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mardi 21 septembre 2010

Choléra: les cas au Nigeria et au Cameroun symboliques d'une recrudescence globale

Les épidémies de choléra au Nigeria et au Cameroun sont le signe d'une recrudescence de la maladie de part le monde et la preuve que l'accès à l'eau salubre ne s'améliore pas dans les pays pauvres, estime une experte de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
"Au nord du Nigeria, nous avons recensé 837 cas, dont 30 décès, depuis mi-juin, et au Cameroun 2.849 cas, dont 222 décès, depuis mai", a expliqué à l'AFP le docteur Claire-Lise Chaignat, coordinatrice du groupe spécial de lutte contre le choléra de l'OMS.
"Les taux de létalité liés au choléra dans ces pays -- 3,6% au Nigeria et 7,8% au Cameroun -- sont trop élevés par rapport au seuil de 1% habituellement toléré", s'est-elle inquiétée.
Les chiffres recensés par l'OMS sont légèrement inférieurs à ceux des autorités qui ne communiquent pas forcément toutes leurs données à l'organisation.
Le choléra est une maladie qui se transmet par l'eau mais aussi par les aliments, s'ils ont été en contact avec des eaux usées. Après une courte période d'incubation, il entraîne diarrhées et vomissements, puis une déshydratation qui peut être fatale faute de soins. Le décès peut survenir en quelques heures.
Actuellement, "la maladie progresse de part le monde", selon l'experte qui ne dispose pas de statistiques pour 2010. "C'est la maladie de la pauvreté, signe d'un manque d'accès à l'eau salubre et d'une hygiène défaillante", a-t-elle souligné.
Le Nigeria et le Cameroun sont ainsi loin d'être les deux seuls pays affectés par une épidémie. D'autres flambées, dont certaines sont en voie d'être maîtrisées, sont recensés dans la région du Sud-kivu en République démocratique du Congo (RDC), au Laos, en Ouganda, à Djibouti, en Afghanistan, au Népal et en Papouasie-Nouvelle-Guinée, selon l'experte.
Le choléra est par ailleurs endémique dans d'autres pays, comme au Pakistan où des inondations ont ravagé une partie du pays en moins d'un mois. Selon les experts, les conditions y sont actuellement réunies pour la propagation de maladies hydriques, comme le choléra, avec des eaux stagnantes et une forte chaleur.
Environ 120.000 personnes meurent chaque année du choléra, selon les estimations de l'OMS.

source AFP

jeudi 25 février 2010

La pollution de l’eau dans le Delta du Niger

Au sud du Nigeria, dans le delta du Niger, la pollution de l’eau est telle que, selon les responsables de santé publique, elle serait responsable de plus de 80 % des les maladies et d’un tiers des les décès.
Dans cette région, les sources d'eau naturelles ont été polluées par les activités pétrolières ce qui les rend de plus en plus dangereuses pour la population.
Durant l’administration Olusegun Obasanjo, le gouvernement fédéral aurait investi 10.6 billiards de Nairas (environ 50 millions d’euros) pour la mise en place de plus de 1330 nouveaux systèmes de d'approvisionnement de l’eau, avec l'intention de donner accès à l’eau potable à plus de 8,14 millions de personnes à travers le pays. Et depuis 2000, sur les 800 projets mis en œuvres par la Commission du développement du delta du Niger (NDDC), environ 120 sont consacrés à l’amélioration de l’accès à l’eau.
Malheureusement, parmi ces projets, nombreux sont ceux qui n’aboutissent pas et pour ceux qui sont menés à terme, il n’est pas rare qu’ils ne fonctionnent pas correctement.
Dernièrement, le coordonnateur du Stakeholder Democracy Network (SDN), Gaia Sprocati, a déclaré qu’un grand projet eau-solaire conçu autour d'un forage profond avec une capacité de pomper 44000 litres d'eau par jour venait d’être terminé.
«Ce projet est destiné à détruire un certain nombre de préjugés, tels que l'affirmation que les régions à faible couverture nuageuse ne sont pas adaptés pour le solaire», a déclaré M. Sprocati.
M. Sprocati poursuit en disant que l'impulsion pour ce projet se trouve dans les centaines d’autres qui ont échoués, comme, par exemple les moteurs diesel qui parsèment la région et qui ont généralement fonctionné pendant un an avant l'échec et l'abandon. Toutefois, ces défis ont permis de mieux évaluer la situation et de permettre ainsi de concevoir des systèmes techniquement durables pour la région.
Un ingénieur de l'eau de l'Etat de Rivers, s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, a déclaré que la croissance démographique est plus rapide que le développement d'approvisionnement en eau, ce qui entraîne une difficulté à assurer ce service de façon efficace. D’après lui, le système existant ne pourra être amélioré si des modifications au niveau structurelles et institutionnelles ne sont pas apportées, ce qui est rendu d’autant plus difficile à cause des restrictions budgétaires.

Source : Next

mardi 14 octobre 2008

Nigéria : une nouvelle usine de traitement de l'eau

This Day rapporte que l’Etat de Kaduna va lancer un « projet de construction d’usine de traitement d’eau » d’un montant de 90.000 euros dans la région de Zaria afin « d’endiguer la crise de l’eau qui s’y déroule. »

Ce projet est financé pour moitié par l’Etat fédéral et le reste de la contribution est fourni par la Banque Islamique de Développement (IDB), la Banque Mondiale et un fonds koweitien.
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