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vendredi 5 mars 2010

De la glace au pôle nord de la Lune détectée par un radar de la Nasa

Un radar américain lancé à bord d'un vaisseau spatial indien a détecté des cratères remplis de glace sur le pôle nord de la Lune, a annoncé la Nasa lundi 1er mars.
Le radar Mini-SAR de l'agence spatiale américaine a repéré plus de 40 petits cratères, d'une taille allant de 1,6 à 15 kilomètres, tous remplis de glace, a indique la Nasa dans un communiqué.

"Bien que la quantité totale de glace dépende de son épaisseur dans chaque cratère, on estime qu'il pourrait y avoir au moins 600 millions de mètres cubes d'eau gelée", indique le communiqué.

Jusqu'à présent, les scientifiques avançaient la théorie selon laquelle la Lune était totalement sèche, à l'exception d'éventuelles glaces au fond des cratères.

La découverte intervient quelques semaines après que le président Barack Obama eut renoncé à l'ambition d'un retour des astronautes sur la lune.

La trouvaille du radar de la Nasa "montre que la Lune est une destination encore plus intéressante et captivante, sur les plans scientifique, exploratoire et opérationnel, que ce que les gens pensaient auparavant", a déclaré Paul Spudis, le chef de projet de l'expérience Mini-SAR au Lunar and Planetary Institute de Houston (Texas).

Le Mini-SAR a réalisé en 2009 la cartographie des cratères polaires de la lune, invisibles depuis la Terre car cachés en permanence par l'obscurité, en ayant recours aux propriétés de la polarisation des ondes radios.

"Après examen des données, notre équipe scientifique a conclu à une forte indication en faveur d'eau gelée, une découverte qui fournira aux futures missions un nouvel objectif à explorer plus avant et à exploiter", a confié de son côté Jason Crusan, du Directoire des opérations spatiales de la Nasa à Washington.

La découverte du radar, qui sera publiée dans le Geophysical Research Letters, corrobore d'autres conclusions émises par les instruments de la Nasa et devrait aider à mieux comprendre les multiples formes prise par l'eau sur la Lune.

Le Moon Mineralogy Mapper (cartographe minéralogique de la Lune) de la Nasa, également à bord du satellite indien Chandrayaan-1, a découvert de son côté des molécules d'eau sur les pôles de la Lune, tandis que Lunar Crater Observation and Sensing Satellite (LCROSS) de la Nasa y a détecté de la vapeur d'eau.

Les scientifiques indiens de la mission Chandrayaan-1 --un satellite lancé en octobre 2008 qui doit orbiter deux ans autour de la Lune-- ont confirmé les découvertes américaines, après analyse des ondes lumineuses captées par les instruments américains.

Source : AFP

dimanche 22 novembre 2009

De l'eau sur la lune !

On le pressentait, on en parlait le mois dernier, c'est maintenant démontré : des quantités "importantes" d'eau gelée ont été découvertes sur la Lune, a annoncé vendredi 13 novembre la Nasa, soulignant le caractère "majeur" de cette découverte aux retombées potentiellement exceptionnelles.
"Nous avons trouvé de l'eau et pas qu'un petit peu, des quantités importantes", a dit lors d'une conférence de presse Anthony Colaprete, le responsable scientifique de la mission LCROSS (Lunar CRater Observation and Sensing Satellite) qui a permis cette découverte.
Dans un cratère "de 20 à 30 mètres, nous avons trouvé l'équivalent d'au moins une dizaine de seaux de 7,5 litres chacun", a-t-il ajouté, notant qu'il s'agissait seulement des premiers résultats. Un autre membre de l'équipe, Gregory Deloy, de l'Université de Californie (ouest), a jugé cette découverte "extraordinaire" et "majeure". "C'est exaltant, (car) cela montre une nouvelle image de la Lune ", a-t-il ajouté.
Lors de la mission effectuée le 9 octobre, la Nasa a envoyé la sonde LCROSS s'écraser dans un cratère, appelé Cabeus, près du pôle sud de la Lune, afin d'étudier les projections de matériaux ayant résulté de l'impact. C'est de cette manière que l'eau a été découverte.
"La concentration et la distribution de l'eau ainsi que d'autres substances nécessitent davantage d'analyse", a souligné Anthony Colaprete, ajoutant "qu'on peut dire sans se tromper que le cratère Cabeus contient de l'eau (gelée, ndlr)". La température à cet endroit est extrêmement froide et avoisine les moins 250 degrés.
Michael Wargo, responsable scientifique lunaire de la Nasa, a de son côté mis en avant les perspectives qu'offraient cette découverte. "Nous levons le voile des mystères de notre plus proche voisin et du même coup du système solaire", a-t-il dit, remarquant que la Lune détenait "de nombreux secrets". Cette découverte "fait avancer notre compréhension" de la Lune et du système solaire, a-t-il renchéri.
La Nasa avait sélectionné cette région près du pôle sud de la Lune pour y chercher de l'eau après qu'une autre sonde eut détecté précédemment d'importantes émanations d'hydrogène, qui peut se traduire par la présence de glace.

