jeudi 11 juin 2009

De l’eau et de la Paix : Israël-Palestine


A lire pour tenter de comprendre un peu, au-delà des menées bellicistes d’ordre ethnique ou religieux, l'une des clés du problème : la nécessaire maîtrise des ressources en eau qui explique en partie le si complexe découpage des "territoires".

Cet ouvrage, publié dans le cadre du GIPRI (Geneva International Peace Research Institute, nommé Messager de la Paix par l’ONU en 1988 et doté du statut consultatif auprès du Conseil Economique et Social des Nations Unies) est le fruit d’une session de recherches sur les racines du conflit au Proche-Orient, axées sur la problématique de l’eau. Il constitue une analyse précise des enjeux qui imposent aux deux peuples une coopération jamais interrompue, même au plus fort des actions armées.


Les baisses de précipitations, l’augmentation de la pollution et la surexploitation des ressources donnent toutefois au problème une acuité sans précédent.


Israël est tenu de fournir des quantités précises à ses voisins, dont la Jordanie, mais, sauf pendant la brève période Rabin, la gestion des ressources n’a jamais été vraiment orientée de manière conjointe. Les perspectives dessinées par cet ouvrage sont très sombres, sachant que l’existence même de l’Etat Hebreu dépend de cet apport vital et que même les "colombes" ne céderont rien à ce sujet en ce qui concerne l’approvisionnement. Pourtant, si la ressource peut faire l’objet de conflits d’appropriation, la gestion de sa qualité devra nécessairement être l’objet d’une coopération.

La seconde partie de l’ouvrage évalue les multiples projets de coopération en cours. Laurent Calligé constate : "L’accord dit de Genève de 2003 n’a pas réussi à aboutir sur le volet "eau". Il est symptomatique qu’il se soit trouvé des interlocuteurs des deux camps pour se mettre d’accord sur les frontières redessinées, mais pas sur le partage des ressources hydriques."


"De l’eau et de la paix

Conflit et coopération Israélo-palestiniens"

Sous la direction de Laurent Calligé

Edité par L’Harmattan, hors série du GIPRI

ISBN 978-2-296-06101-9

Porter secours aux océans

Forum scientifique international organisé par l'Indonésie, la Conférence mondiale de l'océan s’est close mi-mai sur un appel solennel : la mobilisation contre les dégradations des mers. Ceux que l'on appelle les petits Etats insulaires, menacés par la montée du niveau de l'océan, sonnent l'alarme sur le problème des réfugiés climatiques.

Il faut « porter secours aux océans ». C'est sur cet appel que s'est conclue la Conférence mondiale sur les océans, qui réunissait du 11 au 15 mai 1.500 représentants de 70 pays à Manado, sur l'île de Sulawesi (alias Célèbes), en Indonésie, le pays organisateur.

Dans la déclaration finale, ces nations se sont engagées à promouvoir « la préservation » et « l'utilisation raisonnée des ressources marines ». Ces engagements n'ont rien de contraignant, cette conférence n'étant qu'informelle et exprimant des souhaits pieux. Mais elle souligne l'importance de négociations sur la gestion des océans, qui devront être discutées lors du prochain sommet sur le climat, à Copenhague, en décembre 2009, pour décider de la suite à donner au protocole de Kyoto. Cette réunion de Manado préfigure également la prochaine Conférence mondiale pour les océans de 2010 qui se tiendra cette fois au siège de l'Unesco, à Paris.

Le PNUE (Programme des Nations Unies pour l'environnement) en a profité pour demander des investissements dans la réduction des rejets de déchets dans les océans. Selon cette organisation, huit millions de détritus sont jetés chaque jour à la mer dans le monde, dont l'essentiel est constitué de matières plastiques. Le PNUE avait déjà souligné, juste avant Manado, l'importance des équipements de pêche perdus par les navires, surtout des filets. Il en flotterait actuellement 640.000 tonnes, soit 10% de la masse de déchets mondiaux.

