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dimanche 18 juillet 2010

Pollution aux nitrates : fin du contentieux entre l'Union européenne et la France

La Commission européenne a mis fin à une procédure d'infraction contre la France concernant la pollution, en Bretagne, des sources d'eau potable par les nitrates. Menacé d'une lourde amende, le pays a mis en place un plan d'action qui a porté ses fruits, salué par Bruxelles.

Régulièrement épinglée ces dernières années pour non-respect des lois européennes relatives à la qualité des eaux destinées à la production d'eau alimentaire, la France avait été condamnée par la Cour de justice européenne en 2001. Menacé d'une amende de plus de 28 millions d'euros, le pays a adopté en 2007 un plan d'action qui s'est montré très efficace.

Fin 2009 en effet, seules trois sources d'eau potable présentaient encore des concentrations de nitrates légèrement supérieures à 50 mg/l, seuil fixé par la réglementation européenne. Et d'après les données relatives aux concentrations de nitrates lors de la période janvier-avril 2010, ces trois points de captage sont désormais conformes.

Saluant les efforts français, la Commission européenne a souligné qu'elle continuerait à veiller au respect de la réglementation en France, et tout particulièrement en Bretagne. Une région légumière qui consomme beaucoup d'engrais azotés responsables du fort taux de nitrates dans les eaux, et qui rassemble 50% des élevages de porcs et de volailles, ainsi que 30% des bovins.

Source : Europa.eu

lundi 19 avril 2010

L’Onema et le Cemagref s’allient pour améliorer la connaissance sur le fonctionnement des plans d’eau Français

Selon un communiqué diffusé à l’occasion de la journée mondiale de l’eau, l’office national de l’eau et des milieux aquatiques (ONEMA), et le Cemagref, institut de recherche en sciences et technologies pour l'environnement, vont conjuguer leurs compétences et leurs savoirs scientifiques et techniques au service des plans d’eau (naturels ou artificiels). L’objectif principal est de produire les connaissances,, manquantes qui sont nécessaires pour restaurer l’état des plans d’eau comme l’exige la directive-cadre sur l’eau (DCE).
Pour répondre aux objectifs de la DCE de restaurer le bon état des eaux ou de préserver les milieux non dégradés d’ici à 2015, la France s’est engagée dans une politique de l’eau ambitieuse qui nécessite de disposer de connaissances étendues sur la ressource en eau et les milieux aquatiques.
La France compte 439 plans d’eau d’une surface supérieure à 50 hectares dont 84 % sont artificiels ou fortement modifiés. A ce jour, les données disponibles montrent que 16% de ces masses d’eau sont en bon état écologique (biologie, macropolluants dont nitrates, phosphore, …) et que 30 % sont en bon état chimique (concentration de substances chimiques ne dépassant pas les normes de qualité environnementale). Cependant, l’état qualitatif n’a pas pu être déterminé par manque de données dans respectivement 45 % des cas pour l’état écologique et 67% pour l’état chimique. Ce défaut de connaissance pour les plans d’eau est très supérieur à celui constaté pour les cours d’eau, qui bénéficient de plus longues chroniques de données.

