jeudi 11 février 2010

Etendre le système WQT pour lutter contre la pollution des océans

Personne ne croyait Al Appleton dans les années 1980, quand il a commencé à exposer à la ville de New York son projet ‘WQT’(Water Quality Trading). Il s’agit d’un système qui vise à réduire la pollution dans les rivières et les lacs en donnant une aide financière aux agriculteurs qui acceptaient d’adopter une attitude non polluante dans leurs exploitations.
Il faisait valoir à l’époque que cela ferait économiser plusieurs milliards de dollars de travaux de filtration à la ville, ce qui a été vérifié depuis.
Au vue de la dégénération des récifs coralliens et d’autres écosystèmes océaniques, l’idée serait maintenant d’étendre ce modèle d’action aux zones côtières.
Si les scientifiques pensent que cela pourrait fonctionner, il convient de prendre en compte des particularités propres à l’océan que n’ont pas les lacs et rivières, et en particulier la taille.
De plus, réunir toutes les industries impliquées dans la pollution des océans dans ce système est un grand défi tellement la pollution marine est presque impossible à tracer.
Cette difficulté à évaluer avec exactitude les sources de pollution de l'eau pourrait ralentir le développement de l’action, mais on estime que cela peut être surmonté en encourageant autant d'intervenants que possible à rejoindre cette initiative notamment en commençant par les bassins intérieurs et les voies navigables.

mercredi 10 février 2010

L’accès à l’eau : défi majeur de l’Inde

La situation de l’accès à l’eau en Inde devient de plus en plus problématique chaque jour. Les besoins en eaux sont énormes tant pour les cultures, les industries que pour la population. L’accès à l’eau devient un enjeu majeur tant sur le plan économique que géopolitique que sur le plan du développement à proprement parler. Le collectif 2030 water resource group estime que si, d’ici 2030, de sérieux changements ne sont pas mis en place, le pays ne pourra plus subvenir qu’à la moitié de ses besoins.
La grande pollution industrielle et domestique des rivières rend l’eau impropre à la consommation, le pompage excessif qui épuise les nappes souterraines mais aussi la vétusté du réseau de distribution et les complexités de gestion sont autant se facteurs qui rendent l’accès à l’eau de plus en plus difficile. La qualité de l’eau s’en ressent énormément.
Le gouvernement indien a commencé à prendre diverses mesures de restriction pour ne pas faire face à ce problème : rationnement de l’eau à Bombay ou à New Dehli où il n’est possible de n’avoir de l’eau seulement deux heures par jour, installation de système de collecte d’eau de pluie, assainissement par les plantes, réaménagement des systèmes de distribution …
Et le combat pour l’eau ne fait que commencer. La population, les industriels, le gouvernement et les pays limitrophes – dont la Chine, notamment, qui contrôle, en amont la plupart des rivières de l’Inde– se livrent une guerre sans merci où l’accès à l’eau devient l’enjeu majeur.

Explication sur le mystère du lac de Génos-Loudenvielle

Depuis quelques jours, le niveau du lac de Génos-Loudenvielle s'abaisse et sur les berges, le paisible promeneur est intrigué. C'est qu'il a été décidé d'anéantir, par un procédé simple, écologique, naturel et sans herbicides, les plantes aquatiques qui abondent et envahissent les hauts fonds du lac. En effet, en cette période de froidure, les plantes, qui ne sont plus protégées par l'eau, sont exposées au gel qui devrait détruire leurs parties végétatives et peut-être leurs racines. Ces plantes prospèrent sur les bords immergés du lac dont le fond est riche en alluvions apportées par la Neste et où la lumière pénètre en raison du peu de profondeur. Ce n'est donc pas la pollution qui accélère leur développement, car les cours d'eau du Haut-Louron ne reçoivent plus d'effluents polluants depuis la mise en service de la station d'épuration du Pont d'Estagnon en 2005. Les eaux usées de Val-Louron, de Peyragudes, de Loudenvielle et de Génos sont acheminées et traitées dans cette même station d'épuration.
D'autre part, cette baisse de niveau du lac est effectuée sous surveillance, en coordination avec la SHEM (Société hydroélectrique du Midi) qui gère le débit et les Coteaux de Gascogne, société qui surveille l'alimentation du canal de la Neste approvisionnant le piémont.
Voilà l'explication de la baisse de niveau du lac de Génos-Loudenvielle. Et maintenant, en lecteurs informés, « faisons fi » des fausses idées qui racontent que les eaux du lac de Génos-Loudenvielle alimenteraient les canons à neige des stations de ski de la Vallée du Louron !

