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vendredi 26 mars 2010

La côte ouest de la Norvège menacée de stress hydrique…

En règle générale, sur la côte ouest de la Norvège, l'hiver est doux et humide. Cependant, à la fin février 2010 seulement 13,9 mm de pluie sont tombés à Bergen contre les 165 mm habituels. De plus, chaque année, c'est à la fonte des neiges que les réservoirs se remplissent. Cependant, cette année comme le fait observer Hervé Colleuille Hydrogéologue à NVE (Norwegian Water Resources and Energy Directorate) "beaucoup de nos stations de mesures montrent des niveaux exceptionnellement bas sur la côte ouest, les plus bas depuis plus 30 ans (début des mesures)". La cause du faible niveau des ressources en eau dans l'ouest de la Norvège est due à un automne sec combiné à un hiver précoce et froid. Il n'y a pas fait aussi froid depuis 1879 ni aussi sec depuis 1904.
Pourtant cette année, il y a beaucoup moins de neige qu'à la normale en Norvège. C'est pourquoi si le printemps n'est pas exceptionnellement pluvieux, les nappes phréatiques étant extrêmement basses, il y a un risque que cette sécheresse perdure.
Cette sécheresse a donc des effets sur l'approvisionnement en eau, en particulier pour les propriétaires de puits de faible profondeur (Hervé Colleuille note ainsi que dans la commune de Bergen, environ 10.000 personnes ne sont pas connectées au réseau communal) mais aussi sur les réservoirs en eau potable. A fortiori, cela touche également les réservoirs des centrales hydroélectriques ce qui pourra alors entraîner une hausse des prix de l'électricité.

Il est donc nécessaire d'être proactif et de prendre des mesures afin d'éviter une grave crise de l'eau dans la ville de Bergen. NVE demande ainsi aux propriétaires de puits et aux autorités compétentes de surveiller les niveaux d'eau de leurs ouvrages. De plus, des mesures visant à limiter le consommation d'eau ou/et trouver d'autres sources d'approvisionnement sont à l'étude pour subvenir aux besoins en eau. Ainsi la population est encouragée à prendre des douches plus courtes, à ne pas laisser couler l'eau lors du brossage des dents...

Source : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/62539.htm

jeudi 10 décembre 2009

L'osmose, source d'énergie

Nous vous parlons régulièrement de la technique de traitement de l'eau par osmose inverse, souvent utilisée pour le dessalement des eaux de mer. Cette technique consiste à produire de l'eau douce en mettant sous pression un réservoir d'eau salée bordé par une membrane très fine. Il se trouve que le procédé d'osmose simple (non pas inverse, donc), présente la caractéristique symétrique de permettre la production d'énergie.
Une centrale vient ainsi d'ouvrir en Norvège, qui fonctionne uniquement grâce au mélange d'eau douce et d'eau salée à travers une membrane filtrante. Cette unité est le fruit de recherches entamées en 1992 par la compagnie norvégienne Statkraft, mettant en évidence l'énergie dynamique induite par la mise en présence de sources d'eaux comportant différent degrés de salinité. Concrètement, l'eau moins salée a tendance à venir se mélanger à l'eau plus salée, jusqu'à obtention d'une salinité homogène. Ce mouvement induit une certaine pression au niveau du réservoir d'eau salée, pression qui permet d'entraîner une turbine. Il suffit dès lors de construire des unités de production électrique à l'endroit où se mêlent eau douce et eau salée, par exemple à l'embouchure des fleuves.
L'installation norvégienne actuelle ne constitue qu'un prototype, mais le potentiel de cette énergie hydrique propre et renouvelable est d'ores et déjà énorme : une première usine de 25 Mwh doit être mise en chantier, et à terme, on estime que la production européenne pourrait se développer jusqu'à atteindre 1600 Twh, ce qui représente... la moitié de la production actuelle !
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