samedi 31 juillet 2010

La production d’eau potable



I Les conditions de la production

- La production d’eau potable se divise en cinq étapes : captage, transport, production d’eau potable, distribution, collecte et dépollution des eaux usées.
- L’eau brute est extraite d’un cours d’eau ou une nappe souterraine puis transportée dans une usine de production d’eau potable.
· Ce cycle de production ne peut s’effectuer que grâce à des infrastructures adaptées : par exemple, en France, pas moins de 12 000 usines de production et 700 000 kilomètres de canalisations sont nécessaires.
· La qualité de l’eau est contrôlée tout au long de la production ; les contrôles sont effectués plus régulièrement dans les grandes villes que dans les petits villages. Le traitement est adapté en fonction des analyses.


II Les différentes étapes du traitement :

· Oxydation : cette étape permet d’éliminer les matières organiques, le fer et le manganèse. Elle utilise du chlore ou de l’ozone.
· Clarification : elle vise à éliminer les particules en suspension. L’eau est filtrée par des grilles puis décantée. Enfin, elle est filtrée par un substrat granulaire (sable…) qui retient les particules les plus fines. Au cours de cette étape, on peut utiliser un produit chimique coagulant qui permet l’agglomération des particules et facilite la décantation.
· Désinfection : elle permet l’élimination des agents pathogènes présents dans l’eau. Elle utilise un désinfectant chimique ou des rayons ultraviolets. Ce traitement doit être effectué tout au long de l’acheminement. De plus, la dureté et l’acidité de l’eau doivent être surveillées.
· Certains procédés comme l’adsorption sur charbon actif ou la dénitratation sont fréquemment utilisés pour éliminer les substances liées à la contamination par des polluants.


III Les conséquences du traitement

· Ces traitements peuvent poser un certain nombre de problèmes : par exemple, l’usage du chlore peut provoquer des réactions chimiques qui aboutissent à la création d’éléments toxiques. Les directives européennes sur la qualité de l’eau destinée à la consommation humaine fixent certaines normes qui ont permis de résoudre ces questions sur la quasi totalité du territoire.
· Il existe aujourd’hui des méthodes permettant de traiter l’eau sans avoir recours à des agents chimiques : l’ultrafiltration (filtration grâce à des fibres percées de pores de 0,01 micromètre suivie d’un traitement au charbon actif) et la nanofiltration (qui utilise des pores de 0,001 micromètres). Ainsi, elles permettent la production d’une eau de grande qualité. Cependant, leur coût est encore élevé.
· La production d’eau potable pour l’eau du robinet évite la production de bouteilles en plastiques contrairement aux eaux minérales : celles-ci peuvent générer de la pollution, et nécessitent l’emploi de ressources non renouvelables (pétrole…). Le transport, en particulier, est un facteur de pollution. De plus, la destruction des bouteilles est responsable de fumées de fumées polluantes ; les bouteilles peuvent être recyclées, mais il s’agit d’un processus encore coûteux.
· L’OMS a fixé des normes concernant la qualité de l’eau, les systèmes de production, les risques, le contrôle de la pollution et le traitement de l’eau.

Sources :
http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/doseau/decouv/potable/menuRessour.html.
http://www.mce-info.org
http://www.lenntech.com/fran%E7ais/desinfection/regulation-eau-potable-monde.htm