Source : La Depeche

mardi 9 février 2010

Recherche : collecter l’eau grâce aux araignées

En observant de plus près les toiles d‘araignée, on s’est s’aperçoit qu’elles possèdent une propriété particulière : elles peuvent collecter l’eau. Qui ne s’est jamais extasié devant ces colliers de rosée ? …
Le principe a été étudié par des chercheurs chinois qui ont travaillé à reproduire ce procédé à l’usage de l’homme. La structure du fil de la toile d’araignée est comme un collier de perles qui, au contact de l’eau contenu dans l’air, vont soudainement se rétrécir et prendre la forme de nœuds en forme de fuseaux sur lesquels la vapeur d’eau va se condenser. C’est ce qu’on observé des chercheur chinois grâce à leurs microscopes électroniques.
Suite à cette découverte, Lei Jiang, du laboratoire national pour les sciences moléculaires de Pékin a reproduit un fil synthétique qui possède les mêmes propriétés. Ce processus, produit à une échelle industrielle pourrait permettre d’envisager dans le futur une nouveau moyen d’avoir de l’eau en récoltant celle qui est présente dans l’air. Des installations de ce type sont actuellement en train d’être aménagées dans les régions arides des Andes chiliennes.

Vers l’élaboration d’une cartographie des zones inondables en Algérie

Une cartographie de toutes les zones inondables en Algérie est en voie d’élaboration pour définir les zones à risques, a affirmé à Alger le directeur de l’assainissement et de la protection de l’environnement auprès du ministère des Ressources en eau, M. Hacen Aït Amara.
«La réalisation de cette carte est une nécessité impérieuse et d’une grande importance non seulement pour le secteur des ressources en eau, mais également pour celui de l’habitat car elle permettra d’identifier les zones inondables», a-t-il expliqué sur les ondes de la radio nationale. Il a ajouté dans ce sens que l’Etat a réservé une enveloppe qui avoisine les 40 milliards de DA dans le cadre du programme quinquennal 2010/2014 pour protéger les villes algériennes des inondations. Des systèmes de protection ont ainsi été mis en place pour sécuriser certaines régions à risque, a fait savoir le même responsable, soulignant à titre d’exemple qu’une infrastructure chargée de mobiliser et de capter toutes les eaux venant du massif de Bouzareah pour les envoyer en mer, sera mise en service dans le prochain mois (février) : «Cette réalisation permettra de sécuriser la partie centre de Bab El Oued».
M. Amara a également avancé qu’un autre projet pour sécuriser la ville de Sidi Bel Abbès et stopper les eaux qui viennent de l’oued Mekerra est en voie d’achèvement. S’agissant du grand projet de lutte contre le phénomène de la remontée des eaux dans la cuvette de Ouargla et d’El Oued et qui a coûté 60 milliards de DA, le même responsable a souligné que sa réception totale est prévue pour le 1er trimestre 2010.Abordant le projet de transfert des eaux traitées de l’oued El Harrach (Alger), dont la capacité est estimée à 70 millions de m3, vers le barrage de Douéra pour leur réutilisation dans l’agriculture, sa mise en service est «imminente», selon lui. Par ailleurs, un «programme ambitieux» de réalisation d’installations d’épuration a été initié, a indiqué le directeur de l’assainissement, soulignant que 40 stations d’épuration des eaux usées seront réalisées dans le cadre du programme quinquennal 2010/2014 pour lesquelles un budget de 80 milliards de DA a été dégagé. Le montant global alloué à la réalisation des actions retenues dans la stratégie du secteur en matière de l’épuration des eaux usées au cours de ces dernières années s’élève à plus de 200 milliards de DA, a-t-il précisé. Le parc des stations d’épuration des eaux usées opérationnelles dépasse, actuellement, les 100 stations, a-t-il fait savoir, soutenant que l’Algérie dispose d’une capacité installée de plus de 550 millions de m3/an au moment où le volume des eaux usées rejetées à l’échelle nationale est estimé à près de 750 millions de m3. «Sur la capacité installée, nous produisons entre 40 et 50%, soit un volume qui avoisine les 300 millions de m3, destinés exclusivement à l’irrigation», a-t-il ajouté. Il a assuré que l’eau épurée dans ces stations ne pose aucun problème du point de vue qualité : «C’est une eau qui répond parfaitement aux normes établies par l’Organisation mondiale de la santé [OMS]», a-t-il souligné, ajoutant que chaque station dispose d’un laboratoire in situ pour analyser l’eau traitée.

