jeudi 18 février 2010

La paix sauvera l’eau du réchauffement climatique

Alors que le réchauffement climatique occupe tous les esprits, il semble que l’eau soit la grande absente des réflexions sur les conséquences de ce réchauffement.
De nombreux experts des Nations-Unies ont voulu tirer la sonnette d’alarme. En effet, la pénurie des réserves d’eau, la désertification, les maladies comme le cholera, les canicules, la fonte des glaciers, telles vont être les conséquences directes de ce phénomène.
Alors que faire, sans tomber dans l’alarmisme, puisque même certaines mesures pour combattre le réchauffement – les biocarburants, l’hydro-électricité – sont extrêmement gourmandes en eau…?
Zafar Adeel, président du groupe ONU-Eau qui coordonne le travail sur l’eau réalisé par 26 agences des Nations-Unies, appelle les populations et les gouvernements à la collaboration pour éviter des conflits potentiels liés à l’eau. Par le passé, des collaborations de ce genre ont été de vraies réussites. Citons par exemple le travail du Laos, de la Thaïlande, du Vietnam et du Cambodge qui se sont unis ponctuellement à l’occasion d’un travail commun autour du fleuve Mékong.
On remarque que les endroits qui vont être le plus touchés par ces problèmes d’eau sont également les lieux de notre planète où le risque de conflit est majeur : l’Asie Centrale, le Proche-Orient et l’Afrique.
Et si, en plus de contribuer à la sauvegarde de l’eau, la coopération entre Etats frontaliers pouvait favoriser le dialogue et la réconciliation ?
Source : actualités news environnement

mercredi 17 février 2010

Elévation du niveau des mers : des prévisions à la réalité

Selon des scientifiques européens, le niveau des mers devrait augmenter d'un mètre au cours du siècle prochain. L’étude sur le sujet, publiée dans la revue Climate Dynamics, il y a quelques mois, suggère que même si la température n'augmente que de 2 degrés Celsius sur les 100 prochaines années (ce qui constitue un scénario relativement optimiste), le niveau des mers augmenterait de 80cm.
«Au fond, nous devons tout simplement nous adapter à l'augmentation du niveau des mers», explique le Dr Aslak Grinsted, un géophysicien de l'université de Copenhague, au Danemark. «La réduction des émissions de CO2 permettra d'améliorer la situation mais nous sommes déjà certains de subir une augmentation du niveau des mers. L'inertie du système est trop importante pour empêcher l'élévation.»
Dans cette dernière étude, les scientifiques ont utilisé une autre approche, en remontant dans le temps en vue d'examiner la relation entre la température et l'élévation du niveau de la mer sur les 2000 années passées.

«Au lieu de tenter de calculer l'impact de la fonte des calottes glaciaires, nous avons basé nos calculs sur ce qui est survenu dans le passé», explique le Dr Grinsted. Les données sur les températures du passé ont été obtenues à partir de carottes de glace ainsi que grâce aux anneaux de croissance des arbres. Le niveau des mers a été mesuré directement à divers endroits dans le monde entier depuis 300 ans, et des informations complémentaires, plus anciennes, sont également disponibles.

Selon les estimations et les calculs de l'équipe de recherche, si la température augmente de 3 degrés Celsius au cours des 100 prochaines années, le niveau des mers augmentera de 0,9 à 1,3 mètre. Un scénario plus optimiste, qui implique une augmentation de la température de 2 degrés, conduira à une augmentation d'environ 80 cm. Par contre, dans le cas d'un scénario pessimiste où la température augmenterait de 4,5 degrés Celsius, l'élévation du niveau des mers serait d'environ 1,35 mètre.
«Même si nous arrêtons l'augmentation de la température, le niveau de la mer augmentera de 20 à 40 cm», explique le Dr Grinsted. «Afin d'éviter que le niveau des eaux de la mer augmente, nous devrions diminuer la température de 0,6 degré Celsius.»