jeudi 29 juillet 2010

Le point sur la distribution de l'eau en France

En France, la distribution d’eau (hors bouteilles) est gérée par les services publics. Il existe 16300 services d’eau et 18000 services d’assainissement dans le pays. Cela engendre des différences de prix selon les lieux.
Le maire et le conseil municipal sont responsables de la gestion des services d’eau de la commune. Ils doivent nécessairement donner leur accord pour toute décision concernant les prix.
Dans un certain nombre de cas, notamment lorsque des difficultés techniques particulières l'imposent, ce service public est délégué à un prestataire privé ; celui-ci assure alors contractuellement le traitement de l’eau, le contrôle de la qualité, ainsi que la gestion des eaux usées, et utilise à la fois des compétences techniques liées aux différentes étapes de la production d’eau et des méthodes de gestion administrative. Il demeure toujours sous la responsabilité du maire.
Les Comités de Bassins et les Agences de l’Eau sont chargés de mettre en œuvre une politique régionale en lien avec les décisions nationales. Les agences touchent une redevance de la part des consommateurs qui leur permet de financer des actions de lutte contre la pollution ou d’aménagement des ressources.
Il existe en France une vingtaine d’organisations de consommateurs qui défendent les intérêts de ceux-ci avec l’aide des Centres Techniques Régionaux de Consommation. Les consommateurs bénéficient également d’une représentation au sein du Comité National de l’Eau.
L’Etat fixe les relations entre ces acteurs, établit une politique nationale de gestion des eaux, et fait le lien avec l’Union Européenne. Il favorise la transparence en accordant des responsabilités aux acteurs locaux,
La principale réponse au problème de rareté de la ressource passe pas l’investissement dans le renouvellement des infrastructures, d’où la nécessité d’avoir des infrastructures entretenues et de qualité ainsi que des efforts des locaux. La France compte 850 000 kilomètres de canalisations d’eau, soit plus de deux fois la distance de la Terre à la Lune ! Un réseau immense, donc, qui s’est considérablement développé. Plus qu’un réseau, c’est un patrimoine qu’il faut entretenir pour garantir la continuité du service public de l’eau ; un patrimoine estimé à plus de 200 milliards d’euros.

Sources:
http://www.aquamania.net/reportage-etude02.htm#4
http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/doseau/decouv/potable/menuRessour.html.
http://www.mce-info.org
http://www.fp2e.org/fic_bdd/pdf_fr_fichier/12780715710_eau_potable_en_France.pdf

mardi 27 juillet 2010

Burkina Faso : Une goutte d'eau dans le désert

Entouré par pas moins de six pays (Bénin, Niger, Mali, Togo, Ghana et Côte d'Ivoire), le Burkina Faso, littéralement "pays des hommes intègres", est privé de tout accès à la mer. Un problème pour ce pays dont la partie nord se situe en plein Sahel : une bande de territoires coupant l'Afrique en deux, en proie à une sécheresse et une désertification toujours plus grande.
Au nord-est du Burkina Faso, les précipitations sont inférieures à 300 mm par an, soit deux fois moins par rapport aux régions les plus arides de France. Les nappes phréatiques s'épuisent et la température atteint les 45 degrés Celsius. La population du nord, migre de plus en plus vers le sud du pays, moins soumis à ce climat hostile.
C'est dans ce contexte que Frédéric, jeune étudiant de 22 ans, effectue un stage de 5 mois à Dori, au nord-est du Burkina Faso. Cette ville de 30 000 habitants demeure l'un des centre d'échanges commerciaux du pays, dans une région de plus en plus frappée par la sécheresse. Il est chargé par la mairie de la ville de "faire le bilan de la production de l'eau jusqu'au robinet du consommateur et d'en analyser la qualité".
Un reportage passionant :


Burkina Faso : Une goutte d'eau dans le désert
envoyé par Lesinfos. - L'info internationale vidéo.

dimanche 25 juillet 2010

Travaux de grande envergure au Cameroun pour assurer l’eau potable jusqu’en 2025

Au Cameroun, vient d’être mise en service une nouvelle usine de traitement de l’eau à Yato, au bord du fleuve Moungo. Le directeur général de Camwater l’a annoncé le 25 juin dernier, expliquant que cette nouvelle structure, financée par le Cameroun et la Chine, produirait plus de 50 000 m3 d’eau potable par jour pour alimenter la population de la ville de Douala. « cette importante unité de production d’eau est le premier grand projet réalisé dans le secteur de l’eau potable après la réforme intervenue le 31 décembre 2005 ».
Cette usine se place dans un vaste projet qui englobe également d’autres constructions, tels des forages et qui permettraient à Douala d’être à l’abri de la pénurie d’eau jusqu’en 2025.
De son côté, la ville de Yaoundé entame elle aussi de vastes plans de constructions similaires, en partenariat avec la banque mondiale, tout comme les villes de Edéa, Bertoua et Ngaoundéré qui vont commencer les travaux courant 2011.
Même si la population qui habite à proximité des installations demandent des indemnisations, ces usines vont permettre au Cameroun de juguler son problème d’approvisionnement en eau potable.