Source : La Tribune

dimanche 7 février 2010

Chine : des carpes argentées pour nettoyer le lac Taihu

Des habitants des provinces orientales du Jiangsu, du Zhejiang, et de la municipalité de Shanghai, ont acheté 330 000 frais de carpe argentée pour aider à nettoyer le lac Taihu, troisième plus grand lac d'eau douce en Chine avec une superficie de 2 400 km² et pollué par les algues, ont annoncé lundi les autorités locales de la pêche.
Cette campagne de don a été lancée le 19 janvier par 20 organisations de médias locaux.
Les frais qui se nourrissent d'algue devraient être jetés dans le lac le 23 février, a indiqué Fan Xiao, responsable de l'Administration de la Pêcherie du lac Taihu.
Coûtant 0,6 yuan (0,09 dollars), une carpe argentée devrait manger près de 50 kg d'algues d'ici fin septembre 2010, quand elle pèsera de 1,5 à 2 kg.
"Quand j'étais petit, l'eau du Lac Taihu était pure, mais la qualité de l'eau s'est détériorée il y a plusieurs années", rappelle Zhao Meizhen, un enseignant retraité âgé de 90 ans, qui a acheté 500 frais.
Le gouvernement a commencé à utiliser des carpes argentées pour nettoyer le lac en février 2008, suite à une pollution endémique en 2007 provoquée par des algues vertes, ce qui a affecté l'approvisionnement d'eau potable pour les 17 millions d'habitants, a précisé Fan Xiao.
Les coûts de cette campagne sont partagés par les fonds du gouvernement et les donations publiques.
Cette année, les fonds du gouvernement sont estimés à 12 millions de yuans. "Le traitement biologique de l'algue a été prouvé comme efficace", a-t-il conclu.

Source : Xinhua

jeudi 4 février 2010

Sauver le Coorong : plus d'eau douce, moins de barrages

L'importance écologique de l'écosystème constitué par la lagune du Coorong et les lacs Alexandrina et Albert à l'embouchure du fleuve Murray a été reconnue par la convention internationale RAMSAR pour la protection des zones humides en 1985. Cependant la diminution du débit du Murray pendant les dernières décennies a fortement détérioré cet environnement unique dont dépendent de nombreuses colonies d'oiseaux aquatiques et d'oiseaux migrateurs.

La réduction du débit du Murray résulte de l'exploitation intensive du fleuve en amont pour alimenter les systèmes d'irrigation et de la sécheresse qui sévit depuis quelques années. Pour la première fois depuis 7000 ans le niveau des lacs Alexandrina et Albert se trouve au-dessous du niveau de la mer. Les eaux des lacs et de la lagune sont devenues tellement salines que de nombreuses espèces de plantes et de poissons ne peuvent plus y vivre. Les espèces d'oiseaux aquatiques natifs et les oiseaux migrateurs fréquentent donc beaucoup moins cette région. Des organismes marins et estuariens envahissent les eaux des lacs devenues plus salines et menacent la survie des espèces acclimatées à des eaux plus douces.

Des écologistes de l'Université de Nouvelle-Galles du Sud, de l'Université d'Adélaïde et de l'Université Flinders ont publié un rapport qui rend compte de l'état de l'écosystème et examine les moyens d'arrêter sa détérioration. L'analyse indique qu'augmenter le débit du fleuve est le seul scénario qui permettra la survie à long terme de ces zones humides. Il faudrait une augmentation d'environ un tiers du débit naturel du fleuve Murray non loin de son embouchure par rapport au débit actuel, soit 3800 gigalitres supplémentaires par an.

Le rapport reconnait les aspects positifs de certaines mesures introduites par le gouvernement fédéral et par le gouvernement de l'Etat d'Australie Méridionale telles que le rachat d'allocations d'eau. Dans ce système, le gouvernement du Commonwealth rachète aux propriétaires leurs quotas d'eau et utilise cette eau pour améliorer le débit de certains cours d'eau. Par contre, le rapport recommande de ne pas poursuivre dans la voie des solutions "artificielles" - qui sont partiellement responsables du déclin écologique du Coorong - comme la construction de barrages et de canaux pour déconnecter ou connecter certaines composantes du système.

Selon les chercheurs, certaines mesures prises pour éviter la formation de sols acides sulfatés (comme la construction de barrages sur des cours d'eau douce) sans prendre en compte les autres problèmes écologiques auraient aggravé la situation.

Le rapport intitulé "Engineering a crisis in a Ramsar wetland: the Coorong, Lower Lakes and Murray Mouth Australia" peut être consulté en utilisant le lien internet suivant:

mardi 2 février 2010

Pollution de l’eau : la Chine condamne

Cinq personnes ont été condamnées dans l'est de la Chine à des peines de prison allant jusqu'à deux ans et cinq mois pour avoir déversé des déchets industriels et privé d'eau potable il y a un an une ville de cinq millions d'habitants, a rapporté Chine Nouvelle. Trois responsables d'une entreprise chimique de la ville de Huai'an, dans la province du Jiangsu, avaient fait appel en février dernier à deux hommes d'affaires pour se débarrasser de leurs déchets dans un canal d'irrigation connecté au réseau d'eau potable. Des habitants s'étaient plaints de la mauvaise odeur de l'eau du robinet, ce qui avait permis de découvrir l'origine de la pollution. La municipalité avait été obligée de cesser l'alimentation en eau potable pendant une semaine. Le tribunal a condamné les auteurs de la pollution vendredi, leur infligeant aussi une amende d'un million de yuans (100.000 euros) à la société pétrochimique, qui devra également verser 350.000 yuans de dommages et intérêts à la compagnie d'eau de la ville.