Afin d’améliorer les connaissances pour mieux comprendre le fonctionnement des plans d’eau et développer les outils permettant de mieux les gérer, l’Onema et le Cemagref mettent en place pour quatre années, dans les locaux du Cemagref à Aix en Provence, une équipe de 12 personnes dédiée à l’hydroécologie des plans d’eau. Ce groupe va se consacrer à quatre types d’actions :
- L’amélioration des connaissances sur le fonctionnement des plans d’eau en fonction de leurs caractéristiques naturelles et des pressions qu’ils subissent. C’est, par exemple, la construction de protocoles et d’indicateurs pour qualifier l’état d’un plan d’eau en termes de biologie (poissons, macro-invertébrés, macrophytes et phytoplancton), d’hydromorphologie (qualité des berges, hydrologie, variation des niveaux d’eau…) et également de chimie (définition des limites acceptables de la concentration de différents macro-polluants par exemple).
- La mise au point de méthodes et d’outils nécessaires aux gestionnaires des plans d’eau afin notamment de procéder à des diagnostics pertinents (identification de l’impact relatif des différentes pressions que subissent un plan d’eau) et de simuler les résultats attendus de scénarii de gestion, permettant ainsi d’éclairer la décision.
- L’appui technique aux acteurs de terrain sur des opérations de gestion complexes (notamment dans le cadre de restauration globale prenant en compte les équilibres chimiques, hydromorphologiques et biologiques) et la capitalisation des retours d’expérience, essentielle pour progresser dans la connaissance opérationnelle.
- La diffusion et la valorisation des connaissances opérationnelles et des outils, ainsi que la formation des gestionnaires.
Après les équipes de Toulouse sur l’écohydraulique et de Lyon sur l’hydroécologie des cours d’eau, le groupe d’Aix en Provence est le troisième pôle d’études et de recherche créé conjointement par l’Onema et le Cemagref.

mardi 9 mars 2010

Physalia : un bateau station d'épuration recouvert de végétation

Vincent Callebaut, architecte belge à l’origine de "l’architecture dépolluante", a présenté son nouveau projet : Physalia, une station d’épuration flottante.
Si elle voit le jour, Physalia se baladera de fleuve en fleuve et de mer en mer, sans rejeter de polluants, en particulier ni CO2, ni soufre. Elle jouerait le rôle d'une station d’épuration, mais aussi de base pour la recherche scientifique.
Les projets de Vincent Callebaut ont tous la particularité d’être respectueux de l’environnement à 100% mais ici, l’architecte va encore plus loin : Physalia est énergétiquement positive, autrement dit, elle ne pollue pas et parvient même à produire de l’énergie.
Son nom vient du grec phusalis, qui signifie bulle d’eau. Physalia est en effet de forme élancée et a la particularité d’être translucide. L’énergie est fournie par des hydroliennes et la structure du navire, en acier multicoque, est recouverte de TiO2, qui désintègre la pollution de l’eau à son contact.
Cette fabuleuse invention restera sans doute longtemps à l'état de projet : son coût est en effet trop important.
Source : http://www.maxisciences.com/physalia/physalia-un-bateau-station-d-039-epuration-recouvert-de-vegetation-decouvrez-les-images_art6025.html

samedi 25 juillet 2009

Le combat de Ma Jun contre la pollution de l'eau en Chine

Quand il a lancé en 2006 à Pékin l'Institute for Public & Environmental Affairs (Institut pour les affaires publiques et environnementales ou IPE), Ma Jun s'attelait à une entreprise titanesque : dresser une carte de la pollution de l'eau en Chine et identifier les entreprises fautives.

Ancien assistant à Pékin du journal hongkongais South Post, Ma Jun s'est fait connaître en 1999, avec son ouvrage La Crise de l'eau en Chine. Aujourd'hui, trois ans après son lancement, le site de l'IPE répertorie près de 32 000 contrevenants à la législation sur la pollution de l'eau, et plus de 13 000 dans le domaine de la pollution atmosphérique. 1,7 million de visiteurs ont été comptabilisés depuis juin 2008. Le moteur de recherche de l'IPE, qui permet, en indiquant le nom d'une usine, d'avoir accès à son "casier judiciaire" écologique, est en train de devenir une référence : "Nos informations sont de source publique. Elles viennent soit des bureaux locaux de protection de l'environnement, soit des médias. Le renforcement en Chine, l'année dernière, des mesures sur la transparence des informations relatives à l'environnement a eu un effet de catalyseur, la quantité d'information disponible sur la pollution s'est accrue de manière exponentielle", explique Ma Jun.