Source : Le Messager

Avancée de la recherche dans le traitement de l’eau

Une équipe de l’Insa de Toulouse, dirigée par corrine Cabassud, se penche depuis quelques temps sur l’amélioration du traitement de l’eau, et plus particulièrement sur la filtration par membranes.
Il s’agit d’un procédé qui, grâce à des membranes permet la filtration des bactéries et virus contenus dans l’eau et ainsi réduire la dose de chlore.
La surveillance est extrême pour être sûr que ces membranes ne laissent passer aucun virus, mais en cas d’épidémie massive, d’autant plus lorsque les installations commencent à devenir vétustes ou lorsqu’il y a de fortes variations de pressions, certaines bactéries ou virus peuvent passer à travers.
Jusqu’à présent, les tests réalisés très fréquemment, ne peuvent, pour des raisons techniques être fait qu’en dehors des installations. L’équipe de l’Insa cherche donc à mettre au point de nouvelles méthode. Corinne Cabassud l’explique : « Nous avons manipulé des virus désactivés, donc inoffensifs, pour les rendre très réactifs à certains composés chimiques que nous savons mesurer très rapidement. Comme nous sommes certains qu’ils ne présentent pas de danger, nous pouvons les injecter directement dans l’eau et repérer ensuite s’ils traversent ou non les membranes ».
Ces travaux devraient permettre aux professionnels de repérer les anomalies plus rapidement et d’être ainsi plus réactifs, afin de garantir une eau potable toujours plus saine.

Source : techniques-ingénieur

samedi 24 juillet 2010

Dix villages algériens ont enfin accès à l’eau potable

Ça y est ! Voilà enfin une dizaine de communes du sud de la wilaya de Tizi Ouzou, et donc des dizaines de milliers d’habitants qui vont avoir accès à l’eau potable après des années d’attente ! En effet, tout le réseau d’alimentation va être rattaché au barrage Koudiet Acerdoun. Ce barrage, le deuxième du pays, avec une capacité de 640 millions de m3 (ce qui représente 5 années de distribution d’eau sans recours aux eaux pluviales) devrait, à terme, alimenter en eau environ 13% de la population algérienne. Ainsi, Tizi N’tlata, Aïn Zaouia, Draâ Al Mizan, Oouadhias, Bounouh, Tizi Ghennif, Frikat, Mechtras, Assi Youcef et Boghni, comme l’a annoncé le premier magistrat de la wilaya de Tizi Ouzou, vont pouvoir commencer l’été dans de bonnes conditions hydriques.
Les villages du nord de la wilaya, quant à elles, attendent toujours leur raccordement au barrage de Taksebt qui arriverait peut-être dans les mois à venir, mais, pour l’instant, les habitants n’ont d’autre recours que de chercher l’eau à la source ou au puit.

Source : Le Temps

jeudi 22 juillet 2010

Lorsque les nageurs eux-mêmes sont source de pollution des piscines

Voilà les grosses chaleurs qui reviennent, et avec elles, la saison des piscines ! oui, mais voilà… Mi-juin, l’Agence Française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (AFSSET) a publié un document quelque peu troublant sur la qualité des eaux des piscines publiques… Il ne s’agit pas d’une pollution massive mais d’une pollution beaucoup plus subtile et qui ne nuit pas moins à la santé de ceux qui fréquentent ces établissements. Même si on le sait depuis longtemps, les piscines sont de véritables nids à microbes tant dans l’eau en elle-même que dans les bâtiments et le rapport de l’Afsset confirme cela.
Cependant, la publication de ce rapport met en lumière un phénomène préjudiciable pour la santé des nageurs dont nous n’avions pas conscience jusqu’à présent. L’eau des piscines est filtrée, traitée avec de nombreux produits et subit de nombreuses analyses. Mais finalement, c’est le nageur lui-même, par son contact avec l’eau, qui provoque une réaction chimique qui lui est nuisible. C’est ainsi que l’explique le rapport : « Le désinfectant ajouté à l'eau est un puissant oxydant qui, lorsqu'il réagit avec la matière organique apportée par les baigneurs (sueur, urine, squames de la peau, résidus de cosmétiques, etc) forme des produits potentiellement toxiques ». On peut donc voir apparaître des problèmes de respirations ou des troubles cutanés.
Devant ces constats, l’Agence fait de fortes recommandations pour tous ceux qui veulent continuer à fréquenter les 16 000 établissements : bonnet, douche obligatoire … Mais sa plus grande incitations s’adresse aux personnes à risque, et plus particulièrement aux bébés afin qu’ils s’abstiennent complètement de piscine.
En 2011, l’Agence continuera son travail, notamment en examinant les établissements ‘atypiques’ tels, saunas, centres de thalasso …