L'impact de ces engins perdus serait considérable, réalisant ce que le PNUE appelle une pêche fantôme. Les principaux accusés sont les filets maillants, très utilisés depuis l'interdiction des grands filets dérivants. Accrochés sur le fond, ces engins forment des pièges verticaux s'étendant sur 600 à 10.000 mètres de longueur. Certains sont abandonnés ou perdus et continuent à pêcher durant des mois voire des années. Le rapport du PNUE cite également les nasses et autres pièges de pêcheurs qui ne sont pas tous récupérés. En Guadeloupe, par exemple, environ 20.000 engins de ce genre seraient perdus après chaque ouragan.

D'autres sonnettes d'alarme ont été tirées à Manado. En marge de la conférence, l'Alliance des petits Etats insulaires (Aosis, Alliance of Small Island States), qui regroupe 43 Etats, répartis dans toutes les régions du monde et dont le territoire est constitué d'îles, ont fait entendre leur voix sur les conséquences de la montée du niveau de l'océan. Les estimations actuelles du Giec (Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat) prédisent une élévation de 59 centimètres au maximum en 2100.

Selon l'Aosis, une telle hausse du niveau de la mer pourrait contraindre, dès 2050, 150 millions personnes à quitter leurs lieux d'habitations. De plus, il n'est pas impossible que les prévisions du Giec soient sous-estimées car elles ne prennent pas en compte la fonte possible d'une partie des glaces d'eau douce de l'Antarctide et du Groenland (mais seulement l'augmentation de volume de l'océan mondial due à son réchauffement).


mercredi 10 juin 2009

Journée mondiale de l'océan le 8 juin


La Journée mondiale de l'Océan a lieu tous les 8 juin sous l'égide de la Commission Océanographique Intergouvernementale de l'UNESCO. Cette journée a été proposée lors du Sommet de Rio en 1992 par le Canada.
Le thème de cette journée est "l'Océan et les changements climatiques" autour du slogan "Un climat, un océan, un futur".
Son but est de sensibiliser le public à l'importance de l'océan pour l'humanité ainsi qu'aux impacts de nos gestes quotidiens sur l'environnement marin, dont les richesses sont inestimables mais en danger.
L'Océan joue un rôle essentiel dans la régulation des climats, la qualité de l'air et de l'eau. Les océans représentent 70 % de la surface de la Terre soit 360 millions de km2.
Environ 97 % de l'eau est disponible sur le globe terrestre. Les océans abriteraient de 10 à 100 millions d'espèces dans les grandes profondeurs. Seules 1.746.000 environ sont recensées de nos jours.

Il faut aussi ajouter que l'eau de...mer est constituée de 96,5 % d'eau pure. Les 3,5 % restants sont constitués des substances suivantes : sel, gaz dissous, substances organiques et particules solides. Le chlore et le sodium représentent 85 % des substances dissoutes.
Selon le directeur du Centres d'études de la mer à l'Institut catholique de Paris, Christian Buchet, la mer représente déjà 315.000 emplois directs sans compter le tourisme. Il pourrait facilement constituer 5 à 6% du produit intérieur brut, contre 3%

Les premières Journées de la Mer, qui coïncident avec la Journée mondiale de l'Océan, seront fêtées du 8 au 14 juin. Plus de 150 manifestations sont prévues en France.
Pour Jean-Louis Borloo, le ministre du développement durable, il ne fait aucun doute que "la mer sauvera la terre. Nous allons en faire le sujet prioritaire de la décennie qui vient".
Grâce à ses territoires outre-mer, la France possède le deuxième domaine maritime mondial (11M km2).

Le Grenelle de la Mer pourrait permettre d'arrêter un mode de gestion, sous une tutelle unique. Mardi (9 juin), quatre groupes de travail rendront leur copie au ministère. Puis des tables rondes rassembleront au début de l'été, les représentants des cinq collèges: Etat, collectivités, syndicats, patronats et associations.






jeudi 4 juin 2009

Erik Orsenna nominé pour le prix du livre Environnement 2009

Le 11 juin prochain, la fondation Veolia Environnement décernera le Prix du livre environnement, une initiative destinée à soutenir et encourager les écrivains et les maisons d’édition qui concourent à la sensibilisation du grand public aux enjeux environnementaux.