jeudi 22 janvier 2009

De l'eau sur mars !

Des gisements de carbonate, constitués dans une eau neutre ou alcaline et donc en mesure d'abriter de la vie, ont été découverts à la surface de Mars par la sonde de la Nasa Mars Reconnaissance Orbiter, ont rapporté en décembre des scientifiques. Le carbonate se forme lorsque l'eau et le dioxyde de carbone se mêlent au calcium, au fer ou au magnésium. Il se dissout rapidement dans l'acide, aussi cette découverte va-t-elle à l'encontre de la théorie voulant que toute l'eau qui se serait trouvée sur Mars fut jadis acide.

Cette découverte "est très stimulante", a expliqué John Mustard, l'un des scientifiques qui ont évoqué cette découverte lors d'une réunion de l'Union géophysique américaine, à San Francisco. Sur Terre, les carbonates comme la craie ou le calcaire préservent parfois des éléments organiques, mais les scientifiques n'ont pas découvert de telles preuves sur Mars.

Le carbonate, formé voici 3,6 milliards d'années, a été localisé dans un soubassement en limite d'un cratère de 1.490 km de diamètre. Jusqu'à présent, le carbonate n'avait été découvert sur Mars que dans des proportions infinitésimales, dans des échantillons de sol prélevés par l'atterrisseur Phoenix Mars Lander. C'est la première fois que des scientifiques découvrent un site où le carbonate s'est formé. Ces gisements, de la taille, approximativement, d'un stade de football, sont blancs et donc nettement visibles sur les photos prises par Mars Reconnaissance Orbiter.



vendredi 16 janvier 2009

De l'eau dans l'univers des origines

Grâce au radiotélescope Effelsberg, des astronomes ont détecté la présence d’eau à plus de 11 milliards d’années lumière de la terre. Un record riche en enseignements sur les débuts de l’Univers.
De la vapeur d’eau a été repérée au coeur du quasar MG J0414 situé à 11.1 milliards d’années lumière de la Terre ce qui correspond à une époque où l’univers n’avait qu’un cinquième de son âge actuel. Les quasars sont des galaxies lointaines dont le noyau est extrêmement lumineux et énergétique.
La vapeur d’eau se trouve, selon les astrophysiciens, dans le nuage de poussières et de gaz qui alimente le trou noir supermassif logé au centre du quasar. Elle n’a pu être détectée qu’en raison de conditions d’observations exceptionnelles. Une galaxie plus proche, située dans le même axe, a en effet servi de lentille gravitationnelle et facilité l’observation du quasar.
Ce phénomène de lentille gravitationnelle, se produit lorsqu’un objet très massif (une galaxie ou un trou noir) se trouve entre un observateur et une source « lumineuse » lointaine. La masse de l’objet crée un fort champ gravitationnel, qui aura comme effet de faire dévier et d’amplifier les rayons lumineux qui passeront près de lui.
Dans le cas de MG J0414, les astronomes ont ainsi disposé de quatre images distinctes du quasar. Sans cette lentille, au lieu des quatorze heures d’observation nécessaires à cette découverte, il aurait fallu réaliser 580 jours d’observation continue pour obtenir le même résultat. Le compte-rendu de ces travaux est publié dans l’édition du 18 décembre de la revue Nature.
C’est la première fois qu’un tel nuage de gaz dense est observé dans les premiers instants de l'Univers. Cela prouve que les conditions nécessaires à la formation de molécules d’eau existaient 2.5 milliards d’années après le Big-Bang.
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