Source : Diagnostic-expertise

mardi 20 juillet 2010

Le fleuve le plus pollué du monde




La rapide urbanisation et l'industrialisation ont transformé le fleuve Citarum en véritable poubelle. C'est en Indonésie, à l'ouest de l'île de Java que se trouve ce fleuve le plus contaminé du monde.
Le fleuve joue toujours un rôle important dans la vie des habitants de la province de Java Ouest. Il fournit de l'eau aux hommes, à l'agriculture, à l'industrie.
Il est fortement pollué par l'activité humaine et pourrait être la rivière la plus polluée du monde. En effet, on dénombre plus de 500 usines, le long du cours d'eau qui y rejettent leurs déchets.
Quelque 5 millions de personnes vivent dans son bassin.

dimanche 18 juillet 2010

Pollution aux nitrates : fin du contentieux entre l'Union européenne et la France

La Commission européenne a mis fin à une procédure d'infraction contre la France concernant la pollution, en Bretagne, des sources d'eau potable par les nitrates. Menacé d'une lourde amende, le pays a mis en place un plan d'action qui a porté ses fruits, salué par Bruxelles.

Régulièrement épinglée ces dernières années pour non-respect des lois européennes relatives à la qualité des eaux destinées à la production d'eau alimentaire, la France avait été condamnée par la Cour de justice européenne en 2001. Menacé d'une amende de plus de 28 millions d'euros, le pays a adopté en 2007 un plan d'action qui s'est montré très efficace.

Fin 2009 en effet, seules trois sources d'eau potable présentaient encore des concentrations de nitrates légèrement supérieures à 50 mg/l, seuil fixé par la réglementation européenne. Et d'après les données relatives aux concentrations de nitrates lors de la période janvier-avril 2010, ces trois points de captage sont désormais conformes.

Saluant les efforts français, la Commission européenne a souligné qu'elle continuerait à veiller au respect de la réglementation en France, et tout particulièrement en Bretagne. Une région légumière qui consomme beaucoup d'engrais azotés responsables du fort taux de nitrates dans les eaux, et qui rassemble 50% des élevages de porcs et de volailles, ainsi que 30% des bovins.

Source : Europa.eu

jeudi 15 juillet 2010

Situation catastrophique de l’eau dans les pays arabes

En l'absence de l'Égypte et du Soudan, les pays africains du bassin du Nil se sont réunis, afin de se mettre d'accord sur un plan de partage des eaux du Nil.
Les pays qui se sont rencontrés en Ouganda, ont décidé de créer une nouvelle autorité commune pour la gestion du Nil, basée sur de nouvelles lignes directrices. Cette situation n’est pas une surprise et la même problématique se retrouve dans les pays arabes environnants.
L'Irak et la Syrie sont soumis à une pénurie très importante en raison de fortes réductions dans le flux en provenance de Turquie, d’où le Tigre et l'Euphrate sont originaires. En Jordanie et dans les Territoires palestiniens occupés, la situation de l’accès à l'eau a atteint des niveaux dangereux, après qu'Israël a renforcé son emprise sur les eaux du Jourdain et gagné une grande partie des ressources en eaux souterraines.

Il n’était pas nécessaire d’attendre ces accords de l'Ouganda, ou la prise de conscience des impacts du changement climatique pour constater que les Arabes sont déjà au cœur de la catastrophe de l'eau.

Les rapports sur l’eau les plus récentes indiquent que dans la liste des 19 pays les plus pauvres en l'eau, il ya 13 pays arabes : Koweït, Emirats arabes unis, le Qatar et la Palestine (moins de 100 m3 d’eau par habitants), la Libye, l'Arabie saoudite, le Bahreïn et la Jordanie (moins de 200 m3 d’eau par habitants), le Yémen, Djibouti, Oman, l'Algérie et la Tunisie (moins de 500 m3 d’eau par habitants). L'Egypte, le Liban et la Syrie sont à la limite de la pénurie d'eau avec moins de 1000 m3 d’eau par habitants.
Les deux seuls pays arabes qui continuent de passer la ligne de stress hydrique sont l'Irak et le Soudan.

Les pays arabes ne peuvent pas se permettre de perdre une seule goutte d'eau. Il faut que les gouvernements mettent en œuvre immédiatement des politiques durables de gestion de l'eau, des mesures d'économie d'eau, le passage de l'irrigation par inondation au goutte à goutte, le développement des cultures résistant à la salinité et exigeant moins d'eau, le recyclage et réutilisation des eaux usées, le développement des technologies abordables pour le dessalement de l'eau de mer…

Source : DPNews
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