Pour cette 4e édition, organisée en partenariat avec Le Point et lepoint.fr, le lauréat se verra attribuer une dotation de 5.000 euros et bénéficiera d'une diffusion à travers la fondation. Sous la présidence de Claude Michelet, le jury a sélectionné cinq livres parmi les vingt-quatre en lice pour le prix et il privilégiera le défenseur de "l'écologie tout court", selon les propres termes du président, celle qui se rapproche davantage de la science que du sentimentalisme.

Parmi les livres nommés, on retrouve donc « L'Avenir de l'eau » , d'Erik Orsenna, qui partage ses interrogations sur le manque et l'accès à l'eau, et dont nous avons fait la recension ici. Philippe Chalmin, lui, revient sur l'histoire des matières premières dans « Des épices à l'or noir » . Le jury a également sélectionné des oeuvres qui mettent en relation deux sciences a priori en opposition, l'écologie et l'économie. C'est le cas du livre de Jean-Paul Fitoussi et d'Éloi Laurent, « La Nouvelle Écologie politique », qui repense le développement économique à l’épreuve des enjeux environnementaux , et de celui de Philippe Jurgensen, L'Économie verte . Dans son ouvrage, Jurgensen, préconise comme solution pour préserver la planète de retourner, au profit de la nature, les deux grands instruments qui ont, parfois, contribué à la détruire : une science bien comprise, qui offre de multiples promesses, et une économie qui ne demande qu’à faire jouer ses lois en faveur de l’environnement, pourvu qu’on valorise, comme il convient, les productions écologiques. Enfin, le jury a choisi un livre du photographe américain Alex Maclean, « Over… » , qui dans la lignée des géographes-humanistes du début du XXe siècle, décrypte et donne à voir les conséquences d’un mode de vie non raisonné – le fameux American Way of Life – sur notre environnement. D’abord axé sur les États-Unis, son travail a bien sûr une réelle valeur métaphorique sur l’avenir environnemental de nos pays européens, tant on connaît la puissance exportatrice, à la fois culturelle et sociale, des Etats-Unis.


Le Prix du livre environnement a également mis en place une mention spéciale jeunesse, qui récompensera son auteur de 2.500 euros. Pourquoi un prix jeunesse ? Parce que comme le souligne Claude Michelet il est nécessaire d'initier et de sensibiliser la jeune génération à une littérature qui place l'environnement au centre de ses préoccupations. Les deux livres nommés cette année sont Environnement et Écologie , de Catherine Stern, et Je serai les yeux de la Terre , d'Alain Serres.

Le prochain forum mondial de l’eau à Marseille ?

La secrétaire d'Etat chargée de l'Écologie Chantal Jouanno, accompagnée d'une délégation, a présenté le 18 mai à Genève la candidature de la France et de la ville de Marseille à l'organisation du 6ème forum mondial de l'eau en 2012.


Accompagnée d'un représentant du Ministère des Affaires étrangères et européennes ainsi que des élus de la cité phocéenne et dirigeants de la société des Eaux de Marseille, Chantal Jouanno a rencontré hier la commission d'évaluation du Conseil mondial de l'eau qui décidera quelle ville succédera à Istanbul, organisatrice du 5e Forum mondial de l'eau en mars dernier.


Cette candidature de la France s'inscrit dans la continuité des actions menées lors du 5e Forum mondial de l'eau, a indiqué le Ministère de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement Durable et de l'Aménagement du Territoire. Le Partenariat Français pour l’eau qui regroupe les acteurs français de l’eau intervenant à l’international (ministères, ONG, entreprises, collectivités territoriales, organismes de bassin et organisations scientifiques et techniques.) y avait notamment défendu la création d'un droit à l'accès à l'eau et à l'assainissement. Jean-Louis Borloo, Ministre de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement Durable et de l'Aménagement du Territoire et Chantal Jouanno avaient également mis l'accent sur le ''nécessaire'' renforcement de la gouvernance internationale et ''l'importance'' de trouver un accord sur les modalités de gestion des bassins transfrontaliers, a rappelé le Ministère.