Certains des contrevenants épinglés par l'IPE se décident à contacter l'ONG, qui leur suggère la réalisation d'un audit par un cabinet spécialisé dans l'environnement. Si l'entreprise s'amende et met en oeuvre des mesures antipollution, elle peut être rayée de la liste noire. "Les pollueurs ne se sentent pas menacés par les amendes, souvent trop faibles, mais ils craignent de plus en plus la mauvaise publicité", estime Ma Jun. La trentaine de sociétés, qui ont entrepris de corriger leurs pratiques, y ont été poussées par les multinationales dont elles sont les fournisseurs ou les partenaires. Ce qui a conduit l'IPE à lancer un "pacte pour une chaîne d'approvisionnement verte ", selon lequel une multinationale s'engage à s'assurer que ses partenaires chinois sont "propres" : Wal-Mart ou Nike, s'y sont engagés, mais aucun de leurs concurrents français.

Pour agir simultanément auprès des gouvernements locaux, l'IPE a lancé en juin un classement des villes chinoises, selon une batterie de critères environnementaux, comme la transparence des données. "On demande les informations que la loi désigne comme ouvertes au public. Certaines municipalités répondent qu'elles ne sont pas prêtes, d'autres que leur chef n'est pas d'accord. C'est un premier test", dit-il. "Le travail de Ma Jun est très important, estime Alex Wang, l'un des juristes travaillant à Pékin pour l'ONG américaine NRDC (Natural Resource Defense Council), car depuis le temps que la Chine est l'usine du monde, il permet enfin de faire comprendre aux sociétés chinoises et étrangères que violer les lois de protection de l'environnement n'est plus acceptable."

Ma Jun et ses équipes font face à des résistances : les gouvernements locaux soucieux d'attirer les investisseurs mettent régulièrement au pas les bureaux locaux du ministère de l'environnement et la presse. Collusion et corruption - notamment quand il s'agit de groupes publics - protègent les pollueurs qui se passent donc de lobbyistes.

Les barrages géants prévus sur le cours supérieur du Yangzi, en amont du barrage des Trois-Gorges, construits par des consortiums de sociétés d'électricité et de géants du BTP et financés par les grandes banques et les gouvernements provinciaux, reflètent ces difficultés. Dans plusieurs cas, les travaux ont avancé sans que les maîtres d'oeuvre n'aient procédé à la moindre étude d'impact sur l'environnement, pourtant obligatoire. Mis devant le fait accompli, le ministère de l'environnement vient d'ordonner la suspension des travaux de deux des barrages. Mais les écologistes n'ont pas eu voix au chapitre.

Les promoteurs d'un barrage, celui d'Ahai dans le Yunnan, ont publié en 2007 une étude succincte d'impact sur l'environnement. Fin 2008, l'IPE et d'autres ONG ont donc été invités - pour la première fois dans le cas d'un projet hydroélectrique en Chine - à participer à une consultation organisée par le ministère avec les constructeurs du barrage dont l'édification est déjà bien avancée : "On a dit qu'on ne viendrait que si nous obtenions auparavant les réponses aux questions que nous avions posées en 2007, lors de la publication de l'étude. Cela a été le cas, ce qui nous a permis de consulter des experts et pointer du doigt toutes sortes de risques sur l'écosystème. C'est très positif, mais il y a encore beaucoup de travail à faire !".

vendredi 8 mai 2009

2050 : la dernière goutte d’eau douce

Pollution, croissance démographique, changement climatique expliquent l'assèchement progressif de l'eau. Si d'ici à 2050, rien ne change, la planète aura perdu 18 000 km2 d'eau douce.

mardi 17 mars 2009

Les agences de l’eau

Les agences de l’eau se définissent comme « des établissements publics administratifs, dotés de la personnalité civile et de l'autonomie financière. Elles sont placées sous la tutelle du ministère chargé de l'environnement et sous celle du ministère chargé des finances. » Elles ont été instituées en 1968, en application de la loi sur l’eau de 1964 qui fixait la première politique du gouvernement français en matière d’eau. Cette loi visait essentiellement à lutter contre la pollution de l’eau.

Il existe six Agences de l’eau en France, gérant chacune une partie du territoire : Adour-Garonne, Artois-Picardie, Loire-Bretagne, Rhine-Meuse, Rhône-Méditerranée et Corse, et Seine-Normandie. Ce découpage en bassins hydrographiques suit la ligne de partage des eaux.