Les chercheurs font remarquer que l'élévation du niveau de la mer devrait être plus rapide au cours du 21e siècle que pendant les 2000 années précédents. Néanmoins, de tels changements sur le niveau de la mer ne sont pas sans précédent ; à la fin de la dernière époque glaciaire, il y a plus de 11700 ans, la couche de glace a fondu si rapidement que le niveau de la mer s'est élevé de 11 millimètres par an, ce qui équivaut à un mètre en un siècle.

En Inde, l’élévation du niveau de la mer est anormalelement élevée depuis 2004
Selon le Dr Navak, Secrétaire au Ministère des Sciences de la Terre Indien il y a actuellement une élévation préoccupante du niveau de la mer sur les côtes indiennes; ce phénomène aurait débuté en 2004.

Au cours d'un discours pour l'Indian Science Congress le Dr. Nayak a annoncé qu'entre 2004 et 2008 l’élévation du niveau de la mer aurait atteint 9 mm alors que l'élévation moyenne jusque là observée était d'1,08 mm par an entre 1961 et 2003 ; depuis 2003 celle-ci atteindrait 3.1 mm. Il a affirmé que la température moyenne des océans aurait augmenté contribuant à cette hausse. Cependant cette hausse des températures seules ne peut expliquer cette hausse du niveau des océans; elle est à lier à la fonte des glaciers et à la fonte des couches neigeuses. Il a aussi annoncé que cette hausse du niveau des océans n'était pas identique à la surface du globe et certaines zones sont plus touchées; c'est le cas de la région de l'estuaire de la Hooghly.

L'érosion des Iles Laquedives pourrait être liée à cette hausse des océans mais selon lui il n'y a aucune certitude. Un projet pilote doit être mis en place pour étudier ce phénomène sur la côte de Chennai. Au cours de ce discours il a annoncé que des variations des températures extrêmes avaient pu être observées sur les 50 dernières années. Le nombre de jours et de nuits froids est devenu moins important tandis que les périodes de canicules sont devenues plus régulières.

La fréquence des fortes précipitations pluvieuses à elle aussi augmentée sur la plupart du territoire et a contrario de fortes et intenses sécheresses ont pu être observées sur de vastes zones depuis les années 70 et ceci plus particulièrement dans les régions tropicales à subtropicales. Selon lui l'Inde doit augmenter la surveillance de ces régions et comprendre l'impact de cette évolution sur le système des moussons.

mardi 16 février 2010

Pas d’âge pour comprendre les enjeux de l’eau …

Il convient de saluer la belle initiative d’une association des Cévennes cherchant à sensibiliser les jeunes aux enjeux de l’eau. Sous l’impulsion de ‘Jeunesse florentine’ a été créé le conseil ‘eau-terre’ qui s’est réuni il y a quelques jours. Ce conseil se compose d’élus et d’enfants de 9 à 14 ans qui, sous la houlette de plusieurs animateurs, se sont venus discuter, réfléchir aux problématiques liées à l’eau pour monter un projet d’envergure.
Lors de cette première rencontre, beaucoup de sujets, tels le gaspillage, la gestion, le circuit et l’acheminement de l’eau, ont été évoqués avec des professionnels venus pour l’occasion. Ces jeunes aquaphiles ont ainsi pu découvrir à travers l’intervention d’Evelyne Lacombe, chargée d’études à l’agence de l’eau Rhône Méditerranée et Corse, la gestion des nappes phréatiques. La présentation du Sage (schéma d’aménagement et de gestion de l’eau) a permis de mieux comprendre les moyens mis en œuvre pour satisfaire les besoins en eau tout en respectant l’environnement d’où elle provient. Après qu’un enfant a proposé l’organisation d’un groupe qui irait nettoyer le bord des rivières, les échanges ont été riches et de nombreuses questions autour de la récupération d’eau de pluie, le pompage et l’arrosage, les pesticides, les stations d’épuration, les gestes pour économiser l’eau au quotidien ont été évoquées.
Après cette première étape de réflexion, le conseil envisage une action plus concrète à travers la réalisation d’un documentaire sur l’eau à l’occasion de la journée mondiale de l’eau qui aura lieu le 22 mars.