La France est en concurrence avec l'Afrique du Sud qui a présenté la candidature de Durban. La Ville de Marseille est également candidate pour accueillir le Congrès mondial des aires marines protégées de 2013.

mercredi 3 juin 2009

Un clip sympa sur les enjeux du traitement de l’eau

A l’occasion de la dernière Journée mondiale de l’eau, a été diffusé ce petit clip très pédagogique sur les enjeux et les moyens de l’accès et du traitement de l’eau. Il est regrettable que l’on n’y parle pas plus du besoin de coordinations des politiques mondiales afin de construire des infrastructures ! Parce que la désinfection avec des pastilles, ça ne règlera pas les problèmes à moyen terme…

Doha opte pour le recyclage des eaux usées

L’Autorité en charge des travaux publics de la ville de Doha vient de confier à Veolia Water l’exploitation et la maintenance de deux usines de recyclage des eaux usées afin qu’une fois recyclées ces eaux soient intégralement utilisées pour pour l’irrigation et l‘agriculture.

Ces usines, « Doha South STP » et « Industrial Area STP », traitent respectivement 112 000 m3 par jour et 12 000 m3/jour, ce qui représente un volume important d’eau mis à disposition de l’agriculture.

Le recours au recyclage des eaux usées démontre la volonté de plus en plus claire des zones souffrant aridité chronique (Afrique du Nord, Asie…) pour une gestion durable des ressources en eau, s’appuyant sur des technologies avancées.

mardi 2 juin 2009

Le « Catamar », un dépollueur de haute mer


La navigatrice Maud Fontenoy a inauguré, cette semaine le dernier né des chantiers navals d'Ecocéane, le Catamar. Ce navire est plus puissant que le Cataglop et peut travailler au large.

Près d'une centaine de personnes (élus, représentants de services de l'État...) ont répondu, hier, à l'invitation d'Ecocéane, entreprise paimpolaise spécialisée dans la fabrication des bateaux dépollueurs pour l'inauguration de son Catamar. Parti de l'Arcouest, le cortège a rejoint le port de Loguivy-de-la-Mer où la navigatrice, Maud Fontenay a baptisé le nouveau bateau dont elle est la marraine.

Le
Catamar, d'une longueur de 18 m, va plus vite (4 noeuds) et possède une capacité de récupération élevée (jusqu'à 100 m3/heure). Les hydrocarbures passent entre les deux coques du bateau, puis dans un décanteur pourvu d'une grille servant à retenir les déchets solides. Les déchets collectés ne subissent aucune transformation. Autre avantage, le bateau peut travailler au large et ce 24 heures sur 24 avec un équipage de six personnes. Un petit pétrolier, un souteur, le suivra dans chacune de ses interventions afin de récupérer au fur et mesure les déchets, avant de les décharger.

« Regard juridique sur la double nature de l’eau », un livre de Marie-Agnès Bordonneau


Ce nouveau livre consacré à l’eau, présente une approche originale et trop rarement explorée surtout lorsque l’actualité se focalise sur la reconnaissance du droit à l’eau. De quoi parle t-on lorsque l’on parle de Droit et d’Eau ? L’auteur, juriste de formation nous accompagne à la découverte de ces deux sphères de façon très pédagogique. C’est pourquoi, Amis de l’eau, je vous encourage à vous y plonger (sans vous laisser dissuader par son volume 900 pages)… Vous ne le regrettez pas ! Mais nous sommes convaincus que ce résumé sera mieux vous convaincre que notre courte introduction…

Le sujet de cette recherche est l’eau ; plus précisément l’eau destinée à un usage particulier : l’approvisionnement du public. Comment fournir au public une eau de bonne qualité dans des conditions économiquement, socialement et écologiquement acceptables ? Cette interrogation est le fil conducteur qui nous guide tout au long de cet ouvrage. Et la réponse que nous tentons d’apporter est qu’il faut comprendre, respecter et intégrer dans toute réglementation s’y appliquant, la double nature de l’eau.