La répartition des Agences de l’eau selon les bassins hydrographiques.

Leur mission consiste à participer à des actions de préservation des ressources aquatiques, de lutte contre la pollution, et à attribuer des subventions à des projets d’intérêt commun.

Elles travaillent en collaboration avec le Ministère chargé de l’environnement, la Mission Interministérielle de l’eau, les organismes consultatifs (Comité National de l’eau), les Directions Régionales de l’environnement, les Directions départementales des affaires sanitaires et sociales… Une agence de l’eau participe à la mise en œuvre de la politique de l’eau définie par le Comité de Bassin, selon un programme d’intervention. Le programme actuel (le 9ème) concerne la période 2007-2012.

Le SDAGE (schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux) fixe les orientations de la gestion des eaux dans chaque bassin ; il s’agit d’un plan pour dix à quinze ans. Les Agences de l’eau publient tous les deux ans des rapports de suivi de sa mise en œuvre.

La dernière loi sur l’eau (la troisième) a été votée en décembre 2006. Elle soutient la gestion de l’eau par bassins et répond à de nouveaux enjeux : objectif de bon état des eaux écologiques et de surface d’ici 2015, prise en compte des questions de santé publique, de développement des territoires ruraux, du droit à l’eau pour tous…

Les agences de l’eau perçoivent des redevances qui sont prélevées auprès des usagers dans leur facture d’eau.. Il existe plusieurs types de redevances perçues par les Agences de l’eau : redevance prélèvement, redevance pour la modernisation des réseaux de collecte et la redevance pour pollution de l’eau d’origine domestique.

La redevance prélèvement est payée par le service public de l’eau, en fonction du volume prélevé directement dans la ressource, du type de ressource (souterraine ou surface) et de la localisation du point de prélèvement. La redevance est ensuite répercutée par le service à ses abonnées via la facture d’eau.

La redevance pour la modernisation des réseaux de collecte et la redevance pour pollution de l’eau d’origine domestique sont payés par les ménage. La redevance pour pollution est perçue sur les volumes d’eau potable distribués et la redevance pour la modernisation des réseaux est perçue sur les volumes soumis à la redevance assainissement. Les exploitants (régies ou délégataires) des services factures ces redevances et reversent ensuite aux agences de l’eau les sommes perçues en leurs noms. La redevance pour la modernisation des réseaux de collecte est uniquement payée par les ménages qui sont raccordés à un réseau collectif de collecte des eaux usées, alors que la redevance pour pollution de l’eau d’origine domestique ne dépend pas du raccordement à un réseau de collecte, et est payée par tous les ménages.

Enfin, il faut noter que les taux de redevances sont calculés en fonction des besoins d’investissement nécessaires à la préservation des milieux aquatiques : stations de traitement d’eau potable, création de réseaux de distribution et de collecte des eaux usées… Plus les taux d’aides seront élevés, plus les sommes nécessaires seront importantes, et ainsi plus les redevances seront conséquentes. Par conséquent, les taux de redevances varient entre Agences de l’eau en raison de taux d’aide différents, mais ils peuvent aussi variés sur le territoire d’une même Agence, où les montants de redevances peuvent varier en fonction du raccordement ou non de l’abonné à un réseau de collecte des eaux usées ou bien en fonction de la localisation du service et de la pression exercée par les prélèvements ou les rejets des eaux usées traitées sur le milieu aquatique.


jeudi 5 février 2009

Pérennité du barrage des 3 gorges


L'agence de communication chinoise Radio Chine Internationale se félicite : la construction du projet des Trois-Gorges entre actuellement dans sa dernière ligne droite. Le projet, dont la plupart des travaux de construction ont été réalisés, pourrait même s'achever un an avant la date prévue, tous les 26 groupes hydroélectriques étant désormais en service.