Source : Midi Libre.

lundi 15 février 2010

Entreprises : la bonbonne délaissée au profit du robinet

Crise et écologie obligent, nombre d’entreprises suppriment les bonbonnes d’eau minérale aux quatre coins des bureaux. Ou les remplacent par des fontaines d’où coule l’eau du robinet.
Crise oblige, les fontaines d’eau minérale ne suscitent plus le même engouement que dans les années 90.

2009 a marqué une stagnation des installations de fontaines d'eau de source. Quand il s’agit de réduire les frais généraux, on choisit ce qui n’est pas essentiel à la marche de l’entreprise. Mais d'autres facteurs entrent en jeu : le stockage des bonbonnes mobilise de la place, leur manipulation n’est pas aisée et cela prend du temps.
Suppression, mais surtout développement des fontaines réseau: les stratégies varient. Cette dernière option constitue désormais le choix le plus fréquent. Ecologie oblige, on abandonne la bonbonne pour l’eau du robinet avec des fontaines branchées sur le réseau. Les économies sont aussi substantielles : le prix d’achat des nouvelles fontaines réseaux est couvert par le coût annuel dérisoire par rapport à celui de l’eau en bonbonne.

Source : 24 heures (presse suisse)

L’eau, enjeu géopolitique

Alors que les discussions et recherches sur le réchauffement climatique engendrent une prise de conscience de la population et une mobilisation pour le respect de l’environnement, les portées géopolitiques qu’il implique sont beaucoup moins mises en avant. Les surfaces en eau douce tendant à fortement diminuer, vont faire apparaître, outre un phénomène de réfugiés climatiques, de fortes tensions internationales.
La manière de gérer l’eau devient donc – dès aujourd’hui – un enjeu stratégique majeur.

Sur ce point là, la manière d’envisager la situation diverge. Par exemple, alors que l’Arabie Saoudite utilise une quantité considérable d’eau pour ses besoins de développement en terme d’aménagement et d’infrastructure, Israël, confronté à la même problématique de pénurie, gère cette ressource différemment, mettant en place depuis plusieurs années, un énorme système à la pointe de la technologie lui garantissant son autonomie en eau et lui permettant également d’exporter sa technique.

L’importance capitale que représente l’accès à l’eau est nettement perceptible par le moyen de pression énorme qu’il peut générer. Ainsi en est-il de l’ascendance de la Turquie sur ses pays voisins, l’Irak et la Syrie, grâce au Tigre et à l’Euphrate. De même, de tout temps, le partage des eaux a été une source de conflit importante et plus encore actuellement, d’autant plus que le droit international reste encore très flou sur ces questions.
Un exemple flagrant se déroule actuellement sous nos yeux à travers les relations entre la Chine et l’Inde. Pour faire face à la répartition inégale de l’eau sur son territoire, Pékin est en train d’engager de vastes travaux de détournement de ses principaux fleuves. Cette situation ne cesse d’inquiéter le gouvernement indien qui craint de lourdes conséquences sur cette ressource en eau qui provient des mêmes fleuves prenant leur source dans l’Himalaya. Le contrôle du Tibet, extrêmement riche en eau, devient par là-même, d’une importance capitale.

dimanche 14 février 2010

Conférences sur l'eau dans le monde

L'Unesco propose un agenda intégrant la plupart des manifestations scientifiques et/ou technique concernant l'eau dans le monde. La plupart d'entre elles auront lieu en anglais.

