quantité totale de glace dépende de son épaisseur dans chaque cratère, on estime qu'il pourrait y avoir au moins 600 millions de mètres cubes d'eau gelée", indique le communiqué.

Jusqu'à présent, les scientifiques avançaient la théorie selon laquelle la Lune était totalement sèche, à l'exception d'éventuelles glaces au fond des cratères.

La découverte intervient quelques semaines après que le président Barack Obama eut renoncé à l'ambition d'un retour des astronautes sur la lune.

La trouvaille du radar de la Nasa "montre que la Lune est une destination encore plus intéressante et captivante, sur les plans scientifique, exploratoire et opérationnel, que ce que les gens pensaient auparavant", a déclaré Paul Spudis, le chef de projet de l'expérience Mini-SAR au Lunar and Planetary Institute de Houston (Texas).

Le Mini-SAR a réalisé en 2009 la cartographie des cratères polaires de la lune, invisibles depuis la Terre car cachés en permanence par l'obscurité, en ayant recours aux propriétés de la polarisation des ondes radios.

"Après examen des données, notre équipe scientifique a conclu à une forte indication en faveur d'eau gelée, une découverte qui fournira aux futures missions un nouvel objectif à explorer plus avant et à exploiter", a confié de son côté Jason Crusan, du Directoire des opérations spatiales de la Nasa à Washington.

La découverte du radar, qui sera publiée dans le Geophysical Research Letters, corrobore d'autres conclusions émises par les instruments de la Nasa et devrait aider à mieux comprendre les multiples formes prise par l'eau sur la Lune.

Le Moon Mineralogy Mapper (cartographe minéralogique de la Lune) de la Nasa, également à bord du satellite indien Chandrayaan-1, a découvert de son côté des molécules d'eau sur les pôles de la Lune, tandis que Lunar Crater Observation and Sensing Satellite (LCROSS) de la Nasa y a détecté de la vapeur d'eau.

Les scientifiques indiens de la mission Chandrayaan-1 --un satellite lancé en octobre 2008 qui doit orbiter deux ans autour de la Lune-- ont confirmé les découvertes américaines, après analyse des ondes lumineuses captées par les instruments américains.

Source : AFP
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