mardi 17 mars 2009
L’eau dans un monde qui change, le nouveau Rapport mondial des Nations Unies : idées principales
samedi 14 mars 2009
Augmentation de la pression sur la ressource au niveau mondial
L’augmentation de la demande, liée notamment à la croissance et à la mobilité de la population, à l’évolution des modes de consommation et aux besoins accrus en énergie, ainsi que les effets déjà perceptibles du changement climatique font peser sur les ressources en eau une pression toujours plus grande. C’est ce qui ressort de la troisième édition du Rapport mondial des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau, qui sera rendu public à l’occasion du 5ème Forum mondial de l’eau organisé à Istanbul (Turquie) du 16 au 22 mars. Intitulé L’eau dans un monde qui change, ce rapport sera présenté le 12 mars lors d’un point presse organisé au siège des Nations Unies, à New York, en présence de William Cosgrove, Coordinateur du contenu du rapport.
Rapport mondial des Nations-Unies sur les ressources en eau : une pression inedite
La demande en eau n’a jamais été aussi forte. En cause : la croissance démographique, l’évolution des modes de consommation alimentaire ou encore les besoins accrus en énergie. C’est ce que souligne la troisième édition du Rapport mondial des Nations Unies sur l’évaluation des ressources en eau, présenté le 12 mars à la presse, en amont du 5ème Forum mondial de l’eau qui se tient à Istanbul (Turquie) du 16 au 22 mars.
Le rapport, qui est publié tous les trois ans, présente une évaluation complète des resources en eau douce de la planète. Cette nouvelle édition, intitulée "L’eau dans un monde qui change", insiste notamment sur le rôle joué par l’eau dans le développement et la croissance économique.
« Dans un contexte marqué par des pénuries croissantes, une bonne gouvernance est plus que jamais essentielle à la gestion de l’eau. La lutte contre la pauvreté dépend aussi de notre capacité à investir dans cette ressource », a déclaré le Directeur général, Koïchiro Matsuura, qui présentera officiellement le rapport au nom des Nations Unies le 16 mars à Istanbul.
Alors que la demande augmente, certains pays atteignent déjà les limites de leurs ressources en eau. Les effets attendus du changement climatiquedevraient encore accentuer ce phénomène. Une compétition pour l’eau se dessine – entre les pays, entre les zones urbaines et rurales, mais aussi entre les différents secteurs d’activité - qui risque de se traduire à l’avenir par une politisation plus marquée des questions relatives à l’eau.
Des politiques existent pourtant qui permettent de réduire les déperditions, d’améliorer la gestion de l’eau ou de réduire la demande. De fait, de nombreux pays ont déjà pris des mesures légales pour protéger leurs ressources en eau. Mais, constate le rapport, les réformes n’ont guère porté leurs fruits jusqu’ici car les actions menées restent trop souvent cantonnées au seul secteur de l’eau. Or, pour être efficaces, celles-ci doivent aussi impliquer les décideurs dans des domaines tels que l’agriculture, l’énergie, le commerce ou la finance, qui ont un impact déterminant sur la gestion de l’eau. Le rapport met aussi l’accent sur l’importance des partenariats entre les gouvernements, le secteur privé et la société civile.