19-20 janvier 2010 - Pretoria, Afrique du Sud
1ère Conférence régionale des jeunes professionnels de l’eau sud africains.
For the first time the International water Association (IWA) Young Water Professionals Programme (YWP) provides a platform for young professionals and postgraduate researchers from Southern Africa to present their work related to advances in urban water supply and sanitation. The technical programme of the Conference will include both platform and posters. The conference programme also accommodates facilitated discussion and a series of networking and professional development activities.

1-24 février 2010 - Auckland, Nouvelle-Zélande
17eme Congrès de la division Asie et Pacifique, de l’association internationale d’ingénierie et de recherches hydrauliques (IAHR-APD 2010)
IAHR-APD 2010 incorporates the 7th International Urban Watershed Management Conference. The Congress will be a forum that welcomes new research findings and practitioner innovations addressing the many water related challenges of the Asia-Pacific area. Alongside IAHR members, other researchers, practitioners, and students are also welcome to contribute abstracts for consideration.

6-10 mars 2010 - Alexandrie, Egypt
Conférence internationale sur la gestion des zones côtières des deltas de rivière et des cotes de basses terres
The main objective of the conference is to bring engineers, scientists, managers, government agencies and officials world wide to exchange information and address the outstanding problems associated with coastal erosion / accretion / subsidence occurring on shorelines of river deltas and low land areas being increasingly influenced by man-made interference. Another objective is to propose sustainable solutions to minimize and adapt to the adverse impacts of climate change in the framework of Integrated Coastal Zone Management.

11-13 octobre 2010 - San Diego
This major international conference will target the developing interdisciplinary science themes in the interface between hydrology and other scientific disciplines, including climate change, biology, chemistry and social sciences. These subjects are of particular relevance as population increases and a changing climate bring new pressures on hydrological systems around the world.

Revivez sur Géoportail la grande crue de la Seine de 1910

Sur le site Géoportail, quelques clics de souris peuvent faire ressortir la Seine de son lit, comme elle l'a fait il y a exactement un siècle, provoquant des dégâts considérables. L'étalement des eaux peut être visualisé sur les cartes d'époque mais aussi sur celles d'aujourd'hui, démontrant combien une telle crue serait autrement plus catastrophique : voir à ce sujet notre article du 21 janvier ici : http://infos-eau.blogspot.com/2010/01/paris-se-protege-contre-les-inondations.html

Source :