source AFP

vendredi 29 janvier 2010

Le niveau des eaux du Qinghai en augmentation pour la cinquième année consécutive

Pour la cinquième année consécutive, en 2009, le niveau du plus important lac d'eau salée de Chine a augmenté, indiquent les experts de la province du Qinghai dans le nord-ouest du pays.
L'augmentation des précipitations est à l'origine de ce phénomène qui a atteint 17 cm l'année dernière, précise Li Yan, une ingénieur du Bureau du contrôle des ressources en eau et de l'hydrographie de la province du Qinghai.
Le niveau de l'eau a constamment progressé depuis 2005, ce qui est l'amélioration record enregistrée depuis la création du bureau en 1955. "Il a augmenté de 70 cm en cinq ans", ajoute-t-elle.
Les autres deux périodes d'augmentation continue ont été 1967-68 et 1988-89.
Le lac Qinghai, qui se situe dans le nord-est du plateau Qinghai-Tibet est le plus important lac salé de la partie continentale de Chine. Son niveau a baissé de 3,7 m entre les années 1950 et 2004, une moyenne de 7 cm par an.
Pour Dai Sheng, du Centre de recherche provincial sur le climat, l'augmentation actuelle du niveau du lac est due à la fréquence des précipitations qui ont apporté de l'eau dans le lac tout en réduisant l'évaporation. Entre 2005 et 2008, la province du Qinghai a enregistré des précipitations annuelles moyennes de 431 mm et l'an dernier, elles ont été de 416 mm contre 396 mm en 2008.
De son côté, Li Yan souligne que l'important programme de reboisement de la province, qui a commencé en 2002, a aussi participé à la restauration du niveau du lac.
Li Yan et ses collègues ne sont pas certains que le niveau du lac continue à progresser, bien que les météorologues prédisent qu'il y aura suffisamment d'eau au cours des 20 prochaines années.
"Nous pensons que suffisamment d'eau de pluie parviendra au lac au cours des deux prochaines décennies", souligne Dai Sheng. "D'ici 2030, le niveau du lac devrait augmenter d'au moins trois mètres et retrouver les cotes des années 1970".
Pour lui, le réchauffement climatique et la fonte des glaciers devraient aussi permettre l'extension du lac.
Entre 1961 et 2008, les températures de la région autonome du Tibet ont augmenté de 0,32 degré centigrade au cours de chaque décennie, indiquent les dernières statistiques de l'Administration météorologique de Chine.


Source : Xinhua

jeudi 28 janvier 2010

Le dessalement, nouvelle ressource pour les habitants de Melbourne

La capitale de l’état du Victoria (Australie) se prépare à réceptionner la plus grande usine de dessalement d’eau de mer d’Australie. Le dessalement constitue une partie de la réponse à la sècheresse que traverse le continent depuis maintenant une dizaine d’année et au besoin en eau croissant des habitants.
Située à 80 km de Melbourne sur le détroit de Bass, (au sud de l’Australie), le projet d’usine de dessalement d’eau de mer par osmose inverse, mené par l’Etat du Victoria, permettra de répondre à près d’un tiers des besoins en eau des 4 millions d’habitants de l’agglomération de Melbourne, dès la fin de l’année 2011. C’est l’entreprise française Degrémont qui a été chargée de la conception et de la construction. Cette usine de dessalement sera capable de produire jusqu’à 450 000 m3 d’eau potable /jour. Cette eau sera ensuite acheminée jjusqu’à Melbourne via un réseau de plus de 80 km. Un autre acteur français participera à ce projet puisque l’entreprise Carbone Lorraine, vient d’être sélectionnée pour fournir les filtres nécessaires à la future usine pour fonctionner. .

A terme, une ligne de traitement supplémentaire est envisagée pour assurer une augmentation de la capacité de production d’eau potable à 600 000 m3/jour. « L’usine sera totalement intégrée dans son environnement et préservera le milieu naturel par la création d’un espace écologique et la réduction de l’impact environnemental », d’après Suez Environnement. Parmi les aménagements prévus : « une toiture végétale et un important programme de végétalisation et de protection de la faune locale ». L’énergie nécessaire à la production et à la livraison de l’eau potable sera également renouvelable à 100% et proviendra notamment d’un nouveau parc éolien construit dans le Victoria.
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