Mais le barrage des Gorges de Qutang, Wuxia et Xiling, plus connu sous le nom de barrage des Trois Gorges, longtemps cité (par les autorités chinoises, bien sûr) comme un projet s'inscrivant dans une perspective de développement durable, suscite en fait l'inquiétude. Outre les problèmes liés à l'engloutissement de plusieurs villes, à la pollution, aux atteintes à l'éco système, le barrage bouscule et modifie le cycle et la distribution des sédiments... ce qui risque d'affecter son potentiel hydroélectrique !

En amont du fleuve, le Chang Jiang traverse le plateau du Tibet, il se gonfle alors de vase. En raison d'une déforestation et désertification intense, les sols sont friables. Très affaiblies, les berges du cours d'eau sont désormais sujettes à des glissements de terrain du fait des séismes de faible magnitude dans la region. Chaque année, 500 millions de tonnes de vase se déposent dans les gorges du fleuve et son potentiel hydroélectrique pourrait diminuer à hauteur de 50 %. En outre, si l'envasement est trop rapide, le barrage ne pourra pas contenir les risques d'inondation.

En aval, les sédiments jouaient un rôle d'engrais naturel. En raison de leur diminution, le recours à l'agrochimie devrait s'intensifier aggravant la pollution de l'eau du fleuve. Déjà les niveaux de phosphore et d'azote relevés sont vingt fois supérieurs aux normes. En outre, couplée à la faiblesse du débit ,la réduction de l'apport sédimentaire pourrait faire reculer le delta du fleuve et entraîner la remontée les nappes salées.

Afin de remédier à cette situation, la solution consisterait à déplacer les sédiments ailleurs, mais cela exige des moyens considérables. Deux hypothèses sont à l'étude :

-soit les sédiments seront acheminés en aval du fleuve, ce qui représente une opération logistique titanesque, et mobilisera une énergie comparable à celle générée par le barrage.

-soit ils seront valorisés à proximité du barrage. Mais les sediments sont fortements contaminés. L'aménagement du barrage a en effet conduit à l'engloutissement de 1300 mines de charbon, 178 décharges d'ordures, 1500 abattoirs, etc... De fait, les sédiments offrent une variété inégalée de produits nocifs, de métaux lourds, de microorganismes toxiques, etc. Leur éventuelle valorisation en matériaux de construction nécessiterait des traitements chimiques ardus allant de l'encapsulation des métaux lourds à des formulations inédites. Certes des procédés d'épuration existent mais en raison du volume des sédiments des Trois Gorges, l'opération s'avère colossale et au coût exorbitant.

La pérennité du barrage des Trois Gorges dépend des solutions apportées au traitement des sédiments. Longtemps sous-estimée, cette crainte est désormais prise en compte par les autorités chinoises, qui ont prévu un budget de 1,5 milliard de dollars destiné à stabiliser géologiquement la région.

Pour compléter le tableau, on s'aperçoit que l'immense retenue d'eau est fortement émettrice de Co2 et autres gaz (méthane...) provenant de la décomposition des quantités phénoménales de matières organiques englouties. A ce jour, aucune solution industrielle n'est en mesure d'assurer le traitement des conséquences écologiques du barrage.


dimanche 1 février 2009

La Chine en 2030 pourra-t-elle gérer son eau ?

Les 30 années d'ouverture économique, qui ont bouleversé une Chine autrefois rurale, ont également semé les germes d'une urbanisation massive dans les prochaines décennies avec des mégapoles côtières géantes qui accueilleront un milliard de citadins.
Avec une pollution considérable et une grande vague de migration vers les villes, l'urbanisation en Chine sera un défi titanesque à relever quand celle-ci sera devenue la première puissance économique mondiale.
D'ici à 2025, environ 926 millions de Chinois devraient vivre dans les villes contre 572 millions en 2005 -- une hausse qui correspond à l'ensemble de la population américaine aujourd'hui, selon le cabinet McKinsey & Company. D'ici à 2030, le nombre de citadins atteindra un milliard.
La pollution de l'eau des villes devrait être cinq fois plus aiguë en 2020 si aucun remède n'est trouvé et celle de l'air atteindre des niveaux critiques, ajoute McKinsey. L'approvisionnement en eau sera aussi un défi majeur, auquel seules des solutions industrielles comme le dessalement pourront faire face.