samedi 13 février 2010

La Mer d'Aral, moins d’eau et plus de sel

Située au milieu d’une zone désertique, la mer d’Aral devait son existence à la confluence de deux fleuves, l’un venant de l’est, le Syr-Daria, l’autre du sud, l’Amou-Daria. Ces deux fleuves alimentaient une mer grande, à l’origine, comme deux fois la Belgique.
Le niveau a commencé à baisser dans les années 1960, avec la mise en place de grands plans d’irrigation visant à développer la culture du riz au Kazakhstan et du coton en Ouzbékistan. Les planificateurs soviétiques ont décidé en 1959 de cultiver 2,5 millions d’hectares de terres vierges supplémentaires. Il leur a fallu prélever 60 % du débit des deux fleuves alimentant la mer d’Aral.
À l’époque, les Soviétiques ont imaginé de détourner les fleuves de Sibérie vers l’Asie centrale pour compenser cette perte en eau. Mais le projet a été abandonné en 1986, à la demande de Mikhaïl Gorbatchev. La mer d’Aral s’est trouvée avec un déficit d’approvisionnement. D’autant que les canaux d’irrigation ne sont pas étanches et perdent jusqu’à 50 % de l’eau qu’ils transportent. En 1960, la mer d’Aral recevait de 50 à 120 milliards de mètres cubes d’eau par an. Aujourd’hui, elle n’en reçoit plus que cinq à dix milliards.
La baisse du niveau de l’eau a transformé la région. Une lagune est apparue, coupant quasiment la mer en deux, et créant la « Grande » et la « Petite Aral ». Les cartes de la région continuent à indiquer la présence de la mer dans des zones qui ne sont plus que du sable. Le climat est devenu plus sec. L’emploi massif d’engrais pour les cultures a entraîné une pollution des eaux au phosphate. Les habitants, qui consomment cette eau, sont victimes de maladies rénales et de cancers. La mortalité infantile, dans la région, est quatre fois plus élevée que dans le reste de l’Asie centrale.
Les poissons ont quasi disparu dans cette mer polluée et devenue trop salée. De plus, le vent disperse le sel apparu à la surface des nouvelles terres émergées. Cela a provoqué la diminution des aires de pâturage. Les habitants qui le peuvent ont choisi de partir, tandis que le désert gagne du terrain.
La mer est à cheval sur deux pays : le Kazakhstan et l’Ouzbékistan. La frontière passe au milieu des eaux. Un plan de sauvetage global exigerait la coopération des deux pays, or les relations entre les deux gouvernements sont difficiles.
Pour augmenter le débit de l’eau remplissant l’Aral, il faudrait assurer l’étanchéité des canaux d’irrigation et diminuer les surfaces cultivées. L’Ouzbékistan, moins riche en pétrole et en gaz que ne l’est le Kazakhstan, n’est pas prêt à renoncer à la culture du coton, qui fait vivre des régions entières.
Aujourd’hui, plus personne ne croit à la possibilité de revenir à la situation des années 1960. La partie basse de la mer, la « Grande Aral », semble condamnée. Le Kazakhstan concentre ses efforts sur la « Petite Aral », qui se trouve entièrement sur son territoire. C’est ici seulement que de grands travaux ont permis d’enrayer le processus de désertification.
Le plan de sauvetage a consisté à fermer, par une digue de 30 mètres de large, la partie nord de la mer, de façon à retenir les eaux du Syr-Daria. Ainsi, le niveau de l’eau a pu monter de 12 mètres dans la « Petite Aral ». Une nouvelle digue doit permettre de monter, un peu plus au nord, le niveau de quatre mètres supplémentaires. Il faudra aussi construire un canal pour alimenter cette partie de la mer. On aura ainsi une mer d’Aral à trois niveaux, séparés par des écluses, afin de permettre la circulation des bateaux.
Les travaux entrepris par le Kazakhstan ont permis de ramener l’eau dans des zones où elle avait disparu depuis vingt ans. Cela permet, au final, de sauver une partie qui correspond à 15 % de l’ancienne surface de la mer d’Aral. Mais cela ne doit pas faire oublier que, dans le même temps, tout le reste de l’ancienne mer d’Aral, soit 85 % de la surface, reste en danger, menacé de disparition totale. Et les populations qui y vivent ont ainsi une épée de Damoclès au-dessus de la tête...
source : http://www.la-croix.com/Une-mer-fermee-victime-d-un-amenagement-mal-reflechi/article/2406953/55401