L’eau possède, en effet outre son évidente valeur environnementale, une valeur sociale, sanitaire mais aussi économique. La directive cadre du 23 octobre 2000 affirme ainsi avec force dans son tout premier considérant : « L'eau n'est pas un bien marchand comme les autres mais un patrimoine qu'il faut protéger, défendre et traiter comme tel ». Cette formulation synthétise parfaitement la double nature de l’eau telle que nous la concevons dans cette étude. Cette formule nous rappelle que l’eau présente une incontestable nature économique –un bien marchand– tout en soulignant la spécificité de ce bien –ce n’est pas un bien marchand comme les autres car il est aussi un patrimoine commun– spécificité qui justifie un régime particulièrement protecteur afin de préserver cette ressource si vitale pour l’homme.
Ce sont ces deux aspects dont nous traitons respectivement dans les deux parties de ce livre : l’eau ressource vitale/l’eau valeur économique.La première partie démontre la nature de ressource vitale de l’eau. Elle expose les deux aspects fondamentaux de cette ressource : celle-ci est à la fois un patrimoine vital et collectif, un patrimoine commun de l’humanité qu’il faut partager et transmettre (problématique de la nature de chose commune de l’eau, du droit à l’eau...) et une ressource naturelle qu’il faut préserver par tous les moyens (polices de l’eau, contentieux civil et pénal de l’atteinte à la ressource, mesures économiques…).Indissociable de l’eau ressource, nous traitons dans la deuxième partie du second visage de l’eau : l’eau valeur économique, l’eau objet d’une prestation économique. L’expression la plus concrète de cette valeur économique se révèle dans les services d’eau. Cette partie montre comment ces services s’inscrivent dans un balancement entre deux ordres normatifs, qui finalement correspond à la double nature de l’eau : leur dimension d’intérêt général (c’est la fourniture d’une ressource essentielle) justifie leur qualification de service public, leur dimension commerciale (c’est une prestation économique) justifie celle d’activité économique et l’application de règles dédiées (droit de la concurrence, droit de la consommation, clauses abusives...).En conclusion, cet ouvrage tente de démontrer que seule une vision globale de l’eau, une vision qui intègre ces deux aspects peut inspirer une politique de l’eau durable qui préserve à la fois cette ressource fragile et satisfait les besoins si essentiels de ceux qui la consomment.

Marie-Agnès Bordonneau est Docteur en Droit privé. Elle a consacré sa thèse au droit de l’eau et s’est spécialisée dans le droit de l’environnement. Elle intervient dans le cadre du Master professionnel de droit de l'environnement, de la sécurité et de la qualité dans les entreprises de l’Université Paul Cézanne (Aix-Marseille III).

lundi 1 juin 2009

Des mesures environnementales obligatoires pour les projets des compagnies chinoises à l'étranger

Selon le China Daily, un projet de mesures environnementales obligatoires a été élaboré par le ministère de la Protection environnementale et le ministère du Commerce, pour le nombre croissant de compagnies chinoises qui investissent dans des projets à l'étranger.

Les règlements pourraient entrer en vigueur d'ici quelques mois et s'appliqueront à toutes les entreprises chinoises faisant affaire à l'étranger, a dit Ge Chaozong, chercheur de l'Académie chinoise pour la planification environnementale (CAEP).

Les investisseurs chinois à l'étranger devront ainsi considérer au préalable les impacts éventuels de leurs projets sur l'environnement et leurs projets devront comprendre des mesures de protection environnementale telles que des équipements de traitement des eaux usées et des déchets.

Les entreprises chinoises devront également respecter les traités environnementaux signés par la Chine ainsi que les règlements écologiques des autres pays.

Les investissements chinois vont croissant dans les secteurs de l'exploitation minière, de la production de pétrole brut, de la fabrication et du développement d'infrastructures dans les pays d'Asie du Sud-Est, d'Afrique et d'Amérique latine. Zones où les conditions écologiques sont déjà fragiles.

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