dimanche 4 janvier 2009

Programme de surveillance de la qualité de l'eau du fleuve de Songhuajiang (Chine) dans le cadre d'un traité international

Des experts chinois ont commencé à surveiller la qualité de l'eau du fleuve de Songhuajiang, qui s'écoule vers la Russie, en accord avec un traité international sur la sécurité environnementale et la santé publique. Le projet, lancé officiellement courant décembre dans la province du Heilongjiang dans le nord-est de la Chine s’étalera jusqu’en juillet 2009, consiste à détecter la présence de 12 polluants organiques persistants (POP) afin de déterminer les sources de pollution et l'impact humain et environnemental, a déclaré l'administration provinciale de la protection de l'environnement.

Les résultats permettront aux autorités locales et centrales d'avoir une meilleure connaissance de la situation des POP et de prendre des mesures adéquates, a indiqué Yu Lifeng, un responsable du ministère de la Protection environnementale. Les experts mèneront une étude sur les principaux affluents du fleuve Songhua ainsi que sur plus de 6 000 lacs et réservoirs le long de la vallée, qui s'étend sur une superficie de plus de 800 000 hectares, selon l'administration.

Les 12 POP, pour la plupart des pesticides dangereux et des substances chimiques industrielles tels que l'aldrine, le DDT, l'hexachlorobenzène et les dioxines, peuvent endommager les systèmes nerveux et immunitaire, et provoquer des cancers et autres pathologies. Il faut des années à ces substances pour se dégrader. Selon le Programme des Nations Unies pour l'environnement, chaque individu sur Terre a des traces de POP dans le sang.

Le programme du fleuve de Songhuajiang est le premier projet chinois d'élimination des POP dans une importante vallée fluviale depuis la mise en application de la Convention de Stockholm sur les POP en 2004. La convention compte 151 signataires.

La Chine a élaboré un projet visant à supprimer les POP d'ici 2016, pour un coût estimé à 34 milliards de yuans (4,97 milliards de dollars). Le fleuve de Songhuajiang, le plus grand affluent du fleuve Heilongjiang, a notamment été contaminé en 2005 par le déversement de près de 100 tonnes de benzène suite à l'explosion d'une usine chimique. Des traces de la substance chimique toxique pourraient encore être présentes dans l'eau du fleuve.



mardi 23 décembre 2008

Barack Obama lance la rénovation des infrastructures d'assainissement

Le 6 décembre 2008, Barack Obama a présenté son « nouveau new deal », le plan de relance qu'il demandera au Congrès de voter dès janvier, « le plus vaste ensemble de travaux publics d'infrastructure » sur fonds fédéraux qui prévoit notamment la réfection des réseaux d’adduction d’eau.
Parallèlement, le nouveau président semble s'intéresser de très prêt à la qualité du traitement de l'eau : The Washington Post donne un aperçu du travail à l'Agence pour la Protection de l'Environnement (EPA) de l’équipe de transition du président désigné Barack Obama. Elle se concentre sur des normes d’eau potable, réfléchissant sur la façon de réduire le nombre des expositions au perchlorate - un produit chimique découvert dans les eaux souterraines près des bases militaires.

mercredi 30 juillet 2008

Le WWF en lutte contre la pollution des ferries en Mer Baltique

Le WWF vient de déclarer que la plupart des compagnies de croisières et de ferry opérant en Mer Baltique ont refusé de répondre à son appel qui leur demandait d’arrêter de rejeter leurs eaux usées directement à la mer.

Nos camarades leur recommandent d’intégrer des réservoirs de stockage et précise que les pays d’Europe du Nord ayant des côtes sur cette mer ont récemment formé le Plan d’Action de la Mer Baltique pour lutter contre la pollution.

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