La brique d'eau ne trouve pas son public

Boire de l’eau dans une bouteille en papier. Surprenante au premier abord, l’idée a de quoi emballer le consommateur qui chasse le plastique de ses achats. Le concept existe bel et bien. Son nom ? L’Aquapax, une brique de 50 cl réalisée en Tetra Prisma, l’un des emballages écolos proposés par l’entreprise Tetra Pak. A l’origine de cette nouvelle eau minérale, lancée en France en février 2009, un duo composé du créateur britannique de la brique d’eau, Neil Tomlinson, anti-plastique convaincu, et d’Alexis Vaillant, fondateur de la société Drinkyz.
« On voulait mettre sur le marché des produits naturels pour limiter l’abondance d’emballages polluants », explique Alexis Vaillant. Il faut dire que la petite brique d’eau présente des mensurations à faire rougir ses consœurs en plastique qui dominent le rayon dédié aux eaux minérales depuis une quarantaine d’années. Pour la rigidité : 75 % de carton, matériau renouvelable issu des forêts nordiques ; pour l’étanchéité : 20 % de polyéthylène ; et contre la lumière et l’air : 5 % d’aluminium. S’il n’existe pas encore d’analyse de cycle de vie de l’Aquapax, il est toutefois possible de se baser sur une étude réalisée en 2008 par le cabinet Bio Intelligence Service sur les jus de fruits Tetra Pak. Les chiffres sont là : l’empreinte carbone d’une brique de 25 cl en Tetra Prisma est de 26 g d’équivalent CO2 contre 97 g pour du PET – polyéthylène téréphtalate –, plastique utilisé pour les bouteilles classiques.
Cependant, l’idée prometteuse ne fait pas encore un carton. Au départ, l’Aquapax était seulement vendue dans un réseau de distribution parisien sélectif – Colette, Cité des Sciences de la Villette. A 2 euros la bouteille, il s’en est vendu 100 000 jusqu’à aujourd’hui. Mais le compteur pourrait décoller en 2010 puisqu’elle s’affiche maintenant dans certains Monoprix à 1 euro. Un sacrifice pour une marque encore loin d’être rentable. « Aucun minéralier français n’empaquette aujourd’hui de l’eau en carton car il faut changer tout le système de production et c’est plus cher que de souffler des bouteilles en plastique », justifie le patron de Drinkyz, qui produit l’Aquapax en Allemagne. Et au-delà de son prix, la brique d’eau en carton se heurte à un obstacle de taille : son opacité. « Le consommateur a l’habitude des bouteilles transparentes qu’il associe à une eau pure », explique Sylvain Pasquier, ingénieur chargé des déchets à l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie).
Une autre bouteille d’eau écolo est également confrontée à ces contraintes : la Paper Water Bottle. Cette dernière va encore plus loin que l’Aquapax, car elle propose un emballage exclusivement en papier, à base de feuilles de bambou et de palmier, qui encapsule un film micro-fin de PLA (un bioplastique renouvelable d’origine végétale) afin d’isoler la bouteille.
Problème : depuis l’élaboration d’un prototype en novembre 2008 par l’agence de design Brandimage, aucune bouteille n’a encore été produite. « Des centaines d’organismes sont intéressés, comme des restaurants ou des compagnies aériennes, mais nous sommes encore en négociation pour trouver un industriel qui produise et commercialise la bouteille », explique son créateur, l’Américain Jim Warner. Une fois la question de la faisabilité résolue, l’intérêt écologique reste à démontrer, prévient Sylvain Pasquier de l’Ademe. « L’origine renouvelable du papier n’est pas, en soi, la garantie d’un emballage plus écologique, explique l’expert. Il faut analyser d’autres facteurs comme son poids, son transport ou encore l’impact énergétique de sa production. » Ces études n’existent pas pour l’instant. Et si le mieux finalement, ce n’était pas la bonne vieille eau du robinet ? —

source : terra-economica

vendredi 12 février 2010

Des planètes composées d'eau

Les astronomes ont fait d'importantes découvertes, remettant en cause ces derniers mois la vision d'un univers aride dans son ensemble. En effet, il ressort des dernières investigations menées sur des galaxies voisines, et la nôtre, que le nombre de planètes serait beaucoup plus élevé qu'on ne l'avait cru jusqu'ici, et même supérieur au nombre d'étoiles. En particulier, une planète grande comme 2,7 fois la terre, mais d'une masse dépassant 6 fois celle de notre planète, fait l'objet de toutes les attentions : car il se pourrait que ce nouvel astre soit presque entièrement recouvert d'eau.
A seulement une quarantaine d'années-lumière de la terre, cette planète présenterait des conditions de pression telles que l'eau y atteindrait les 150 degrés, jaillissant par endroits en torrents rouges et brûlants...
Quelle poésie dans ces découvertes hydrologiques spatiales !
Source : http://www.shortnews.de/start.cfm?id=805630
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